jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-1904844 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | PECHEVIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 26 août 2019, le 16 mars 2020, le 10 février 2021 et le 10 juin 2022, M. I K, Mme M H, Mme D G épouse N, M. C J, M. B A et Mme F L, représentés par Me Pechevis, demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune de Nant (Aveyron) à leur verser respectivement les sommes de 40 000 euros, 20 000 euros, 7 000 euros, 7 000 euros, 12 000 euros et 5 000 euros en réparation des préjudices qu'ils imputent à une faute de ladite commune et à un défaut d'entretien normal d'un ouvrage lui appartenant, assorties des intérêts de retard et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Nant la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la commune de Nant engage sa responsabilité pour faute du fait de la carence de son maire à mettre en œuvre ses pouvoirs de police administrative pour prévenir les accidents et assurer la sécurité des administrés conformément à l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales ; la faute est caractérisée par une négligence du maire en matière de sécurité publique, en l'absence de signalisation et de sécurisation du muret de la place du Claux alors que sa dangerosité était connue ; une telle faute est à l'origine exclusive de l'accident de M. A et M. K, ces derniers n'ayant commis aucune faute ; il ne ressort pas des investigations qu'une tierce personne aurait facilité la chute des deux jeunes hommes ;
- la commune de Nant engage également sa responsabilité sur le fondement du défaut d'entretien normal de l'ouvrage public que constitue le muret ; la sécurisation du lieu n'est intervenue que postérieurement à l'accident ;
- les membres de la famille de M. K subissent un préjudice extrapatrimonial d'affection lié à son décès ;
- M. A, également victime de la chute, a subi plusieurs préjudices avant et après consolidation ;
- la mère de M. A subit un préjudice extrapatrimonial d'affection.
Par des mémoires en défense enregistrés le 7 novembre 2019 et le 2 mars 2021, la commune de Nant, représentée par Me Bez, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soit ordonnée une expertise en vue d'évaluer les préjudices extra-patrimoniaux de M. B A.
Elle fait valoir que :
- alors que la fête de Nant se déroule depuis deux siècles sur la place du Claux, c'est la première fois qu'un accident se produit à cet endroit ; le lieu du double accident se trouve en dehors du périmètre de la fête, lequel était délimité par des barrières ; aucune norme impérative ne réglemente la hauteur ou la configuration des murs extérieurs ;
- toutes les diligences pour prévenir la survenance d'un nouvel accident ont été prises immédiatement après l'accident par la pose de barrières " Heras " et la réalisation de travaux finalisés en mai 2018 ;
- la faute des victimes ou des tiers constituent des causes exonératoires de la responsabilité de la commune ; en choisissant de franchir les barrières, les victimes ont contribué à la survenance des accidents ; s'agissant de M. K, il se tenait debout sur le muret lors de sa chute et a donc pris un risque qui a contribué à la survenance de l'accident ; s'agissant de M. A, celui-ci a certainement été poussé par un tiers au-dessus du muret ; les victimes, qui avaient toutes deux consommé de l'alcool, ont commis une imprudence fautive à l'origine de leur chute.
Par une ordonnance du 18 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 août 2022.
Un mémoire présenté pour les requérants a été enregistré le 3 août 2022 mais n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chalbos, rapporteure,
- les conclusions de Mme Nègre Le Guillou, rapporteure publique,
- et les observations de Me Durant, représentant la commune de Nant.
Considérant ce qui suit :
1. Dans la nuit du 25 au 26 juillet 2015, M. B A et Hugo K, qui participaient à la fête votive de la commune de Nant (Aveyron), ont accidentellement chuté de plus de vingt mètres de hauteur depuis le muret de la place du Claux, qui surplombe un précipice en bas duquel passe la rivière Dourbie. Hugo K est décédé dans cette chute et M. A, qui a survécu, a pu être pris en charge par les services de secours pour recevoir des soins. Imputant cette chute à des manquements de la commune de Nant, les proches d'Hugo K, ainsi que M. B A et sa mère, Mme L, ont adressé le 4 mai 2019 au maire de la commune une demande indemnitaire préalable, reçue le 20 mai 2019. Une décision implicite de rejet est née le 20 juillet 2019. Par leur requête, ils entendent engager la responsabilité de la commune de Nant sur le fondement d'une part, de la responsabilité pour faute du fait de la carence du maire de la commune dans l'exercice de ses pouvoirs de police et, d'autre part, en raison du défaut d'entretien normal de l'ouvrage public constitué par le muret de la place du Claux.
Sur la responsabilité :
En ce qui concerne le principe de la responsabilité de la commune :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques () ". En vertu de ces dispositions, il incombe au maire de la commune d'assurer la sécurité des administrés et notamment de signaler les dangers qui excèdent ceux contre lesquels les intéressés doivent normalement se prémunir. L'abstention du maire à faire usage de ses pouvoirs de police municipale constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.
3. Il résulte de l'instruction que la chute accidentelle dont ont été victimes Hugo K et M. B A dans la nuit du 25 au 26 juillet 2015 s'est produite en dehors du périmètre de la fête votive se déroulant le même soir sur la place du Claux de la commune de Nant, dans un espace situé à côté de l'orchestre, au niveau d'un muret séparant la place d'un précipice et surplombant la rivière Dourbie plusieurs mètres plus bas. Il résulte également de l'instruction que ce muret, d'une hauteur de 78 cm et d'une épaisseur de 42 cm au niveau de la chute, n'est rehaussé par aucun garde-corps, alors qu'il n'atteint pas les dimensions recommandées en matière de prévention des accidents. Il résulte par ailleurs de l'instruction que le précipice derrière le muret était en partie dissimulé par la végétation, ce qui le rendait difficilement visible de nuit, en l'absence d'éclairage. Du fait de cette configuration, le lieu de l'accident constituait un danger pour les usagers, lequel était connu par la municipalité dès lors qu'une précédente chute s'était produite en 2005 et que le sujet avait déjà été évoqué en conseil municipal. Il n'est en outre pas établi par la commune de Nant que des barrières ou tout autre dispositif de sécurité, telle qu'une signalisation adéquate, auraient été installés pour empêcher ou à tout le moins dissuader l'accès au muret, alors même que sa dangerosité était accrue par l'augmentation de la fréquentation de la commune à l'occasion de sa fête votive. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir qu'alors qu'il incombait au maire de Nant de prendre toutes mesures utiles pour prévenir les visiteurs du danger, sa carence dans l'exercice de ses pouvoirs de police qu'il détient en vue d'assurer la sécurité publique est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.
4. D'autre part, il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. Le maître de l'ouvrage ne peut être exonéré de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit que l'ouvrage était en état d'entretien normal, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.
5. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3, les requérants sont également fondés à rechercher la responsabilité de la commune du fait du défaut d'entretien du muret bordant la place du Claux, accessoire de l'ouvrage public que constitue la place, dont M. A et K étaient les usagers lors de leur chute.
En ce qui concerne l'étendue de la responsabilité de la commune :
6. Il ne résulte pas de l'instruction, en l'absence notamment de production par la commune de Nant d'éléments suffisamment probants quant à la disposition des installations mises en place pour la fête votive, que M. B A et Hugo K auraient été conduits à franchir des barrières de sécurité pour accéder au lieu de leur chute. S'il est vrai, par ailleurs, qu'Hugo K a commis une imprudence en se hissant sur le muret pour porter secours à son ami qui venait de tomber, l'urgence qui a motivé sa réaction et le manque de visibilité sur le précipice ne lui permettaient pas de mesurer la dangerosité de son comportement. Par conséquent, aucune faute ne peut être retenue à l'encontre de M. B A et Hugo K à raison des faits qui viennent d'être exposés pour atténuer la responsabilité de la commune de Nant.
7. En revanche, il résulte de l'instruction que le taux d'alcoolémie des victimes était, au moment des faits, de 1,44 g/l sang pour Tom A et de 0,76 g/l sang pour Hugo K. La consommation d'alcool excessive de M. A a nécessairement eu pour effet de diminuer sa vigilance et de perturber sa perception du danger. Il en va de même pour Hugo K, mais dans une moindre mesure, compte tenu à la fois de l'urgence dans laquelle il a agi et de son taux d'alcoolémie qui était relativement faible. Eu égard aux fautes respectives des deux victimes, la responsabilité de la commune de Nant doit être atténuée à hauteur de 25 % s'agissant des préjudices liés au décès d'Hugo K, et à hauteur de 50 % s'agissant des préjudices résultant de la chute de M. B A.
8. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction et en particulier des résultats de l'enquête que la chute de M. A aurait été causée par l'intervention d'un tiers. Aucun fait du tiers ne peut donc être retenu, lequel serait au demeurant sans incidence sur l'engagement de la responsabilité reconnue au point 5.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne le préjudice d'affection des proches d'Hugo K :
9. Compte tenu du caractère brutal du décès de son fils, à l'âge de 21 ans, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de M. K, père de la victime, en l'évaluant à la somme de 15 000 euros. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, il lui sera alloué la somme de 11 250 euros.
10. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme H, sœur de la victime, en l'évaluant à la somme de 8 000 euros. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, il lui sera alloué la somme de 6 000 euros.
11. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme G, épouse N, tante de la victime, dont il résulte de l'instruction qu'elle entretenait avec elle un lien affectif dont l'intensité n'est pas contestée en défense, en l'évaluant à la somme de 3 000 euros. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, il lui sera alloué la somme de 2 250 euros.
12. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de M. J, beau-père de la victime, dont il résulte de l'instruction qu'il entretenait avec elle un lien affectif dont l'intensité n'est pas contestée en défense, en l'évaluant à la somme de 3 000 euros. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, il lui sera alloué la somme de 2 250 euros.
13. En revanche, la circonstance que M. B A se présente comme le meilleur ami d'Hugo K ne suffit pas à démontrer l'existence d'un lien affectif d'une intensité telle qu'elle justifierait l'allocation d'une somme au titre d'un préjudice d'affection.
14. Quant à Mme L, elle n'établit pas, par la seule production d'une photographie de son fils et d'Hugo K, entretenir un lien affectif particulier avec ce dernier. Elle n'est par suite pas en droit de prétendre à une indemnité au titre du préjudice d'affection qu'elle estime avoir subi du fait du décès d'Hugo K.
En ce qui concerne les préjudices de M. B A :
15. M. A, dont la chute d'une vingtaine de mètres lui a occasionné des plaies au niveau du menton et du genou nécessitant des points de suture, des éraflures au niveau du dos et du scalp ainsi qu'une fracture dentaire, et lui a par ailleurs causé des douleurs du crâne, du sternum, de la région lombaire gauche, du rachis cervical et de la mâchoire, est fondé à solliciter l'allocation d'une indemnité au titre des souffrances endurées. Compte tenu de l'ensemble des éléments figurant au dossier, celle-ci pourra être évaluée, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise avant dire droit, à la somme de 4 000 euros. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, cette dernière lui versera la somme de 2 000 euros.
16. La victime fait également état de dépenses de santé liées à des séances de psychothérapie. Par l'attestation produite du médecin psychiatre qui l'a suivi en psychothérapie, il justifie que les douze séances d'un montant de 780 euros sont en lien direct avec sa chute accidentelle et le décès de son ami, intervenus le 25 juillet 2015. Par suite, il est en droit de prétendre à une indemnité de 780 euros au titre des dépenses de santé supportées. Compte tenu de la part de responsabilité de la commune de Nant dans la survenue de l'accident, il lui sera alloué la somme de 390 euros.
17. Enfin, si M. A demande à être indemnisé de ses frais orthodontiques futurs, qu'il évalue à 2 700 euros, il se borne à produire un devis qui ne permet pas de connaitre les frais susceptibles de rester à sa charge au titre d'un tel traitement. Ainsi, les frais futurs dont il demande réparation ne présentent pas un caractère certain et il y a lieu de rejeter ses conclusions à ce titre.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
18. Le présent jugement condamne la commune de Nant à verser aux requérants une indemnité en réparation des préjudices subis. Les requérants n'ont pas demandé la capitalisation des intérêts dans leur demande indemnitaire préalable du 4 mai 2019, mais dans leur requête enregistrée par le tribunal administratif le 26 août 2019. Par suite, il y a lieu d'assortir l'indemnité due à chacun des requérants des intérêts au taux légal à compter de la date d'introduction de la requête, soit le 26 août 2019, et d'accorder la capitalisation demandée pour les intérêts échus à compter du 26 août 2020, puis à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Nant une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Nant est condamnée à verser à M. K une indemnité de 11 250 euros, à Mme H une indemnité de 6 000 euros, à Mme G épouse N une indemnité de 2 250 euros, à M. J une indemnité de 2 250 euros et à M. A une indemnité de 2 390 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 août 2019. Les intérêts échus le 26 août 2020 seront capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Article 2 : La commune versera à M. K, Mme H, Mme N, M. J et M. A et Mme L la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. I K, à Mme M H, à Mme D N née G, à M. C J, à M. B A, à Mme F L et à la commune de Nant.
Délibéré après l'audience du 27 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Chalbos, conseillère,
Mme Jorda, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.
La rapporteure,
C. CHALBOS
Le président,
D. KATZ La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026