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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-1905633

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-1905633

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-1905633
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, respectivement enregistrés les 1er octobre et 19 décembre 2019, 23 juillet et 26 octobre 2020, MM. Lucien H et Thomas G, représentés par Me Renaudin, demandent au tribunal :

1°) de condamner la région Occitanie et la société Cogemip à leur verser la somme de 447 362,37 euros TTC au titre du solde des honoraires de maîtrise d'œuvre de M. H ;

2°) de condamner la région Occitanie et la société Cogemip à leur verser la somme de 163 072,14 euros TTC au titre du solde des honoraires de maîtrise d'œuvre de M. G ;

3°) de mettre à la charge de la région Occitanie et de la société Cogemip le paiement à chacun des requérants de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'opération de restructuration du lycée Saint-Sernin de Toulouse a été sous-estimée par rapport au programme donné et à l'état de vétusté des bâtiments à restructurer ; à la suite de la remise de l'Avant-Projet Définitif dans sa troisième version, la communauté éducative a refusé le projet ; le maître d'ouvrage a alors demandé à la maîtrise d'œuvre de reprendre l'ensemble de ses études en s'appuyant sur le nouveau programme élaboré par les utilisateurs et modifié de réunion en réunion, impliquant à chaque fois une reprise des études ; le coût global de l'opération a été arrêté dans sa deuxième version à 17 197 405,26 euros HT ;

- en produisant l'avis de décès de son père, M. D G justifie de sa qualité d'héritier par rapport à M. E G ;

- la société Cogemip se doit de produire la convention générale de mandat signée avec la région Occitanie afin de déterminer l'étendue de ses responsabilités et permettre au tribunal d'apprécier si sa responsabilité peut directement être engagée ;

- la requête est recevable dès lors que M. H a notifié le 15 octobre 2018 à la société Cogemip un projet de décompte final du marché de maîtrise d'œuvre ; aucune suite n'a été donnée par la société Cogemip ; cette dernière a en conséquence implicitement mais nécessairement accepté le projet de décompte de M. H ; le courrier de refus M. H, daté du 11 juillet 2019, doit être considéré comme un mémoire en réclamation ; le décompte général du marché notifié par la société Cogemip a été contesté par anticipation le 11 juillet 2019 dans le respect du délai contractuel de quarante-cinq jours ;

- le règlement de l'entièreté des prestations au titre de la mission de maîtrise d'œuvre est exigible au plus tard à la fin de l'année de garantie de parfait achèvement ; en cas de modification du programme décidée par le maître d'ouvrage, la rémunération forfaitaire de la maîtrise d'œuvre doit être adaptée en conséquence ; MM. H et G sont fondés à demander le paiement de leurs honoraires sur la base du forfait définitif de la mission de maîtrise d'œuvre pour la partie leur incombant ; il ne saurait être contesté que la maîtrise d'œuvre a été amenée à accomplir des prestations supplémentaires résultats des modifications de programme par le maître d'ouvrage, conduisant à des modifications dans la consistance du projet et dans le coût des travaux ; l'avenant n° 3 n'avait pas d'autre objet que de permettre le règlement pur et simple des prestations supplémentaires réalisées ; par une lettre du 27 décembre 2018, M. H répondait à la société Cogemip que le décompte général du marché de la société Coucoureux avait été validé par M. B et Mme A, ce qui ne saurait justifier la suspension du paiement du solde de la maîtrise d'œuvre ; le paiement de ce solde doit aboutir à ce que la somme de 447 362,37 euros TTC soit versée à M. H et à ce que la somme de 163 072,14 euros TTC soit versée à M. G ; les modifications de programme successives ont obligé la maîtrise d'œuvre à reconsidérer à chaque fois le projet dans tout son ensemble pour l'adapter aux contraintes budgétaires imposées.

Par des mémoires en défense, respectivement enregistrés les 1er juillet et 30 novembre 2020, la région Occitanie et la société Cogemip, représentées par Me Cabanes, concluent :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que le montant des condamnations soit limité à 59 336,85 euros s'agissant de M. H et à 29 483,36 euros s'agissant de M. G ;

3°) en toute hypothèse, à ce qu'il soit mis à la charge de chacun des requérants la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles font valoir que :

- M. D G n'apporte aucun élément permettant de justifier de sa qualité d'ayant droit de M. E G ;

- la société Cogemip devra être mise hors de cause en sa qualité de maître d'ouvrage délégué et dès lors qu'aucune faute commise en dehors de la convention de mandat n'est alléguée ;

- le décompte général du marché de maîtrise d'œuvre n'a fait l'objet d'aucune réclamation circonstanciée et répondant aux prescriptions des articles 12.32 et 40.1 du CCAG-PI, dans le délai contractuel de quarante-cinq jours ; le groupement de maîtrise d'œuvre n'a fait qu'adresser le 12 août 2019 un simple courrier refusant en bloc le décompte général sans mettre en mesure le maître d'ouvrage de connaître précisément l'étendue de sa contestation ; la requête est par conséquent irrecevable ; un projet de décompte n'est jamais implicitement accepté, sauf à ce qu'une procédure contractuelle spécifique soit établie en ce sens ; un mémoire en réclamation ne peut par principe être présenté de façon anticipée ;

- la part de l'enveloppe budgétaire affectée aux travaux était de 13 200 000 euros HT ; pour autant, le groupement de maîtrise d'œuvre a présenté lors de la phase concours un projet à hauteur de 15 025 190 euros HT, soit moins que le montant finalement validé à l'issue de l'Avant-Projet Définitif (APD) qui a donné lieu à l'avenant du 18 octobre 2012, fixant de façon définitive le forfait de rémunération du maître d'œuvre en l'augmentant de 78 726,93 euros HT ; l'acte d'engagement ne prévoyait pas par principe la modification de l'enveloppe prévisionnelle mais renvoyait au cahier des clauses administratives particulières pour déterminer les modalités de fixation du forfait définitif ;

- les modifications de programme ont donné lieu à l'avenant du 18 octobre 2012 accordant une rémunération supplémentaire au maître d'œuvre, fixant de façon définitive le forfait de rémunération du maître d'œuvre en l'augmentant de 78 726,93 euros HT ; cet avenant prévoyait une renonciation de la maîtrise d'œuvre à toutes ses réclamations antérieures ;

- les défaillances de la maîtrise d'œuvre dans le suivi de l'exécution des travaux ont induit une intervention accrue de la maîtrise d'ouvrage ; les rémunérations complémentaires réclamées par le maître d'œuvre ont fait l'objet d'une demande exprimée dans les mêmes termes au mois de juin 2014 ;

- les ordres de service nos14 et 16 à 20 sont antérieurs à l'avenant précité du 18 octobre 2012 ;

- les requérants ne démontrent pas le caractère utile des prestations faisant l'objet des ordres de service nos 22, 23 et 24 ; la réalité des missions complémentaires que les requérants prétendent avoir réalisées n'est pas démontrée ;

- l'ordre de service n° 22 valide certains arbitrages emportant la modification de plans, mais la maîtrise d'œuvre ne fait état d'aucun élément de détail permettant d'expliciter le coût de cette modification ; la demande de paiement formulée au titre de l'établissement d'un permis modificatif intègre la réalisation d'images de synthèses ; il n'est pas démontré que cette prestation présentait un caractère indispensable ; il n'est pas question de modifications d'une ampleur suffisante pour excéder les aléas normaux de chantier ;

- la demande relative aux travaux préparatoires du bâtiment 16 n'est pas explicitée, tout comme les demandes relatives au dossier " PRO 2 " et " PRO 3 " ; la rémunération forfaitaire intègre par principe l'éventuelle reprise des études ;

- la réalisation des panneaux de communication infographiques ne saurait être assimilé à une prestation supplémentaire imprévisible ou indispensable ;

- la proposition d'avenant transmise l'ordre de service n° 31 d'arrêter le supplément de rémunération à la somme de 196 790,99 euros HT a été refusée par la maîtrise d'œuvre et est donc devenue caduque ; cette dernière ne peut se prévaloir d'un avenant non signé ;

- dans l'hypothèse où le tribunal devrait entrer en voie de condamnation contre le maître d'ouvrage, le montant de la condamnation ne pourrait excéder la somme qui résulterait de l'application du coefficient de rémunération.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 78-1306 du 26 décembre 1978 approuvant le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. F,

- les conclusions de M. Coutier, rapporteur public,

- et les observations de Me Jean-Garrigues, représentant MM. H et G et de Me Couette, représentant la région Occitanie et la société Arec Occitanie, cette dernière venant aux droits de la société Cogemip.

Considérant ce qui suit :

1. Par acte d'engagement du 5 juin 2010, la région Occitanie, sur maîtrise d'ouvrage déléguée à la société Cogemip, a confié à un groupement composé entre autres de M. H, mandataire, et de M. G, un marché de maîtrise d'œuvre portant sur la restructuration du lycée Saint-Sernin de Toulouse, pour un forfait de rémunération provisoire de 1 579 111,55 euros HT. Par un courrier du 12 octobre 2018, reçu le 15 octobre suivant, M. H, en sa qualité de mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre, a adressé à la société Cogemip le projet de décompte final du marché de maîtrise d'œuvre, faisant apparaître un solde global d'un montant de 1 374 263, 20 euros TTC, dont 447 362,37 euros TTC pour M. H et 163 072,14 euros TTC pour M. G. Le maître de l'ouvrage délégué a notifié à la maîtrise d'œuvre, par l'ordre de service n° 43 du 31 juillet 2019, reçu le 2 août suivant, le décompte général du marché de maîtrise d'œuvre arrêté au montant de 1 883 954,52 euros TTC, avec un solde restant dû de 54 018,19 euros TTC. Par la présente requête, MM. H et G sollicitent la condamnation de la société Cogemip et de la région Occitanie au paiement d'une somme globale de 610 434,51 euros TTC au titre du règlement de leur marché de maîtrise d'œuvre.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la région Occitanie :

2. D'une part, aux termes de l'article 12 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés de prestations intellectuelles (CCAG-PI), dans sa version issue du décret du 26 décembre 1978 : " 12.31. Après réception, selon les stipulations du chapitre V, des prestations faisant l'objet du marché ou, si le marché est fractionné, d'une phase assortie d'un paiement partiel définitif, le titulaire doit adresser à la personne responsable du marché le projet de décompte correspondant aux prestations fournies. Le montant du décompte est arrêté par la personne responsable du marché si celle-ci modifie le projet de décompte présenté par le titulaire, elle lui notifie le décompte retenu. / 12.32. Toute réclamation sur un décompte doit être présentée par le titulaire à la personne publique dans le délai de quarante-cinq jours à compter de la notification du décompte. Passé ce délai, le titulaire est réputé avoir accepté le décompte. " Aux termes de l'article 40 du même cahier : " Tout différend entre le titulaire et la personne responsable du marché doit faire l'objet, de la part du titulaire, d'un mémoire de réclamation qui doit être remis à la personne responsable du marché. La personne publique dispose d'un délai de deux mois compté à partir de la réception du mémoire de réclamation pour notifier sa décision. L'absence de décision dans ce délai vaut rejet de la réclamation. "

3. Il résulte de ces stipulations que le différend entre le titulaire et la personne responsable du marché doit faire l'objet, préalablement à toute instance contentieuse, d'un mémoire en réclamation de la part du titulaire du marché.

4. D'autre part, aux termes de l'article 6.3 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché en litige : " Solde - Après constatation de l'achèvement de sa mission dans les conditions prévues à l'article 26, le maître d'œuvre adresse au maître de l'ouvrage une demande de paiement du solde sous forme d'un projet de décompte final. / 6.3.1 Décompte final - Le décompte final établi par le maître d'œuvre et accepté par le maître de l'ouvrage mandataire comprend : / a) La rémunération en prix de base () / b) Les retenues, primes, réfactions soumises à TVA, éventuellement applicables au maître d'œuvre. / Ce résultat constitue le montant du décompte final. / 6.3.2 Décompte général - Etat du solde - Le maître d'œuvre prépare le décompte général qui comprend : - le décompte final ci-dessus ; la récapitulation du montant des acomptes arrêtés par le maître de l'ouvrage ; () / Le maître de l'ouvrage notifie après acceptation au maître d'œuvre le décompte général et l'état du solde. / Le décompte général devient définitif dès l'acceptation par le maître d'œuvre, dans les conditions définies à l'article 12.32 du CCAG-PI ".

5. La région Occitanie fait valoir que la requête présentée par MM. H et G serait irrecevable au motif que le décompte général de leur marché de maîtrise d'œuvre n'aurait pas fait l'objet d'un mémoire de réclamation dans le respect des conditions posées par les articles 12.32 et 40.1 du CCAG-PI précité.

6. Il est constant que par ordre de service n° 43 daté du 31 juillet 2019, le maître de l'ouvrage a notifié, le 2 août suivant, à M. H, mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre, le décompte général du marché litigieux. En application des stipulations combinées des articles 6.3.2. du CCAP et 12.32 du CCAG-PI, le maître d'œuvre disposait alors d'un délai de quarante-cinq jours, à compter du 2 août 2019, pour adresser à la personne responsable du marché un mémoire de réclamation en contestation du décompte général.

7. Un mémoire du titulaire d'un marché ne peut être regardé comme une réclamation au sens de l'article 40.1 du CCAG-PI que s'il comporte l'énoncé d'un différend et expose de façon précise et détaillée les chefs de la contestation en indiquant, d'une part, les montants des sommes dont le paiement est demandé et, d'autre part, les motifs de ces demandes, notamment les bases de calcul des sommes réclamées.

8. Il résulte de l'instruction que M. H a adressé au maître de l'ouvrage, dans le délai imparti de quarante-cinq jours, un courrier daté du 12 août 2019 en contestation du décompte général du marché de maîtrise d'œuvre. Toutefois, en se bornant à contester de manière imprécise " les modifications apportées au document initial " et à refuser le décompte général du marché tel qu'il a été notifié par le maître de l'ouvrage, ce courrier ne comporte l'exposé d'aucune réclamation ni demande de paiement ou élément de calcul. Par suite, il ne peut être regardé comme un mémoire de réclamation au sens et pour l'application des stipulations précitées des articles 12.32 et 40.1 du CCAG-PI.

9. Si les requérants soutiennent en réplique que le maître de l'ouvrage aurait implicitement accepté leur projet de décompte final notifié le 15 octobre 2018, aucune stipulation des CCAP et CCAG-PI précités ne prévoit que le silence gardé par le maître de l'ouvrage, sur le projet de décompte final transmis par le titulaire, vaudrait acceptation tacite de ce projet de décompte, lequel lierait les parties définitivement quant au règlement du marché en cause. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que par des correspondances, en date des 13 décembre 2018 et 18 mars 2019, le maître de l'ouvrage, d'une part, a informé M. H de ce que le paiement du solde du marché de maîtrise d'œuvre était suspendu eu égard à la réclamation qui avait été formulée par ailleurs par l'entreprise de travaux Coucoureux et, d'autre part, a transmis à la maîtrise d'œuvre une proposition de rétribution d'un montant de 300 000 euros HT au titre des missions complémentaires, laquelle proposition a été formellement refusée par le mandataire du groupement dans un courrier du 11 juillet 2019. Cet échange de correspondances, relatif à la suspension du paiement du marché de maîtrise d'œuvre et à la rémunération de missions complémentaires, révèle un désaccord entre les parties quant au projet de décompte final transmis par M. H.

10. Enfin, aucune des stipulations contractuelles applicables, qu'il s'agisse des stipulations du CCAP ou du CCAG-PI de 1978, ne prévoit la possibilité pour le titulaire de contester le décompte général du marché par anticipation, avant que celui-ci ne soit notifié par le maître de l'ouvrage. Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que le courrier du 11 juillet 2019, reçu le 15 juillet suivant, constituerait par anticipation un mémoire en réclamation dirigé contre le décompte général de leur marché. Ainsi qu'il a été dit au point 6, le maître d'œuvre était tenu en toute hypothèse d'adresser à la personne responsable du marché un mémoire en réclamation dans le délai de quarante-cinq jours suivant la notification du décompte général de son marché.

11. Il résulte de tout ce qui précède que le décompte général du marché en litige n'a pas été contesté par les requérants dans le respect des conditions posées par les stipulations contractuelles applicables et que, par conséquent, celui-ci est devenu définitif. La requête ne peut dès lors qu'être rejetée pour irrecevabilité.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la région Occitanie et de la société Cogemip, qui ne sont pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que MM. H et G demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de MM. H et G une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la région Occitanie et la société Cogemip et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de MM. H et G est rejetée.

Article 2 : MM. H et G verseront à la région Occitanie et à la société Cogemip une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C H, à M. D G, à la société Arec Occitanie venant aux droits de la société Cogemip et à la région Occitanie.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

Mme Jordan-Selva, première conseillère,

M. Leymarie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le rapporteur,

A. F

Le président,

T. SORINLa greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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