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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-1907234

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-1907234

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-1907234
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSEBAN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée sous le n° 1907234 le 18 décembre 2019, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler les dix-huit titres de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 16 novembre 2018 et le 6 février 2019, d'un montant total de 6 722 412,06 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ces titres ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 6 722 412, 06 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole soutient que :

- les sommes réclamées par les titres litigieux correspondent à des remboursements en répétition de l'indu dont il n'est pas établi qu'ils auraient pour origine des créances non prescrites sur l'Etat, car il n'est pas démontré que les titres d'annulation de la taxe d'aménagement correspondants auraient été effectivement émis au plus tard en 2014 en ce qui concerne le titre litigieux émis en 2018 et à compter de 2015 en ce qui concerne les dix-sept autres titres litigieux émis en 2019 ;

- les titres exécutoires sont irréguliers en méconnaissance des dispositions combinées de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2020 de finances rectificatives pour 2010, dès lors qu'il n'est pas produit un état récapitulatif revêtu de la formule exécutoire comportant la signature de leur auteur ;

- les titres exécutoires sont irréguliers car ils méconnaissent les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, les mentions figurant sur ces titres ne satisfaisant pas aux exigences de motivation prévues par ces dispositions ;

- le bien-fondé des créances correspondant aux titres litigieux n'est pas établi, car il n'est pas démontré que ces titres font suite à l'émission de titres d'annulation comme l'exigent les dispositions de l'article L. 331-26 du code de l'urbanisme et car ces titres ne mentionnent pas les références ou dates des décisions de modification ou d'annulation des autorisations d'urbanisme constituant le fait générateur des demandes de restitution ;

- les titres litigieux sont, par voie d'exception, illégaux, car ils sont fondés sur des titres d'annulation illégaux en raison de ce qu'il n'est pas établi que ceux-ci seraient justifiés en fait et en droit, et partant, disposeraient d'une base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2020, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient que :

- la requête est tardive, car la métropole Toulouse Métropole a formé une opposition à exécution le 15 avril 2019 relative au titre de perception émis le 16 novembre 2018 et notifié le 23 novembre 2018, après l'expiration du délai de deux mois fixé par les dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique pour former un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur départemental des finances publiques ;

- les sommes réclamées par les titres litigieux émis le 16 novembre 2018 et le 6 février 2019 en répétition de l'indu, ne correspondent pas à des créances couvertes par le délai de prescription quadriennale prévu par la loi du 31 décembre 1968, car ces titres ont été émis avant l'expiration de ce délai, qui n'a commencé à courir que le premier jour de l'année suivant la date d'émission, le 7 mars 2014, des premiers titres d'annulation de taxes d'aménagement, et en particulier, pour les titres émis le 6 février 2019, que le premier jour de l'année suivant la date d'émission, en 2015, des titres d'annulation de taxes d'aménagement correspondants.

- les autres moyens soulevés par la métropole Toulouse Métropole ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 9 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 15 mars 2022.

II. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907305 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 16 novembre 2018 d'un montant de 52 993,44 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 52 993,44 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole soutient que :

- la somme réclamée par le titre litigieux correspond à des remboursements en répétition de l'indu dont il n'est pas établi qu'ils auraient pour origine des créances non prescrites sur l'Etat, car il n'est pas démontré que les titres d'annulation de la taxe d'aménagement correspondants auraient été effectivement émis au plus tard en 2014 en ce qui concerne le titre litigieux émis en 2018 ;

- le titre exécutoire est irrégulier en méconnaissance des dispositions combinées de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2020 de finances rectificatives pour 2010, dès lors qu'il n'est pas produit un état récapitulatif revêtu de la formule exécutoire comportant la signature de son auteur ;

- le titre exécutoire est irrégulier au regard des dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, car les mentions figurant sur ce titre ne satisfont pas aux exigences de motivation prévues par ces dispositions ;

- le bien-fondé des créances correspondant au titre litigieux n'est pas établi, car il n'est pas démontré que ce titre fait suite à l'émission de titres d'annulation comme l'exigent les dispositions de l'article L. 331-26 du code de l'urbanisme et car ce titre ne mentionne pas les références ou dates des décisions de modification ou d'annulation des autorisations d'urbanisme constituant le fait générateur des demandes de restitution ;

- le titre litigieux est, par voie d'exception, illégal, car il est fondé sur des titres d'annulation illégaux en raison de ce qu'il n'est pas établi que ceux-ci seraient justifiés en fait et en droit, et partant, disposeraient d'une base légale, de ce que ces titres d'annulation méconnaissent les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, car les mentions figurant sur ces titres ne satisfont pas aux exigences de motivation prévues par ces dispositions, et notamment ne permettent pas d'identifier la décision de modification ou d'annulation de l'autorisation d'urbanisme intervenue entre la date d'émission du titre de perception initial et leur date d'émission ; aucun des éléments transmis ne permet de connaître les circonstances exactes ni les modalités dans lesquelles les annulations partielles ou totales des autorisations d'urbanisme ont eu lieu, et ainsi, de justifier le bien-fondé du montant établi.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient que :

- la requête est tardive, car la métropole Toulouse Métropole a formé une opposition à exécution le 15 avril 2019 relative au titre de perception émis le 16 novembre 2018 et notifié le 23 novembre 2018, après l'expiration du délai de deux mois fixé par les dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique pour former un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur départemental des finances publiques ;

- les sommes réclamées par le titre litigieux émis le 16 novembre 2018 en répétition de l'indu, ne correspondent pas à des créances couvertes par le délai de prescription quadriennale prévu par la loi du 31 décembre 1968, car ce titre a été émis avant l'expiration de ce délai qui n'a commencé à courir que le premier jour de l'année suivant la date d'émission, le 7 mars 2014, des premiers titres d'annulation de taxes d'aménagement ;

- les autres moyens soulevés par la métropole Toulouse Métropole ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

III. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907306 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 294 612,90 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 294 612,90 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole soutient que :

- la somme réclamée par le titre litigieux correspond à des remboursements en répétition de l'indu dont il n'est pas établi qu'ils auraient pour origine des créances non prescrites sur l'Etat, car il n'est pas démontré que les titres d'annulation de la taxe d'aménagement correspondants auraient été effectivement émis à compter de 2015 en ce qui concerne le titre litigieux émis en 2019 ;

- le titre exécutoire est irrégulier en méconnaissance des dispositions combinées de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2020 de finances rectificatives pour 2010, dès lors qu'il n'est pas produit un état récapitulatif revêtu de la formule exécutoire comportant la signature de son auteur ;

- le titre exécutoire est irrégulier en méconnaissance des dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, car les mentions figurant sur ce titre ne satisfont pas aux exigences de motivation prévues par ces dispositions ;

- le bien-fondé des créances correspondant au titre litigieux n'est pas établi, car il n'est pas démontré que ce titre fait suite à l'émission de titres d'annulation comme l'exigent les dispositions de l'article L. 331-26 du code de l'urbanisme et car ce titre ne mentionne pas les références ou dates des décisions de modification ou d'annulation des autorisations d'urbanisme constituant le fait générateur de la demande de restitution ;

- le titre litigieux est, par voie d'exception, illégal, car il est fondé sur des titres d'annulation illégaux en raison de ce qu'il n'est pas établi que ceux-ci seraient justifiés en fait et en droit, et partant, disposeraient d'une base légale, ce que ces titres d'annulation méconnaissent les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, car les mentions figurant sur ces titres ne satisfont pas aux exigences de motivation prévues par ces dispositions, et notamment ne permettent pas d'identifier la décision de modification ou d'annulation de l'autorisation d'urbanisme intervenue entre la date d'émission du titre de perception initial et leur date d'émission ; aucun des éléments transmis ne permet de connaître les circonstances exactes ni les modalités dans lesquelles les annulations partielles ou totales des autorisations d'urbanisme ont eu lieu, et ainsi, de justifier le bien-fondé du montant établi.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient que :

- la requête est tardive, car la métropole Toulouse Métropole a formé une opposition à exécution le 15 avril 2019 relative au titre de perception émis le 16 novembre 2018 et notifié le 23 novembre 2018, après l'expiration du délai de deux mois fixé par les dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique pour former un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur départemental des finances publiques ;

- les sommes réclamées par le titre litigieux émis le 6 février 2019 en répétition de l'indû, ne correspondent pas à des créances couvertes par le délai de prescription quadriennale prévu par la loi du 31 décembre 1968, car ce titre a été émis avant l'expiration de ce délai qui n'a commencé à courir que le premier jour de l'année suivant la date d'émission, en 2015, des titres d'annulation de taxes d'aménagement correspondants ;

- les autres moyens soulevés par la métropole Toulouse Métropole ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

IV. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907307 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 275 653,83 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 275 653,83 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

V. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907308 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019, d'un montant de 305 445,35 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 305 445,35 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

VI. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907309 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 241 690,63 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 241 690,63 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

VII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n°1907310 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 380 620,61 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 380 620,61 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

VIII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907311 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 325 617,34 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 325 617,34 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

IX. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907312 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 964 800,93 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 964 800,93 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

X. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907313 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 439 378,09 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 439 378,09 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XI. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907314 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 306 119,59 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 306 119,59 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907315 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 174 821,46 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 174 821,46 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XIII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907317 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 580 578,88 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 580 578,88 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XIV. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907318 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 424 229,48 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 424 229,48 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XV. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907319 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 481 745,55 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 481 745,55 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XVI. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907320 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 297 499,50 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 297 499,50 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XVII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907321 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 325 968, 39 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 325 968, 39 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XVIII. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907322 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 447 555, 88 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 447 555, 88 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

XIX. Par une requête et deux mémoires enregistrés sous le n° 1907324 le 20 décembre 2019, le 13 octobre 2021 et le 15 avril 2022, la métropole Toulouse Métropole, représentée par Me Daucé, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 d'un montant de 403 080,21 euros, ensemble la décision du 16 octobre 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté sa réclamation valant opposition à l'exécution de ce titre ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 403 080,21 euros qui lui est réclamée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole Toulouse Métropole invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 1907306.

Par deux mémoires en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 3 août 2020, le 15 mars 2022 et le 8 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire, à son rejet.

Il soutient la même fin de non-recevoir, le même moyen de défense ainsi que l'absence de fondement des moyens invoqués par la métropole Toulouse Métropole comme dans la requête n° 1907306.

La procédure a été communiquée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 19 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2017-1175 du 28 décembre 2017 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Fiblec, rapporteur,

- les conclusions de Mme Namer, rapporteure publique,

- et les observations de Me Denilauler, représentant la métropole Toulouse Métropole.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un dysfonctionnement technique entre l'année 2013 et le mois de juillet 2018 qui a eu pour effet une gestion incomplète des annulations, modifications ou transferts des autorisations d'urbanisme, l'Etat, qui perçoit la taxe d'aménagement et a ainsi procédé à un remboursement, auprès des redevables, des sommes qu'ils avaient indûment versées au cours de cette période, n'a pas récupéré les sommes correspondantes reversées aux collectivités bénéficiaires de cette taxe, dont fait partie la métropole Toulouse Métropole. Par un courrier du 15 octobre 2018, la direction régionale des finances publiques d'Occitanie a informé la métropole Toulouse Métropole qu'elle allait procéder, à partir du début de l'année 2019, à la récupération de sommes qui lui ont été indûment versées, entre l'année 2013 et le mois de juillet 2018, au titre de la taxe d'aménagement, pour un montant total de 6 669 418, 62 euros. La direction départementale des finances publiques de l'Hérault a ensuite émis le 16 novembre 2018 et le 6 février 2019 à l'encontre de la métropole Toulouse Métropole dix-huit titres de perception pour un montant global de 6 722 412,06 euros afin de récupérer ces sommes en application de l'article L. 331-26 du code de l'urbanisme. Par un courrier du 15 avril 2019, la métropole Toulouse Métropole a sollicité auprès du directeur départemental des finances publiques de l'Hérault le retrait de ces titres et la décharge des sommes demandées. Par un courrier du 16 octobre 2019, reçu le 22 octobre suivant, le directeur départemental des finances publiques de l'Hérault a rejeté cette demande.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°s 1907234, 1907305, 1907306, 1907307, 1907308, 1907309, 1907310, 1907311, 1907312, 1907313, 1907314, 1907315, 1907317, 1907318, 1907319, 1907320, 1907321, 1907322 et 1907324 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre afin d'y statuer par un seul jugement.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault aux conclusions tendant à l'annulation du titre de perception émis le 16 novembre 2018 :

3. D'une part, aux termes des dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique dans leur rédaction applicable au litige : " Avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser une réclamation appuyée de toutes justifications utiles au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / La réclamation doit être déposée, sous peine de nullité : / 1° En cas d'opposition à l'exécution d'un titre de perception, dans les deux mois qui suivent la notification de ce titre ou du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause ; () L'autorité compétente délivre un reçu de la réclamation, précisant la date de réception de cette réclamation. Elle statue dans un délai de six mois dans le cas prévu au 1° et dans un délai de deux mois dans le cas prévu au 2°. A défaut d'une décision notifiée dans ces délais, la réclamation est considérée comme rejetée ".

4. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article 77 de la loi du 28 décembre 2017 de finances rectificatives pour 2017 : " I.- Les titres de perception émis par l'Etat à l'encontre des collectivités territoriales et des établissements publics sont transmis sous forme électronique. / Les collectivités territoriales et les établissements publics acceptent les titres de perception déposés sous forme électronique sur le portail de facturation prévu à l'article 2 de l'ordonnance n° 2014-697 du 26 juin 2014 relative au développement de la facturation électronique. / II.- Le I du présent article s'applique aux titres de perception émis à compter du 1er juillet 2018 ".

5. Il résulte de l'instruction, et notamment d'une capture d'écran de l'application interne PDFEDIT produite en défense, que le titre émis le 16 novembre 2018 par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault à l'encontre de la métropole Toulouse Métropole pour le recouvrement d'une somme de 52 993,44 euros lui a été notifié sous forme dématérialisée le 26 novembre 2018 via l'application Chorus Pro, ainsi que le prévoient les dispositions applicables citées au point précédent pour les titres de perception émis par l'Etat à l'encontre des collectivités territoriales. Par suite, la réclamation adressée par la métropole Toulouse Métropole à la direction des finances publiques de l'Hérault en sa qualité de comptable chargé du recouvrement, par un courrier du 15 avril 2019, déposée après l'expiration du délai de deux mois suivant cette notification, est dès lors, en ce qui concerne ce titre, tardive. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée sur ce point par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault doit être accueillie. Les conclusions aux fins d'annulation du titre litigieux émis le 16 novembre 2018 pour un montant de 52 993, 44 euros doivent être rejetées comme étant irrecevables.

Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :

6. Aux termes du second alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

7. Chacun des dix-sept titres exécutoires émis le 6 février 2019 et contestés par la métropole Toulouse métropole se borne[0] à indiquer, dans la partie consacrée à la situation du redevable, outre le montant total de la somme à payer, qu'il se fonde sur une demande de restitution de trop perçu au titre de la taxe d'aménagement. Par ailleurs, si, dans la partie consacrée au détail de la somme à payer, ces titres précisent également les références des titres de perception initiaux à la suite desquels Toulouse Métropole a perçu une part de la taxe d'aménagement et mentionnent que cette taxe a " fait l'objet de titres d'annulation en application de l'article L. 331-26 du code de l'urbanisme ", ils ne font nullement état des montants concernés. S'il est vrai que la métropole Toulouse Métropole a été informée, par un courrier de la direction départementale des finances publiques de l'Hérault du 15 octobre 2018 de ce que les sommes qui lui ont été indûment versées au titre de la taxe d'aménagement entre l'année 2013 et le mois de juillet 2018, suite au dysfonctionnement du programme de récupération automatique des indus pour les annulations liées à cette taxe, allaient lui être réclamées pour un montant représentant une somme de 6 669 418,62 euros, ce courrier ne comportait pas davantage de détails sur les bases de liquidation de cette créance et sur les éléments de calcul fondant les titres exécutoires à venir. S'il résulte également de l'instruction que la métropole Toulouse Métropole a reçu, par un courriel du 17 octobre 2018, un fichier détaillé comprenant le nom de chaque bénéficiaire des autorisations de construire initialement redevable, le numéro de chaque autorisation d'urbanisme concernée, le numéro de chaque titre de perception initial, le montant de chacune des sommes initialement dues par chaque bénéficiaire redevable, le chiffre indiquant la clé de répartition de la taxe d'aménagement par collectivité, ainsi que le montant de l'indu brut et de l'indu net de frais d'assiette perçu par la métropole Toulouse Métropole pour chaque titre de perception initial, ce fichier, auquel les titres exécutoires ne faisaient au demeurant aucune référence, ne comportait toutefois pas, contrairement aux nouveaux tableaux versés en cours d'instance par la direction des finances publiques de l'Hérault, tous les éléments permettant de connaître les bases de liquidation et les éléments de calcul sur lesquels se fondent les titres litigieux, et en particulier, outre la date de versement de sa part de la taxe d'aménagement à la métropole Toulouse Métropole, le montant reversé et le numéro des avis de règlement à la métropole Toulouse Métropole, les numéros des titres d'annulation, leur date d'émission, le nom du bénéficiaire de la somme annulée, leur montant, le numéro du titre de perception de l'indu correspondant, sa date d'émission et le montant de la part indue de la métropole Toulouse Métropole réclamée par ce titre et correspondant au montant qui lui a été reversé. Par suite, dès lors que seule la production de ces derniers éléments, et notamment de ceux permettant d'établir un lien entre les titres d'annulation et les titres de perception contestés, permet de répondre en l'espèce aux exigences posées par les dispositions susvisées de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, la métropole Toulouse Métropole est fondée à soutenir que l'exigence de motivation posée par les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 n'a pas été satisfaite. Par voie de conséquence, le moyen invoqué à cet égard doit être accueilli en ce qui concerne les dix-sept titres litigieux émis le 6 février 2019 pour un montant total 6 669 418,62 euros.

8. Il résulte de ce qui précède que les dix-sept titres litigieux émis à l'encontre de la métropole Toulouse Métropole par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 pour un montant total de 6 669 418, 62 euros doivent être annulés, ainsi que la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Hérault du 16 octobre 2019 en tant qu'elle a rejeté la réclamation de la métropole Toulouse Métropole valant opposition à l'exécution de ces titres.

Sur les conclusions aux fins de décharge :

9. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.

10. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions aux fins de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.

11. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

12. Il résulte des principes cités aux points 9 à 11, qu'eu égard au moyen d'annulation des dix-sept titres exécutoires contestés émis le 6 février 2019 retenu par le présent jugement et tenant à un motif de régularité en la forme, seul moyen fondé au regard de l'argumentation soulevée par la requérante, les conclusions aux fins de décharge présentées par la métropole Toulouse Métropole doivent nécessairement être rejetées.

Sur les frais relatifs au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la métropole Toulouse Métropole et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les dix-sept titres de perception émis à l'encontre de la métropole Toulouse Métropole par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault le 6 février 2019 pour un montant total de 6 669 418, 62 euros et la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Hérault du 16 octobre 2019 en tant qu'elle a rejeté la réclamation de la métropole Toulouse Métropole valant opposition à l'exécution de ces titres, sont annulés.

Article 2 : L'Etat versera à la métropole Toulouse Métropole une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la métropole Toulouse Métropole, au directeur départemental des finances publiques de l'Hérault et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Le Fiblec, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

Le rapporteur,

B. LE FIBLEC

Le président,

P. GRIMAUDLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

2, 1907305, 1907306, 1907307, 1907308, 1907309, 1907310, 1907311, 1907312,

1907313, 1907314, 1907315, 1907317, 1907318, 1907319, 1907320, 1907321, 1907322, 1907324.

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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

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01/06/2026

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01/06/2026

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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

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