mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2000545 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | FAURE-PIGEYRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 janvier 2020, le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège, représenté par Me Magrini, demande au tribunal :
1°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 49 604, 41 euros résultant du titre de recettes émis le 22 octobre 2019 par le syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes ;
2°) de mettre à la charge du syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L.1617-5 du code général des collectivités territoriales, dès lors que l'autorité administrative n'apporte pas la preuve que le bordereau a été signé ;
- la décision attaquée se fonde sur une délibération du 15 janvier 2019 elle-même illégale dès lors que cette dernière fixe le prix d'une redevance pour service rendu en se fondant sur les dispositions permettant de fixer une redevance d'occupation et d'utilisation du domaine public et dès lors que cette délibération modifie unilatéralement les conditions tarifaires établies entre les deux syndicats par d'anciennes conventions toujours en vigueur.
L'instruction a été close le 22 avril 2021 par une ordonnance du même jour prise en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, par lettre du 6 décembre 2022 et en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'autorité de chose jugée qui s'attache au jugement rendu le 14 octobre 2020 n°1903916 qui annule la délibération du 15 janvier 2019 sur laquelle se fonde le titre attaqué et qui a été confirmé par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse n°20TL24049 du 10 mai 2022.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Chalbos, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pradal représentant le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège.
Considérant ce qui suit :
1. Par un titre de recettes émis le 22 octobre 2019, le syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes a mis à la charge du syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège la somme de 49 604,41 euros. Par un recours gracieux effectué le 7 novembre 2019, le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège a contesté l'obligation de payer cette somme. En l'absence de réponse, il demande au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer une telle somme.
2. Selon les précisions indiquées sur le titre de recettes reçu le 5 novembre 2019 par le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège qui en conteste le bien-fondé, la somme mise à la charge de ce syndicat est fondée sur une délibération n°2019-1. Or, il résulte de l'instruction que cette délibération a été adoptée par le syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes le 15 janvier 2019 et que par jugement n° 1903916 du 14 octobre 2020, le tribunal a annulé cette délibération au motif qu'elle avait été irrégulièrement adoptée. Cette annulation a ensuite été confirmée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse n°20TL24049 du 10 mai 2022. Le titre de recette litigieux est donc dépourvu de base légale. Par suite, il y a lieu de décharger le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège de l'obligation de payer la somme de 49 604,41 euros.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes le versement au syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège la somme de 300 euros au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Le syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège est déchargé du paiement de la somme de 49 604,41 euros.
Article 2 : Le syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes versera au syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège la somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège et au syndicat d'alimentation en eau potable du pays d'Olmes.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Ariège
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2023.
La rapporteure,
V. ALe président,
D. KATZLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026