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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2001741

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2001741

mardi 21 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2001741
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique chambre 1
Avocat requérantSCP CAMILLE ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2020, l'organisme de gestion de l'école catholique (OGEC) mixte Saint Aubin, association régie par la loi du 1er juillet 1901, représenté par son président, ayant pour avocat Me Gasquet, demande au tribunal :

1°) la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune de Toulouse, mise en recouvrement le 31 octobre 2019 ;

2°) la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, que :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

- le rôle correspondant à la taxe d'habitation litigieuse est entaché d'irrégularité, faute pour l'administration fiscale de justifier qu'il comporte, conformément aux prescriptions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, la mention des bases de la liquidation des cotisations de taxe d'habitation, et en particulier la valeur locative unitaire du local de référence, l'identification dudit local et le détail des surfaces brutes et pondérées retenues ;

- ses droits de la défense n'ont pas été respectés dès lors que la décision d'assujettissement a été prise avant qu'il ait pu faire valoir ses observations ;

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

- contrairement à ce qu'a estimé l'administration fiscale, l'ensemble des locaux qu'il occupe est exonéré de taxe d'habitation sur le fondement des dispositions du II de l'article 1407 du code général des impôts et sa doctrine administrative exprimée aux paragraphes n° 100 et 110 du BOI-IF-TH-10-40-10 du 12 septembre 2012, celle-ci étant opposable à l'administration sur le fondement des dispositions du second alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, dès lors qu'il comprend des locaux auxquels ont quotidiennement accès les élèves, des locaux librement accessibles aux élèves et abritant du matériel indispensable à l'instruction des élèves ; une dissociation entre les locaux ne peut se faire dès lors qu'ils contribuent tous à la réalisation de la mission d'enseignement ;

- l'administration fiscale n'a pas extourné des bases les locaux affectés à l'instruction des élèves alors même que, dans le cadre de réclamations contentieuses du même objet, elle a indiqué qu'elle ne souhaitait taxer que les surfaces affectées au logement ou à l'instruction des élèves et a, dans tous ces dossiers, extourné de la base taxable la surface des locaux affectés au logement et à l'instruction des élèves et procédé à des dégrèvements partiels ; elle se devait, a minima, d'extourner des surfaces taxables les superficies qui correspondent à des locaux affectés à l'instruction des élèves.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2020, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

- l'association a été inscrite au rôle général de l'année 2019, lequel comporte toutes les mentions exigées par la loi en vigueur permettant de mettre en recouvrement l'imposition litigieuse ;

- l'imposition contestée ne résultant pas d'un rehaussement des bases fondé sur le défaut ou l'inexactitude d'une déclaration qu'aurait dû souscrire le contribuable, l'obligation d'information préalable ne trouve pas à s'appliquer en l'espèce ; le service n'était pas tenu de mettre l'association en position de présenter ses observations ;

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

- l'OGEC Mixte Saint Aubin a été assujetti à la taxe d'habitation au titre de l'année 2019 pour l'ensemble des locaux qu'il occupe ;

- l'exonération prévue au 3° du II de l'article 1407 du code général des impôts ne vise expressément que les locaux affectés au logement des élèves tels que les dortoirs, réfectoire et installations sanitaires dans les écoles et pensionnats ;

- l'extension de cette exonération aux locaux affectés exclusivement à l'instruction des élèves ne vise que les locaux où les élèves peuvent circuler librement (salles de classe, salles d'études, laboratoires, gymnases, ) ;

- il est demandé à l'association de déposer deux nouvelles déclarations permettant de distinguer les locaux imposables et les locaux exonérés afin de pouvoir effectuer une taxation en exonérant les surfaces affectées à l'enseignement ; dans l'attente de ces nouvelles déclarations, l'administration ne peut que maintenir l'imposition établie.

Par une ordonnance du 3 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 25 février 2022 à 12 h 00.

Une pièce a été demandée au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne par une lettre du 10 janvier 2023 afin de compléter l'instruction, sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de la justice administrative. Cette pièce a été enregistrée le 24 janvier 2023 et a été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. B A pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. L'OGEC Mixte Saint Aubin est un établissement privé d'enseignement sous contrat d'association avec l'Etat constitué sous la forme d'une association sans but lucratif régie pas la loi du 1er juillet 1901. L'OGEC Mixte Saint Aubin a été assujetti à la taxe d'habitation au titre de l'année 2019 en raison des locaux qu'il occupe au 41 bis rue Riquet à Toulouse, pour un montant de 2 009 euros. Par réclamation du 12 février 2020, il en a demandé la décharge. Par décision du 18 mars 2020, l'administration a rejeté sa demande. Par la présente requête, il demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune de Toulouse.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

S'agissant de la régularité du rôle :

2. Aux termes de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales : " Constituent des titres exécutoires les (), rôles, () que l'Etat, les collectivités territoriales ou les établissements publics dotés d'un comptable public délivrent pour le recouvrement des recettes de toute nature qu'ils sont habilités à recevoir. ". Selon l'article 1658 du code général des impôts, les impôts directs et les taxes assimilées sont recouvrés en vertu soit de rôles rendus exécutoires, soit d'avis de mise en recouvrement. Ces rôles doivent comporter l'identification du contribuable, ainsi que le total par nature d'impôt et par année des sommes à acquitter. Ils ne sont en revanche pas soumis à l'obligation d'indiquer les bases de la liquidation imposée par les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique qui ne portent que sur les créances non fiscales.

3. L'OGEC Mixte Saint Aubin fait valoir que le rôle correspondant aux impositions litigieuses est entaché d'irrégularité, faute pour l'administration fiscale de justifier qu'il comporte, conformément aux dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, la mention des bases d'imposition et en particulier de la valeur locative unitaire du local de référence, l'identification de ce local et du détail des surfaces brutes et pondérées retenues. Toutefois, d'une part, lorsque l'administration entend procéder au recouvrement d'une créance fiscale en vertu d'un rôle homologué, conformément aux dispositions de l'article 1658 du code général des impôts, ce rôle doit comporter l'identification du contribuable, ainsi que le total par nature d'impôt et par année des sommes à acquitter. Ainsi, les bases de liquidation n'ont pas à être mentionnées sur le rôle. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'extrait de rôle produit par l'administration concernant la taxe d'habitation en litige afférente à l'année 2019 mentionne l'identité du contribuable, le total dû en matière de taxe d'habitation ainsi que l'année concernée. Ainsi, le moyen tiré de l'irrégularité du rôle doit être écarté.

Sur la méconnaissance du principe général des droits de la défense :

4. D'une part, aux termes de l'article 1406 du code général des impôts, dans sa rédaction alors applicable : " I. - Les constructions nouvelles, ainsi que les changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties, sont portés par les propriétaires à la connaissance de l'administration, dans les quatre-vingt-dix jours de leur réalisation définitive et selon les modalités fixées par décret. Il en est de même pour les changements d'utilisation des locaux mentionnés au I de l'article 34 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010. / I bis. - Pour procéder à la mise à jour de la valeur locative des propriétés bâties, les propriétaires sont tenus de souscrire une déclaration sur demande de l'administration fiscale selon des modalités fixées par décret. / II. - Le bénéfice des exonérations temporaires de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties est subordonné à la déclaration du changement qui les motive. Lorsque la déclaration est souscrite hors délais, l'exonération s'applique pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivante. ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales : " La procédure de rectification contradictoire n'est pas applicable : / 1° En matière d'impositions directes perçues au profit des collectivités locales ou d'organismes divers, à l'exclusion de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises prévue à l'article 1586 ter du code général des impôts ; / (). ". Néanmoins, le principe général des droits de la défense, applicable à la taxe d'habitation, impose à l'administration fiscale de mettre à même le contribuable de présenter utilement ses observations lorsqu'elle met à sa charge des droits excédant le montant de ceux qui résulteraient des éléments déclarés afférents aux locaux en cause. Il en va ainsi, en particulier, lorsque l'administration établit une imposition à la taxe d'habitation sur la base d'éléments différents de ceux déclarés en application de l'article 1406 du code général des impôts.

6. En l'espèce, d'une part, il résulte de l'instruction que, par voie de rôle général, l'administration fiscale a assujetti l'OGEC Mixte Saint Aubin à la taxe d'habitation au titre de l'année 2019 à raison des locaux qu'il occupe. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que l'établissement de l'imposition litigieuse découlerait de déclarations qui auraient été considérées comme insuffisantes ou inexactes ou de la remise en cause d'éléments déclarés, ni même que les droits mis à la charge du contribuable excéderaient le montant de ceux qui résulteraient des éléments qui ont été déclarés s'agissant de ces locaux. Dès lors, l'administration n'était pas tenue, préalablement à l'établissement de l'imposition litigieuse, de mettre le contribuable à même de présenter ses observations. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général des droits de la défense doit être écarté.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

7. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a assujetti l'OGEC Mixte Saint Aubin à la taxe d'habitation au titre de l'année 2019 à raison des locaux qu'il occupe au 41 bis rue Riquet à Toulouse, assise sur la surface totale de ces locaux. Par décision du 18 mars 2020, l'administration a rejeté la réclamation de l'organisme requérant, laissant ainsi à sa charge la somme de 2 009 euros.

8. L'OGEC Mixte Saint Aubin soutient que l'ensemble des locaux qu'il occupe bénéficient de l'exonération prévue par les dispositions du 3° du II de l'article 1407 du code général des impôts ou la doctrine administrative référencée aux paragraphes n° 100 et 110 du BOI-IF-TH-10-40-10 du 12 septembre 2012 dès lors que les classes, les sanitaires, les annexes, les circulations sont des locaux auxquels ont accès quotidiennement les élèves et qu'en outre, les locaux affectés au service des professeurs et des personnels d'éducation, ainsi que ceux affectés à l'administration de l'établissement sont également accessibles aux élèves et abritent des matériels ou outils indispensables destinés à l'instruction des élèves et présentent un caractère indissociable.

S'agissant de la charge de la preuve :

9. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération.

S'agissant de l'application de la loi fiscale :

10. Aux termes de l'article 1407 du code général des impôts : " I. - La taxe d'habitation est due : / 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation ; / 2° Pour les locaux meublés conformément à leur destination et occupés à titre privatif par les sociétés, associations et organismes privés et qui ne sont pas retenus pour l'établissement de la cotisation foncière des entreprises ; / (). / II. - Ne sont pas imposables à la taxe : / () ; /3° Les locaux destinés au logement des élèves dans les écoles et pensionnats ; / (). ". Aux termes de l'article 1408 du même code : " I. - La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables. / (). ". Aux termes de l'article 1409 du même code : " La taxe d'habitation est calculée d'après la valeur locative des habitations et de leurs dépendances, (). ". Aux termes de l'article 1415 du même code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. "

11. En premier lieu, si l'OGEC Mixte Saint Aubin fait valoir que le réfectoire doit être exonéré de taxe d'habitation en application des dispositions précitées du 3° du II de l'article 1407 du code général des impôts, il ne résulte pas de l'instruction que l'établissement disposerait d'un internat. Dans ces conditions, faute de présenter un lien avec le logement des élèves, le réfectoire n'entre pas dans le champ de cette exonération.

12. En second lieu s'agissant des salles de classe, de l'accueil, du bureau, de la buanderie, des cours, de la salle couverte, de la cuisine et de la réserve, d'une part, ils ne présentent aucun lien avec le logement des élèves. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction, en l'absence de toute pièce produite par l'OGEC Mixte Saint Aubin de nature à l'établir, qu'ils seraient librement accessibles au public et aux élèves ou ouverts à leur circulation sans aucune restriction.

13. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a maintenu, sur le terrain de la loi fiscale, les locaux en cause dans la base imposable à la taxe d'habitation en application des dispositions précitées des articles 1407, 1408, 1409 et 1415 du code général des impôts.

S'agissant de l'interprétation administrative de la loi fiscale :

14. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à l'année d'imposition en litige : " (). / Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente. Sont également opposables à l'administration, dans les mêmes conditions, les instructions ou circulaires publiées relatives au recouvrement de l'impôt et aux pénalités fiscales. ". Il résulte de ces dispositions que lorsque le contribuable invoque le bénéfice de l'interprétation de la loi fiscale que l'administration a fait connaître par des instructions et circulaires publiées, aucune imposition, même primitive, qui serait contraire à cette interprétation ne peut être établie.

15. Aux termes de l'instruction référencée BOI-IF-TH-10-40-10 du 12 septembre 2012 : " (). / 100. L'exonération prévue par l'article 1407 II 3° du CGI ne vise expressément que les locaux affectés au logement des élèves, tels que dortoirs, réfectoires et installations sanitaires, dans les écoles et pensionnats. / (). / 110. Il y a lieu, toutefois, d'admettre que les locaux affectés à l'instruction des élèves (salles de classe, études, etc.) peuvent être exclus des bases de la taxe d'habitation. / () ".

16. En premier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que l'accueil, le bureau, la buanderie, les cours, la salle couverte, la cuisine ainsi que la réserve seraient destinés à l'instruction des élèves ou bien pourraient être regardés comme constituant une dépendance des locaux affectés à leur instruction qui en serait indissociable. Dans ces conditions, ils n'entrent pas dans le champ de l'exonération prévue par la doctrine administrative invoquée.

17. En second lieu, et en revanche, s'agissant des salles de classe, d'une surface totale de 264,44 m², ces locaux constituent, au sens de la doctrine administrative visée, des locaux affectés à l'instruction des élèves, entrant dans le champ de l'exonération.

18. Il résulte de ce qui précède que l'OGEC Mixte Saint Aubin est seulement fondé à demander la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019, correspondant à l'exonération d'une surface de 264,44 m².

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme sollicitée par l'OGEC Mixte Saint Aubin au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La base d'imposition à la taxe d'habitation de l'OGEC Mixte Saint Aubin au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune de Toulouse est réduite à hauteur d'une surface de 264,44 m².

Article 2 : L'OGEC Mixte Saint Aubin est déchargé des droits correspondant à la réduction de base d'imposition définie à l'article 1er ci-dessus.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'OGEC Mixte Saint Aubin et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.

Le magistrat désigné,

J-C. A

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

No 2001741

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