LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2003582

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2003582

mardi 4 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2003582
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP CAMILLE ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juillet 2020, M. A E et Mme D C, représentés par Me Gasquet, demandent au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de l'imposition supplémentaire sur les revenus de l'année 2017 pour un montant de 39 602 euros en droits, de 2 059 euros en pénalités et des prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis par un avis de mise en recouvrement du 28 juin 2019, assortie des intérêts moratoires ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le service ne pouvait pas leur opposer l'instruction publiée au bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-RFPI-PVI-10-40-10 ;

- le service vérificateur a fait une inexacte application des dispositions de l'article 150 U du code général des impôts en considérant que le bien immobilier qu'ils ont vendu n'était pas leur résidence principale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2021, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. E et Mme C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 10 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 31 mars 2022 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. Luc, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une proposition de rectification du 18 février 2019, le service a remis en cause l'exonération d'imposition des plus-values immobilières sous le bénéfice de laquelle se sont placés M. E et Mme C à raison de la vente d'une maison située au sis 19, rue de la Provençale à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), conclue le 23 mai 2017. Les suppléments d'imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux en résultant, assortis des intérêts de retard, ont été mis en recouvrement par un avis du 28 juin 2019 pour un montant total en droits et en pénalités de 43 726 euros. M. E et Mme C ont présenté une réclamation le 19 novembre 2019 visant à obtenir la décharge de ces impositions supplémentaires, qui a fait l'objet d'une décision de rejet du 16 juin 2020. Ils demandent au tribunal la décharge de ces impositions supplémentaires, assortie des intérêts moratoires.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. En premier lieu, si une instruction administrative ne saurait justifier une imposition, il résulte notamment de la proposition de rectification du 18 février 2019 et de la réponse aux observations du contribuable du 16 mai 2019, que l'administration a fondé sa position sur les dispositions de l'article 150 U du code général des impôts, et plus spécifiquement sur le 1° du II de cet article. En outre, la mention de l'instruction publiée au bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-RFPI-PVI-10-40-10 n'a pour objet que de préciser les dispositions législatives de l'article précité. Par suite, le service n'a pas fixé une règle nouvelle d'imposition qui serait dépourvue de base légale.

3. En second lieu, aux termes de l'article 150 U du code général des impôts : " I () les plus-values réalisées par les personnes physiques (), lors de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis (), sont passibles de l'impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH. () II.- Les dispositions du I ne s'appliquent pas aux immeubles, aux parties d'immeubles ou aux droits relatifs à ces biens : / 1° Qui constituent la résidence principale du cédant au jour de la cession () ". Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération.

4. Pour justifier de l'occupation habituelle et effective de leur bien situé à Castelsarrasin, du mois de janvier 2020 au mois de mai 2020, M. E et Mme C produisent notamment une facture de gaz, une facture d'électricité et une facture du syndicat des eaux de la région de Castelsarrasin. Toutefois, la consommation révélée par ces factures, en particulier 5m3 d'eau et 223 kWh pour la période concernée, ne permet pas d'établir l'occupation habituelle et effective du bien en litige pendant les cinq mois précédant sa cession. Par ailleurs, il résulte de l'instruction qu'à l'exception de l'année 2015, les requérants ont déclaré leurs revenus en indiquant être domiciliés au 14, chemin des Barques à Montpellier. Les bulletins de salaires pour les années 2015, 2016 et 2017 indiquent cette même adresse à Montpellier. En outre, les comptes bancaires dont les requérants disposent mentionnent Montpellier comme adresse de domiciliation. Ainsi, le bien litigieux, qui n'a pas été occupé de manière habituelle et effective par les requérants, ne peut être regardé comme constituant leur habitation principale au jour de la cession. Par suite, ils ne peuvent prétendre à l'exonération de la plus-value réalisée sur le fondement des dispositions de l'article 150 U II 1° du code général des impôts.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E et de Mme C tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2017 en raison de l'imposition d'une plus-value immobilière doivent être rejetées.

Sur les intérêts moratoires :

6. Aux termes de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales : " Quand l'Etat est condamné à un dégrèvement d'impôt par un tribunal (), les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable et donnent lieu au paiement d'intérêts moratoires dont le taux est celui de l'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts () ".

7. Il n'existe aucun litige né et actuel entre le comptable chargé du paiement des intérêts moratoires visés à l'article L. 208 précité et les requérants. Dès lors, les conclusions tendant au paiement de ces intérêts ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.

Sur les frais exposés par les parties à l'occasion du litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, pour la direction régionale des finances publiques d'Occitanie et du département de Haute-Garonne, verse à M. E et Mme C une somme de 2 000 euros que ceux-ci réclament au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E et de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Mme D C et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Truilhé, président,

- M. Déderen, premier conseiller,

- M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.

Le rapporteur,

N. B

Le président,

J-C. TRUILHÉ La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions