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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2004249

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2004249

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2004249
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantR.F. RASTOUL-S.FONTANIER-A.COMBAREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 24 août 2020, le 6 juillet 2021 et le 8 octobre 2021, M. A C, représenté par Me Andrieu, demande au tribunal de condamner le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège à lui verser la somme de 55 588,75 euros en réparation des préjudices causés par une erreur de diagnostic médical et une prescription médicale inadaptée.

Il soutient que :

- la responsabilité pour faute du centre hospitalier doit être engagée dès lors qu'il a été victime d'une erreur de diagnostic et d'une prescription médicale inadaptée de la part du médecin urgentiste ;

- aucun taux de perte de chance ne doit être appliqué dès lors que le recours à ce mécanisme requiert la présence d'un aléa et d'un fait de l'administration en compromettant la réalisation ;

- l'incidence professionnelle, résultant d'un arrêt de travail d'un mois, sera indemnisée à hauteur de 4 000 euros, soit l'équivalent d'un mois de salaire du poste sur lequel il était en cours de recrutement ;

- son état a nécessité une aide-ménagère de deux heures par jour pendant sept semaines, l'assistance d'une tierce personne sera évaluée à 350 euros sur la base d'un tarif horaire de 25 euros ;

- son déficit fonctionnel temporaire doit être réparé, suivant les conclusions de l'expert, à hauteur de 238,75 euros ;

- ses souffrances endurées, évaluées à 2,5/7, doivent être réparées à hauteur de 8 000 euros ;

- son déficit fonctionnel permanent, évalué à 10 %, doit être réparé, compte-tenu de son âge, à hauteur de 16 000 euros ;

- son préjudice d'agrément lui ouvre droit à réparation à hauteur de 25 000 euros ;

- son préjudice sexuel lui ouvre droit à réparation à hauteur de 2 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 mars 2021, le 17 août 2021, le 25 octobre 2021 et le 23 novembre 2021, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège, représenté par Me Daumas, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, et à titre subsidiaire, à ce que la condamnation susceptible d'être prononcée soit limitée à la somme de 7 820,30 euros. Il conclut également au rejet de toute demande de la caisse primaire d'assurance maladie.

Il soutient que :

A titre principal, sur l'absence de faute en lien avec les préjudices :

- l'erreur de diagnostic n'est pas fautive, tous les moyens adaptés ayant été mis en œuvre ; la prescription d'anti-inflammatoires non stéroïdiens n'est pas davantage fautive dès lors qu'elle constituait le traitement adapté au diagnostic erroné ;

- les conclusions de l'expert médical sont entachées de contradiction, celui-ci retenant tout à la fois qu'il était logique que l'urgentiste prescrive des antalgiques et que seul un spécialiste pouvait ordonner une telle prescription ; l'urgentiste a bien conseillé à M. C de consulter un spécialiste ;

- M. C ayant attendu trois jours pour consulter de nouveau, ce délai a retardé la prescription du traitement adapté ; le lien de causalité entre l'erreur de diagnostic et les préjudices du requérant n'est donc pas caractérisé ;

A titre subsidiaire, sur les préjudices :

- la récidive de la fistule n'étant pas imputable aux manquements susceptibles d'être retenus, ses conséquences dommageables doivent être exclues de l'évaluation des préjudices ; il convient de déduire de l'évaluation des préjudices ceux qui, compte tenu de son état initial, seraient survenus même en l'absence de faute ; les demandes indemnitaires de M. C devront être ramenées à de plus justes proportions ;

- la réalité de l'incidence professionnelle n'étant pas établie, le préjudice professionnel temporaire dont il est demandé réparation ne présente pas un caractère certain ;

- compte-tenu du taux de perte de chance de 50% et du taux horaire pour l'évaluation de l'assistance d'une tierce personne qui ne pourra excéder 13 euros, l'évaluation d'un tel poste de préjudice sera ramenée à 91 euros ;

- compte-tenu du taux de perte de chance, de l'exclusion des périodes d'hospitalisation en lien avec l'état antérieur et d'un montant de base de 13 euros par jour, l'évaluation du déficit fonctionnel temporaire sera ramenée à 79,3 euros ;

- l'évaluation des souffrances endurées sera ramenée à 1 250 euros ;

- le déficit fonctionnel permanent de 8% donnera lieu, compte-tenu du taux de perte de chance et d'une valeur du point fixée à 1 225 euros, à une indemnité de 4 900 euros ;

- le préjudice d'agrément sera évalué, faute de justificatifs particuliers et compte-tenu du taux de perte de chance, à 1 000 euros ;

- le préjudice sexuel sera évalué, compte-tenu du taux de perte de chance, à 500 euros ;

Sur l'éventuelle créance de la caisse primaire d'assurance maladie :

- faute de production de l'état des débours définitifs, celle-ci doit être regardée comme inexistante.

Par des mémoires enregistrés le 1er juillet 2021, le 5 novembre 2021 et le 17 février 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn, représentée par Me Rastoul, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à la condamnation du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège à lui verser la somme de 14 427,99 euros au titre de ses débours ainsi que la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, et de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège la somme de 1 000 euros ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- les débours de la caisse, composés de frais d'hospitalisation, de frais médicaux et pharmaceutiques et de frais de transport, s'élèvent à la somme globale de 14 427,99 euros ;

- elle est en outre fondée à prétendre au remboursement de l'indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 1 162 euros.

Par ordonnance du 26 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 26 novembre 2021.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 juillet 2020.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 8 juin 2020, par laquelle la vice-présidente du tribunal a taxé les frais d'expertise.

Vu :

- le code de la santé publique,

- le code de la sécurité sociale,

- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Chalbos, rapporteure,

- les conclusions de M. D de Hureaux, rapporteur public,

- et les observations de Me Cara, représentant le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, né le 8 août 1964, s'est présenté le 15 septembre 2017 au service des urgences du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège en raison de douleurs ano-rectales persistantes. Le médecin urgentiste lui a diagnostiqué une crise hémorroïdaire et prescrit un traitement pour la douleur comprenant notamment des anti-inflammatoires, tout en l'invitant à consulter un spécialiste en cas de persistance des symptômes. Face à l'aggravation de ceux-ci, M. C s'est à nouveau rendu au service des urgences le 18 septembre 2017. Il a été opéré le jour même d'un abcès de la marge anale compliqué d'une gangrène. En août 2018, M. C a été hospitalisé pour une récidive d'abcès anal. Par requête du 1er juin 2019, il a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse aux fins d'ordonner une expertise médicale. L'expert désigné par le tribunal a rendu son rapport le 25 mars 2020. Par une demande indemnitaire préalable reçue le 30 avril 2020, M. C a sollicité auprès du centre hospitalier la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de fautes médicales consistant en un retard de diagnostic et un traitement médical inadapté. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le centre hospitalier sur une telle demande.

Sur la responsabilité du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

3. Il résulte de l'instruction que le diagnostic de crise hémorroïdaire a été posé par un médecin du service des urgences du centre hospitalier le 15 septembre 2017 à l'issue d'un examen consciencieux reposant sur les doléances du patient et sur un toucher rectal. S'il est apparu, le 18 septembre 2017, que le diagnostic initial du médecin urgentiste était erroné dès lors que M. C souffrait en réalité d'un abcès de la marge anale compliqué d'une gangrène, il résulte du rapport d'expertise que seule une anuscopie réalisée par un spécialiste permettait d'identifier avec certitude l'origine des douleurs ressenties par M. C. Ainsi, en ne prescrivant pas d'examen complémentaire et en invitant son patient à consulter un spécialiste en cas de persistance de ses douleurs, le médecin urgentiste n'a pas commis de faute médicale en dépit du caractère erroné de son diagnostic et du retard de prise en charge adaptée que celui-ci a induit.

4. Il résulte en revanche du rapport d'expertise qu'en prescrivant à M. C des anti-inflammatoires alors que le diagnostic d'un abcès anal n'avait pas pu être formellement écarté par un spécialiste, et en ne se limitant pas à une prescription d'antalgiques, le médecin urgentiste ne s'est pas conformé aux recommandations médicales qu'il ne pouvait raisonnablement ignorer, dès lors que la prise d'anti-inflammatoires favorise la dissémination de l'infection et l'aggravation d'un éventuel abcès. Il apparaît ainsi que M. C a été victime d'une faute médicale consistant en la prescription d'anti-inflammatoires alors que le diagnostic d'abcès anal n'avait pas pu être formellement écarté. Une telle faute est de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège.

Sur l'étendue des préjudices réparables :

5. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.

6. Il résulte de l'instruction et en particulier du rapport d'expertise que la faute médicale dont M. C a été victime a contribué, entre autres facteurs, à l'aggravation rapide de son abcès de la marge anale et à une évolution vers une forme gangrénée. Une telle faute lui a fait perdre une chance d'éviter l'aggravation de son état de santé, dont l'ampleur doit être évaluée, compte-tenu du délai de diagnostic non fautif et du terrain diabétique du patient, à 50 %.

7. Il résulte en revanche de l'instruction et en particulier du rapport d'expertise que la récidive de fistule anale présentée par M. C en août 2018 est une complication fréquente de l'opération d'un abcès anal qui s'explique par la difficulté à identifier le trajet fistuleux et à l'ablation totale de celui-ci dès la première intervention. Celle-ci ne résulte donc pas de la faute médicale dont a été victime M. C, laquelle a seulement pu contribuer à l'ampleur et l'évolution rapide de son abcès, dans la proportion retenue au point précédent.

Sur l'évaluation des préjudices :

En ce qui concerne les dépenses de santé :

8. Il résulte du décompte présenté par la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn que celle-ci justifie avoir engagé, entre le 15 septembre 2017 et le 24 novembre 2017, des frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques et de transport en lien direct avec la faute médicale du centre hospitalier, pour un montant total de 14 427,99 euros. Il résulte en particulier de l'attestation d'imputabilité établie par le médecin-conseil de la caisse que les soins étrangers à la faute médicale ont été exclus du décompte. M. C n'ayant pas fait état de dépenses de santé demeurées à sa charge, et compte-tenu du taux de perte de chance de 50 %, le centre hospitalier sera condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn une indemnité de 7 214 euros.

En ce qui concerne les préjudices personnels de M. C :

9. En premier lieu, pour justifier d'une incidence professionnelle temporaire ayant entraîné une perte de revenus évaluée à 4 000 euros, M. C se borne à faire état de sa candidature pour un poste de responsable d'agence de travail temporaire. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction qu'une telle démarche aurait été suivie d'une proposition d'entretien ou d'une promesse d'embauche, de sorte que la réalité du préjudice professionnel allégué n'apparaît pas établie. M. C ne justifie, dans ces conditions, d'aucune perte de revenus en lien avec la faute médicale dont il a été victime.

10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'aggravation de l'état de santé de M. C résultant de la faute du centre hospitalier a rendu nécessaire l'assistance d'une aide-ménagère à domicile de deux heures par jour durant sept semaines. Il sera fait une juste appréciation de l'indemnisation d'un tel chef de préjudice en allouant à M. C, compte-tenu du coût horaire moyen du salaire minimum au cours de cette période, majoré afin de tenir compte des cotisations sociales et des congés payés correspondants ainsi que du taux de perte de chance de 50 %, la somme de 600 euros.

11. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que M. C a subi, en lien direct avec la faute médicale du centre hospitalier, un déficit fonctionnel temporaire total durant sept jours, suivi d'un déficit fonctionnel temporaire de classe III durant dix jours puis d'un déficit fonctionnel temporaire de classe I durant deux jours. Il conserve par ailleurs, à compter de la consolidation de son état de santé, un déficit fonctionnel permanent en lien direct avec la faute médicale du centre hospitalier devant être évalué à 6 %, l'expert retenant un déficit fonctionnel permanent de 8 % dont 2 % sont en lien avec la récidive de la fistule anale de M. C, non imputable à une faute médicale. Dans ces conditions, et compte-tenu notamment de ce que M. C était âgé de cinquante-trois ans à la date de consolidation de son état de santé, il sera fait une juste et globale appréciation des déficits fonctionnels temporaire et permanent subis par M. C entre le 18 septembre 2017 et le 23 novembre 2017, puis à compter de cette date, en lui allouant, compte-tenu du taux de perte de chance de 50 %, la somme de 3 000 euros.

12. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par M. C et en lien direct avec la faute médicale du centre hospitalier ont été évaluées à 2,5/7 par l'expert. Compte tenu du taux de perte de chance de 50 %, ces souffrances seront réparées par l'allocation à M. C d'une somme de 1 500 euros.

13. En cinquième et dernier lieu, il résulte de l'instruction que si l'expert a évalué le préjudice d'agrément subi par M. C comme " très significatif " dès lors que ses séquelles compromettent la poursuite de ses activités de loisirs et ont des répercussions sur sa vie sociale, le requérant ne justifie pas de la pratique régulière des nombreuses activités qu'il évoque, à l'exception de la chorale. M. C subit par ailleurs un préjudice sexuel en lien avec la faute médicale peu significatif selon l'expert. Dans ces conditions, et compte-tenu du taux de perte de chance de 50 %, il sera fait une juste et globale appréciation de ses préjudices d'agrément et sexuel en lui allouant la somme de 1 500 euros.

14. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège doit être condamné à verser à M. C la somme de 6 600 euros en réparation de ses divers chefs de préjudice résultant de la faute médicale dont il a été victime.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

15. En application des dispositions combinées des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn a droit à l'indemnité forfaitaire au taux de 1 162 euros. Il y a donc lieu de mettre cette somme à la charge du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège.

Sur les frais liés au litige :

16. D'une part, les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 1 652,90 euros, doivent être mis à la charge définitive du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège.

17. D'autre part, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège la somme de 1 000 euros à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège versera à M. C la somme de 6 600 euros en réparation de ses préjudices.

Article 2 : Le centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège versera à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn la somme de 7 214 euros au titre de ses débours, la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion et la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 1 652,90 euros, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège.

Article 4 : Le surplus des conclusions de M. C et de la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au centre hospitalier intercommunal des vallées d'Ariège et à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.

Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Katz, président,

Mme Chalbos, première conseillère,

Mme Péan, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

La rapporteure,

C. CHALBOS

Le président,

D. KATZ La greffière,

F. DEGLOS

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

N°2004249

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