mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2004316 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ARCANTHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces enregistrés le 27 août 2020, le 17 mars 2021 et le 16 février 2022, Mme C A, représentée par Me Dalbin demande au tribunal :
1°) de condamner la société anonyme (SA) La Poste à lui verser la somme globale de 85 000 euros en réparation de ses préjudices, assortie des intérêts à taux légal à compter du 14 mai 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la SA La Poste la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- La Poste a commis une faute en la plaçant le 11 décembre 2017 à la retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 30 mai 2018, sans l'avoir préalablement invitée à présenter une demande de reclassement dans un autre emploi de la société, la privant ainsi du droit au reclassement ; cette décision a été annulée par le jugement n° 1800364-1802778 du tribunal administratif de Toulouse au motif qu'elle n'avait pas été invitée à présenter une demande de reclassement dans un emploi d'un autre corps ;
- La Poste a commis une faute en prononçant, par une décision du 24 mai 2018, sa mise en disponibilité d'office pour une période de six mois à compter du 30 mai 2018 ; cette décision a été annulée par le jugement n° 1903574-1903575 du tribunal administratif de Toulouse au motif que le comité médical, dans son avis du 24 mai 2018, n'avait pas constaté son inaptitude à l'exercice de ses fonctions ;
- La Poste a commis une faute en prolongeant, par deux décisions du 29 octobre 2018 et du 26 avril 2019, sa disponibilité d'office pour maladie pour une période de six mois à compter du 30 novembre 2018 jusqu'au 29 mai 2019 et du 30 mai 2019 au 29 novembre 2019 ; ces décisions ont été annulées par le jugement du tribunal administratif de Toulouse n° 1903574-1903575 ;
- La Poste a commis une faute en ne l'invitant pas à présenter une demande de reclassement ; la recherche de poste pour la reclasser a été effectuée tardivement ; aucune recherche tendant à son reclassement n'a été effectuée avant la décision du 24 mai 2018 la plaçant en disponibilité d'office pour une durée de six mois ;
- La Poste n'a pas exécuté les jugements du tribunal administratif de Toulouse ;
- elle a perdu une chance d'être reclassée sur un poste administratif ce qui lui a causé un préjudice financier qu'elle évalue à 30 000 euros ;
- du fait de son placement en disponibilité d'office et de l'absence d'exécution des jugements du tribunal administratif de Toulouse, elle a perdu trois années de cotisations de retraite lui causant un préjudice financier qu'elle évalue à 50 000 euros ;
- les recours qu'elle a dû intenter pour faire valoir ses droits imputables à l'absence de reclassement et l'empêchant reprendre ses fonctions lui ont causé un préjudice moral qu'elle évalue à 5 000 euros.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 3 mars 2021 et le 18 février 2022, la société anonyme La Poste, représentée par Me Moretto, conclut au rejet de la requête.
La Poste soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Biscarel,
- les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique,
- et les observations de Me Moretto, représentant la société anonyme La Poste.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, fonctionnaire titulaire de La Poste relevant du grade d'agent professionnel qualifié de second niveau exerçait les fonctions de factrice en automobile à Espalion (Aveyron). Par une décision du 23 mai 2016, elle s'est vue reconnaître le caractère professionnel de sa maladie à compter du 8 mars 2016. Par une décision du 10 novembre 2017, la reconnaissance de l'imputabilité au service de la rechute de sa pathologie lombaire à compter du 10 juillet 2017 a été refusée et ses arrêts de travail ont été pris en compte au titre des congés ordinaires de maladie à compter du 30 mai 2017. Par décision du 11 décembre 2017, Mme A a été placée à la retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 30 mai 2018. Par décision du 24 mai 2018, elle a été placée en disponibilité d'office pour maladie pour une période de six mois à compter du 30 mai 2018. Par jugement du 10 février 2020 n° 1800364-1802778, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les décisions du 11 décembre 2017 et du 24 mai 2018. Par des décisions du 29 octobre 2018 et du 26 avril 2019, la mise en disponibilité d'office de Mme A a été prolongée du 30 novembre 2018 au 29 mai 2019 puis du 30 mai 2019 au 29 novembre 2019. Ces deux décisions ont été annulées par des jugements du tribunal administratif de Toulouse n° 1903574 et n° 1903575 du 20 octobre 2020. Le 6 mai 2020, Mme A a présenté une demande tendant à la réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité fautive de l'ensemble de ces décisions annulées par le tribunal. En l'absence de réponse de la SA La Poste, une décision implicite de rejet est née. Par sa requête, Mme A demande au tribunal de condamner la SA La Poste à lui verser la somme globale de 85 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité de La Poste :
2. En premier lieu, d'une part, par un jugement définitif du 10 février 2020 n° 1800364-1802778, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision du 11 décembre 2017 accordant à Mme A le bénéfice de la mise en retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 30 mai 2018, au motif que cette dernière avait été privée de la possibilité d'exercer son droit à reclassement dans un autre emploi en méconnaissance de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984. Cette illégalité fautive est de nature à engager la responsabilité de La Poste. D'autre part, par un jugement définitif du 20 octobre 2020 n° 1903574-1903575, le tribunal administratif a annulé les décisions du 29 octobre 2018 et du 26 avril 2019 prolongeant la mise en disponibilité d'office de Mme A du 30 novembre 2018 au 29 mai 2019 puis du 30 mai 2019 au 29 novembre 2019 pour un motif d'illégalité interne tiré de ce que le comité médical, dans son avis du 24 mai 2018, n'avait pas reconnu son inaptitude à l'exercice de ses fonctions et qu'il aurait du être saisi préalablement au renouvellement de sa mise en disponibilité. Cette illégalité fautive est également de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
3. En second lieu, aux termes de l'article 51 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction alors en vigueur : " () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 34. () " et aux termes de l'article 34 de cette même loi : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans () ". Aux termes de l'article 63 de cette même loi, dans sa rédaction alors en vigueur : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / En vue de permettre ce reclassement, l'accès à des corps d'un niveau supérieur, équivalent ou inférieur est ouvert aux intéressés, quelle que soit la position dans laquelle ils se trouvent, selon les modalités retenues par les statuts particuliers de ces corps, en exécution de l'article 26 ci-dessus et nonobstant les limites d'âge supérieures, s'ils remplissent les conditions d'ancienneté fixées par ces statuts. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles le reclassement, qui est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé, peut intervenir. () ". Aux termes de l'article 41 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le bénéficiaire d'un congé de longue maladie () ne peut reprendre ses fonctions à l'expiration ou au cours dudit congé que s'il est reconnu apte, après examen par un spécialiste agréé et avis favorable du comité médical compétent. () " et aux termes de l'article 47 de ce même décret : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un fonctionnaire a été, à l'issue de ses droits statutaires à congé de maladie, reconnu inapte à la reprise des fonctions qu'il occupait antérieurement, l'autorité hiérarchique ne peut placer cet agent en disponibilité d'office, sans l'avoir préalablement invité à présenter, s'il le souhaite, une demande de reclassement. La mise en disponibilité d'office peut ensuite être prononcée soit en l'absence d'une telle demande, soit si cette dernière ne peut être immédiatement satisfaite.
5. Il résulte de l'instruction que par sa décision du 24 mai 2018, La Poste a placé Mme A en disponibilité d'office à compter du 30 mai 2018 sans l'inviter à présenter une demande de reclassement. Elle n'a pas davantage procédé à cette démarche avant l'édiction des décisions du 29 octobre 2018 prolongeant sa disponibilité d'office pour maladie pour une période de six mois à compter du 30 novembre 2018 et du 26 avril 2019 prolongeant sa disponibilité du 30 mai 2019 au 29 novembre 2019. En outre, si La Poste a recherché un poste, vacant ou susceptible d'être vacant, compatible avec l'état de santé de Mme A, cette circonstance ne peut être regardée comme ayant invité la requérante à présenter une demande de reclassement. Par suite, La Poste a commis une faute en s'abstenant d'inviter Mme A à présenter une demande de reclassement préalablement à l'édiction des décisions la plaçant en disponibilité d'office et prolongeant cette disponibilité d'office jusqu'au 29 novembre 2019.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant de l'illégalité de la décision du 11 décembre 2017 :
6. L'illégalité d'une décision administrative constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration, pour autant qu'il en soit résulté pour celui qui demande réparation un préjudice direct et certain. Mais, lorsqu'une personne sollicite le versement d'une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité d'une décision administrative entachée d'un vice de forme, de procédure ou d'incompétence, il appartient au juge administratif de rechercher, en forgeant sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties, si la même décision aurait pu légalement intervenir et aurait été prise, dans les circonstances de l'espèce, par l'autorité compétente, dans le respect des règles de forme et de procédure requises. Dans le cas où il juge qu'une même décision aurait pu être prise dans le respect de ces règles par l'autorité compétente, le préjudice allégué ne peut alors être regardé comme la conséquence directe des vices qui entachaient la décision administrative illégale.
7. Il résulte de l'instruction que la décision du 11 décembre 2017 plaçant Mme A en retraite pour invalidité non imputable au service à compter du 30 mai 2018, qui a été implicitement mais nécessairement abrogée par la décision du 24 mai 2018 plaçant la requérante en disponibilité d'office, n'a pas reçu de commencement d'exécution. Dans ces conditions, le préjudice financier dont se prévaut Mme A ne peut être regardé comme la conséquence directe et certaine de l'illégalité qui entachait cette décision.
S'agissant de l'illégalité des décisions des 24 mai 2018, 29 octobre 2018 et 26 avril 2019 et de la perte de chance d'être reclassée :
8. En premier lieu, Mme A soutient qu'elle a subi un préjudice évalué à 50 000 euros, du fait de la perte de trois années de cotisations par suite de son placement en disponibilité d'office. Toutefois, par les pièces qu'elle verse au dossier, la requérante n'établit pas la réalité de ce préjudice. En outre, il résulte de l'instruction que par sa décision du 8 juillet 2021, La Poste a reconnu le caractère professionnel de la maladie hors tableau de Mme A à compter du 8 mars 2016 et a décidé la prise en charge au titre de cette maladie professionnelle des arrêts de travail du 30 mai 2017 au 29 mai 2018 et de la période de disponibilité d'office pour maladie du 30 mai 2018 au 29 juillet 2021. Cette décision prévoit en outre expressément l'application des avis émis par la commission de réforme le 8 juillet 2021. Ainsi, en prenant cette décision, La Poste a nécessairement prévu de reconstituer la carrière de la requérante pour les périodes indiquées, incluant notamment l'ensemble de ses droits sociaux. Dès lors, le préjudice financier dont se prévaut Mme A ne revêt pas un caractère certain.
9. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme A n'a pas été invitée par La Poste à présenter une demande de reclassement et qu'elle a dû saisir le tribunal administratif pour faire annuler les décisions la plaçant en retraite d'office pour raison de santé et la plaçant en disponibilité d'office et prolongeant cette mesure. A la suite de ces recours, en exécution de ces jugements, la SA La Poste l'a reclassée sur un poste compatible avec son état de santé par une décision du 15 décembre 2021. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de Mme A en lui allouant la somme de 3 000 euros.
10. Il résulte de tout ce qui précède que La Poste doit être condamnée à verser à Mme A une indemnité de 3 000 euros, cette somme étant assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 mai 2020, date de réception par La Poste de sa demande préalable d'indemnisation.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de La Poste une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La société anonyme La Poste est condamnée à verser à Mme A une indemnité de 3 000 euros. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 mai 2020.
Article 2 : La société anonyme La Poste versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la société anonyme La Poste.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
La rapporteure,
B. BISCAREL
La présidente,
F. HÉRY La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026