jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2005406 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | MAGRINI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés le 26 octobre 2020, le 29 septembre 2021 et le 6 décembre 2022, M. B C, représenté par Me Magrini, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner solidairement la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la société SMACL assurances, à lui verser la somme totale de 109 732,37 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) d'enjoindre à la commune de Montpezat-de-Quercy de réaliser les travaux de remise en état de l'ouvrage d'évacuation des eaux usées sous-dimensionné dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Montpezat-de-Quercy la somme de 12 591 euros au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative et la somme de 8 456 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal, doit être engagée la responsabilité sans faute de la commune au titre des dommages accidentels de travaux publics dès lors qu'il a la qualité de tiers par rapport à l'ouvrage en cause et que le fonctionnement anormal de l'ouvrage fait suite à l'exécution de travaux réalisés par la commune, en 2009 ;
- à titre subsidiaire, doit être engagée la responsabilité sans faute de la commune au titre des dommages permanents de travaux publics dès lors que le fonctionnement d'évacuation des eaux pluviales est défectueux, qu'il supporte une charge excessive en tant que tiers à cet ouvrage affecté à l'intérêt général et que l'ensemble de ces préjudices présente un caractère anormal et spécial ;
- le lien de causalité entre les désordres affectant sa propriété et les travaux réalisés par la commune est établi ;
- la commune doit prendre à sa charge les travaux de remise en état dès lors qu'ils permettent de rétablir la capacité hydraulique du réseau d'assainissement ;
- il est fondé à demander la somme de 35 732,37 euros au titre du préjudice matériel ; de 39 000 euros au titre du préjudice financier ; de 5 000 au titre du préjudice moral ; de 30 000 euros pour la perte de la valeur vénale de sa propriété.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 août 2021, la société d'assurance Groupama d'Oc, représentée par Me Lanéelle, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le requérant commet une erreur en considérant que la société Groupama d'Oc est l'assureur de la commune de Montpezat-de-Quercy alors lors que son assureur est la société SMACL assurances.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 janvier 2022, la commune de Montpezat-de-Quercy, représentée par la SELARL Depuy avocats et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- selon le rapport de l'expert judiciaire, le lien de causalité entre les désordres et les travaux réalisés par la commune en 2009 n'est pas établi ;
- la maison n'était plus habitée de manière permanente depuis juillet 2010 ;
- le dépassement de l'inconvénient normal de voisinage n'est pas démontré ;
- il n'est pas démontré que les travaux réalisés pour supprimer les odeurs dans l'entrée de l'habitation du requérant ont été déterminés par la commune ;
- la réalité des préjudices allégués n'est pas démontrée ni leur caractère direct et certain ;
- le requérant ne justifie pas des indemnisations qu'il a pu percevoir directement de son assurance habitation.
La procédure a été communiquée à la SMACL le 28 juillet 2022 qui n'a produit aucun mémoire dans la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu l'ordonnance du 25 juin 2020 par laquelle la présidente du tribunal a taxé et liquidé les frais de l'expertise à la somme de 12 591,36 euros.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Chalbos, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pradal représentant M. C ainsi que celles de Me James-Foucher représentant la commune de Montpezat-de-Quercy.
Considérant ce qui suit :
1. En 2009, suite à des plaintes de M. C relatives à des odeurs nauséabondes, la commune de Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) a effectué des travaux sur l'ouvrage d'évacuation des eaux usées jouxtant la propriété de ce dernier. En 2012, constatant des problèmes d'humidité et de remontées capillaires dans sa maison d'habitation, M. C a sollicité auprès du tribunal la nomination d'un expert, qui a été désigné par ordonnance du 5 juillet 2019. A la suite du rapport définitif de l'expert rendu le 22 juin 2020, M. C a adressé par courrier notifié le 22 juillet 2020, une réclamation préalable indemnitaire à la commune de Montpezat-de-Quercy qui est demeurée sans réponse. Par la présente requête, M. C demande au tribunal de condamner solidairement la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la société SMACL assurances, à l'indemniser de tous les préjudices qu'il estime avoir subis, soit une indemnité d'un montant total de 109 723,37 euros, ainsi qu'aux paiement des frais d'expertise d'un montant de 12 591 euros et d'enjoindre à la commune de Montpezat-de-Quercy de réaliser les travaux de remise en état de l'ouvrage d'évacuation des eaux usées, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
2. Le maître d'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure, sans qu'il puisse utilement invoquer le fait du tiers. Il appartient toutefois aux tiers qui entendent obtenir réparation d'apporter la preuve de la réalité des préjudices qu'ils allèguent avoir subis et de l'existence d'un lien de causalité entre cet ouvrage et les dommages invoqués.
En ce qui concerne la responsabilité de la société Groupama d'Oc :
3. Il résulte de l'instruction et notamment du contrat d'assurance entré en vigueur à compter du 1er janvier 2017 que la société Groupama d'Oc est l'assureur du syndicat intercommunal de l'eau Cande Aveyron (SIECA) et non de la commune de Montpezat-de-Quercy, seule personne publique dont la mise en jeu de la responsabilité est recherchée. Par suite, les conclusions dirigées contre la société Groupama d'Oc doivent être rejetées.
En ce qui concerne la responsabilité de la commune de Montpezat-de-Quercy et de la SMACL :
4. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport définitif de l'expert remis le 22 juin 2020 que les travaux de " tubage " réalisés en 2009 ont été déterminés par la commune de Montpezat-de-Quercy et ont porté sur l'ouvrage d'évacuation des eaux usées jouxtant la propriété de M. C. Il résulte également du rapport de l'expert judiciaire qu'avant ces travaux, les ouvrages existant permettaient une évacuation correcte des effluents du secteur et que, à l'inverse, depuis ces travaux, les phases de saturation du système d'assainissement se sont multipliées. Les travaux réalisés en 2009 par la commune de Montpezat-de-Quercy ont donc eu pour conséquence de considérablement réduire la capacité hydraulique des caniveaux d'assainissement qui passent notamment sous la maison de M. C. Enfin, il résulte du rapport de l'expert judiciaire que les eaux non évacuées inondent la zone d'étranglement du secteur imprégnant alors les murs et les habitations riveraines dont celle de M. C. Dès lors et contrairement à ce que fait valoir la commune de Montpezat-de-Quercy, le lien de causalité entre les travaux qu'elle a réalisés sur l'ouvrage d'évacuation des eaux usées et les dommages invoqués par M. C est établi. Par suite, eu égard à la qualité de tiers à l'égard de cet ouvrage de M. C, ce lien de causalité suffit à engager la responsabilité de la commune de Montpezat-de-Quercy pour les dommages causés par le dysfonctionnement de l'ouvrage d'évacuation des eaux usées.
5. Toutefois il résulte également du rapport d'expertise que le village se situe sur une roche calcaire et que le matériau utilisé pour la construction de l'habitation de M. C est également pour l'essentiel de la roche calcaire. Cette situation a eu pour conséquence de limiter l'évacuation de l'eau sous forme de vapeur et de faciliter l'apparition d'humidité dans les murs massifs de la maison et de salpêtre dans certaines pièces. Dans ces conditions, même si les dommages résultent d'un dysfonctionnement de l'ouvrage d'évacuation des eaux usées, leur aggravation et leur propagation dans les différentes pièces de la maison relèvent pour partie de la constitution du bien immobilier elle-même. Compte tenu des caractéristiques intrinsèques du bien immobilier de M. C, le dysfonctionnement de l'ouvrage public ne peut être regardé comme étant la cause de l'humidité affectant cet immeuble qu'à hauteur de 75% des désordres constatés.
En ce qui concerne les préjudices subis :
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que le coût des travaux nécessaires à la résorption totale des désordres s'élève à la somme de 35 732,37 euros TTC. Compte tenu de ce qui a été dit au point 5, la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la société SMACL assurances, doivent être condamnées solidairement à verser à M. C la somme de 26 799,28 euros au titre de ce chef de préjudice.
7. En deuxième lieu, au regard des démarches entreprises par M. C à la suite du dysfonctionnement en cause et de la durée de celui-ci, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral en lien direct avec l'ouvrage public en condamnant solidairement la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la société SMACL assurances, à verser à M. C la somme de 2 000 euros.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que l'humidité affectant l'immeuble de M. C aura nécessairement des conséquences négatives sur une éventuelle vente de cet immeuble, dès lors que M. C a désormais l'obligation d'informer tout acheteur des difficultés rencontrées et du risque de résurgence des problèmes d'humidité et ce, quand bien même ceux-ci seront en grande grande partie résorbés par la réalisation des travaux pour le financement desquels le requérant sera indemnisé. Il sera fait une juste appréciation de la dépréciation de la valeur vénale du bien immobilier imputable aux seules conséquences résultant du dysfonctionnement de l'ouvrage en condamnant la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la société SMACL assurances, à verser solidairement à M. C la somme de 20 000 euros.
9. En dernier lieu, si M. C demande à être indemnisé du préjudice financier subi, il invoque le paiement de ses impôts fonciers, de son assurance habitation, de ses charges courantes en eau et en électricité et d'avoir fait des déplacements réguliers notamment pour entretenir le site. S'agissant de dépenses courantes et normales effectuées par tout propriétaire, M. C n'établit pas avoir subi de ce fait un préjudice financier. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées à ce titre doivent être rejetées.
10. Il résulte de ce tout qui précède que la somme des préjudices qui viennent d'être évalués représente un montant de 48 799,28 euros. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. C a perçu la somme de 11 255 euros de la part de son assureur, laquelle doit venir en déduction du montant précité. Par suite, il y a lieu de condamner solidairement la commune de Montpezat-de-Quercy et son assureur, la SMACL, à verser à M. C la somme de 37 544,28 euros, correspondant à la somme des préjudices qu'il a effectivement subis.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
11. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique.
12. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport de l'expert judiciaire que les travaux sur l'habitation de M. C ne peuvent intervenir qu'une fois des travaux effectués sur l'ouvrage d'évacuation des eaux usées afin de rétablir la capacité hydraulique du réseau d'assainissement. Par ailleurs, si des travaux d'étanchéité ont été réalisés en 2017 dans la venelle, il ne résulte pas de l'instruction que la canalisation sous-dimensionnée de l'ouvrage public, à l'origine de dommages persistants, aurait été corrigée par la commune, en dépit des relances de M. C. Dans ces conditions, il est enjoint à la commune de faire procéder aux travaux de remise en état de l'ouvrage public sous-dimensionné dans un délai de six mois, afin de mettre fin aux dommages accidentels subis par le requérant pour son immeuble.
Sur les dépens et les frais liés au litige :
13. Par une ordonnance du 25 juin 2020, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a taxé et liquidé les frais de l'expertise à la somme de 12 591,36 euros. En application des dispositions de l'article R.761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre cette somme à la charge définitive de la commune de Montpezat-de-Quercy.
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Montpezat-de-Quercy le versement à M. C de la somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance. En revanche, M. C n'étant pas la partie condamnée aux dépens, il y a lieu de rejeter les demandes sur le même fondement juridique présentées par la société Groupama d'Oc et par la commune de Montpezat-de-Quercy.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Montpezat-de-Quercy et la société SMACL assurances sont condamnées à verser solidairement à M. B C la somme de 37 544, 28 euros.
Article 2 : Les frais d'expertise d'un montant de 12 591,36 euros sont mis à la charge définitive de la commune de Montpezat-de-Quercy.
Article 3 : La commune de Montpezat-de-Quercy versera à M. C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la commune de Montpezat-de-Quercy, à la société SMACL assurances et à la société Groupama d'Oc.
Copie en sera adressée au syndicat intercommunal de l'eau Cande Aveyron et à la société Allianz.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.
La rapporteure,
V. A
Le président,
D. KATZLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Tarn-et-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière en chef,
N°2005406
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026