mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2006037 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | JAYLE |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 13 novembre 2020, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Toulouse le dossier de la requête de M. D B enregistrée le 4 septembre 2020 sous le numéro 2013869 au tribunal administratif de Paris.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 17 novembre 2020 sous le numéro 2006037 et un mémoire enregistré le 21 août 2023, M. B, représenté par Me Sérée de Roch, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti par un avis de mise en recouvrement du 30 avril 2017 pour un montant global demeurant en litige de 155 145 euros ;
2°) à titre subsidiaire, de fixer la base d'imposition correspondant aux revenus réputés distribués pouvant donner lieu à imposition supplémentaire aux sommes de 72 069 euros au titre de l'année 2014 et de 27 275 euros au titre de l'année 2015 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure est irrégulière, dès lors que l'administration a méconnu les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et celles de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'administration a commis une erreur de droit dès lors que les sommes comptabilisées à son compte courant dans la SARL Financière Wilson doivent être considérées comme des revenus de capitaux mobiliers imposables en vertu des dispositions du a de l'article 111 du code général des impôts et non en vertu des dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts ;
- l'administration a commis une erreur de droit dès lors que son compte courant d'associé dans la SARL Financière Wilson a été soldé et qu'il a remboursé la totalité des sommes qu'il devait à la société lorsqu'il a cédé ses parts sociales à cette dernière lors de l'assemblée générale extraordinaire du 30 mai 2018 ;
- l'administration a commis une erreur de droit, dès lors que la date de distribution des revenus distribués qu'elle a retenus sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts était déterminable et ne pouvait ainsi être présumée comme étant intervenue à la date de clôture des exercices 2014 et 2015 ;
- les propositions de rectification des 22 juillet et 3 novembre 2016 sont entachées d'un défaut de motivation des majorations prononcées sur le fondement de l'article 1758 A du code général des impôts ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation des intérêts de retard.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2023, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sarraute,
- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est actionnaire à 0,07 % de la SARL Financière Wilson. Cette dernière a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015. Les conséquences de cette vérification ont été tirées à l'égard du revenu global de M. B. Par deux propositions de rectification en date des 22 juillet et 3 novembre 2016, l'administration fiscale lui a fait connaître son intention de procéder à des rehaussements en matière de revenus de capitaux mobiliers, au titre des revenus des années 2014 et 2015. En réponse aux observations formées par M. B les 23 septembre 2016 et 11 janvier 2017, l'administration fiscale a maintenu sa position par deux courriers du 12 octobre 2016 et du 7 février 2017. Par deux avis du 30 avril 2017, l'administration fiscale a mis en recouvrement les impositions supplémentaires mises à sa charge d'un montant global, en droit et pénalités, de 102 736 euros au titre de l'année 2014 et de 52 409 euros au titre de l'année 2015. Le 15 juillet 2020, l'administration a rejeté la réclamation préalable présentée le 23 décembre 2019 par M. B suite à ces deux avis de mise en recouvrement. Par la présente requête, M. B demande la décharge de la totalité des impositions supplémentaires, en droits et pénalités, mises à sa charge, et à titre subsidiaire la rectification de la base d'imposition.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure de contrôle :
2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : "'La proposition de rectification prévue par l'article L 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. ()'". Il résulte de ces dispositions que l'administration doit indiquer au contribuable, dans la proposition de rectification, les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal et la catégorie de revenus dans laquelle ils sont opérés, ainsi que les années d'imposition concernées, de façon à permettre au contribuable de formuler des observations de manière utile.
3. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 22 juillet 2016 se réfère à la proposition de rectification n° 3924 du 22 juillet 2015 qui a été adressée à la SARL Financière Wilson et précise que le compte courant " 45541000 - D B ", qui enregistre les apports et prélèvements de l'associé D B, est créditeur au 30 juin 2014 de 1 108 euros et qu'il a été constaté pendant les opérations de contrôle que la somme de 159 254 euros figurant au crédit de ce compte courant suite à une écriture d'opérations diverses du 30 juin 2014 consistant en un transfert de cette somme depuis le compte " débiteur divers 46710600 - A B " est demeurée injustifiée au titre de l'exercice 2014 malgré les demandes du vérificateur, la société se contentant, sans produire aucune pièce justificative, d'expliquer qu'il s'agissait d'une cession de créances dues dans la société de l'associé D B à son père A B. L'administration a par ailleurs ensuite détaillé les textes applicables au rehaussement envisagé. Dans ces conditions, et même si la proposition de rectification n° 3924 du 22 juillet 2015 n'est pas annexée à la proposition de rectification, l'administration a informé M. B des motifs de droit et de fait fondant la rectification envisagée de manière suffisante pour lui permettre de présenter utilement des observations.
4. De la même manière, la proposition de rectification du 3 novembre 2016 se réfère à la proposition de rectification n° 3924 du 22 juillet 2015 qui a été adressée à la SARL Financière Wilson et précise que le compte courant " 45541000 - D B ", qui enregistre les apports et prélèvements de l'associé M. D B, est créditeur au 30 juin 2015 à hauteur de 1 108 euros et qu'il a été constaté pendant les opérations de contrôle que la somme de 84 901 euros portée au crédit de ce compte courant le 30 juin 2015 par une écriture d'opérations diverses consistant en un transfert de cette somme depuis le compte " 2748000 - prêt A B " est demeurée injustifiée au titre de l'exercice 2015 malgré les demandes du vérificateur, la société, sans apporter aucune pièce justificative, se contentant s'expliquer qu'il s'agissait d'une cession de la dette de D B envers la société à son père A B. L'administration a ensuite détaillé les textes applicables au rehaussement envisagé. Dans ces conditions, et même si la proposition de rectification n° 3924 du 22 juillet 2015 n'est pas annexée à la proposition de rectification, l'administration a informé M. B des motifs de droit et de fait fondant la rectification envisagée de manière suffisante pour lui permettre de présenter utilement des observations.
5. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'insuffisante motivation des propositions de rectification des 22 juillet et 3 novembre 2016 doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
6. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : () / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. () ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / () a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. / Nonobstant toutes dispositions contraires, lorsque ces sommes sont remboursées postérieurement au 1er janvier 1960 à la personne morale qui les avait versées, la fraction des impositions auxquelles leur attribution avait donné lieu est restituée aux bénéficiaires ou à leurs ayants cause dans des conditions et suivants des modalités () ". Il résulte de ces dispositions que les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé, qui sont, sauf convention contraire, à tout moment disponibles pour le titulaire du compte, constituent, sauf preuve contraire apportée par l'associé titulaire du compte, des revenus distribués au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
7. Pour procéder à un rehaussement global des revenus de M. B, l'administration fiscale a imposé, en tant que revenus distribués, sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, deux écritures comptabilisées en opérations diverses en date des 30 juin 2014 et 30 juin 2015 portant au crédit du compte courant d'associé détenu par M. B au sein de la SARL Financière Wilson les sommes respectives de 159 254 euros et 84 901 euros, en relevant que la société n'avait jamais, malgré les demandes du vérificateur, apporté de pièces justificatives relatives à ces apports provenant de deux autres comptes, le compte " débiteur divers 46710600 A B " et le compte " 274800 prêt A B ", A B étant le père de D B, également détenteur de parts sociales dans le capital de la SARL Financière Wilson.
8. M. B soutient que ces écritures traduisent l'existence d'un prêt de la société à son bénéfice et qu'ainsi, les sommes concernées devraient relever du a de l'article 111 du code général des impôts. Il résulte toutefois du plan comptable général, qui édicte les règles applicables à toute personne physique ou morale soumise à l'obligation légale d'établir des comptes annuels, que chaque somme portée, dans une société de capitaux, au crédit d'un compte courant d'associé doit s'appuyer sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou sur un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de son contenu pendant les délais requis. Or, il résulte de l'instruction qu'il n'existe aucune convention qui matérialiserait ce prêt. La circonstance tirée de la confiance qui règne entre les associés et leurs liens familiaux est sans incidence et ne constitue pas une cause exonératoire de cette obligation. En tout état de cause, l'accord de la SARL Financière Wilson, personne morale, ne peut être présumé. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a qualifié les sommes portées au crédit du compte courant d'associé de M. B les 30 juin 2014 et 30 juin 2015 de revenus distribués au sens des dispositions précitées du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
9. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. B ne peut utilement invoquer le bénéfice des dispositions du a de l'article 111 du code général des impôts.
10. En vertu de l'article 12 du code général des impôts, l'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année. Il résulte de ces dispositions que l'impôt porte sur les revenus dont le contribuable a eu la disposition au cours de l'année d'imposition, quel que soit l'usage qu'il en fait. Ainsi, les sommes inscrites au crédit d'un compte courant, sauf si le bénéficiaire peut établir qu'il a été dans l'impossibilité juridique ou matérielle de les retirer ou de les prélever, sont imposables. Les produits visés par l'article 109 du code général des impôts ne sont présumés distribués à la date de clôture de l'exercice que si la société, le contribuable ou l'administration n'apportent pas d'élément de nature à établir que la distribution a été, en fait, soit postérieure, soit antérieure à cette date.
11. M. B soutient que l'administration fiscale a commis une erreur de droit en retenant comme dates de distribution les dates de clôture des exercices 2014 et 2015, alors que la date de distribution des revenus considérés par elle comme distribués est connue. Toutefois, il résulte de l'instruction que contrairement à ce que soutient M. B, la somme qu'a imposée l'administration en qualité de capitaux de revenus mobiliers provenant de revenus distribués n'est aucunement la somme des débits réalisés par M. B sur son compte courant associé au cours des exercices clos les 30 juin 2014 et 30 juin 2015 mais celle résultant d'une écriture comptable passée d'une part le 30 juin 2014 et d'autre part le 30 juin 2015 portée au crédit de ce compte courant. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les intérêts de retard et les pénalités :
12. En premier lieu, aux termes de l'article 1727 du code général des impôts dans sa version applicable aux années d'imposition en litige : " I. Toute somme, dont l'établissement ou le recouvrement incombe à la direction générale des impôts, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. A cet intérêt s'ajoutent, le cas échéant, les sanctions prévues au présent code. / () III. Le taux de l'intérêt de retard est de 0,40% par mois. Il s'applique sur le montant des sommes mises à la charge du contribuable ou dont le versement a été différé. () ".
13. L'intérêt de retard visant à réparer le préjudice subi par l'Etat en raison du non-respect par les contribuables de leurs obligations de déclarer et payer l'impôt aux dates légales, il ne constitue pas une sanction. Son application est par conséquent indépendante de toute appréciation portée sur le comportement du contribuable et n'a pas à être motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article 1758 A du code général des impôts dans sa version applicable aux années d'imposition en litige : " I. Le retard ou le défaut de souscription des déclarations qui doivent être déposées en vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu ainsi que les inexactitudes ou le soumissions relevées dans ces déclarations, qui ont pour effet de minorer l'impôt dû par le contribuable ou de majorer une créance à son profit, donnent lieu au versement d'une majoration égale à 10% des droits supplémentaires ou de la créance indue. () ".
15. En l'espèce, dans les propositions de rectification en date des 22 juillet et 3 novembre 2016, l'administration fiscale a informé M. B de son intention de lui appliquer la majoration prévue à l'article 1758 A du code général des impôts, le mettant ainsi en mesure de présenter, s'il le souhaitait, des observations à ce titre, ce qu'il n'a pas fait. En outre, la majoration prévue à l'article rappelé au point précédent ne constitue pas une sanction. Son application est par conséquent indépendante de toute appréciation portée sur le comportement du contribuable et n'a pas à être motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026