LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2006276

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2006276

mardi 17 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2006276
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP LAGASSE-GOUZY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 30 octobre 2020, enregistrée au greffe du tribunal le 1er décembre 2020, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a désigné le tribunal administratif de Toulouse, en application de l'article R. 351-1 du code de justice administrative, pour connaître de la requête enregistrée le 12 mars 2020 au tribunal administratif de Toulouse sous le numéro 2001403 présentée par la société civile professionnelle (SCP) Philippo Pressecq.

Par cette requête enregistrée le 1er décembre 2020 sous le numéro 2006276, la SCP Philippo Pressecq, représentée par Me Gouzy, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017, pour un montant global de 20 515 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration fiscale a retenu une comptabilité d'engagement en lieu et place d'une comptabilité de trésorerie sans en tirer les conséquences ;

- l'administration fiscale a commis une erreur de droit en reportant comme produit exceptionnel à l'exercice 2016 la somme de 32 272 euros apparaissant au 1er janvier 2015 au crédit d'un report à nouveau dans le compte 44551 " TVA à décaisser ".

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la SCP Philippo Pressecq ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sarraute,

- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SCP Philippo Pressecq, étude d'avocats, a fait l'objet d'une vérification complète de comptabilité entre les 19 mars et 21 septembre 2018, portant sur la période 1er janvier 2015 - 31 décembre 2016, étendue jusqu'au 30 novembre 2017 pour les seules taxes sur le chiffre d'affaires. Par une proposition de rectification du 4 octobre 2018, l'administration a informé la SCP Philippo Pressecq des conséquences financières de la vérification, notamment un rappel de TVA à hauteur de 20 678 euros, intérêts de retard et majorations compris. Après observations de la SCP Philippo Pressecq, l'administration fiscale a maintenu le rappel de TVA à hauteur de 20 515 euros, intérêts de retard et majorations compris, somme qui a été mise en recouvrement par un avis du 31 janvier 2019, notifié le 22 février 2019. Le 29 mai 2019, la SCP Philippo Pressecq a présenté une réclamation préalable, que l'administration a rejetée le 15 janvier 2020. Par la présente requête, la SCP Philippo Pressecq demande la décharge des sommes mises à sa charge par l'avis de mise en recouvrement du 31 janvier 2019.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. En premier lieu, l'article 93 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige, définit le bénéfice des professions non commerciales à retenir dans les bases de l'impôt sur le revenu comme étant constitué par " L'excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l'exercice de la profession () ". Par dérogation à cette règle, l'article 93 A du même code, dans sa version applicable aux années d'imposition en litige, dispose : " Le bénéfice à retenir dans les bases de l'impôt peut, sur demande des contribuables soumis au régime de la déclaration contrôlée, être constitué de l'excédent des créances acquisses sur les dépenses mentionnées au 1 de l'article 93 et engagées au coures de l'année d'imposition. L'option doit être exercée avant le 1er février de l'année au titre de laquelle l'impôt sur le revenu est établi () ". Enfin, aux termes des dispositions de l'article 269 du code général des impôts relatif à la TVA, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " 2. La taxe est exigible : / () c) pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits ".

3. Il résulte de ces dispositions que les règles de calcul de la TVA sont indépendantes de celles de la détermination du bénéfice non commercial imposable. Au demeurant, il résulte de l'instruction que les parties s'accordent sur le fait que la SCP Philippo Pressecq tenait sa comptabilité selon les règles de la comptabilité de trésorerie. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'administration fiscale aurait retenu une comptabilité d'engagement en lieu et place d'une comptabilité de trésorerie sans en tirer les conséquences doit être écarté comme inopérant.

4. En second lieu, l'article L. 176 du livre des procédures fiscales dispose : " Pour les taxes sur le chiffre d'affaires, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible conformément aux dispositions du 2 de l'article 269 du code général des impôts. " Lorsque, en raison de la prescription du droit de reprise de l'administration, des dettes de TVA ont été éteintes, l'administration peut rehausser les résultats déclarés de l'exercice postérieur à celui où la prescription a été acquise des profits nés de l'extinction de ces dettes.

5. Il résulte de l'instruction que l'examen de la comptabilité de la SCP Philippo Pressecq a mis en évidence l'existence, au 1er janvier 2015, d'un compte 44551 " TVA à décaisser " présentant un report à nouveau créditeur de 32 721,76 euros. En application des dispositions de l'article L. 176 du livre des procédures fiscales rappelées au point précédent, le droit de reprise de l'administration ne pouvait s'exercer que jusqu'au 31 décembre 2017. Au moment de la vérification de comptabilité, la prescription était donc acquise, ce qui se traduit pour la SCP Philippo Pressecq en une recette définitivement acquise, constituant un produit exceptionnel devant être reporté sur l'exercice de l'année suivante. Dès lors, c'est à bon droit que l'administration fiscale a rehaussé le résultat déclaré au titre de l'exercice 2016 du profit né de l'extinction de cette dette de TVA.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SCP Philippo Pressecq doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que la SCP Philippo Pressecq demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SCP Philippo Pressecq est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCP Philippo Pressecq et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Héry, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.

La rapporteure,

N. SARRAUTELa présidente,

F. HÉRY

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions