mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2100325 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 21 janvier, le 3 février et le 24 décembre 2021, l'EURL la boulangerie de l'hippodrome, représentée par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la décision du 7 septembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (l'OFII) a mis à sa charge une somme de 20 224 euros au titre de la contribution spéciale et forfaitaire, ainsi que la décision du 20 novembre 2020 portant rejet de son recours gracieux, et de prononcer la décharge de cette somme ;
2°) à titre subsidiaire, de moduler le montant de la contribution mise à sa charge ;
3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions ont été signées par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et révèlent un défaut d'examen de leur situation ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit dès lors que les faits ne sont pas matériellement établis ;
- elles méconnaissent le principe d'individualisation des sanctions tel que garanti par l'article 8 de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen ;
- les gérants de la société sont de bonne foi et l'élément intentionnel n'est pas caractérisé ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante n'est fondé.
Vu :
- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan, rapporteure,
- les conclusions de M. Daguerre de Hureaux, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'un contrôle effectué le 22 octobre 2019 au sein de la boulangerie de l'hippodrome, les services de police ont constaté la présence en situation de travail d'un ressortissant algérien, dépourvu de titre de séjour et d'autorisation de travail. Par un courrier du 23 juin 2020, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a avisé la société requérante de ce qu'elle était passible de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine prévue par l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'a invité à faire valoir ses observations dans un délai de quinze jours. Par une décision du 7 septembre 2020, le directeur général de l'OFII a mis à la charge de la société de la boulangerie de l'hippodrome la somme de 20 224 euros au titre de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire. Le 2 novembre 2020, la société a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, rejeté le 20 novembre 2020 par l'OFII. Par la présente requête, la société de la boulangerie de l'hippodrome demande au tribunal d'annuler ces décisions.
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 5223-21 du code du travail : " Le directeur général [de l'Office] peut déléguer sa signature à tout agent de l'établissement exerçant des fonctions d'encadrement. () ". Il résulte de l'instruction que Mme C A, cheffe du service juridique et contentieux, conseillère juridique auprès du directeur général de l'OFII, a reçu, par une décision du 19 décembre 2019, publiée sur le site internet de l'OFII, délégation à l'effet de signer, dans la limite de ses attributions, tous actes, décisions et correspondances relevant du champ de compétences du service juridique et contentieux, notamment l'ensemble des décisions relatives aux contributions spéciale et forfaitaire et aux créances salariales. Eu égard aux termes de la décision du 19 décembre 2019, la délégation de signature consentie dans les limites de ses attributions à Mme A ne revêt pas un caractère trop général et n'est pas conditionnée par l'absence ou l'empêchement du directeur de l'Office. Par ailleurs, la circonstance que la décision du 20 novembre 2020, qui rejette le recours gracieux de la société requérante, soit signée par la même personne que la décision initiale du 7 septembre 2020 n'est, eu égard à la nature même du recours administratif engagé par l'intéressée, pas de nature à entacher la décision du 20 novembre 2020 d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () doivent être motivées les décisions qui () infligent une sanction ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Il résulte de ces dispositions qu'une décision qui met à la charge d'un employeur la contribution spéciale et la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui fondent cette sanction.
4. Les décisions attaquées visent les considérations de droit qui en constituent le fondement, à savoir, d'une part, les articles L. 8251-1, L. 8253-1, R. 8253-2 et R. 8253-4 du code du travail, d'autre part, les articles L. 626-1 et R. 626-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui définissent le manquement et les sanctions pécuniaires et déterminent leur mode de calcul, et indiquent que les sanctions, dont le montant se déduit des dispositions de l'article R. 8253-2 et des barèmes fixés par arrêté du 5 décembre 2006, sont infligées en raison de l'emploi d'un travailleur étranger. Au titre des considérations de fait, elles indiquent qu'elles sont prises à la suite des constatations faites par procès-verbal établi le 22 octobre 2019. Les deux décisions précisent le nom du salarié concerné. En outre, la décision du 20 novembre 2020 précise que M. B était dépourvu de titre l'autorisant à séjourner et à travailler en France, et écarte les arguments invoqués par l'employeur dans son recours gracieux, précisant notamment que la faible durée du temps de travail et la bonne foi dont a fait état l'employeur sont sans incidence sur l'application des contributions. Dans ces conditions, les décisions du directeur de l'Office sont suffisamment motivées en droit comme en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté. Il résulte également de ce qui vient d'être exposé que le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation de la société requérante ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, si la société requérante fait valoir que le principe du contradictoire a été méconnu, elle n'apporte aucune précision au soutien de ce moyen.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. ". Aux termes de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. Ce montant peut être minoré en cas de non-cumul d'infractions ou en cas de paiement spontané par l'employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger non autorisé à travailler mentionné à l'article R. 8252-6. Il est alors, au plus, égal à 2 000 fois ce même taux. Il peut être majoré en cas de réitération et est alors, au plus, égal à 15 000 fois ce même taux. () ". Aux termes de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la décision attaquée : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquittera une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine. () ".
7. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il est saisi comme juge de plein contentieux d'une contestation portant sur une sanction prononcée sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail, d'examiner tant les moyens tirés des vices propres de la décision de sanction que ceux mettant en cause le bien-fondé de cette décision et de prendre, le cas échéant, une décision qui se substitue à celle de l'administration. Celle-ci devant apprécier, au vu notamment des observations éventuelles de l'employeur, si les faits sont suffisamment établis et, dans l'affirmative, s'ils justifient l'application de cette sanction administrative, au regard de la nature et de la gravité des agissements et des circonstances particulières à la situation de l'intéressé, le juge peut, de la même façon, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, tant s'agissant du manquement que de la proportionnalité de la sanction, maintenir la contribution, ou en décharger l'employeur.
8. En outre, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 8253-1 du code du travail et de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors applicable que les contributions qu'ils prévoient ont pour objet de sanctionner les faits d'emploi d'un travailleur étranger séjournant irrégulièrement sur le territoire français ou démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée, sans qu'un élément intentionnel soit nécessaire à la caractérisation du manquement. Toutefois, un employeur ne saurait être sanctionné sur le fondement de ces dispositions lorsque, tout à la fois, il s'est acquitté des vérifications qui lui incombent, relatives à l'existence du titre autorisant l'étranger à exercer une activité salariée en France, en vertu de l'article L. 5221-8 du code du travail, et n'était pas en mesure de savoir que les documents qui lui étaient présentés revêtaient un caractère frauduleux ou procédaient d'une usurpation d'identité.
9. Il résulte de l'instruction, notamment du procès-verbal du 22 octobre 2019 dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, qu'à l'occasion d'un contrôle opéré au sein de la boulangerie de l'hippodrome située 280 route de Saint-Simon à Toulouse, les services de police ont constaté la présence de M. B en situation de travail " s'afférent à pétrir de la pâte à pain et à remplir un robot mixeur de cette même pâte ". Ce dernier, de nationalité algérienne, a déclaré spontanément être dépourvu de titre de séjour et se trouver en situation irrégulière au regard du séjour. Il a également indiqué travailler depuis deux jours en tant qu'aide boulanger ce qu'a confirmé le gérant de la société requérante lors de son audition. Si les gérants de la boulangerie font valoir que M. B devait leur amener ses papiers pour faire les déclarations obligatoires, qu'il était en période d'essai professionnel et qu'il n'avait dès lors pas à justifier d'un titre de séjour, ces éléments ne sont pas de nature à remettre en cause la situation de travail dans laquelle se trouvait l'intéressé au moment du contrôle et constitutive d'un lien de subordination à l'égard de la société requérante, qui l'avait inclus dans le planning de travail des boulanger pour les deux semaines suivantes, alors même qu'aucun contrat de travail n'avait été conclu et qu'aucune rémunération n'avait été versée. Par ailleurs, il appartenait à la société la boulangerie de l'hippodrome, préalablement à l'emploi, même à l'essai, de vérifier la situation administrative de M. B. Dans ces conditions, la matérialité des faits doit être regardée comme établie et M. B doit être regardé comme ayant travaillé pour le compte et sous l'autorité des gérants de la société requérante. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
10. En cinquième lieu, les infractions prévues aux articles L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 8251-1 du code du travail étant constituées du seul fait de l'emploi de travailleurs étrangers en situation de séjour irrégulier et démunis de titre les autorisant à exercer une activité salariée sur le territoire français, le requérant ne peut utilement invoquer l'absence d'élément intentionnel ou encore sa prétendue bonne foi, ces circonstances étant sans incidence sur la matérialité de l'infraction et le montant des contributions mises à sa charge.
11. En sixième lieu, ni les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail ni celles de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne subordonnent la mise à la charge de l'employeur de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire à la condition que les faits qui les fondent constituent une infraction pénale ou qu'il ait été pénalement condamné.
12. En septième lieu, aux termes de l'article R. 8253-2 du code du travail : " I.- Le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est égal à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l'infraction, du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. / II.- Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti dans l'un ou l'autre des cas suivants : / 1° Lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne pas d'autre infraction commise à l'occasion de l'emploi du salarié étranger en cause que la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 ; / 2° Lorsque l'employeur s'est acquitté des salaires et indemnités mentionnés à l'article L. 8252-2 dans les conditions prévues par les articles R. 8252-6 et R. 8252-7. / III.- Dans l'hypothèse mentionnée au 2° du II, le montant de la contribution spéciale est réduit à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne l'emploi que d'un seul étranger sans titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France () ".
13. Les dispositions précitées du code du travail ne permettent pas à l'OFII, pas plus qu'au juge administratif, de moduler le taux de la sanction financière en dehors des cas pour lesquels une minoration est envisagée par les textes applicables au litige. Or, la société requérante n'établit, ni même n'allègue qu'il remplirait les conditions fixées aux II et III de l'article R. 8253-2 du code du travail pour bénéficier d'une minoration de la contribution spéciale mise à sa charge. Si elle soutient à cet égard que M. B a été placé en centre de rétention et qu'il est devenu injoignable, cette circonstance ne faisait pas obstacle à ce qu'elle s'acquitte des salaires et indemnités mentionnés à l'article L. 8252-2 du code du travail auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, chargé de les reverser ensuite au salarié, en application des dispositions précitées de l'article R. 8252-7 du code du travail. Par ailleurs, si la requérante fait valoir que le paiement de cette sanction serait de nature à compromettre sa pérennité, elle ne produit aucun document qui permettrait considérer que sa situation financière serait à ce point dégradée qu'elle serait en droit de bénéficier à titre exceptionnel d'une dispense de la contribution spéciale mise à sa charge. Elle n'est pas plus fondée à ce titre à se prévaloir de la brièveté de la durée de travail de M. B, ni de la régularité de la situation des autres employés de la boulangerie. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance du principe de proportionnalité des peines découlant de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ne peuvent qu'être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la boulangerie de l'hippodrome n'est fondée ni à demander l'annulation des décisions attaquées, ni la modulation du montant de la contribution spéciale mise à sa charge, ni la décharge de l'obligation de payer les sommes dues au titre des contributions spéciale et forfaitaire.
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'OFII, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société ni la modulation du montant de la contribution spéciale mise à sa charge, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société la boulangerie de l'hippodrome est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL la boulangerie de l'hippodrome et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.
La rapporteure,
C. PEANLe président,
D. KATZ
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026