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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2100948

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2100948

mardi 9 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2100948
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique chambre 1
Avocat requérantC/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 février, 6 octobre 2021 et 14 février 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Airbus Opérations, représentée par la société CMS Francis Lefebvre Avocats, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge totale des cotisations supplémentaires de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017 à hauteur de 256 864 euros ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017 à hauteur de 163 491 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la procédure de rectification est irrégulière dès lors qu'elle a été privée d'une garantie essentielle en méconnaissance de son droit de réponse encadré par l'article L. 11 du livre des procédures fiscales et protégé par le principe général des droits de la défense ;

- 57 immobilisations correspondant à des installations électriques de process, des matériels et un réseau d'air comprimé, relèvent de la catégorie des biens mobiliers et des équipements spécialisés et ont été inclus à tort dans la valeur locative foncière de son site ;

- les travaux de réfection ou les opérations de remplacement standard ont été inclus à tort dans la valeur locative foncière de son site.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 août et 1er décembre 2021, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction des vérifications nationales et internationales conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- il n'y a plus lieu de statuer à hauteur du dégrèvement de 58 045 euros accordé le 30 août 2021 au titre de la taxe foncière de l'année 2017 ;

- le quantum du litige est limité à la demande initiale de la société portant sur la somme de 163 491 euros ;

- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme A,

-et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Airbus Opérations, dont le siège social est situé à Toulouse, est propriétaire d'établissements industriels à Colomiers (Haute-Garonne). A l'issue d'opérations de contrôle, le service vérificateur lui a adressé le 17 décembre 2018 une proposition de rectifications en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2017. Le 31 décembre 2018, les cotisations supplémentaires annoncées ont été mises en recouvrement pour un montant de 328 421 euros. Par une réclamation du 29 mars 2019, la SAS Airbus Opérations a contesté le montant de cette imposition.

Sur l'étendue du litige :

2. Aux termes de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales : " () / Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration. / () ". En application de ces dispositions, les conclusions d'un contribuable présentées devant le tribunal administratif ne peuvent être accueillies que dans la mesure où, ajoutées aux éventuels dégrèvements prononcés par l'administration, elles ne conduisent pas à un dégrèvement supérieur à celui qui avait été demandé à l'administration fiscale.

3. D'une part, il résulte de l'instruction que dans sa réclamation préalable du 29 mars 2019, la SAS Airbus Opérations a sollicité le dégrèvement des cotisations de taxe foncière de l'année 2017 à hauteur de la somme de 163 491 euros. Dès lors, ainsi que le soutient l'administration fiscale, si elle demande désormais dans sa requête la décharge à titre principal de la totalité de cette imposition pour un montant total de 256 864 euros, ces conclusions sont irrecevables en tant qu'elles excèdent la somme de 163 491 euros.

4. D'autre part, par décision du 30 août 2021, postérieure à l'introduction de la requête, l'administration a procédé à un dégrèvement partiel de la taxe foncière à laquelle la SAS Airbus Opérations a été assujettie à hauteur de 58 045 euros au titre de l'année 2017. Les conclusions présentées par la société requérante ont, à concurrence de tels montants, perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

5. Aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. / () A cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés ". Aux termes de l'article L. 11 du même livre : " A moins qu'un délai plus long ne soit prévu par le présent livre, le délai accordé aux contribuables pour répondre aux demandes de renseignements, de justifications ou d'éclaircissements et, d'une manière générale, à toute notification émanant d'un agent de l'administration des impôts est fixé à trente jours à compter de la réception de cette notification. " Aux termes de l'article L. 173 du même livre : " Pour les impôts directs perçus au profit des collectivités locales et les taxes perçues sur les mêmes bases au profit de divers organismes () le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de l'année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due ".

6. La SAS Airbus Opérations soutient d'une part qu'elle n'a pas bénéficié du délai minimum de 30 jours résultant des dispositions précitées de l'article L. 11 du livre des procédures fiscales dès lors que le rôle supplémentaire annoncé dans la lettre du 17 décembre 2018 a été mis en recouvrement le 31 décembre 2018. Toutefois, la mise en œuvre d'une procédure de rectification en application des dispositions de l'article L. 173 du livre des procédures fiscales n'entre pas dans les prévisions de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales et, par suite, n'est pas soumise aux prescriptions de l'article L. 11 du même livre. Lorsqu'une imposition est, telle la taxe foncière sur les propriétés bâties, assise sur la base d'éléments qui doivent être déclarés par le redevable, l'administration ne peut établir, à la charge de celui-ci, des droits excédant le montant de ceux qui résulteraient des éléments qu'il a déclarés qu'après l'avoir, conformément au principe général des droits de la défense et à défaut d'applicabilité de la procédure de redressement contradictoire prévue par les articles L. 55 à L. 61 du livre des procédures fiscales, mis à même de présenter ses observations. En l'espèce, le service a informé la société requérante, par une lettre du 17 décembre 2018, des rectifications envisagées s'agissant des bases d'imposition à la taxe foncière de 2017 et l'a informée de la mise en recouvrement d'impositions supplémentaires par voie d'émission de rôles supplémentaires. Il résulte de l'instruction que l'émission de l'avis d'imposition supplémentaire mentionnait une date de mise en recouvrement de l'imposition en litige au 31 décembre 2018, soit 14 jours après la lettre d'information. Dans ces conditions, la société requérante ne saurait être regardée comme ayant disposé d'un délai raisonnable lui permettant de présenter ses observations avant l'émission de l'avis d'imposition et la mise en recouvrement de l'imposition en litige. Toutefois, il résulte de l'instruction que la SAS Airbus Opérations a pu contester l'imposition litigieuse par réclamation du 29 mars 2019, et que l'administration a procédé un dégrèvement partiel des cotisations de taxe foncière par décision du 22 décembre 2020. Dès lors, nonobstant le bref délai laissé à la société requérante pour présenter des observations, elle ne peut être regardée comme ayant été privée d'une garantie substantielle de procédure, de nature à entacher celle-ci d'irrégularité.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :

Sur l'application de la loi fiscale :

7. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. " Aux termes de l'article 1381 du même code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : / 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; / 2° Les ouvrages d'art et les voies de communication ; () ".

8. Aux termes de l'article 1499 du code général des impôts : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'État /Avant application éventuelle de ces coefficients, le prix de revient des sols et terrains est majoré de 3 % pour chaque année écoulée depuis l'entrée du bien dans le patrimoine du propriétaire. / Un décret en Conseil d'État fixe les taux d'abattement applicables à la valeur locative des constructions et installations afin de tenir compte de la date de leur entrée dans l'actif de l'entreprise. / Une déduction complémentaire est, en outre, accordée à certaines catégories d'établissements en raison de leur caractère exceptionnel, apprécié d'après la nature des opérations qui y sont faites ; ces catégories d'établissements sont déterminées par un décret en Conseil d'État qui fixe également les limites et conditions d'application de la déduction. "

9. Aux termes de l'article 1382 du code général des impôts : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : / () / 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l'article 1381 ; () ".

10. En premier lieu, la SAS Airbus Opérations soutient que des installations électriques de process, des matériels et un réseau d'air comprimé ont été inclus à tort dans la valeur locative foncière de son site dès lors que leur présence est rendue nécessaire par l'exercice de son activité industrielle. Il résulte toutefois de l'instruction que par décision du 30 août 2021, l'administration a exclu de la base imposable les biens et matériels d'exploitation adaptés spécifiquement à l'activité de production de la société requérante. Par suite, le moyen doit être écarté.

11. En deuxième lieu, l'article 1499 du code général des impôts dispose : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes du II de l'article 324 B de l'annexe III au code général des impôts : " Pour l'appréciation de la consistance il est tenu compte de tous les travaux équipements ou éléments d'équipement existant au jour de l'évaluation () ". L'article 324 AE de l'annexe III au même code dispose : " Le prix de revient visé à l'article 1499 du code général des impôts s'entend de la valeur d'origine pour laquelle les immobilisations doivent être inscrites au bilan en conformité de l'article 38 quinquies de la présente annexe. " Aux termes de l'article 1517 du code général des impôts : " I. - 1. Il est procédé, annuellement, à la constatation des constructions nouvelles et des changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties ainsi qu'à la constatation des changements d'utilisation des locaux mentionnés au I de l'article 1498 et des éléments de nature à modifier la méthode de détermination de la valeur locative en application des articles 1499-00 A ou 1500. Il en va de même pour les changements de caractéristiques physiques ou d'environnement. () ".

12. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération. A cet égard, les libellés figurant sur le registre des immobilisations peuvent être retenus comme élément de preuve lorsqu'ils sont suffisamment précis et explicites. Il appartient donc à la partie qui souhaite les combattre d'apporter des éléments suffisamment précis en sens inverse.

13. La SAS Airbus Opérations soutient que d'une part, les opérations de remplacement d'équipements réalisées ont été intégrées à tort dans la valeur locative foncière de son site dès lors qu'elles n'ont pas entraîné de changement de caractéristiques physiques de l'immeuble et, d'autre part, que les travaux de réfection ne sauraient être pris en compte dans la valeur locative foncière dès lors qu'ils ne font que conforter une immobilisation existante.

S'agissant des opérations de remplacement d'équipements :

14. La SAS Airbus Opérations a effectué des opérations intitulées " Remplacement porte coupe-feu ", " Remplacement lanternaux ", " Remplacement systèmes électrique ", " Remplacement Vannes / Réseau Incendie ", " Remplacement des TGBT ", " Remplacement chaudières ", " Remplacement bardage coupe-feu / toiture ", " Referbushing éclairage atelier ", " Remplacement collecteur incendie ", " Remplacement automates portail ", " Remplacement néons " et " Remplacement porte ", inscrites sur le registre des immobilisations, dont elle soutient qu'elles n'ont toutefois pas eu pour effet de modifier les caractéristiques physiques de l'établissement. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction, en l'absence notamment de toute facture ou photographie permettant d'étayer la réalité des opérations de remplacement réalisées, que celles-ci n'auraient pas affecté la structure même de la construction et qu'elles ne seraient pas hors de proportion avec les travaux d'entretien normaux qui incombent au propriétaire. Dès lors, ces opérations doivent être prises en compte pour la détermination de la valeur locative de l'établissement.

S'agissant des travaux de réfection :

15. Les immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière doivent être évaluées d'après leur prix de revient, qui est celui inscrit à l'actif du bilan. Sauf pour la société à démontrer que le montant des travaux inscrits au registre des immobilisations constituerait en réalité des charges déductibles, l'administration peut se fonder sur les énonciations comptables relatives au prix de revient des immobilisations industrielles inscrit à l'actif du bilan, opposables à la société, pour établir selon la méthode comptable prévue par l'article 1499 du code général des impôts, la valeur locative des immobilisations.

16. La SAS Airbus Opérations a réalisé des travaux de réfection intitulés " Retrofit Total Taxiways S60 ", " Réaménagement électrique ", " Réaménagement sanitaires ", " Retrofit alimentation chauffage ", " Réaménagement vestiaire - Eclairage ", " Modification circulation ", " Réaménagement vitrage ", " Réfection sol ", " Reprise taxiway entrée P30D ", " Réaménagement Sprinklage ", " Réaménagement Boquette ", " Réaménagement rond-point " et " Réaménagement de la zone atelier ". Toutefois, ces seuls libellés, qui ne décrivent pas les travaux réalisés, ne permettent pas de considérer qu'il s'agirait d'un simple réaménagement du réseau existant et que les travaux en cause constitueraient en réalité des charges déductibles du résultat, malgré leur inscription comptable en tant qu'actifs immobilisés. Ces travaux doivent, par suite, être pris en compte pour la détermination de la valeur locative de l'établissement.

Sur l'interprétation administrative de la loi fiscale :

17. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente. " Lorsque le contribuable invoque, sur le fondement de ces dispositions, l'interprétation d'un texte fiscal que l'administration a fait connaître par des instructions ou circulaires publiées, aucune imposition, même primitive, qui serait contraire à cette interprétation, ne peut être établie.

18. La société requérante se prévaut du paragraphe 230 du Bulletin officiel des finances publiques publié sous la référence BOI-IF-TFB-20-20-10-20, selon lequel il est admis que " le complément de valeur locative résultant des changements du premier type (grosses réparations) ne soit pas calculé sur la base de la valeur d'immobilisation ajoutée au bilan à l'issue des travaux mais sur une base inférieure tenant compte du fait que ces derniers ne créent pas une immobilisation nouvelle mais confortent seulement une immobilisation ancienne ", et " si les travaux de réparation considérés n'apportent aucune amélioration à l'établissement il n'y a pas lieu de calculer le complément de valeur locative ". Ce paragraphe relève d'une sous-section 2 relative à l'évaluation des changements, elle-même contenue dans la section 1 relative à la constatation annuelle des changements affectant les propriétés bâties, qui précise que la prise en compte annuelle des constructions nouvelles et des changements affectant les propriétés bâties prévue au I de l'article 1517 du code général des impôts permet de mettre à jour les bases de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Ainsi, l'instruction en cause contient expressément une interprétation formelle de la loi fiscale relative à la taxe foncière sur les propriétés bâties et peut être ; dès lors, utilement invoquée par la société requérante.

19. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 14 et 15 ci-dessus, il ne résulte pas de l'instruction que les opérations et travaux en cause, inscrits comptablement en immobilisations, n'auraient apporté aucune amélioration à l'établissement.

20. Il résulte de ce qui précède que la SAS Airbus Opérations n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires de taxe foncière restant en litige auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017.

Sur les frais liés au litige :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, les sommes demandées par la SAS Airbus Opérations, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la SAS Airbus Opérations aux fins de décharge des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2017, à concurrence d'un montant de 58 045 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Airbus Opérations et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction des vérifications nationales et internationales conclut au rejet de la requête.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2024.

La magistrate désignée,

F. A

La greffière,

M. B La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

No 2100948

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