LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2102181

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2102181

mercredi 28 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2102181
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique cellule 7
Avocat requérantMONTAZEAU

Texte intégral

Vu la procédure antérieure suivante :

Par ordonnance enregistrée le 16 avril 2021 sous le n° 2102181, le pôle social du tribunal judiciaire d'Albi a transféré à ce tribunal la requête de Mme E enregistrée devant lui le 15 décembre 2020.

Vu les procédures suivantes :

I) Par une requête transmise par le pôle social du tribunal judiciaire d'Albi et enregistrée le 16 avril 2021 sous le n° 2102181 et des pièces reçues les 28 février 2022 et 8 septembre 2022, Mme D E, représentée par Me Montazeau, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1) d'annuler les décisions du 10 décembre 2020 par lesquelles le président du conseil départemental du Tarn et la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Tarn ont confirmé les décisions du 19 octobre 2020 et lui ont respectivement attribué la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement pour une période du 1er décembre 2020 au 28 février 2023 et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour la période du 29 juin 2017 au 28 février 2023, en tant que ces droits ne lui ont pas été attribués de manière permanente ;

2) d'enjoindre au département du Tarn et à la MDPH du Tarn lui octroyer la carte mobilité portant la mention stationnement et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapée pour une durée permanente ;

3) de condamner le département du Tarn ou la MDPH du Tarn à la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'avocat renonçant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient être fondée à demander l'octroi sans limitation de durée de ses droits conformément aux dispositions du décret n° 2018-1222 du 24 décembre 2018 portant sur les mesures de simplification au bénéfice des personnes handicapées ainsi que le décret n° 2019-1501 du 30 décembre 2019 relatif à la prorogation des droits sans limitation de durée pour les personnes handicapées, dès lors que sa pathologie est non susceptible d'évolution favorable et qu'elle s'est vue reconnaître un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80%, ainsi que l'établit le rapport d'expertise du Dr C.

Par un mémoire enregistré le 4 juin 2021, la MDPH du Tarn conclut au rejet de la requête et fait valoir que l'origine indéterminée de la pathologie de Mme E limite la durée d'attribution de ses droits.

II) Par une requête enregistrée le 7 juin 2021 sous le no 2103396, et des pièces reçues les 28 février 2022 et 9 septembre 2022, Mme D E, représentée par Me Montazeau, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1) d'annuler la décision implicite par lesquelles le président du conseil départemental du Tarn et la CDAPH du Tarn ont rejeté ses recours à l'encontre des décisions du 10 décembre 2020 lui refusant respectivement de lui délivrer de manière permanente la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ;

2) d'enjoindre à la maison départementale des personnes handicapées de lui accorder de manière permanente la reconnaissance de travailleur handicapé ;

3) d'enjoindre au président du conseil départemental du Tarn de lui accorder la carte mobilité inclusion portant mention stationnement ;

4) de mettre à la charge du département du Tarn la somme de 1 500 euros au bénéfice de Me Montazeau, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative, l'avocat renonçant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle souffre d'une cécité de grade V non susceptible d'évolution favorable, ainsi que l'établit le rapport d'expertise du Dr C ; à ce titre, la reconnaissance de travailleur handicapé et le bénéfice de la CMI-S devraient lui être octroyés pour une durée permanente conformément aux dispositions du décret n° 2019-1501 du 30 décembre 2019.

Par courrier du 1er avril 2022, le président du conseil départemental du Tarn a été mis en demeure de produire dans un délai de trente jours.

Par un courrier du 12 septembre 2022, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions de Mme E dirigées contre les décisions implicites prise sur recours gracieux formé par l'intéressée le 10 février 2021 auprès du président du conseil départemental du Tarn et de la CDAPH du Tarn, lesquelles sont purement confirmatives des décisions du 10 décembre 2020 prises par les mêmes autorités.

III) Par une requête enregistrée le 8 juin 2021 sous le no 2103412, et des pièces reçues les 28 février 2022 et 9 septembre 2022, Mme D E, représentée par Me Montazeau, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1) d'annuler la décision implicite née le 11 avril 2021 par laquelle la CDAPH du Tarn a rejeté son recours à l'encontre de la décision prise par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du 10 décembre 2020 refusant de lui délivrer de manière permanente la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé ;

2) d'enjoindre à la maison départementale des personnes handicapées de lui accorder de manière permanente la reconnaissance de travailleur handicapé ;

3) de mettre à la charge du département du Tarn la somme de 1 000 euros au bénéfice de Me Montazeau, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle souffre d'une cécité de grade V non susceptible d'évolution favorable ainsi que l'établit le rapport d'expertise du Dr C ; à ce titre, la reconnaissance de travailleur handicapé et le bénéfice de la CMI-S devraient lui être accordés à titre permanent conformément aux dispositions du décret n° 2019-1501 du 30 décembre 2019.

Par un mémoire enregistré le 1er avril 2022, la MDPH du Tarn conclut au rejet de la requête et fait valoir que l'origine indéterminée de la pathologie de Mme E limite la durée d'attribution de ses droits.

Par un courrier du 12 septembre 2022, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions de Mme E dirigées contre les décisions implicites prise sur recours gracieux formé par l'intéressée le 10 février 2021 auprès du président du conseil départemental du Tarn et de la CDAPH du Tarn, lesquelles sont purement confirmatives des décisions du 10 décembre 2020 prises par les mêmes autorités.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le décret n° 2018-1222 du 24 décembre 2018 portant diverses mesures de simplification dans le champ du handicap ;

- le décret n° 2019-1501 du 30 décembre 2019 relatif à la prorogation de droits sans limitation de durée pour les personnes handicapées ;

- l'arrêté du 15 février 2019 fixant les modalités d'appréciation d'une situation de handicap donnant lieu à l'attribution de droits sans limitation de durée prévue par l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la sécurité sociale ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné Mme B de Hureaux pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de M. B de Hureaux et les observations de Me Montazeau, pour Mme E, qui persiste dans ses écritures, ont été entendus et la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes nos 2102181, 2103396 et 2103412 présentent à juger des questions semblables, ont fait l'objet d'une instruction commune et concernent une même requérante. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

2. Mme E a déposé auprès de la maison départementale des personnes handicapées du Tarn une demande de reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, d'octroi de la carte mobilité inclusion portant mention stationnement (CMI-S) et de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) le 2 juillet 2020. Par décision du 19 octobre 2020, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lui a ouvert le bénéfice de ces droits pour une durée s'étendant jusqu'au 28 février 2023. Par courrier du 10 décembre 2020, le président du conseil départemental du Tarn a confirmé la décision de la CDAPH. Mme E a formé un recours devant le tribunal judiciaire d'Albi, lequel s'est déclaré incompétent par ordonnance du 25 février 2021 et a transmis le dossier au tribunal administratif de Toulouse. Le recours administratif préalable de Mme E en date du 10 février 2021 étant resté sans réponse, une décision implicite de rejet naissait le 11 avril 2021. Par les présentes requêtes, Mme E demande au tribunal l'annulation de cette dernière décision, ensemble les décisions prise sur recours préalable obligatoire du 10 décembre 2020.

Sur les conclusions dirigées contre les décisions implicites nées le 11 avril 2021 :

3. Aux termes de l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles : " Les recours contentieux formés contre les décisions mentionnées à l'article L. 134-1 sont précédés d'un recours administratif préalable exercé devant l'auteur de la décision contestée () ". Aux termes de l'article R. 241-35 du même code : " Le recours contentieux formé à l'encontre des décisions prises par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au titre des 1° et 2° du I de l'article L. 241-6 à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé, et du 4° du I dudit article est précédé d'un recours préalable. " L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours préalable est seule susceptible d'être déférée au juge en ce qu'elle se substitue à la décision initiale. Par suite, les décisions implicites nées des recours gracieux exercés par Mme E à l'encontre des décisions du 10 décembre 2020 prises sur recours administratif préalable obligatoire, sont purement confirmatives, et les conclusions dirigées à leur encontre sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions dirigées contre les décisions du 10 décembre 2020 :

4. Aux termes de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " I - La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : () / 4° Reconnaître, s'il y a lieu, la qualité de travailleur handicapé aux personnes répondant aux conditions définies par l'article L. 323-10 du code du travail () ". Aux termes de l'article R. 241-31 du code de l'action sociale et des familles : " Les décisions de la commission sont motivées. Elles sont prises au nom de la maison départementale des personnes handicapées. Leur durée de validité ne peut être inférieure à un an ni excéder dix ans sauf dispositions législatives ou réglementaires spécifiques contraires. / La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et l'orientation vers le marché du travail, prévues par l'article L. 5213-2 du code du travail, sont attribuées sans limitation de durée à toute personne qui présente, compte tenu des données de la science, une altération définitive d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale, cognitive ou psychique qui réduit ses possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi. () ".

5. Aux termes de l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles : " La carte mobilité inclusion peut être attribuée à titre définitif ou à durée déterminée, dans ce cas cette dernière ne peut être inférieure à un an, ni excéder vingt ans. La carte mobilité inclusion mention " invalidité " est attribuée sans limitation de durée à toute personne qui présente un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 % et dont les limitations d'activité ne sont pas susceptibles d'évolution favorable, compte tenu des données de la science. Un arrêté du ministre chargé des personnes handicapées fixe les modalités d'appréciation de ces situations. ".

6. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 février 2019 fixant les modalités d'appréciation d'une situation de handicap donnant lieu à l'attribution de droits sans limitation de durée : " Toute situation de handicap, qu'elle soit liée à l'altération d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, à un polyhandicap ou à un trouble de santé invalidant, donne lieu à l'attribution de droits sans limitation de durée prévue par le deuxième alinéa de l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la sécurité sociale si, compte tenu des données de la science, elle remplit les deux conditions suivantes: 1° L'évaluation établit l'absence de possibilité d'évolution favorable à long terme des limitations d'activités ou des restrictions de participation sociale occasionnant une atteinte définitive de l'autonomie individuelle des personnes qui ont besoin d'une aide totale ou partielle, d'une stimulation, d'un accompagnement pour l'accomplissement des actes de la vie quotidienne ou qui nécessitent une surveillance ; 2° Le taux d'incapacité permanente du demandeur, fixé selon le guide barème figurant en annexe 2-4 du code de l'action sociale et des familles, est supérieur ou égal à 80%. Ces deux conditions sont évaluées individuellement au regard de la situation du demandeur. ".

7. Les recours formés contre les décisions des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées statuant, en application des dispositions du 4° du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, sur une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail, ou sur une demande de CMI-S, constituent des recours de plein contentieux. Eu égard à son office lorsqu'il est saisi de tels recours, il appartient au juge administratif de se prononcer non sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais seulement sur la qualité de travailleur handicapé de la personne intéressée, d'examiner si la délivrance de la CMI-S est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande de CMI-S en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une ou l'autre partie à la date de sa propre décision, le handicap du demandeur justifie que lui soit délivrée une telle carte.

8. Il résulte de l'instruction que Mme E, qui s'est vue reconnaître un taux d'invalidité supérieur à 80% et ne peut se déplacer seule sans canne, souffre d'une cécité d'origine génétique apparue en 2014 qui s'est dégradée rapidement jusqu'à atteindre la situation de cécité de grade 5 en 2020, plaçant la requérante en situation de déficience visuelle totale. De plus, il ressort des pièces du dossier et notamment du bilan médical effectué le 29 juin 2020 par un médecin ophtalmologue, que la santé de la requérante s'aggrave sans qu'il soit possible d'estimer la probabilité d'une évolution favorable future. Dans ces conditions, la maison départementale des personnes handicapées du Tarn, qui se borne à relever l'origine indéterminée de la pathologie, a commis une erreur d'appréciation de la situation de Mme E en refusant de lui octroyer la CMI-S ainsi que la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé à titre permanent.

9. Il résulte de ce qui précède que Mme E est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fins d'injonction :

10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. "

11. Compte tenu du motif d'annulation retenu, il y a lieu d'enjoindre à la MDPH du Tarn de reconnaître à Mme E la qualité de travailleur handicapé pour une durée permanente en application de l'article R. 241-31 du code de l'action sociale et des familles, dans un délai de deux mois à compter de la présente décision. De même, il y a lieu d'enjoindre au président du conseil départemental du Tarn d'octroyer la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement pour une durée permanente en application de l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles, dans un délai de deux mois à compter de la présente décision.

Sur les conclusions tendant au bénéfice des frais de procès :

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce et en tout état de cause, de mettre à la charge du département du Tarn ou de la MDPH du Tarn la somme que demande Mme E sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions du 10 décembre 2020 prises par le président du conseil départemental du Tarn et la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Tarn sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Tarn de reconnaître à Mme E la qualité de travailleur handicapé pour une durée permanente, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Article 3 : Il est enjoint au président du conseil départemental du Tarn de délivrer à Mme E la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement d'une durée de validité permanente, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à Mme D E, à la maison départementale des personnes handicapées du Tarn et au président du conseil départemental du Tarn.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.

Le magistrat désigné,

Alain B de Hureaux La greffière,

Sandrine Furbeyre

La République mande et ordonne au préfet de Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

Le greffier en chef,

Nos 2102181, 2103396, 210341

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions