jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102195 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 avril 2021, M. B C, représenté par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de condamner l'Office français d'intégration et d'immigration (OFII) à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices subis, assortie des intérêts au taux légal et leur capitalisation à compter du 30 décembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII le paiement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'OFII a commis une faute de nature à engager sa responsabilité : sa demande de protection internationale a été enregistrée par le préfet du Nord le 12 septembre 2018 qui l'a placé en procédure Dublin ; le 7 mai 2019, il a été transféré en Espagne ; il n'a jamais fait l'objet d'une décision portant suspension des conditions matérielles d'accueil lorsqu'il demeurait sur le territoire français avant son transfert vers les autorités espagnoles ; il est revenu sur le territoire français et a sollicité à nouveau son admission au séjour au titre de l'asile auprès du préfet de la Haute-Garonne, qui, usant de son pouvoir discrétionnaire, a enregistré sa demande de protection internationale en procédure normale ; lors de son rendez-vous au Guichet unique pour demandeur d'asile (GUDA), il ne s'est pas vu proposer l'offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil par les agents de l'OFII, ni notifier une décision portant refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ; le 1er mai 2020, il a demandé à l'OFII de statuer sur ses droits ; il a saisi le tribunal de céans sur le fondement de l'article L. 523-1 du code de justice administrative et par ordonnance du 5 octobre 2020, le juge des référés a enjoint à l'OFII de se prononcer sur ses droits ; l'OFII a, d'abord, le 19 octobre 2020, refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil et en cours d'instance de contestation de cette décision, a reconnu qu'il aurait dû se voir proposer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lors de sa présentation au GUDA le 13 janvier 2020 ; par ordonnance du 24 novembre 2020, le juge des référés enjoint à l'OFII de lui proposer l'offre de prise en charges des conditions matérielles d'accueil, de lui remettre une carte de paiement ADA dans un délai de 24 heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, et de lui verser les sommes dues au titre de l'allocation de demandeur d'asile à compter du 13 janvier 2020 dans un délai de 7 jours à compter de l'ordonnance ; l'OFII s'est exécuté le 5 janvier 2021 ; le 28 décembre 2020, il avait saisi l'OFII d'une demande d'indemnisation de ses préjudices ; l'OFII s'est mépris sur sa situation juridique, dès lors que sa demande d'asile a été enregistrée en procédure normale par le préfet de Haute-Garonne ;
- il n'a perçu aucun revenu pendant plus d'une année ; cela a occasionné des troubles dans ses conditions d'existence car il était dans le dénuement le plus complet ; il ne disposait d'aucune ressource lui permettant de trouver un abri, de la nourriture ou des produits d'hygiène ; il ne pouvait pas travailler pour améliorer sa situation ;
- il était dans une situation de détresse morale ; cela a occasionné un préjudice moral car sa situation a eu des conséquences sur son état de santé alors qu'il souffre d'une pathologie grave ; il a vécu dans l'angoisse quotidienne de subvenir à ses besoins fondamentaux alors qu'il devait poursuivre sa procédure de demande d'asile, obérant ainsi ses chances d'obtenir la reconnaissance d'une protection internationale ;
- son préjudice moral doit être indemnisé à hauteur de 10 000 euros ;
- ses troubles dans les conditions d'existence doivent être évalués à 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant camerounais, né le 24 août 1983, est entré sur le territoire français aux fins de solliciter son admission au séjour au titre de l'asile. Sa demande d'asile a été enregistrée en procédure Dublin avant d'être requalifiée en procédure normale en janvier 2020. M. C s'est alors présenté au Guichet unique des demandeurs d'asile de la préfecture de la Haute-Garonne mais celui-ci ne s'est pas vu proposer l'offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil. Au cours de l'instance n° 2005601 devant le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, l'OFII a admis que M. C pouvait prétendre au bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile depuis le 13 janvier 2020. Par ordonnance du 24 novembre 2020, le juge des référés a enjoint à l'OFII de proposer au requérant l'offre de prise en charge des conditions matérielles d'accueil, de lui remettre une carte de paiement ADA dans un délai de 24 heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, et de lui verser les sommes dues au titre de l'allocation de demandeur d'asile à compter du 13 janvier 2020. M. C a perçu en décembre et janvier 2021 les sommes qui lui étaient dues. Par courrier dont il a été accusé réception le 30 décembre 2020, M. C a sollicité l'indemnisation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence qu'il estimait avoir subis du fait de la faute commise par l'OFII. Par une décision du 1er mars 2021, l'Office a implicitement rejeté ses demandes préalables d'indemnisation. Par la présente requête, M. C demande au tribunal de condamner l'OFII à lui verser la somme totale de 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la faute commise, cette somme devant être assortie des intérêts au taux légal à compter du 30 décembre 2020.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 28 septembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à M. C le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à ce que soit prononcée son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur l'acquiescement aux faits de l'Office français de l'immigration et de l'intégration :
3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. "
4. En dépit de la lettre du 23 novembre 2021 mettant en demeure l'Office français de l'immigration et de l'intégration de produire, celui-ci s'est abstenu de produire un mémoire en défense avant la clôture de l'instruction. L'Office est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans les écritures de M. C. Il appartient seulement au juge administratif d'en tirer toutes les conséquences de droit et de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans le mémoire du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration :
5. Aux termes de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile par l'autorité administrative compétente, en application du présent chapitre. Les conditions matérielles d'accueil comprennent les prestations et l'allocation prévues au présent chapitre. " Aux termes de l'article L. 744-7 du même code : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné : 1° A l'acceptation par le demandeur de la proposition d'hébergement ou, le cas échéant, de la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 744-2. Ces propositions tiennent compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation prévue à l'article L. 744-6, des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. " Enfin aux termes de l'article L. 744-6 du même code : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. "
6. Il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté que l'OFII s'est mépris sur la situation juridique de M. C et que c'est à tort qu'il a refusé au requérant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil depuis le 13 janvier 2020. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que le refus de l'OFII constitue une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne la période d'indemnisation :
7. Il résulte de l'instruction que M. C aurait dû se voir proposer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lors de sa présentation au GUDA, le 13 janvier 2020 et que l'OFII a versé au requérant les sommes qui lui étaient dues, le 5 janvier 2021. Ainsi, la responsabilité de l'État est susceptible d'être engagée pour la période courant du 13 janvier 2020 au 5 janvier 2021. Il suit de là que M. C peut prétendre à la réparation des préjudices subis au cours de cette période, qui seraient en lien direct et certain avec la faute commise par l'OFII qui s'est mépris sur la situation juridique du requérant.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
8. M. C, d'une part, invoque un préjudice moral et un préjudice résultant de troubles dans ses conditions d'existence. Le requérant fait valoir qu'il n'a perçu aucun revenu pendant plus d'une année, il ne disposait d'aucune ressource lui permettant de trouver un abri, de la nourriture ou des produits d'hygiène, par ailleurs il ne pouvait pas travailler pour améliorer sa situation. Les préjudices qu'il invoque, tenant en des troubles dans ses conditions d'existence et en une détresse psychologique sont intégralement imputables à la faute commise par l'OFII. D'autre part, il résulte des certificats médicaux produits que M. C bénéficiait d'une prise en charge médicale pour une pathologie des pieds. Toutefois, il ne justifie pas, par ces seuls éléments, d'une aggravation de son état de santé au cours de la période d'indemnisation. Dans ces conditions, les préjudices qu'il invoque, tenant en des troubles dans ses conditions d'existence et en une détresse psychologique peuvent être indemnisés à hauteur de 1 000 euros. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il sera donc fait une juste appréciation de ce chef de préjudice tiré du préjudice moral subi et des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence en lui allouant la somme globale de 1 000 euros.
9. Il résulte de tout ce qui précède que l'OFII doit être condamné à verser à M. C la somme totale de 1 000 euros en réparation de l'ensemble des préjudices en lien direct et certain avec la faute retenue au point 6 du présent jugement. Il y a lieu, toutefois, de retrancher du montant total à verser au requérant, dans le cadre de la présente instance, la somme provisionnelle de 1 000 euros accordée par l'ordonnance n° 2102222 du juge des référés du présent tribunal, en date du 17 janvier 2022 à la supposer déjà versée par l'OFII.
Sur les intérêts et la capitalisation :
10. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts au taux légal courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. En l'espèce, le requérant a droit, ainsi qu'il le demande, à compter du 30 décembre 2020, date de réception de sa demande indemnitaire préalable, aux intérêts au taux légal sur la somme totale allouée au point 9, ainsi qu'à la capitalisation de ces mêmes intérêts à compter du 30 décembre 2021, date à laquelle il était dû une année entière d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement au conseil de M. C d'une somme globale de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve pour Me Sarasqueta de renoncer au bénéfice de la contribution de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle présentée par M. C.
Article 2 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration est condamné à verser à M. C une indemnité totale de 1 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 30 décembre 2020 et capitalisation de ces intérêts à compter du 30 décembre 2021 et à chaque échéance annuelle ultérieure. Il conviendra de déduire de l'indemnité allouée, le cas échéant, la somme provisionnelle de 1 000 euros allouée à M. C par l'ordonnance n° 2102222 du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse en date du 17 janvier 2022.
Article 3 : Sous réserve de renonciation de Me Sarasqueta à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui versera une somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Sarasqueta.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le président-rapporteur,
T. A
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026