jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102709 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DIVONA LEX CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire récapitulatif, enregistrés les 7 mai 2021 et 20 mai 2022, ainsi que des pièces complémentaires enregistrées les 28 mai et 4 juin 2021, la société Saint-Pierre terrassements, représentée par Me Mazars, demande au tribunal :
1°) d'annuler le contrat de marché public portant sur le renouvellement des réseaux " Traverse de Pescadoires " conclu par le syndicat Aquareso avec le groupement composé de la société Marcouly et de la société Capraro le 25 février 2021, ou à défaut de le résilier ;
2°) de condamner le syndicat Aquareso à lui verser la somme de 24 271,80 euros, correspondant à sa marge nette, découlant de la perte de chance d'obtenir ce marché ;
3°) de mettre à la charge du syndicat Aquareso le paiement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir ;
- la procédure de passation est entachée d'irrégularités : les sous-critères d'évaluation de la valeur technique des offres n'étaient pas précisés, ce qui a porté atteinte à la transparence de la procédure et à l'égalité des armes entre les candidats ;
- son offre a été irrégulièrement rejetée : elle a respecté le règlement de consultation en fournissant des attestations de des travaux similaires et des certificats de qualifications professionnelles ;
- le syndicat Aquareso a fait preuve de déloyauté en l'invitant à préciser son offre concernant le prix, le 8 janvier 2021 ;
- les irrégularités de la procédure de passation l'ont privée d'une chance sérieuse de remporter le marché dès lors qu'elle aurait obtenu la note de 70/70 sur le critère de prix et la note de 26/30 sur le critère technique ;
- son préjudice est évalué à 24 271,80 euros, soit la marge nette qu'elle aurait réalisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2021, le syndicat Aquareso, représenté par Me Goutal, demande au tribunal de rejeter la requête et de mettre à la charge de la société Saint-Pierre terrassements la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré de l'absence de communication des sous-critères de la valeur technique de l'offre est inopérant ; en tout état de cause, il manque en fait ;
- l'offre de la société requérante a été régulièrement écartée dès lors que cette dernière n'avait produit ni référence de pose de réseaux d'assainissement en fonte, ni certificat de qualification en matière de pose de réseaux gravitaires d'assainissement ;
- il n'y a pas de lien de causalité entre les irrégularités et les préjudices allégués ;
- l'offre de la société requérante étant irrégulière, celle-ci était dépourvue de toute chance d'obtenir le marché ; en tout état de cause, elle ne justifie pas qu'elle aurait obtenu la note de 26/30 sur le critère technique ;
- le montant allégué du préjudice, évalué à 24 271,80 euros, soit 20,4 % du montant du marché, n'est pas établi dès lors qu'il ne correspond pas au taux moyen dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, autour de 3 %, et que certains frais ne sont pas pris en compte dans le calcul, de même que l'imposition.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hecht,
- les conclusions de M. Déderen, rapporteur public,
- et les observations de Me Chapel, représentant le syndicat Aquareso.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 octobre 2020, le syndicat Aquareso a publié un avis de marché publié pour le renouvellement des réseaux eau potable et assainissement dans la traverse de Pescadoires (Lot). Le 15 décembre 2020, la société Saint-Pierre terrassements a déposé une offre. Par un courrier du 11 février 2021, le syndicat a rejeté cette offre comme irrégulière. Par un avis publié le 12 mars 2021, le marché a été attribué au groupement constitué par les sociétés Marcouly et Capraro. Par un courrier du 20 avril 2021, la société Saint-Pierre terrassements a formé une demande indemnitaire préalable auprès du syndicat, qui a été rejetée le 12 mai 2021. Par la présente requête, cette société demande, d'une part, d'annuler le contrat susmentionné, ou à défaut de le résilier, et, d'autre part, de condamner le syndicat Aquareso à lui verser la somme de 24 271,80 euros.
Sur la validité du contrat :
2. Indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l'excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d'un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles. Cette action devant le juge du contrat est également ouverte aux membres de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné ainsi qu'au représentant de l'Etat dans le département dans l'exercice du contrôle de légalité. Si le représentant de l'Etat dans le département et les membres de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné, compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, peuvent invoquer tout moyen à l'appui du recours ainsi défini, les autres tiers ne peuvent invoquer que des vices en rapport direct avec l'intérêt lésé dont ils se prévalent ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office. Un concurrent évincé ne peut ainsi invoquer, outre les vices d'ordre public dont serait entaché le contrat, que les manquements aux règles applicables à la passation de ce contrat qui sont en rapport direct avec son éviction. Au titre de tels manquements, le concurrent évincé peut contester la décision par laquelle son offre a été écartée comme irrégulière.
3. Saisi par un tiers dans les conditions définies ci-dessus, de conclusions contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses, il appartient au juge du contrat, après avoir vérifié que l'auteur du recours autre que le représentant de l'Etat dans le département ou qu'un membre de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné se prévaut d'un intérêt susceptible d'être lésé de façon suffisamment directe et certaine et que les irrégularités qu'il critique sont de celles qu'il peut utilement invoquer, lorsqu'il constate l'existence de vices entachant la validité du contrat, d'en apprécier l'importance et les conséquences. Ainsi il lui revient, après avoir pris en considération la nature de ces vices, soit de décider que la poursuite de l'exécution du contrat est possible, soit d'inviter les parties à prendre des mesures de régularisation dans un délai qu'il fixe, sauf à résilier ou résoudre le contrat. En présence d'irrégularités qui ne peuvent être couvertes par une mesure de régularisation et qui ne permettent pas la poursuite de l'exécution du contrat, il lui revient de prononcer, le cas échéant avec un effet différé, après avoir vérifié que sa décision ne portera pas une atteinte excessive à l'intérêt général, soit la résiliation du contrat, soit, si le contrat a un contenu illicite ou s'il se trouve affecté d'un vice du consentement ou de tout autre vice d'une particulière gravité que le juge doit ainsi relever d'office, l'annulation totale ou partielle de celui-ci. Il peut enfin, s'il en est saisi, faire droit, y compris lorsqu'il invite les parties à prendre des mesures de régularisation, à des conclusions tendant à l'indemnisation du préjudice découlant de l'atteinte à des droits lésés.
En ce qui concerne le rejet de l'offre de la société requérante comme irrégulière :
4. Aux termes de l'article L. 2152-1 du code de la commande publique : " L'acheteur écarte les offres irrégulières, inacceptables ou inappropriées. " Aux termes de son article L. 2152-2 : " Une offre irrégulière est une offre qui ne respecte pas les exigences formulées dans les documents de la consultation, en particulier parce qu'elle est incomplète, ou qui méconnaît la législation applicable notamment en matière sociale et environnementale. "
5. Le pouvoir adjudicateur ne peut attribuer le marché à un candidat qui ne respecterait pas une des prescriptions imposées par le règlement de la consultation. Il est tenu d'éliminer, sans en apprécier la valeur, les offres incomplètes, c'est-à-dire celles qui ne comportent pas toutes les pièces ou renseignements requis par les documents de la consultation et sont, pour ce motif, irrégulières. Cette obligation ne fait pas obstacle à ce que ces documents prévoient en outre la communication, par les soumissionnaires, d'éléments d'information qui, sans être nécessaires pour la définition ou l'appréciation des offres et sans que leur communication doive donc être prescrite à peine d'irrégularité de l'offre, sont utiles au pouvoir adjudicateur pour lui permettre d'apprécier la valeur des offres au regard d'un critère ou d'un sous-critère et précisent qu'en l'absence de ces informations, l'offre sera notée zéro au regard du critère ou du sous-critère en cause.
S'agissant du respect du règlement de consultation par la société requérante :
6. Aux termes de l'article R. 2144-3 du code de la commande publique : " La vérification de l'aptitude à exercer l'activité professionnelle, de la capacité économique et financière et des capacités techniques et professionnelles des candidats peut être effectuée à tout moment de la procédure et au plus tard avant l'attribution du marché. " Aux termes du premier alinéa de l'article R. 2144-7 de ce code : " Si un candidat ou un soumissionnaire se trouve dans un cas d'exclusion, ne satisfait pas aux conditions de participation fixées par l'acheteur, produit, à l'appui de sa candidature, de faux renseignements ou documents, ou ne peut produire dans le délai imparti les documents justificatifs, les moyens de preuve, les compléments ou explications requis par l'acheteur, sa candidature est déclarée irrecevable et le candidat est éliminé. "
7. Le juge du contrat ne peut censurer l'appréciation portée par l'autorité administrative sur les garanties et capacités techniques et financières que présentent les candidats à un marché public, ainsi que sur leurs références professionnelles, que dans le cas où cette appréciation est entachée d'une erreur manifeste.
8. Il résulte du règlement de la consultation qu'il prévoyait, premièrement, en son point 5, que : " Sera déclarée comme irrégulière une offre qui, tout en apportant une réponse au besoin de l'entité adjudicatrice, est incomplète ou ne respecte pas les exigences formulées au sein des documents de la consultation () ", deuxièmement, en son point 3.3.A : " Chaque opérateur économique aura à produire un dossier complet original, comprenant l'ensemble des documents suivants () Certificats de qualifications professionnelles : la preuve de la capacité du candidat peut être apportée par tout moyen, notamment par des certificats d'identité professionnelle ou des références de travaux attestant de la compétence de l'opérateur économique à réaliser la prestation pour laquelle il se porte candidat : () FNTP 5144 (construction de réseaux gravitaires) ", et troisièmement, en son point 4.2 : " La valeur technique de l'offre, notée sur 30, sera appréciée au vu du mémoire technique, remis par le candidat dans son offre et qui comprendra : () références de chantiers similaires () ". D'une part, il résulte de l'instruction, notamment de l'offre déposée par la société requérante, que cette dernière ne disposait pas du certificat FNTP 5144, ce qu'elle ne conteste d'ailleurs pas. D'autre part, si la société Saint-Pierre terrassements soutient qu'elle a fourni 21 références de chantiers dans son offre, elle ne conteste pas qu'il s'agissait de chantiers de nature différente, dans la mesure où, comme le lui oppose le syndicat en défense dans le cadre d'une analyse précise de ces 21 références, un seul de ces chantiers consistait dans la création d'un réseau d'assainissement en PVC, et aucun en fonte, comme c'était le cas pour le marché en litige. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le syndicat aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en écartant son offre comme irrégulière.
S'agissant de la déloyauté :
9. Si la société requérante soutient que le syndicat a fait preuve de déloyauté en l'invitant, par un courrier du 8 janvier 2021, à préciser son offre concernant le seul prix, sans mentionner les griefs ultérieurement retenus pour écarter son offre comme irrégulière, toutefois il ne résulte pas de l'instruction, et il n'est pas même allégué, que ce courrier a eu une incidence sur le rejet de cette offre. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.
10. Il résulte de tout ce qui précède que c'est à bon droit que le syndicat a rejeté l'offre de la société Saint-Pierre terrassements comme irrégulière.
En ce qui concerne la procédure de passation :
S'agissant de la publication des sous-critères d'analyse des offres :
11. Ainsi qu'il a été dit au point 2, un concurrent évincé ne peut invoquer, outre les vices d'ordre public dont serait entaché le contrat, que des manquements aux règles applicables à la passation de ce contrat en rapport direct avec son éviction. Un candidat dont l'offre a été à bon droit écartée comme irrégulière ou inacceptable ne saurait soulever d'autre moyen que ceux en rapport direct avec cette irrégularité ou que le juge devrait relever d'office.
12. Si la société requérante soutient que la procédure de passation du marché en litige est entachée d'irrégularité en raison de l'absence de communication de deux sous-critères d'analyse des offres, à savoir les références à des chantiers similaires antérieurs et la qualification professionnelle, toutefois elle ne peut soulever utilement ce moyen propre à l'analyse des offres, qui n'est pas en rapport direct avec le rejet de son offre comme irrégulière. En tout état de cause, il résulte du règlement de la consultation, que la société requérante verse elle-même à l'instance, que ce dernier indiquait les sous-critères de notation des offres, ainsi que leur pondération, tandis que la qualification professionnelle était exigée, ainsi qu'il a été rappelé au point 8.
13. Pour les mêmes motifs, et à plus forte raison, l'intéressée ne peut invoquer utilement la note qu'elle aurait obtenue, selon ses allégations, sur la valeur technique.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation, ou à titre subsidiaire de résiliation, du marché en litige doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Lorsque l'offre d'un candidat évincé était irrégulière, la circonstance que le pouvoir adjudicateur aurait été susceptible de faire usage de la faculté de l'autoriser à régulariser son offre n'est pas de nature, par elle-même, à ce qu'il soit regardé comme n'ayant pas été dépourvu de toute chance de remporter le contrat. Ainsi qu'il a été dit au point 10, l'offre de la société Saint-Pierre terrassements était irrégulière. Par suite, et en l'absence d'invitation à la régulariser, la société était dépourvue de toute chance d'obtenir le contrat et n'avait ainsi droit à aucune indemnisation.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le syndicat Aquareso, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la société Saint-Pierre terrassements la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de cette société une somme de 1 500 euros, en application des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Saint-Pierre terrassements est rejetée.
Article 2 : Une somme de 1 500 euros est mise à la charge de la société Saint-Pierre terrassements au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Saint-Pierre terrassements, au syndicat Aquareso, ainsi qu'aux sociétés Marcouly et Capraro.
Copie en sera adressée, pour information, à la préfète du Lot.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto, présidente,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
Le rapporteur,
S. HECHT
La présidente,
S. CAROTENUTOLa greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne à la préfète du Lot, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026