LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2103479

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2103479

jeudi 20 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2103479
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCARDI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 juin et 31 août 2021, M. B C, représenté par Me Cardi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 mai 2021 par lequel la préfète de l'Aveyron a suspendu pour une durée de deux mois l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2020 l'autorisant à exploiter l'établissement d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules à moteur et de la sécurité routière situé à Rignac (Aveyron) ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme globale de 12 200 euros en réparation des préjudices économique et d'atteinte à l'image et à la réputation qu'il estime avoir subis, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de la réclamation préalable ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- il renonce au moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué, compte tenu des éléments produits en défense ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance de l'article 14 de l'arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l'exploitation des établissements d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière ;

- le rapport administratif de la brigade de gendarmerie de Rignac auquel il est fait référence dans la décision attaquée ne lui a pas été transmis et il n'a donc pas pu en prendre connaissance ;

- la matérialité des faits n'est pas établie dès lors que le rapport administratif de la brigade de gendarmerie de Rignac ne figure pas au titre des pièces du dossier et il n'a pas méconnu l'arrêté du 27 janvier 2021 par lequel la préfète de l'Aveyron a suspendu pour la première fois deux des agréments dont il bénéficiait ; la préfète a entaché sa décision d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation ;

- l'illégalité de la décision attaquée est de nature à engager la responsabilité de l'Etat sur le fondement de la faute ;

- il a subi un préjudice économique évalué à 7 200 euros ;

- l'atteinte portée à son image et à sa réputation professionnelle doit être indemnisée à hauteur de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2021, la préfète de l'Aveyron conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 7 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 mai 2022 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- l'arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l'exploitation des établissements d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A ;

- et les conclusions de M. Farges, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C est titulaire d'agréments délivrés par la préfecture de l'Aveyron l'autorisant à exploiter neuf établissements d'enseignement de la conduite des véhicules à moteur, dénommés " AUTO ECOLE WILLIAM'S ", situés dans le département de l'Aveyron. Par un arrêté du 27 janvier 2021, la préfète de l'Aveyron a suspendu, pour une durée de deux mois, les agréments autorisant l'exploitation des auto-écoles situées à Bozouls et à Rignac. Par un nouveau courrier du 14 avril 2021, la préfète de l'Aveyron a informé M. C de son intention de renouveler la mesure de suspension d'agréments en tant qu'elle concerne l'établissement de Rignac. L'intéressé a fait valoir ses observations par un courrier du 27 avril 2021. Par un arrêté du 11 mai 2021, dont M. C demande l'annulation, la préfète de l'Aveyron a suspendu, pour une durée de deux mois, l'agrément de l'établissement situé à Rignac. Le requérant sollicite également la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité globale de 12 200 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subis.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l'exploitation des établissements d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière : " () Le préfet suspend ou retire l'agrément par arrêté motivé () ".

3. La décision attaquée vise les considérations de droit sur lesquelles elle se fonde, et notamment les dispositions pertinentes du code de la route ainsi que l'arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l'exploitation des établissements d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière. Elle vise également les considérations de fait sur lesquelles elle se fonde, en se référant explicitement au courrier du 14 avril 2021 par lequel la préfète de l'Aveyron a mis en œuvre la procédure contradictoire, qui a été notifié à M. C et auquel il a apporté une réponse, et qui décrit avec précision les griefs qui lui sont reprochés. Dans ces conditions, la décision en litige doit être regardée comme étant suffisamment motivée en droit comme en fait.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l'exploitation des établissements d'enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière : " Avant toute décision de suspension ou de retrait d'agrément, le préfet porte à la connaissance de l'exploitant, par lettre recommandée avec avis de réception, son intention de retirer ou suspendre son agrément en lui précisant les motifs invoqués et en lui demandant de présenter, dans un délai qui ne peut être inférieur à huit jours, des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales en se faisant assister ou représenter par un mandataire de son choix. En cas d'absence de réponse dans le délai prévu, la procédure est réputée contradictoire () ".

5. Il ne résulte d'aucune disposition, en particulier de celles exposées au point 4, que le rapport de gendarmerie établi le 27 février 2021, qui fonde la mise en œuvre de la procédure de retrait d'agrément litigieuse, aurait dû être communiqué au requérant, le respect du principe du contradictoire imposant seulement qu'il soit informé des griefs formulés à son encontre. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait demandé la communication de ce rapport. Par suite, la préfète de l'Aveyron n'ayant pas entaché sa décision d'un vice de procédure, le moyen ainsi soulevé doit être écarté.

6. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement du procès-verbal de gendarmerie établi le 27 février 2021, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que le même jour à 13h30, les gendarmes ont procédé au contrôle, dans la commune de Rignac, d'un véhicule appartenant à une auto-école de M. C, à l'intérieur de laquelle se trouvait un élève inscrit à l'auto-école de Rignac et sa monitrice, qui a reconnu dispenser des cours de conduite le mercredi et le samedi dans le secteur de Rignac. Il ressort également de ce procès-verbal qu'une affiche a été apposée sur la devanture de l'auto-école de Rignac, indiquant précisément que l'établissement serait temporairement fermé à partir du 6 février 2021 mais que les cours de conduite seraient toutefois maintenus. Les services de gendarmerie ont en outre observé, le même jour à 16h15, que la monitrice dispensait un autre cours de conduite à Rignac. Si M. C soutient que l'intéressée pouvait dispenser des cours dans tous les établissements de sa société, au regard de son contrat de travail, et qu'elle exerçait ce jour-là son activité pour le compte de l'auto-école située à Villefranche-de-Rouergue, il n'en demeure pas moins qu'elle a été contrôlée à deux reprises dans la commune de Rignac, située à une trentaine de kilomètres du secteur de Villefranche-de-Rouergue, et qu'il n'est pas contesté que les cours de conduite dispensés par l'auto-école de Rignac étaient maintenus en dépit de la suspension d'agrément qui la frappait. Si M. C met également en avant le fait que les dossiers des élèves de l'auto-école de Rignac ont été transférés dans les autres auto-écoles qu'il exploite, outre qu'il ne produit qu'un seul document censé établir ledit transfert, cette circonstance, à la supposer même établie, n'est pas de nature à remettre en cause les constatations effectuées par les services de gendarmerie de Rodez dans leur procès-verbal du 27 février 2021. Dès lors, M. C ne saurait soutenir que la préfète de l'Aveyron aurait commis une erreur de fait, en toute hypothèse.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

7. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que la préfète de l'Aveyron n'a commis aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat. Par suite, les conclusions de M. C tendant à l'indemnisation des préjudices résultant de l'illégalité fautive alléguée ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par M. C au titre de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C et à la préfète de l'Aveyron.

Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.

La rapporteure,

M. PETRI

Le président,

T. SORIN

La greffière,

S. SORABELLA

La République mande et ordonne à la ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions