LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104365

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104365

mardi 17 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104365
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique chambre 1
Avocat requérantSCP CAMILLE ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juillet 2021, l'association nationale de recherche et d'action solidaire (ANRAS), représentée par Me Gasquet, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de taxe d'habitation auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 pour des montants respectifs de 11 314 euros et de 11 329 euros à raison des locaux situés 9 rue Guynemer sur le territoire de la commune de Capdenac Gare (12700) ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration fiscale ne pouvait pas l'assujettir à la taxe d'habitation à raison des logements occupés par les résidents, dès lors que ceux-ci disposent de la jouissance privative de ces logements ;

- elle est fondée à se prévaloir de la doctrine BOI-IF-TH-10-2020 n° 320 du 12 septembre 2012.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, le directeur régional des finances publiques de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par l'association nationale de recherche et d'action solidaire ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. L'association nationale de recherche et d'action solidaire (ANRAS) a été assujettie à la taxe d'habitation au titre des années 2019 et 2020 à raison des locaux dont elle est propriétaire 9 rue Guynemer sur le territoire de la commune de Capdenac Gare (12700) et dans lesquels elle exploite l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La Croix Bleue, pour des montant respectifs de 11 314 euros et de 11 329 euros. La réclamation préalable formée contre ces impositions le 23 décembre 2020 a été rejetée par décision de l'administration fiscale du 22 juin 2021.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article 1407 du code général des impôts : " I. - La taxe d'habitation est due :/ 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation () ". Aux termes de l'article 1408 du même code : " I. - La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables. () ".

3. Il résulte de l'instruction que le règlement de fonctionnement de l'EHPAD La Croix Bleue prévoit que les résidents de l'établissement peuvent y conserver des biens, effets et objets personnels et y disposer d'une ligne téléphonique privée. Il leur est conseillé de personnaliser ce logement en y apportant leurs meubles, tels que fauteuil, commode, table ou éventuellement un lit. Les résidents ont la possibilité d'y avoir un animal de compagnie et peuvent recevoir librement des visites entre 11 heures et 18 heures 30. Si ce même règlement prévoit certaines restrictions, telles que la prise des repas en commun avec les autres résidents et la soumission des visites en dehors de la plage horaire comprise entre 11 heures et 18 heures 30 à accord préalable, ces restrictions ont pour but de préserver la tranquillité et la sécurité des résidents et ne sont, dès lors, pas de nature à retirer à chacun des intéressés la disposition personnelle de la chambre qui lui est attribuée.

4. Dans ces conditions, les résidents doivent être regardés comme ayant la jouissance privative des logements qu'ils occupent au sein de l'EHPAD La Croix Bleue. Dès lors, c'est à tort que l'administration fiscale a, sur le fondement des dispositions précitées des articles 1407 et 1408 du code général des impôts, assujetti l'ANRAS à la taxe d'habitation à raison des logements en cause.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la base imposable à la taxe d'habitation au titre des années 2019 et 2020 de l'EHPAD La Croix Bleue doit être réduite à concurrence de la valeur locative des logements occupés par ses résidents. Par suite, l'ANRAS doit être déchargée, en droits, des cotisations primitives de taxe d'habitation auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 correspondant à cette réduction en base.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par l'ANRAS et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La base imposable à la taxe d'habitation au titre des années 2019 et 2020 de l'EHPAD La Croix Bleue est réduite à concurrence de la valeur locative des logements occupés par ses résidents.

Article 2 : L'association nationale de recherche et d'action solidaire (ANRAS) est déchargée, en droits, des cotisations primitives de taxe d'habitation auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 correspondant à la réduction en base définie à l'article 1er.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à l'association nationale de recherche et d'action solidaire (ANRAS) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association nationale de recherche et d'action solidaire (ANRAS) et au directeur régional des finances publiques de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.

La magistrate désignée,

F. A

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions