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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104423

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104423

jeudi 22 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104423
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantBELLINZONA FREDERIQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Bellinzona, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme globale de 25 000 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subis ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder à sa réintégration ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité de l'Etat doit être engagée dès lors que le non-renouvellement de son contrat est fautif ; ses cinq années d'enseignement antérieures ont été satisfaisantes ; la décision de ne pas renouveler son contrat coïncide avec l'imminence de l'obligation de lui faire signer un contrat à durée indéterminée ; il n'a pas reçu notification de cette décision avant l'expiration de son contrat le 31 août 2020, alors que le rectorat de l'académie de Toulouse devait lui notifier son intention de le renouveler ou non avant le 31 juillet 2020 ; une telle notification n'aurait pu intervenir qu'après un entretien préalable dès lors que son contrat pouvait être reconduit pour une durée indéterminée et que ses contrats, conclus pour répondre à un besoin permanent, était supérieure ou égale à trois ans ; les motifs du non-renouvellement de son contrat sont illégitimes au vu des appréciations positives sur sa manière de servir ; le motif réel du non-renouvellement de son contrat ne répond pas à l'intérêt du service mais à un objectif d'éviction pour l'empêcher d'accéder à la stabilité de l'emploi ;

- le non-renouvellement de son contrat, sans respect du délai de prévenance, a entraîné une précarité liée à une perte d'emploi non choisie et non préparée ainsi que l'abandon de projets personnels ; les troubles dans ses conditions d'existence doivent être évalués à hauteur de 15 000 euros ;

- le non-renouvellement de son contrat a altéré son état de santé psychique ; le préjudice moral qu'il a subi doit être évalué à la somme de 10 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2022, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables ;

- malgré le courriel du 11 juin 2020 dans lequel ses services ont demandé à M. B, qui a émis le souhait d'enseigner dans une nouvelle discipline, de transmettre sa candidature, l'intéressé ne l'a pas fait ; M. B n'a pas sollicité le renouvellement de candidature pour un poste d'enseignant dans la discipline de sciences industrielles de l'ingénieur qu'il enseignait jusqu'à présent ; dans le courriel adressé par ses services à M. B le 11 juin 2020, aucun doute ne pouvait exister quant à la suite donnée à sa demande de renouvellement ; son courrier du 8 février 2021 répond formellement au renouvellement du contrat de M. B en qualité d'enseignant dans la discipline de sciences industrielles de l'ingénieur ; la durée d'engagement de M. B ne lui ouvre pas droit au bénéfice d'un contrat à durée indéterminée ; la décision de ne pas le renouveler est fondé sur l'avis du corps d'inspection de sa discipline, et l'intéressé lui-même a manifesté son souhait de ne plus enseigner en sciences industrielles de l'ingénieur ;

- M. B ne démontre pas la réalité des préjudices qu'il a subis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pétri,

- les conclusions de M. Déderen, rapporteur public,

- les observations de Me Martin-Cazenave, représentant M. B,

- et les observations de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. A la date des faits, M. B avait été recruté en qualité de professeur contractuel de sciences industrielles de l'ingénieur, option ingénierie mécanique. Il a exercé ses fonctions au lycée général et technologique de Mirepoix du 5 janvier au 4 juillet 2015, du 1er septembre 2015 au 31 août 2016 et du 1er septembre 2016 au 31 août 2017. Il a ensuite exercé ses fonctions aux lycées polyvalents " Joseph Gallieni ", " Déodat de Séverac " et " Bellevue ", tous trois situés à Toulouse, du 1er septembre 2017 au 31 août 2018, puis du 1er septembre 2018 au 31 août 2019, et enfin du 1er septembre 2019 au 31 août 2020. Par un courriel en date du 11 juin 2020, l'intéressé a exprimé son souhait d'enseigner dans une autre discipline. Les services du rectorat de l'académie de Toulouse lui ont répondu, par un courriel du même jour, qu'il devait alors envoyer un dossier de candidature. Par un courrier du 16 novembre 2020, M. B a indiqué au recteur qu'il n'avait pas été informé de la décision relative à sa demande de renouvellement de candidature au titre de l'année 2020-2021. Par un courrier du 8 février 2021, le recteur lui a répondu qu'un avis défavorable des inspecteurs de sciences et techniques industrielles a été émis lors de la campagne de renouvellement des candidatures des agents non titulaires lancée au mois de mai 2020. Par un courrier du 30 mars 2021, M. B a formé un recours indemnitaire préalable, et le silence conservé sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. B sollicite le versement d'une somme globale de 25 000 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subis, sur le fondement de la responsabilité pour faute de l'administration.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. M. B demande au tribunal d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder à sa réintégration dans ses fonctions. Toutefois l'intéressé, s'il présente des conclusions tendant à l'indemnisation du préjudice né du non-renouvellement de son contrat, ne présente pas de conclusions tendant à l'annulation d'une telle décision. A défaut de conclusions d'annulation, ses conclusions à fin d'injonction sont présentées à titre principal et n'ont donc pas un caractère accessoire. Pour ce motif, elles doivent être regardées comme irrecevables. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Toute illégalité commise par l'administration constitue, en principe, une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en ait résulté un préjudice direct, certain et exclusif en lien avec la faute commise et ses effets.

Sur la faute liée à la méconnaissance du délai de prévenance et à l'obligation de fixer un entretien préalable au non-renouvellement d'un contrat :

4. Aux termes de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat pris pour l'application des articles 7 et 7 bis de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'agent non titulaire est recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'administration lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : / - huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / - un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à six mois et inférieure à deux ans ; / - deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à deux ans ; / - trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables. / La notification de la décision doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans. / Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux deuxième, troisième et quatrième alinéas sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux effectués avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. ".

5. Il est constant que M. B a été recruté par le rectorat de l'académie de Toulouse de manière quasi continue entre le 1er septembre 2015 et le 31 août 2020 et qu'il cumule ainsi une ancienneté de services égale à cinq ans et six mois. Au vu des dispositions citées au point précédent, son employeur était tenu de lui notifier son intention de renouveler ou non son contrat deux mois avant le terme du contrat, soit le 30 juin 2020, et de lui faire bénéficier d'un entretien préalable. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que M. B aurait bénéficié d'un tel entretien et que l'administration lui aurait notifié son intention de le renouveler ou non avant la date du 30 juin 2020. Il résulte au contraire de l'instruction que la première décision informant M. B du non-renouvellement de son contrat est intervenue dans un courrier que le recteur de l'académie de Toulouse lui a adressé le 8 février 2021. Si le recteur se prévaut d'un courriel que ses services ont adressé au requérant le 11 juin 2020, lui indiquant notamment que son acte de candidature ne peut être pris en compte pour la discipline du numérique et des sciences informatiques et rappelant les règles de candidature concernant une matière, cet écrit ne saurait tenir lieu de notification du non-renouvellement du contrat dont M. B était titulaire et constitue une simple information quant à la possibilité de demander son renouvellement pour enseigner dans une autre discipline. Alors même qu'il ne résulte pas de l'instruction que M. B aurait présenté sa candidature à un poste d'enseignant en sciences informations après avoir reçu ce courriel du 11 juin 2020, cette circonstance ne dispense pas l'administration de notifier à l'intéressé une décision de renouvellement ou de non-renouvellement du contrat dont il était titulaire. La méconnaissance des dispositions de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 cité au point précédent constitue par suite une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'administration.

Sur l'illégalité fautive liée au non-renouvellement du contrat de M. B en contrat à durée indéterminée :

6. Aux termes de l'article 4 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat alors applicable : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 du titre Ier du statut général, des agents contractuels peuvent être recrutés dans les cas suivants : / () 2° Lorsque la nature des fonctions ou les besoins des services le justifient, notamment : / b) Lorsque l'autorité de recrutement n'est pas en mesure de pourvoir l'emploi par un fonctionnaire présentant l'expertise ou l'expérience professionnelle adaptée aux missions à accomplir à l'issue du délai prévu par la procédure mentionnée à l'article 61 ; ". Aux termes de son article 6 bis : " Les contrats conclus en application du 2° de l'article 3 et des articles 4 et 6 peuvent l'être pour une durée indéterminée. / Lorsque ces contrats sont conclus pour une durée déterminée, cette durée est au maximum de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans. / Tout contrat conclu ou renouvelé en application du 2° de l'article 3 et des articles 4 et 6 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans dans des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu, par une décision expresse, pour une durée indéterminée. / La durée de six ans mentionnée au troisième alinéa du présent article est comptabilisée au titre de l'ensemble des services effectués dans des emplois occupés en application du 2° de l'article 3 et des articles 4, 6, 6 quater, 6 quinquies et 6 sexies. Elle doit avoir été accomplie dans sa totalité auprès du même département ministériel, de la même autorité publique ou du même établissement public. Pour l'appréciation de cette durée, les services accomplis à temps incomplet et à temps partiel sont assimilés à du temps complet. / Les services accomplis de manière discontinue sont pris en compte, sous réserve que la durée des interruptions entre deux contrats n'excède pas quatre mois. Pour le calcul de la durée d'interruption entre deux contrats, la période de l'état d'urgence sanitaire déclaré sur le fondement de l'article L. 3131-12 du code de la santé publique n'est pas prise en compte. ".

7. Ainsi que cela a été dit au point 5, M. B cumulait, à la date du 31 août 2020, qui correspond à la date à partir de laquelle son contrat avec le rectorat de l'académie de Toulouse n'a pas été renouvelé, d'une ancienneté de services égale à cinq ans et six mois. Par suite et dès lors qu'il ne disposait pas de l'ancienneté de services de six ans requise par les dispositions citées au point précédent, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration a commis une illégalité fautive en refusant de renouveler son contrat en contrat à durée indéterminée.

Sur l'illégalité fautive liée au motif de non-renouvellement opposé à M. B :

8. En premier lieu, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.

9. Il résulte du courrier adressé par le recteur de l'académie de Toulouse à M. B le 8 février 2021 que la décision en litige se fonde sur l'avis défavorable émis par les inspecteurs des sciences et techniques industrielles au titre de la campagne de renouvellement des agents non titulaires lancée au mois de mai 2020 ainsi que sur la circonstance que les postes d'enseignant en sciences numériques et technologiques sont réservés aux titulaires.

10. S'agissant du premier motif, il résulte d'une note de service du 15 février 2021, qui fait état de faits constatés au cours de l'année scolaire 2019-2020, que M. B a supprimé de son emploi du temps les quatre heures d'enseignement qu'il devait dispenser en sciences de l'ingénieur afin de n'enseigner que les sciences numériques et technologiques à compter du mois de septembre 2019, que plusieurs absences ont été constatées en raison de voyages à l'étranger notamment, que plusieurs de ses collègues ont dénoncé leurs difficultés à travailler avec lui ainsi que son manque d'implication dans la pédagogie, et qu'au regard de ces éléments, l'inspection académique a émis un avis défavorable pour le renouvellement de son contrat. Il résulte, en outre, de l'instruction que des recommandations ont été formulées au requérant par un inspecteur d'académie le 5 avril 2019 et que plusieurs compétences devaient être consolidées. Le recteur de l'académie de Toulouse a donc pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prendre la décision de ne pas renouveler le contrat de M. B, et ce malgré les bonnes appréciations dont peut se prévaloir le requérant au titre des années 2016, 2017 et 2018. S'agissant du second motif, le recteur de l'académie de Toulouse n'apporte pas d'éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il y a lieu de neutraliser le motif tiré de ce que les postes d'enseignant en sciences numériques et technologiques sont réservés aux titulaires, étant précisé sur ce point que le requérant n'est privé d'aucune garantie dès lors que le premier motif opposé par le recteur dans son courrier du 8 février 2021 aurait suffi, à lui seul, à fonder la décision litigieuse.

11. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction, contrairement à ce que soutient M. B, que l'administration aurait eu pour but de l'évincer du service afin de l'empêcher d'accéder à la stabilité de l'emploi. Par suite, le moyen tiré du détournement de pouvoir ne peut qu'être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que seule la méconnaissance du délai de prévenance ainsi que de l'obligation de fixer un entretien préalable au non-renouvellement du contrat constitue une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

Sur l'évaluation des préjudices :

13. Il sera fait une juste appréciation des troubles dans les conditions d'existences ainsi que du préjudice moral subis par M. B en l'évaluant à la somme de 500 euros, compte tenu de l'incertitude que le recteur de l'académie de Toulouse a fait peser sur sa situation, étant précisé que le requérant n'apporte pas suffisamment d'éléments pour démontrer de manière concrète les difficultés auxquelles il a fait face du fait de la méconnaissance des dispositions de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 citées au point 4, faisant ainsi obstacle à une indemnisation plus élevée.

Sur les frais d'instance :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante, le paiement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. B une somme de 500 euros en réparation des préjudices qu'il a subis.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques.

Une copie en sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.

La rapporteure,

M. PETRI

La présidente,

S. CAROTENUTOLa greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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