mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2104807 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BENHAMIDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 août 2021, Mme B E et M. F, représentés par Me Benhamida, demandent au tribunal :
1°) de les admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à leur verser la somme de 12 825 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subi assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 juin 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 000 euros, à verser à leur conseil, au titre des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'OFII a commis des fautes engageant sa responsabilité en refusant de leur verser l'allocation pour demandeur d'asile pour la période allant du 27 novembre 2018 au 3 juillet 2019 dès lors qu'ils remplissaient les conditions pour en bénéficier sur le fondement de l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; ces éléments ont été rappelés aux services de l'OFII dans un courrier du 3 juin 2020 dont l'office a accusé réception le 19 juin 2020 ; ainsi, en ne répondant pas à leur demande et en ne procédant pas au versement de l'allocation à laquelle ils avaient droit en tant que demandeurs d'asile, l'OFII a implicitement et illégalement refusé de la leur verser et a engagé sa responsabilité par ce comportement fautif ;
- ils ont subi un préjudice matériel évalué à un montant total de 12 825 euros ; entre le mois de novembre 2018 et le mois de juillet 2019, ils avaient le droit à un montant journalier de 10,20 euros + 7,40 euros + 7,40 euros, soit 25 euros correspondant à l'allocation majorée du fait de l'absence d'hébergement, et ainsi à une somme de 6 825 euros calculée sur une période de 273 jours ;
- ils ont subi un préjudice moral évalué à un montant de 3 000 euros ; leur situation de vulnérabilité due à leur détresse morale a été accentuée par des difficultés matérielles à se nourrir, à pouvoir se loger et à poursuivre leur procédure d'asile aux fins de se maintenir sur le territoire français le temps de l'instruction de leur demande d'asile ;
- le lien de causalité entre les différents préjudices subis par les requérants et la carence de l'OFII est incontestablement établi ; il est constant qu'ils ne les auraient pas subis si l'OFII leur avait versé les sommes dues ;
- ils sollicitent la capitalisation des intérêts dus sur la somme totale demandée de 12 825 euros à compter du 3 juin 2020.
Malgré une mise en demeure en date du 7 mars 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 14 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 décembre 2022 à 12h.
Un mémoire en défense, présenté par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a été produit le 14 février 2023 à 20h26 mais n'a pas été analysé ni communiqué compte tenu de son extrême tardiveté.
Mme E et M. D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 23 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E et M. D, nés respectivement les 13 janvier 1991 et 18 mars 1985, de nationalité arménienne, ont sollicité leur admission au séjour au titre de l'asile. Le 27 novembre 2018, leur demande d'asile a été enregistrée en procédure accélérée et, le même jour, ils ont accepté l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par un courrier du 3 juillet 2019, les requérants ont été destinataires de la décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un courrier en date du 3 juin 2020, réceptionné par l'OFII le 19 juin 2020, Mme E et M. D ont sollicité du directeur territorial de l'OFII le paiement de la somme de 10 040 euros au titre des sommes non versées pour la période de novembre 2018 à juin 2019 ainsi qu'au titre des différents préjudices subis. Par la présente requête, les intéressés demandent au tribunal de condamner l'OFII à leur verser la somme totale de 12 825 euros au titre des différents préjudices subis en raison des fautes commises engageant sa responsabilité.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme E et M. D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du bureau d'aide juridictionnelle en date du 23 février 2022. Par suite, les conclusions des requérants tendant à leur admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité de l'OFII :
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 744-1 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. L'Office français de l'immigration et de l'intégration ordonne son versement dans l'attente de la décision définitive lui accordant ou lui refusant une protection au titre de l'asile ou jusqu'à son transfert effectif vers un autre Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile. / Le versement de l'allocation prend fin au terme du mois au cours duquel est expiré le délai de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, a été notifiée la décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile ou a pris fin le droit du demandeur à se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues à l'article L. 743-2. Pour les personnes qui obtiennent la qualité de réfugié prévue à l'article L. 711-1 ou le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l'article L. 712-1, le bénéfice de l'allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. Son montant est revalorisé le 1er avril de chaque année par application du coefficient mentionné à l'article L. 161-25 du code de la sécurité sociale. / L'allocation pour demandeur d'asile est incessible et insaisissable. Pour son remboursement, en cas de versement indu, l'Office français de l'immigration et de l'intégration peut procéder à des retenues sur les échéances à venir dues à quelque titre que ce soit. Le montant des retenues ne peut dépasser un plafond, déterminé selon des modalités prévues par voie réglementaire, sauf en cas de remboursement intégral de la dette en un seul versement si le bénéficiaire opte pour cette solution. / Les blocages de comptes courants de dépôts ou d'avances ne peuvent avoir pour effet de faire obstacle à l'insaisissabilité de l'allocation. / Un décret définit le barème de l'allocation pour demandeur d'asile, en prenant en compte les ressources de l'intéressé, son mode d'hébergement et, le cas échéant, les prestations offertes par son lieu d'hébergement. Le barème de l'allocation pour demandeur d'asile prend en compte le nombre d'adultes et d'enfants composant la famille du demandeur d'asile et accompagnant celui-ci. / Ce décret précise, en outre, les modalités de versement de l'allocation pour demandeur d'asile. / Ce décret peut prévoir une adaptation du montant de l'allocation pour demandeur d'asile et de ses modalités d'attribution, de calcul et de versement pour tenir compte de la situation particulière des départements et collectivités d'outre-mer. "
4. Il résulte de l'instruction que les demandes d'asile de Mme E et M. D ont été enregistrées en procédure accélérée le 27 novembre 2018, et que, le même jour, ils ont accepté l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il résulte également de l'instruction qu'aucune offre d'hébergement dédié aux demandeurs d'asile et de versement de l'allocation pour demandeurs d'asile n'a été proposées aux requérants alors qu'ils ont manifesté leur besoin d'hébergement. Ainsi, Mme E et M. D étaient en droit de pouvoir bénéficier de l'allocation pour demandeur d'asile, prévue par l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter du jour où ils ont accepté l'offre de prise en charge de l'OFII, le 27 novembre 2018 et ce jusqu'à la fin du mois suivant la notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile rejetant leurs demandes d'asile. En outre, il n'est pas contesté que Mme E et M. D ont sollicité en vain le versement de cette allocation dans un courrier du 3 juin 2020. L'OFII, qui malgré une mise en demeure en date du 7 mars 2022 n'a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, est réputé acquiescer aux faits exposés par les requérants en application de l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Il résulte de tout ce qui précède qu'en ne procédant pas au versement des allocations dues pour la période du 27 novembre 2018 au 31 juillet 2019, l'OFII a commis une faute engageant sa responsabilité, en lien de causalité avec les préjudices dont Mme E et M. D demandent réparation.
En ce qui concerne les préjudices :
5. Aux termes des dispositions de l'article D. 744-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " En application du cinquième alinéa de l'article L. 744-9, l'allocation pour demandeur d'asile est composée d'un montant forfaitaire, dont le niveau varie en fonction du nombre de personnes composant le foyer, et, le cas échéant, d'un montant additionnel destiné à couvrir les frais d'hébergement ou de logement du demandeur. Le montant additionnel n'est pas versé au demandeur qui n'a pas manifesté de besoin d'hébergement ou qui a accès gratuitement à un hébergement ou un logement à quelque titre que ce soit. Lorsqu'il n'est pas hébergé dans un des lieux mentionnés à l'article L. 744-3, le demandeur d'asile informe l'Office français de l'immigration et de l'intégration de son lieu d'hébergement ou de logement ainsi que des modalités s'y rapportant. Le demandeur d'asile communique ces informations à l'Office français de l'immigration et de l'intégration deux mois après l'enregistrement de sa demande d'asile et ensuite tous les six mois. / Pour la détermination du montant de l'allocation, les ressources perçues par le bénéficiaire viennent en déduction du montant résultant de l'application du premier alinéa. / Le barème de l'allocation pour demandeur d'asile figure à l'annexe 7-1 du présent code. "
6. Selon l'annexe 7-1 mentionnée à l'article D. 744-26 du code précité, dans sa version applicable au litige, pour la période courant du 27 novembre 2018 au 31 juillet 2019, le montant journalier de l'allocation pour demandeur d'asile est de 10,20 euros pour deux personnes et le montant journalier additionnel versé en application des dispositions de l'article D. 744-26 à chaque demandeur d'asile adulte ayant accepté l'offre de prise en charge, qui a manifesté un besoin d'hébergement et n'a pas accès gratuitement à un hébergement ou un logement à quelque titre que ce soit, est de 7, 40 euros.
7. Il résulte des fautes commises par l'OFII que Mme E et M. D sont fondés à demander réparation de leur préjudice matériel en raison de l'absence de versement de l'allocation pour demandeur d'asile. En application des dispositions applicables susvisées de l'article D. 744-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile renvoyant à l'annexe 7-1 du même code, et dès lors qu'il n'est pas contesté qu'ils n'ont pas eu accès à un hébergement proposé dans un des lieux mentionnés à l'article L. 744-3, qu'ils n'ont pas été hébergés en application des dispositions de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, qu'ils ont manifesté un besoin d'hébergement, ils auraient dû percevoir une allocation majorée du fait de l'absence d'hébergement correspondant à une somme de 6 175 euros pour la période de 246 jours du 27 novembre 2018 au 31 juillet 2019. Par conséquent, l'OFII doit être condamné à verser à Mme E et M. D en réparation du préjudice matériel direct et certain qu'ils ont subi en raison de l'absence de versement de l'allocation versée aux demandeurs d'asile à laquelle ils avaient droit pour cette période, une indemnité dont il sera fait une exacte appréciation en leur allouant la somme totale de 6 175 euros.
8. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que les fautes commises par l'OFII ont causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence direct et certain à Mme E et M. D dont il sera fait une juste appréciation en leur allouant globalement la somme de 1 000 euros.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner l'OFII à leur verser cette somme totale de 7 175 euros avec paiement des intérêts au taux légal à compter du 19 juin 2020, date de réception de la demande indemnitaire préalable des intéressés.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 :
10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Aux termes du second alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " L'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle peut demander au juge de condamner, dans les conditions prévues à l'article 75, la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à une somme au titre des frais que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Il peut, en cas de condamnation, renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et poursuivre le recouvrement à son profit de la somme allouée par le juge. "
11. Mme E et M. D ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, leur avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser au conseil de Mme E et M. D, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire de Mme E et M. D.
Article 2 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Mme E et M. D une indemnité de 7 175 euros avec paiement des intérêts au taux légal à compter du 19 juin 2020.
Article 3 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Me Benhamida, avocate de Mme E et M. D, une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu'elle renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à M. A D, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Benhamida.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le président-rapporteur,
T. C
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026