jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2105758 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2 octobre et 5 novembre 2021, la société Tarn Fibre, représentée par Me Feldman, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception d'un montant de 60 450 euros émis à son encontre par le département du Tarn le 8 juillet 2021 ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme ;
3°) de mettre à la charge du département du Tarn, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le paiement d'une somme de 1 500 euros.
Elle soutient que :
- le titre de perception en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- le département du Tarn a méconnu le 4° des dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales au motif que si le prénom, le nom et la qualité de M. A figurent sur le titre de perception, il en va différemment de sa signature ;
- le titre ne comporte ni pièce jointe, ni mention de la nature de la créance, ni exposé des bases de calcul de la créance ;
- les pénalités mises à sa charge n'ont pas été précédées d'une mise en demeure, en méconnaissance de l'annexe 10.24 de la convention de délégation de service public ;
- les pénalités qui lui ont été infligées en raison des retards dans la validation des dossiers d'ouvrage exécuté n'ont pas de fondement contractuel ; si l'article 5.1.6 de la convention prévoit expressément une remise de ces dossiers, il ne mentionne pas leur validation, contrairement à l'annexe 10.7, qui prévoit un jalon relatif à leur validation mais aucun relatif à leur remise ; selon l'annexe 10.24 de cette même convention, seul le retard relatif à la communication complète d'un dossier d'ouvrage exécuté peut faire l'objet d'une pénalité.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2022, le département du Tarn, représenté par la société Seban et associés, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que la société Tarn Fibre soit condamnée au paiement des intérêts au taux légal résultant du retard de paiement de la pénalité mise à sa charge par le titre de perception contesté à compter du jour où elle a reçu le titre et jusqu'au paiement de la pénalité ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge de la société Tarn Fibre, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le paiement d'une somme de 5 000 euros.
Il fait valoir que :
- une délégation de signature a été consentie à M. A ;
- le titre de perception a été signé de manière électronique ;
- il a permis à la société Tarn Fibre de connaître la nature de la créance, soit la pénalité relative à la livraison des dossiers d'ouvrage exécuté pour les retards constatés au titre du mois de mars 2021 ; il se réfère à un courrier du 30 juin 2021 ;
- il a adressé des mises en demeure à la société Tarn Fibre ;
- il résulte des stipulations 5.1.5 et 5.1.6 de la convention que le délégataire est tenu de fournir au délégant des dossiers d'ouvrage exécuté complets et conformes aux exigences posées par les stipulations 10.9.5.3 dans un délai de quinze jours avant l'opération de recette d'un SRO ; ces opérations de recette doivent être réalisées dans les délais fixés par l'annexe 10.7 ; la société Tarn Fibre n'a remis aucun dossier d'ouvrage exécuté relatif aux SRO listés dans le courrier du 30 juin 2021 au terme de ces délais ; il a dès lors multiplié le nombre de jours de retard ainsi que le montant journalier de 25 euros prévu par l'annexe 10.24.
Une note en délibéré, présentée par Me Feldman pour la société Tarn Fibre, a été enregistrée le 26 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pétri ;
- les conclusions de M. Déderen, rapporteur public ;
- les observations de Me Feldman, représentant la société Tarn Fibre ;
- et les observations de Me Chazaud, représentant le département du Tarn.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une opération de conception, d'établissement et d'exploitation d'un réseau de communication électronique à très haut débit, le département du Tarn a approuvé la conclusion d'une convention de délégation de service public avec la société SFR, à laquelle s'est substituée la société Tarn Fibre. La convention a été signée le 30 avril 2019 et est entrée en vigueur le 19 juin suivant. Par plusieurs courriers émis entre les 8 septembre 2020 et 16 mars 2021, le département du Tarn a mis en demeure la société Tarn Fibre de produire les dossiers d'ouvrage exécuté relatifs à 78 SRO dans un délai de sept jours suivant la fin de l'état d'urgence sanitaire ou de quinze jours suivant la réception du courrier, selon les cas. Par un courrier du 30 juin 2021, le département du Tarn a constaté que les dossiers d'ouvrage exécuté relatifs à ces SRO n'ont pas été remis dans les délais fixés à l'annexe 10.7 de la convention et a informé la société Tarn Fibre que ces carences justifient l'infliction de pénalités. Un titre de perception n° 9447 ayant pour objet " PENALITES DOE MARS 2021 ", a été adressé à la société Tarn Fibre le 8 juillet 2021, pour un montant de 60 450 euros. Par la présente requête, la société Tarn Fibre sollicite l'annulation du titre et la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre de perception et de décharge de l'obligation de payer :
En ce qui concerne la régularité du titre de perception :
2. En premier lieu, l'article L. 3221-3 du code général des collectivités territoriales dispose que : " Le président du conseil départemental est le chef des services du département. Il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, donner délégation de signature en toute matière aux responsables desdits services. ".
3. Par un arrêté du 1er juillet 2021, certifié exécutoire après affichage et transmission au contrôle de légalité le même jour, le président du conseil départemental du Tarn a consenti une délégation à M. A à l'effet de signer " tous courriers, tous actes, toutes décisions, tous contrats, conventions et marchés, en toutes matières, à l'exception des rapports au conseil départemental et à la commission permanente ". Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit par suite être écarté.
4. En deuxième lieu, selon l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 4° () En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".
5. La société Tarn Fibre soutient que la signature de M. A ne figure pas sur le titre de perception en litige et qu'il n'est pas démontré que le bordereau de ce titre aurait été signé. Or le département du Tarn produit le bordereau du titre signé de manière électronique par M. A et doit ainsi être regardé comme satisfaisant aux dispositions du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales citées au point précédent.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Dans les conditions prévues pour chaque catégorie d'entre elles, les recettes sont liquidées avant d'être recouvrées. La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables. / () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrir indique les bases de la liquidation. ".
7. Les collectivités publiques ne peuvent mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre de perception lui-même, soit par une référence précise à un document joint à ce titre ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels elles se sont fondées pour déterminer le montant de la créance.
8. Il résulte de l'instruction que la pénalité mise à la charge de la société requérante dans le titre de perception attaqué comporte en objet : " PENALITES DOE MARS 2021 SUIVANT DATE DU COURRIER 30/06/2021-08/07/2021 ". Si cette formulation n'indique pas précisément les bases et éléments de calcul sur lesquels le département du Tarn s'est fondé pour déterminer le montant de la créance, elle se réfère à un courrier du 30 juin 2021, que la société requérante ne conteste pas avoir reçu, qui indique de manière évidente la nature de la créance, en particulier " tableau récapitulant les pénalités financières par document DOE concerné - mars 2021 ". Dès lors que le titre de perception attaqué se réfère précisément à un courrier précédemment adressé à la société Tarn Fibre, comportant un tableau détaillant les pénalités correspondant aux retards de l'intéressée dans la remise des dossiers d'ouvrage exécuté au titre du mois de mars 2021, le moyen tiré du défaut d'indication des bases de la liquidation doit être écarté.
9. En quatrième lieu, l'article 8.1 de la convention conclue entre la société Tarn Fibre et le département du Tarn prévoit que : " Si le délégataire n'exécute pas tout ou partie de ses obligations résultant de la convention, le délégant peut le mettre en demeure d'y satisfaire, par lettre recommandée avec accusé de réception () ". L'annexe 10.24 de la même convention indique, dans la colonne relative à la mise en demeure, " O " pour " oui " en ce qui concerne le retard dans la communication complète d'un dossier d'ouvrage exécuté.
10. Il résulte de l'instruction que le département du Tarn a adressé des mises en demeure à la société Tarn Fibre, concernant ses retards dans la remise des dossiers d'ouvrage exécuté, par dix courriers envoyés entre les 7 avril 2020 et 16 mars 2021 qu'il produit à l'instance. Il ressort des termes mêmes de ces courriers que le département du Tarn a constaté des manquements de la société Tarn Fibre aux obligations fixées par l'article 5.1.6 de la convention de délégation de service public et a laissé à son cocontractant un délai pour se conformer à ces obligations. Par suite, la requérante n'est pas fondée soutenir que les pénalités litigieuses n'ont pas été précédées d'une mise en demeure.
En ce qui concerne le bien-fondé du titre de perception :
11. Aux termes de l'article 2.9.2.1 de la convention : " () La mise en service du réseau devra être progressive pour permettre une commercialisation échelonnée des différentes plaques FTTH, dans le respect de la réglementation en vigueur, en prenant en compte les délais nécessaires à l'approbation des études de conception () et des travaux par le délégant. / A cet effet, le délégataire s'engage à respecter le calendrier figurant en annexe 10.7. Tout retard par rapport aux échéances prévues dans ce calendrier pourra donner lieu à l'application des pénalités prévues à l'article 8.2 de la convention. ", et de l'article 5.1.5 : " Le délégataire aura pour mission de procéder à la recette des ouvrages du réseau établis sous sa maîtrise d'ouvrage. / Le délégant est obligatoirement invité aux opérations de recette sur le terrain (). Afin de parfaitement cerner le périmètre de ces ouvrages, les projets de dossiers des ouvrages exécutés () correspondants à ces ouvrages lui seront transmis 15 jours avant la date des opérations de recette. Dans le cas d'une livraison des projets de DOE non satisfaisante ou non conforme, la date de la recette sera reportée à une date ultérieure intégrant le délai de 15 jours après livraison d'un pré-DOE révisé et conforme. ". Aux termes de l'article 5.1.6 de la convention : " Le délégataire aura pour mission d'établir et de remettre au délégant les DOE du réseau. / De façon générale, les DOE doivent contenir toutes les informations utiles à la bonne exploitation du réseau. Ils seront organisés en fonction des différents segments de réseau et auront la même structure que les avant-projets détaillés (). / Le délégataire fournira au département un dossier des ouvrages exécutés complet dont le contenu et le format sont décrits en annexe 10.9.5.3. ". Aux termes de l'article 8.2 : " Des pénalités seront dues du fait de la constatation par le délégant du manquement du délégataire aux objectifs fixés dans la convention de délégation. / () Les pénalités encourues par le délégataire figurent en annexe 10.24. ". L'annexe 10.24 de la convention prévoit que le montant unitaire de la pénalité du retard dans la communication d'un dossier d'ouvrage validé est de 25 euros par jour de retard et que le point de départ de cette pénalité est l'échéance visée au calendrier de l'annexe 10.7.
12. Il résulte de l'annexe 10.7 de la convention que le calendrier fixant les échéances imposées à la société Tarn Fibre mentionne les dossiers d'ouvrage exécuté validés. Il convient de combiner ce calendrier avec les stipulations 5.1.5 citées au point précédent, qui prévoient que le délégant dispose d'un délai de quinze jours pour valider ces dossiers. Ainsi, la date de remise des dossiers correspond à la date fixée par le calendrier de l'annexe 10.7, à laquelle il faut soustraire quinze jours au titre du délai de validation par le département du Tarn. La société requérante ne produit aucun élément de nature à démontrer qu'elle aurait remis au département du Tarn des dossiers d'ouvrage exécuté conformes et complets dans les délais qui lui étaient impartis, et qui seraient de nature à remettre en cause les constatations effectuées dans le courrier du 30 juin 2021 visé dans le titre de perception en litige. Il résulte en particulier du tableau joint à ce courrier, dont les mentions ne sont pas contredites par la société requérante, que le suivi de la remise et de la validation des dossiers d'ouvrage exécuté effectué par le département du Tarn a permis de relever un nombre de 2 418 jours de retard en mars 2021. En appliquant le taux contractuel de 25 euros par jour de retard, le total qui en résulte correspond au montant des pénalités mises à la charge de la société Tarn Fibre par le titre de perception contesté. Par suite, le moyen tiré du caractère infondé des pénalités ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par la société Tarn Fibre tendant à l'annulation du titre de perception n° 9447 émis à son encontre le 8 juillet 2021 pour un montant de 60 450 euros doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer cette somme.
Sur les intérêts au taux légal demandés reconventionnellement par le département du Tarn :
14. Dès lors que la créance mise à la charge de la requérante par le titre de perception n° 9447 d'un montant de 60 450 euros est exigible, le département du Tarn a droit aux intérêts au taux légal afférents à cette somme à compter du 2 octobre 2021, date d'enregistrement de la requête à laquelle il apparaît certain que la société Tarn Fibre avait pris connaissance du titre de perception en litige.
Sur les frais d'instance :
15. Il y a lieu de mettre à la charge de la société Tarn Fibre, partie perdante, le paiement d'une somme de 1 000 euros au bénéfice du département du Tarn, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur ce même fondement par la société Tarn Fibre doivent en revanche être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Tarn Fibre est rejetée.
Article 2 : Les intérêts au taux légal afférents à la somme de 60 450 euros sont mis à la charge de la société Tarn Fibre à compter du 2 octobre 2021.
Article 3 : La société Tarn Fibre versera au département du Tarn une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Tarn Fibre et au département du Tarn. Une copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques du Tarn.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto, présidente,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
La rapporteure,
M. PETRI
La présidente,
S. CAROTENUTO
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026