mercredi 8 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106262 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique cellule 7 |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 octobre 2021, M. B D, représenté par Me Sylvain Laspalles, demande au tribunal :
1) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2) d'annuler la décision du 11 juin 2019 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Garonne a rejeté son recours préalable après avis de la commission de recours amiable tendant au réexamen de son droit à l'allocation personnalisée au logement (APL) et à l'annulation de l'indu d'APL mis à sa charge d'un montant de 4 695,55 euros pour la période de mai 2017 à octobre 2018 ;
3) de mettre à la charge de la CAF de la Haute-Garonne la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision litigieuse est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision litigieuse est entachée d'un vice de procédure ; le principe du contradictoire n'a pas été respecté ; il n'a pas été mis en mesure de faire valoir ses observations avant le prononcé de la décision ;
- la décision litigieuse a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision litigieuse n'a pas été rendue en tenant compte de sa situation ;
- la décision litigieuse est entachée d'une erreur de droit ; il a séjourné pendant une période ininterrompue de 5 ans en France, de sorte qu'il a acquis un droit au séjour permanent sur le territoire ;
- la décision litigieuse est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; il bénéficiait d'un droit au séjour de mai 2017 à octobre 2018 au regard de sa situation particulière.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2022, la CAF de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. D la somme de 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête de M. D est irrecevable ; la requête de M. D est tardive ;
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête ; elle a accordé une remise totale de la dette de l'indu litigieux à hauteur de 441,13 euros ;
- la décision litigieuse est suffisamment motivée ;
- la décision litigieuse a été rendue en respectant le principe du contradictoire ; le requérant a été en mesure de faire connaître ses observations ; ces observations ont été reprises dans l'argumentaire de la décision ;
- la décision litigieuse a été prise par une autorité compétente ;
- elle n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'erreur de droit ; le droit au séjour de M. D a été maintenu à tort à compter du mois de mai 2017 ; le requérant était inactif et sans ressources personnelles depuis novembre 2016 et ne pouvait donc pas prétendre à un maintien du droit au séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. E de Hureaux pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de M. E de Hureaux a été entendu et, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant bulgare, est affilié auprès de la CAF de la Haute-Garonne depuis le mois de septembre 2016. Exerçant une activité depuis août 2016, M. D s'est vu reconnaître un droit au séjour et a pu prétendre à un droit à l'allocation aux adultes handicapés (AAH) à compter de septembre 2016 ainsi qu'un droit à l'allocation personnalisée au logement (APL) à compter du mois d'avril 2017. Lors de l'examen du droit à l'APL en mars 2017, la CAF de la Haute-Garonne a relevé que M. D remplissait les conditions du droit au séjour pour la période de septembre 2016 à octobre 2016. Néanmoins, à la suite d'une consultation du dossier Pôle emploi du requérant en mars 2017, la CAF de la Haute-Garonne a relevé qu'il se trouvait au chômage non-indemnisé depuis novembre 2016. La CAF de la Haute-Garonne a alors procédé à un premier examen du droit au séjour de M. D en mai 2017. Or, à la suite d'un maintien de ses droits, la CAF de la Haute-Garonne a procédé au réexamen de la situation de M. D. Elle a ainsi retenu que M. D était inactif et sans ressources personnelles depuis novembre 2016 et ne pouvait pas prétendre à un maintien au droit au séjour au-delà du mois d'avril 2017. Par courrier du 14 décembre 2018, la CAF de la Haute-Garonne a alors notifié à M. D un indu d'AAH et d'APL d'un montant total de 17 348,34 euros. Par courrier du 14 février 2019, M. D a formé un recours administratif tendant à contester le bien-fondé des indus en cause et demander le réexamen de sa situation. Par courrier du 11 juin 2019, la CAF de la Haute-Garonne a rejeté son recours préalable après avis de la commission de recours amiable. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cette dernière décision, en tant qu'elle concerne l'aide au logement.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. M. D ne justifiant pas avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
3. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision remettant en cause des paiements déjà effectués et ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
En ce qui concerne la régularité de la décision du 11 juin 2019 :
4. D'une part, il résulte de l'instruction que la décision contestée a été signée par M. F C, directeur de la CAF de la Haute-Garonne, autorité compétente pour signer l'acte litigieux. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été signée par une autorité incompétente manque en fait.
5. D'autre part, la décision contestée, qui porte rejet du recours administratif de M. D tendant au réexamen de ses droits à l'APL et confirme le bien-fondé de l'indu d'APL mis à sa charge, comporte les éléments de droit et de faits qui la fondent. Cette décision est par suite suffisamment motivée et ses termes révèlent qu'il a été tenu compte de la situation de l'intéressé.
6. Enfin, si M. D soutient que le principe du contradictoire et les droits de la défense auraient été méconnus en l'absence de procédure contradictoire préalable, il est en tout état de cause constant que M. D a pu faire valoir ses observations lors de son recours administratif préalable obligatoire. Par suite, le moyen manque en fait.
En ce qui concerne le bien-fondé de la décision du 11 juin 2019 :
7. Aux termes de l'article L. 351-2-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa version applicable au litige : " L'aide personnalisée au logement est attribuée dans les conditions fixées par le présent titre aux personnes de nationalité française et aux personnes de nationalité étrangère dans les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. L'aide personnalisée au logement est attribuée dans les conditions fixées au I de l'article L. 542-2 du même code. L'aide personnalisée au logement n'est pas due aux personnes qui sont locataires d'un logement dont elles-mêmes, leurs conjoints, concubins ou toute personne liée à elles par un pacte civil de solidarité, ou l'un de leurs ascendants ou descendants, jouissent d'une part de la propriété ou de l'usufruit de ce logement, personnellement ou par l'intermédiaire de parts sociales de sociétés, quels que soient leurs formes et leurs objets. Par dérogation, cette aide peut être versée si l'ensemble des parts de propriété et d'usufruit du logement ainsi détenues est inférieur à des seuils fixés par décret. Ces seuils ne peuvent excéder 20 % ". Aux termes de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale : " Bénéficient de plein droit des prestations familiales dans les conditions fixées par le présent livre les ressortissants des Etats membres de la Communauté européenne, () qui remplissent les conditions exigées pour résider régulièrement en France, la résidence étant appréciée dans les conditions fixées pour l'application de l'article L. 512-1. () "
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout citoyen de l'Union européenne () a le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à l'une des conditions suivantes : / 1° S'il exerce une activité professionnelle en France ; / 2° S'il dispose pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 4° de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / 3° S'il est inscrit dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantit disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 5° afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; / 4° S'il est un descendant direct âgé de moins de vingt et un ans ou à charge, ascendant direct à charge, conjoint, ascendant ou descendant direct à charge du conjoint, accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; / 5° S'il est le conjoint ou un enfant à charge accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées au 3°. ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les ressortissants visés à l'article L. 121-1 () ne sont pas tenus de détenir un titre de séjour. S'ils en font la demande, il leur est délivré un titre de séjour. () ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant visé à l'article L. 121-1 qui a résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquiert un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français.() ". Aux termes de l'article R. 121-6 du même code : " I.- Les ressortissants mentionnés au 1° de l'article L. 121-1 conservent leur droit au séjour en qualité de travailleur salarié ou de non-salarié : / 1° S'ils ont été frappés d'une incapacité de travail temporaire résultant d'une maladie ou d'un accident ; / 2° S'ils se trouvent en chômage involontaire dûment constaté après avoir exercé leur activité professionnelle pendant plus d'un an et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ; / 3° S'ils entreprennent une formation professionnelle, devant être en lien avec l'activité professionnelle antérieure à moins d'avoir été mis involontairement au chômage. / II. - Ils conservent au même titre leur droit de séjour pendant six mois s'ils sont involontairement privés d'emploi dans les douze premiers mois qui suivent le début de leur activité professionnelle et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ".
9. Il résulte des dispositions combinées du code de la construction et de l'habitation, du code de la sécurité sociale et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'octroi de l'aide personnalisée au logement à des ressortissants de l'Union européenne résidant en France est subordonnée à la reconnaissance d'un droit au séjour sur le territoire français. Lorsque ce séjour est supérieur à trois mois, et sauf lorsque l'intéressé justifie suivre une formation professionnelle ou faire partie de la famille d'une personne disposant elle-même d'un droit au séjour, le ressortissant de l'Union européenne doit pouvoir justifier soit de ressources suffisantes et d'une assurance maladie, soit exercer une activité professionnelle. Ce droit au séjour demeure conditionnel pendant une période de cinq ans dans la mesure où il ne dure qu'aussi longtemps que sont remplies les conditions fixées pour l'obtenir. Il ne devient définitif que lorsque le ressortissant européen peut en justifier pour une période de cinq ans.
10. Il résulte de l'instruction que pour refuser de maintenir à M. D le bénéfice de l'aide personnalisée au logement, la CAF de la Haute-Garonne s'est fondée sur le fait que l'intéressé, qui avait précédemment déclaré être salarié depuis août 2016, s'est trouvé en situation de chômage non indemnisé à compter de novembre 2016 et a déclaré, à compter du mois de mai 2017, ne pas disposer de ressources personnelles en dehors de l'AAH qu'il continuait de percevoir. Dès lors, M. D n'occupait plus un emploi ni ne disposait de ressources suffisantes. Après avoir maintenu ses droits jusqu'au mois d'octobre 2018, la CAF de la Haute-Garonne a considéré que ce maintien était intervenu à tort dès lors que M. D ne remplissait plus les conditions de droit au séjour à compter du mois de mai 2017. En se bornant à soutenir qu'il a travaillé à son arrivé en France, en 2009, 2010 et 2011, M. D ne contredit pas utilement l'appréciation faite par la CAF de la Haute-Garonne et n'établit pas, en tout état de cause, qu'il disposait, à la date de la décision contestée, d'un droit au séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que la CAF de la Haute-Garonne a refusé à tort de lui maintenir le bénéfice de l'aide personnalisée au logement à partir du mois de mai 2017.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la CAF de la Haute-Garonne, les conclusions présentées par M. D tendant à l'annulation de la décision du 11 juin 2019 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CAF de la Haute-Garonne, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. D demande au profit de son conseil au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par M. D doivent dès lors et en tout état de cause, être rejetées.
13. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D la somme de 200 euros demandée par la CAF de la Haute-Garonne au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Garonne sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme B D, à la caisse d'allocations familiales de Haute-Garonne et au ministre en charge du logement.
Copie en sera adressée à Me Sylvain Laspalles.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 8 février 2023.
Le magistrat désigné
Alain E de HureauxLa greffière,
Sandrine Furbeyre
La République mande et ordonne au ministre délégué à la ville et au logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026