mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106303 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | OLLEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 octobre 2021 et 24 juin 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Chev'el, représentée par Me Olléon, demande au tribunal :
1°) le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 3 147 euros au titre du deuxième trimestre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les rappels de TVA mis à sa charge se fondent sur une interprétation erronée de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée reprise en partie par l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts ;
- c'est à tort que l'administration a considéré que la société Sonoca Obres sl ne disposait pas d'un établissement stable en France ; par ailleurs, au regard de la jurisprudence du Conseil d'Etat n° 42025, la taxe sur la valeur ajoutée collectée par la société Sonoca a été reversée, les intérêts du Trésor sont préservés et, dans ces conditions, la condition relative au délai de forclusion du délai de réclamation de l'auteur des factures ne peut lui être opposée ;
- c'est à tort que l'administration a remis en cause, sur le fondement du 2° du 2 du IV de l'article 206 du code général des impôts, le remboursement de TVA afférente aux travaux réalisés par la société Sonoca sur les locaux d'habitation construits au sein du centre équestre ;
- les déductions de taxe sur la valeur ajoutée précédemment évoquées ayant été remises en cause à tort, l'administration ne pouvait pas non plus refuser le remboursement de la taxe afférente à l'achat d'équipements dans les logements du centre équestre ;
- l'administration ne pouvait pas opérer une ventilation entre les surfaces dédiées aux logements et le reste du centre équestre ;
- s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux transports de personnes par avion privé les conditions de l'article 206 annexe II, alinéa 5 du 2 du IV, au code général des impôts doivent être regardées comme remplies.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 22 avril et 7 décembre 2022, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au non-lieu à statuer à concurrence du remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée prononcé en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de remboursement à hauteur de la somme de 2 526 euros ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 décembre 2022 à 12 : 00.
Vu :
- la décision de remboursement du 22 avril 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée ;
- la convention fiscale conclue entre l'Espagne et la France le 10 octobre 1995 ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Zabka,
- les conclusions de M. Luc, rapporteur public,
- et les observations de Me Bouaziz, représentant la société Chev'el.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Chev'el, qui exerce en Haute-Garonne une activité d'élevage de chevaux, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en 2019 pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018. Elle demande au tribunal le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 3 147 euros au titre du deuxième trimestre de l'année 2021.
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 22 avril 2022, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur régional des finances publiques Occitanie a accordé un remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée à la société requérante à hauteur de 2 526 euros. Par suite, les conclusions en remboursement de crédit de taxe de la requête sont, à concurrence de cette somme, devenues sans objet.
Sur les conclusions en remboursement du surplus du crédit de taxe sur la valeur ajoutée :
En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée déduite sur des prestations facturées par la société de droit espagnol Sonoca Obres sl :
3. Selon l'article 43 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 : " Le lieu d'une prestation de services est l'endroit où le prestataire a établi le siège de son activité économique ou dispose d'un établissement stable à partir duquel la prestation de services est fournie ou, à défaut d'un tel siège ou d'un tel établissement stable, au lieu de son domicile ou de sa résidence habituelle. " Par ailleurs, aux termes de l'article 259 du code général des impôts : " Le lieu des prestations de services est situé en France : 1° Lorsque le preneur est un assujetti agissant en tant que tel et qu'il a en France : a) Le siège de son activité économique, sauf lorsqu'il dispose d'un établissement stable non situé en France auquel les services sont fournis ; b) Ou un établissement stable auquel les services sont fournis ; c) Ou, à défaut du a ou du b, son domicile ou sa résidence habituelle ; 2° Lorsque le preneur est une personne non assujettie, si le prestataire : a) A établi en France le siège de son activité économique, sauf lorsqu'il dispose d'un établissement stable non situé en France à partir duquel les services sont fournis ; b) Ou dispose d'un établissement stable en France à partir duquel les services sont fournis ; c) Ou, à défaut du a ou du b, a en France son domicile ou sa résidence habituelle ". Enfin, en vertu de l'article 5 de la convention fiscale conclue entre l'Espagne et la France le 10 octobre 1995 : " () / 3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère qu'il n'y a pas "établissement stable" si : a) il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise ; b) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison ; c) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise ; d) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter des marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise ; e) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'exercer, pour l'entreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire ; f) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé d'activités mentionnées aux alinéas a à e, à condition que l'activité d'ensemble de l'installation fixe d'affaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire () ".
4. A l'appui de ses conclusions en remboursement du surplus du crédit de taxe sur la valeur ajoutée dont elle disposait selon elle au titre du deuxième trimestre 2021, la société Chev'el soutient que, contrairement à ce qu'a estimé l'administration, elle était en droit de déduire la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux prestations de la société de droit espagnol Sonoca Obres sl, au motif, en premier lieu, que celle-ci disposait d'un établissement stable en France. Toutefois, la société requérante ne fournit à l'appui de son allégation qu'une copie du bail conclu le 2 octobre 2017 par la société Sonoca Obres sl pour un logement de 82,5 m2 situé à Mons, en Haute-Garonne, destiné à loger ses salariés et entreposer du matériel, et ne contredit pas les constatations de l'administration selon lesquelles le siège social de cette société est en Espagne, que son représentant, seul habilité à signer les documents bancaires et les contrats, y est rattaché, que la facturation et la comptabilité sont établies en Espagne, et que cette société n'était pas enregistrée au registre du commerce et des sociétés en France lors de la période en litige. En outre, si elle soutient que le chantier de construction de la société Sonoca Obres sl a dépassé douze mois, les factures et les documents qu'elle produit relatifs au détachement de travailleurs en France ne le démontrent pas. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a considéré, en application des dispositions et stipulations précitées, que la société Sonoca Obres sl ne disposait pas en France d'un établissement stable. Par suite, ce moyen ne pourra qu'être écarté.
5. En second lieu, aux termes du 1 de l'article 283 du code général des impôts, qui assure la transposition des dispositions des articles 194 et 195 de la directive 2006/115/CE du Conseil du 28 novembre 2006, " La taxe sur la valeur ajoutée doit être acquittée par les personnes qui réalisent les opérations imposables, () / Toutefois, lorsqu'une livraison de biens () est effectuée par un assujetti établi hors de France, la taxe est acquittée par l'acquéreur, le destinataire ou le preneur qui agit en tant qu'assujetti et qui dispose d'un numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée en France. () ". Aux termes de l'article 271 du même code, qui assure la transposition des dispositions de l'article 168 de la même directive 2006/115/CE : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / (). / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / () ; / c) Celle qui est acquittée par les redevables eux-mêmes lors de l'achat ou de la livraison à soi-même des biens ou des services ; / () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le régime de l'auto liquidation s'applique, l'acquéreur d'un bien, qui est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à cette opération, est en droit de déduire cette même taxe, de telle sorte que, en principe, aucun montant n'est dû à l'administration fiscale. D'autre part, il résulte de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, telle qu'interprétée par la Cour de justice de l'Union européenne notamment dans son arrêt du 26 avril 2017 C-564/15 Tibor Farkas et son arrêt du 11 avril 2019 C-691/17 PORR Epitesi Kft., que, lorsque l'acquéreur d'un bien a versé par erreur au fournisseur la taxe sur la valeur ajoutée mentionnée à tort sur les factures émises par ce dernier, alors que, en application du régime de l'auto-liquidation, il aurait dû, en tant que bénéficiaire d'une livraison de biens, s'acquitter directement de la taxe sur la valeur ajoutée auprès des autorités fiscales, il ne peut pas se prévaloir d'un droit à déduction de la taxe acquittée à tort. Les autorités fiscales nationales sont, dès lors, fondées à refuser à l'acquéreur l'exercice de ce droit, ainsi que, le cas échéant, la restitution du crédit de taxe déductible qui en découle. En revanche, l'acquéreur peut demander au fournisseur le remboursement de la taxe qu'il a indûment versée. En l'absence de réglementation de l'Union en matière de demandes de restitution de taxes, il appartient à l'ordre juridique interne de chaque Etat membre de prévoir les conditions dans lesquelles une telle demande peut être exercée. Conformément aux principes d'équivalence et d'effectivité, ces conditions ne doivent pas être moins favorables que celles concernant des réclamations semblables et fondées sur des dispositions du droit interne, ni aménagées de manière à rendre pratiquement impossible ou excessivement difficile l'exercice, par l'acquéreur des biens, des droits conférés par l'ordre juridique de l'Union. Si le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée devient impossible ou excessivement difficile, notamment en cas d'insolvabilité du vendeur, le principe d'effectivité peut exiger que l'acquéreur puisse diriger sa demande de restitution directement contre les autorités fiscales. Enfin, lorsque le non-respect des règles du régime de l'auto-liquidation entraîne un risque de perte de recettes fiscales pour l'Etat membre intéressé, ce dernier peut, avant d'accorder la restitution demandée, vérifier que le risque d'une telle perte a été préalablement éliminé, notamment du fait que l'auteur de la facture erronée a reversé au Trésor public la taxe indûment collectée. Il résulte de ce qui précède que, pour déterminer si un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée en France relevant du régime de l'auto-liquidation est en droit d'obtenir, de la part des autorités fiscales françaises, la restitution de la taxe payée par erreur à son fournisseur, il y a lieu de rechercher s'il avait la faculté de demander à son fournisseur le remboursement de la taxe payée à tort et si, mettant en œuvre les procédures applicables, il lui est impossible ou s'avère excessivement difficile d'obtenir de son fournisseur le remboursement du montant indûment versé. Dans l'affirmative, les autorités fiscales françaises doivent procéder à la restitution demandée, pour autant qu'ait été au préalable éliminé tout risque d'un préjudice financier pour le Trésor public.
6. Il résulte de l'instruction que la société Chev'el demande, en application des principes qui viennent d'être rappelés, le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée payée par erreur à son fournisseur, la société espagnole Sonoca Obres sl, pour les travaux en cause. Toutefois, d'une part, si elle soutient que la société espagnole a bien reversé au Trésor public la TVA collectée à tort au titre travaux facturés du premier trimestre 2016 au premier trimestre 2021, donc des 2 factures en cause, elle ne l'établit pas. D'autre part, la société requérante n'apporte aucun justificatif sur les difficultés qu'elle aurait rencontrées pour obtenir de ce fournisseur le remboursement du montant de taxe indûment versé. Par suite, sa demande ne pourra qu'être rejetée.
En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée déduite sur des dépenses de transport de personnes :
7. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts, dans sa rédaction alors applicable : " () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures. " En vertu de l'article 206 de l'annexe II du même code, dans sa rédaction alors applicable : " IV. 2/. Le coefficient d'admission est nul dans les cas suivants : () 5° Pour les prestations de transport de personnes et les prestations accessoires à ce transport, à l'exclusion de celles réalisées soit pour le compte d'une entreprise de transports publics de voyageurs, soit en vertu d'un contrat permanent de transport conclu par les entreprises pour amener leur personnel sur les lieux de travail ".
8. Il résulte de l'instruction que, par convention signée le 1er août 2014, la Sarl Chev'el a confié à la société Air TNB le transport aérien de ses salariés, prestataires et dirigeants. Cette convention relevait d'une prestation de transport de personnes, et non d'une prestation de transport du personnel de la société sur le lieu de travail, qui est exclue du droit à déduction. Ainsi c'est à bon droit que l'administration a refusé à la requérante le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée afférent à ces prestations.
9. Il résulte de ce qui précède que la SARL Chev'el n'est pas fondée à demander le remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée restant en litige pour le 2ème trimestre 2020.
Sur les frais exposés par les parties à l'occasion du litige :
10. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme sollicitée par la SARL Chev'el au titre des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée de la requête à concurrence de la somme de 2 526 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Chev'el est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Chev'el et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Déderen, premier conseiller,
M. Zabka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.
Le rapporteur,
N. ZABKA
Le président,
J-C. TRUILHÉ
La greffière,
M-E. LATIF
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
No 2106303
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026