vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106383 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL COUBRIS, COURTOIS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 novembre 2021, M. B A demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner le centre hospitalier de Cahors au versement d'une provision d'un montant de 20 000 euros ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Cahors les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 de code de justice administrative.
Par deux mémoires en observations, enregistrés les 3 décembre 2021 et 24 mai 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn, représentée par Me Rastoul, conclut, dans le dernier état de ses écritures :
- à la condamnation du centre hospitalier de Cahors au versement d'une provision d'un montant de 6 852,65 euros à valoir sur l'indemnisation de ses débours, assortie des intérêts moratoires à compter de l'introduction du présent mémoire ;
- à la condamnation du centre hospitalier de Cahors au versement d'une provision d'un montant de 1 114 euros à valoir sur l'indemnisation forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;
- à la mise à la charge du centre hospitalier de Cahors des entiers dépens et de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 31 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 juin 2022.
Par un mémoire enregistré le 31 mai 2022, le centre hospitalier de Cahors, représenté par Me Fort-Ortet, conclut :
- à ce qu'il soit donné acte du désistement d'instance et d'action du requérant ;
- au rejet des conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn ;
- à la mise à la charge de la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en désistement enregistré le 20 juin 2022, M. A déclare se désister des conclusions de sa requête.
La présidente du tribunal a désigné M. Truilhé, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par un mémoire enregistré le 20 juin 2022, M. A déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions. Ce désistement, qui doit être regardé comme un désistement d'instance en l'absence d'indication contraire expresse du requérant, est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Le désistement de M. A rend sans objet les conclusions aux fins de provision de la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn, appelée comme observateur dans la présente instance, qui sont expressément subordonnées à l'admission de la responsabilité du centre hospitalier de Cahors à l'égard du requérant. Il n'y a ainsi plus lieu d'y statuer.
4. La caisse primaire d'assurance maladie du Tarn ne justifiant pas avoir engagé, dans la présente instance, des frais mentionnés à l'article R. 761-1 du code de justice administrative, ses conclusions tendant à la mise à la charge du centre hospitalier de Cahors des entiers dépens ne peuvent qu'être rejetées.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit du centre hospitalier de Cahors ou de la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de provision de la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.
Article 3 : Les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn au titre des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Cahors au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au centre hospitalier de Cahors et à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.
Fait à Toulouse, le 30 septembre 2022.
Le juge des référés,
J.-C. TRUILHÉ
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026