mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106577 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LABOURIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 novembre 2021 et le 1er mai 2022, M. B A, représenté par Me Labourier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 septembre 2021 par laquelle le président de la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a prononcé son licenciement ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, à la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard :
* de le réintégrer à compter du 18 septembre 2021 avec reconstitution de carrière, versement des traitements, congés et primes et de le titulariser ;
* de lui verser la somme de 30 000 euros au titre de son préjudice moral, la somme de 6 000 euros au titre de son deuxième mois de préavis, la somme de 3 100 euros pour la perte de ses cours à l'université et la somme de 13 065,68 euros correspondant au différentiel entre les indemnités Pôle emploi et ses nouveaux revenus par rapport aux anciens revenus depuis la fin de son préavis, somme à parfaire ;
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, à la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte :
* de réexaminer sa situation ;
* de lui verser la somme de 30 000 euros au titre de son préjudice moral, la somme de 6 000 euros au titre de son deuxième mois de préavis, la somme de 3 100 euros pour la perte de ses cours à l'université et la somme de 13 065,68 euros correspondant au différentiel entre les indemnités Pôle emploi et ses nouveaux revenus par rapport aux anciens revenus depuis la fin de son préavis, somme à parfaire ;
4°) d'enjoindre, à titre infiniment subsidiaire, à la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de lui verser la somme de 6 000 euros au titre de son deuxième mois de préavis et la somme de 3 100 euros pour la perte de ses cours à l'université ;
5°) de mettre à la charge de la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée le paiement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure ; elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire ; l'annonce de son licenciement avait déjà été faite au cours de la réunion du bureau le 18 juin 2021, avant même l'engagement de la procédure de licenciement ; la convocation à un entretien préalable ne mentionne aucun grief et ne précise pas la nature de la décision envisagée ; la décision de licenciement est fondée sur des insuffisances qui n'ont pas été abordées lors de l'entretien préalable ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ; aucun reproche n'a jamais été formulé à son encontre ; une partie des griefs a été rajoutée postérieurement à l'entretien préalable ; les autres sont infondés ; il ne disposait pas des moyens indispensables à l'accomplissement de ses missions et en a alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur la durée du préavis de licenciement, le transfert de personnel vers la chambre des métiers et de l'artisanat n'ayant pas eu pour effet de faire repartir la durée de son stage ; à la date de son licenciement, il était stagiaire depuis plus d'une année et aurait donc dû bénéficier d'un préavis d'une durée de deux mois ;
- le préjudice moral est établi dès lors que la décision attaquée est entachée de plusieurs illégalités fautives et que la perte de son emploi a été brutale et est intervenue dans un contexte humiliant ;
- il est en droit d'obtenir la reconstitution de sa carrière à compter du 18 octobre 2021.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 15 mars 2022 et le 27 juin 2022, la chambre des métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, représentée par Me Marco, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;
- le décret n° 2020-1416 du 18 novembre 2020 ;
- le statut du personnel des chambres de métiers et de l'artisanat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan, conseillère,
- les conclusions de Mme Carvalho, rapporteure publique,
- et les observations de Me Marco, représentant la chambre régionale de métiers et de l'artisanat Occitanie/Pyrénées-Méditerranée.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er juin 2020, M. A a été recruté en qualité de directeur de service financier stagiaire par le président de la chambre régionale de métiers et de l'artisanat Occitanie. A la suite de la création de la chambre régionale de métiers et de l'artisanat Occitanie/Pyrénées-Méditerranée (CMAR OPM), M. A a été nommé en qualité de directeur régional financier stagiaire à compter du 15 janvier 2021. Par un courrier du 22 juillet 2021, le président de la CMAR OPM l'a informé de l'engagement d'une procédure de licenciement en cours de stage à son encontre. Par une décision du 13 septembre 2021, le président de la CMAR OPM a prononcé le licenciement de M. A en cours de stage, à compter du 18 octobre 2021. Le recours gracieux de M. A a été expressément rejeté le 27 octobre 2021. Le 12 novembre 2021, M. A a adressé une réclamation préalable au président de la CMAR OPM, également implicitement rejetée. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 septembre 2021, de condamner la CMAR OPM à lui verser la somme totale de 11 000 euros en réparation de ses préjudices et d'enjoindre au président de la CMAR OPM de procéder à sa réintégration avec reconstitution de carrière.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 13 septembre 2021 :
2. En premier lieu, aux termes du I de l'article 11 du statut du personnel des chambres de métiers et de l'artisanat : " L'agent qui fait l'objet d'un recrutement initial sur un emploi permanent, effectue un stage probatoire d'un an qui débute à compter de la date d'entrée en fonction. () ". Aux termes du II de l'article 12 du même texte : " () Aucun délai de préavis n'est exigible lorsque le licenciement intervient dans les trois premiers mois qui suivent le début du stage. / Passé ce délai, le préavis est de : / - un mois lorsque le licenciement intervient avant la fin ou au terme de la première année de stage ; / - deux mois lorsque le licenciement intervient au cours ou au terme de la deuxième année de stage. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a, dans un premier temps, été recruté et affecté sur le poste de directeur de service financier dont la finalité était de " sécuriser la production comptable et financière ". Dans le cadre de la restructuration de la CMAR, le poste sur lequel M. A avait été initialement recruté a été supprimé et il a, dans le cadre d'un nouvel appel à candidature, postulé aux fonctions de directeur régional financier dont la finalité était de " sécuriser et fiabiliser le pilotage financier et stratégique ". La candidature de M. A ayant été retenue, il a été nommé directeur régional finances stagiaire à compter du 15 janvier 2021. Il ressort de la comparaison des fiches de poste que les fonctions exercées sur ces deux postes sont différentes et que l'emploi type et la classification de ces emplois sont différents. En outre, compte tenu de ces différences, la décision de nomination du 15 janvier 2021 mentionnait en son article 4 que M. A devait effectuer " un stage probatoire d'une durée d'un an à compter de la date d'entrée en fonction. ". Dans ces conditions, l'intéressé doit être regardé comme ayant, à compter du 15 janvier 2021, fait l'objet d'un recrutement initial sur un emploi permanent pour lequel une durée de stage probatoire d'un an devait être réalisée. Dès lors, le licenciement de M. A étant effectivement intervenu au cours de sa période de stage, la durée du préavis dont il pouvait bénéficier était d'un mois, conformément aux dispositions précitées de l'article 12 du statut du personnel des chambres de métiers et d'artisanat. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance du délai de préavis ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du II de l'article 12 du statut du personnel des chambres de métiers et de l'artisanat : " A l'issue du stage, l'agent qui ne donne pas satisfaction peut être licencié par le président sur proposition motivée du secrétaire général ou du directeur général en ce qui concerne CMA France. Au cas où le licenciement intervient en cours du stage, la décision du président doit être motivée. / Le licenciement est prononcé après que l'agent a été informé de son droit à prendre connaissance de son dossier. () ".
5. Il résulte de ces dispositions et du principe général des droits de la défense que, après avoir été informée des insuffisances qui lui sont reprochées, la personne concernée par une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle doit être mise à même de demander la communication de son dossier et avoir la faculté de présenter ses observations devant l'autorité appelée à prendre la décision, dans un délai suffisant préalablement à l'édiction de cette mesure.
6. M. A soutient que la procédure de licenciement est irrégulière dès lors que la lettre du 22 juillet 2021 par laquelle le président du CMAR OPM l'a convoqué à un entretien préalable ne mentionne aucun des griefs qui lui étaient reprochés ni la nature de la décision envisagée et que la décision du 13 septembre 2021 portant licenciement pour insuffisance professionnelle a retenu des griefs d'insuffisance supplémentaires par rapport à ceux abordés au cours de l'entretien préalable qui s'est tenu le 31 août 2021. Toutefois, il résulte des dispositions précitées qu'en cas de licenciement pour insuffisance professionnelle en cours de stage, l'administration n'est pas tenue de convoquer l'intéressé à un entretien préalable à son licenciement mais seulement de l'informer qu'il peut prendre connaissance de son dossier. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que M. A a été invité, par lettre du 22 juillet 2021, remise en mains propres le lendemain, à se rendre à un entretien avec le président de la chambre régionale et à prendre connaissance de son dossier personnel, faculté à laquelle il est constant que M. A n'a pas recouru. De plus, contrairement à ce que soutient le requérant, la lettre de convocation du 22 juillet 2021 indiquait que le président de la chambre régionale envisageait de mettre un terme à son stage probatoire et le compte-rendu de l'entretien du 31 août suivant, qu'il a lui-même rédigé, témoigne que les insuffisances qui lui sont reprochées dans la gestion comptable et le pilotage stratégique de son service ont été portées à sa connaissance et discutées et que cet entretien s'inscrivait, sans ambigüité, dans le cadre d'un licenciement pour insuffisance professionnelle. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure ne peut qu'être écarté.
7. En troisième lieu, les motifs retenus dans la décision de licenciement du 13 septembre 2021 en litige font état de l'incapacité de M. A à animer au quotidien le service Comptabilité finances du siège de la CMAR OPM et à sécuriser notamment les mouvements de dépense (salaires et autres factures) assurés par la CMAR, de son manque d'investissement dans la mise en place de la Trésorerie régionale, de son manque de collaboration active aux réunions hebdomadaires du comité CODIF, d'une absence de mise en place d'une organisation qui aurait dû permettre non seulement d'assurer le pilotage de la gestion de la trésorerie sur le plan régional mais aussi de rendre compte régulièrement des missions menées et des tâches réalisées auprès de la direction.
8. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de la restructuration de la chambre de métiers et d'artisanat en chambre régionale unique regroupant toutes les chambres départementales du ressort, M. A a été recruté à compter du 15 janvier 2021 en qualité de directeur régional financier et qu'il avait notamment pour mission d'assurer et de coordonner la gestion financière et la planification budgétaire mais aussi de coordonner les différents acteurs afin de garantir le respect des délais de clôture des comptes. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas sérieusement contesté par le requérant, que plusieurs dysfonctionnements ont été relevés en raison d'une désorganisation de la direction financière et d'un manque de diligences de M. A. En particulier, ont été relevés des retards et impayés de factures, des dossiers non traités et un important incident de paiement des salaires du mois de juin 2021 pour certaines chambres de métiers et d'artisanat de la région en raison d'un approvisionnement insuffisant du compte bancaire et enfin la réalisation d'opérations pour lesquelles M. A ne bénéficiait pas de l'accréditation requise. De même, il ressort notamment du compte-rendu du pôle finance, établi au mois d'août 2021, une absence d'organisation régionale, une absence d'harmonisation comptable et une absence de gestion et de suivi des opérateurs de compétences, faisant craindre une impossibilité de clôturer les comptes 2021.
9. La CMAR OPM reproche également à M. A son manque d'investissement dans la mise en place d'un budget régional de trésorerie, dénommé Trésorerie régionale. Plus particulièrement, il est reproché à M. A de n'avoir mis en place aucun outil de suivi de la gestion de la trésorerie. Si le requérant fait valoir qu'il a été " pilote et acteur de la structuration de la trésorerie régionale ", il n'apporte aucun élément à l'appui de cette allégation, alors qu'il ressort du témoignage du trésorier de la chambre que M. A ne l'a " jamais alerté sur la baisse significative du solde de trésorerie prévisionnel ". Il indique qu'il ne disposait d'aucun " outil ou état lui permettant de visualiser le solde de trésorerie " à échéance régulière et que cette absence de visibilité est notamment à l'origine de l'incident relatif au versement des salaires du mois de juin 2021 mentionné au point précédent, faute de crédits sur les comptes bancaires.
10. Il est en outre reproché au requérant, dès le début de l'année 2021, un manque de participation aux réunions du CODIF, instance régionale pourtant créée à son initiative et qui a vocation à réunir chaque semaine l'ensemble des responsables financiers des sites. Si le requérant fait valoir qu'il a fait le choix de ne plus participer à ces réunions en raison d'un manque de personnel au sein de sa direction, il ressort toutefois des pièces du dossier, que sa collaboratrice, absente depuis le début du mois d'avril 2021 a été remplacée à compter du 25 mai 2021 et qu'il a refusé que l'agent comptable participe à ces réunions et qu'enfin, il n'a plus participé à ces réunions que de manière épisodique au cours du reste de l'année 2021, sans pour autant justifier de cette absence.
11. Par ailleurs, il est reproché à M. A de n'avoir pas rendu compte de ses missions et de ne pas être force de proposition. Le requérant fait valoir qu'il estime que les comités CODIR " sont dépourvus de sens " et qu'il lui est impossible de rendre compte de ses actions dès lors que seuls les secrétaires généraux participent au comité COSTRAT. Toutefois, il n'apporte aucun élément permettant d'établir les difficultés ainsi alléguées, ni qu'il aurait régulièrement rendu compte d'une autre manière de ses missions, ni même qu'il aurait été force de proposition ou qu'il en aurait été empêché.
12. Enfin, M. A fait valoir qu'il manquait de moyens et qu'il n'a bénéficié d'aucune formation en dépit de ses demandes. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'attestation particulièrement circonstanciée de sa supérieure hiérarchique, que celle-ci a tenté de l'accompagner dans sa prise de poste, notamment en priorisant ses tâches et en lui proposant de travailler avec lui sur le projet de budget et qu'elle l'a alerté à plusieurs reprises sur les manquements et dysfonctionnements générés par son manque d'organisation. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. A ne s'est jamais emparé des propositions de formations sur le logiciel financier et comptable SAP, outil pourtant indispensable à la réussite de la fusion des treize départements dans le contexte de restructuration de la CMAR OPM.
13. Il résulte de tout ce qui précède que l'inaptitude de M. A à exercer les missions qui lui étaient dévolues est établie. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision de licenciement reposerait sur des faits matériellement inexacts ou serait entachée d'erreur dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé doivent être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 13 septembre 2021 par laquelle le président de la CMAR OPM a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle en cours de stage.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
16. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision du 13 septembre 2021 par laquelle le président de la CMAR OPM a prononcé le licenciement de M. A pour insuffisance professionnelle en cours de stage n'est pas entachée d'illégalité fautive. Les conclusions aux fins d'indemnisation présentées par M. A doivent par suite et, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. En premier lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".
18. M. A ne justifie pas avoir exposé des dépens dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées par lui à ce titre doivent être rejetées.
19. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
20. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu non plus de faire droit aux conclusions présentées au même titre par la CMAR OPM.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la chambre de métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la chambre de métiers et de l'artisanat Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Viseur-Ferré, présidente,
Mme Préaud, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La rapporteure,
C. PÉAN
La présidente,
C. VISEUR-FERRÉ La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026