mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2106697 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | POUGAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2021 et 22 septembre 2023, M. C A, représenté par Me Pougault, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 15 septembre 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à tout le moins de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII les entiers dépens ainsi que la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que dans les conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 juillet 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un courrier du 16 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi et de substituer d'office aux dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile celles de l'article L. 551-15 du même code.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n°2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-947 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Sarraute a été entendu au cours de l'audience publique.
L'OFII a produit le 30 janvier 2024 des observations en réponse au moyen d'ordre public adressé aux parties le 16 janvier 2024, qui n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant nigérian né le 24 décembre 1999, déclare être entré sur le territoire français courant 2019 pour y solliciter le bénéfice de l'asile. Le 1er février 2021, il a déposé auprès de la préfecture de la Haute-Garonne une demande d'asile qui a été enregistrée en procédure " Dublin ", avant d'être redirigée en procédure normale le 6 mai 2021. Le 1er février 2021, il s'est vu délivrer une attestation de demandeur d'asile, renouvelée le 6 mars 2021 et valable jusqu'au 5 mars 2022. Le même jour, il a accepté l'offre de prise en charge de l'OFII au titre des conditions matérielles d'accueil. Le 16 juin 2021, il a refusé l'hébergement qui lui était proposé dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile. L'OFII, par deux courriers du 29 juin 2021, l'a invité à présenter dans un délai de 15 jours des observations sur la décision de sortie d'hébergement et de cessation des conditions matérielles d'accueil. Le 15 septembre 2021, l'OFII a refusé de rétablir à son profit le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, suite à la demande qu'il avait formée en ce sens par courrier du 6 septembre 2021. Par une ordonnance du 23 décembre 2021, le juge des référés a suspendu l'exécution de la décision du 15 décembre 2021 et a enjoint à l'OFII de rétablir, dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l'ordonnance, le versement à M. A de l'allocation pour demandeur d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de la décision du 15 septembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale vise à harmoniser les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile en leur garantissant un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Aux termes, toutefois, de l'article 20 de cette directive : " 1. Les États membres peuvent limiter, ou dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : / () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités () / 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs () 6. Les Etats membres veillent à ce que les conditions matérielles d'accueil ne soient pas retirées ou réduites avant qu'une décision soit prise conformément au paragraphe 5 ".
3. Aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : / () / 2°) Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l'article L. 552-8 ; () / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ". Aux termes de l'article L. 551-16 du même code, transposant ces dispositions : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : / () 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 ; () La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. / Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil ". Aux termes de l'article D. 551-18 de ce code : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature () ".
4. En premier lieu, la décision attaquée est signée par M. E D, directeur territorial de Toulouse qui a, par une décision du 1er octobre 2020, reçu du directeur général de l'OFII délégation à l'effet de signer " tous actes, décisions et correspondances se rapportant : / 1. Aux missions dévolues à la direction territoriale de Toulouse, telles que définies par la décision portant organisation générale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ; () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la décision attaquée énonce les textes de loi ainsi que les circonstances de fait sur lesquels elle est fondée. Elle renvoie notamment à la situation personnelle et familiale de M. A et à sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Ces différentes mentions sont suffisamment précises pour mettre en mesure M. A de les contester utilement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, si M. A soutient qu'il n'a pas bénéficié d'un entretien de vulnérabilité avant que ne soit prise la décision attaquée, il ne résulte d'aucune disposition légale que l'OFII serait tenu d'organiser un nouvel entretien de vulnérabilité avant l'édiction d'une telle mesure, une telle décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil devant seulement être précédée d'un examen actualisé, même sur pièces, de la vulnérabilité du demandeur. Par ailleurs, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux doit être écarté.
7. En quatrième lieu, pour refuser à M. A le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, l'OFII s'est fondé d'une part sur le fait que les motifs évoqués par M. A dans sa demande de rétablissement ne justifiaient pas des raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge qui lui avait été faite, et d'autre part sur le fait que ses besoins et sa situation personnelle et familiale ne pouvaient entraîner une réponse favorable à sa demande.
8. M. A soutient que l'OFII a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne mentionnant pas expressément les raisons pour lesquelles il avait refusé la proposition d'hébergement qui lui avait été faite et en ne tenant pas compte de sa situation personnelle, notamment de l'état de grossesse de sa compagne, mère par ailleurs d'une fillette âgée de trois ans, tous trois vivant dans un squat après avoir été contraints de quitter le logement qu'ils avaient trouvé après que le versement de l'allocation pour demandeur d'asile avait cessé.
9. Il ressort des pièces du dossier que l'OFII a pris la décision attaquée après avoir été saisi par M. A d'une demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, demande dans laquelle celui-ci a exposé d'une part, les raisons l'ayant conduit à refuser, en juin 2021, l'hébergement qui lui avait été proposé dans le cadre de la prise en charge proposée par l'OFII et qu'il avait acceptée le 1er février 2021, et d'autre part, les motifs, notamment familiaux, pour lesquels il sollicitait le rétablissement de ces conditions matérielles d'accueil. Il ressort également des pièces du dossier que l'OFII a pris la décision attaquée après avoir pris connaissance de courriels d'un travailleur social et de la coordonnatrice du centre d'accueil pour demandeur d'asile quitté par M. A en juin 2021 ainsi que d'une note sociale rédigée le 22 juin 2021 par l'assistante sociale de ce centre d'accueil, au sein desquels la situation décrite par M. A était très clairement exposée. S'il n'est pas contesté qu'à la date de la décision attaquée M. A avait reconnu par anticipation l'enfant porté par sa compagne, mère par ailleurs d'une fillette âgée de trois ans, il ressort toutefois des pièces du dossier que sa compagne, qui a été déboutée de sa demande d'asile et a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut bénéficier d'un logement commun avec M. A dans le cadre des conditions matérielles d'accueil octroyées à ce dernier. Par ailleurs, M. A ne conteste pas avoir accepté les conditions matérielles d'accueil le 1er février 2021, puis la proposition d'hébergement qui lui a été faite le 16 juin 2021, avant finalement de la décliner au motif que cet hébergement consistait en une chambre ne pouvant accueillir qu'une seule personne, alors même qu'il avait été informé, les 1er février et 16 juin 2021, que le manquement aux obligations du dispositif des conditions matérielles d'accueil, constitué notamment par le fait de ne pas se présenter dans les 5 jours de la convocation dans le lieu d'hébergement proposé ou de refuser l'hébergement proposé, était susceptible d'entraîner la cessation des conditions matérielles d'accueil.
10. Il résulte de ce qui vient d'être dit que, le 16 juin 2021, M. A n'a pas quitté le lieu d'hébergement dans lequel il se trouvait mais a refusé l'hébergement qui lui a été proposé. Dès lors, la décision de refus de rétablissement dans les conditions matérielles d'accueil ne pouvait être prise sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
12. En l'espèce, la décision attaquée, motivée par le fait que les motifs évoqués par M. A dans sa demande de rétablissement ne justifiaient pas des raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge qui lui avait été faite, et par le fait que ses besoins et sa situation personnelle et familiale ne pouvaient entraîner une réponse favorable à sa demande, trouve son fondement légal dans les dispositions précitées de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles de l'article L. 551-16 du même code dès lors, en premier lieu, que M. A se trouvait dans la situation où, en application des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII pouvait décider de refuser de rétablir à son bénéfice les conditions matérielles d'accueil, en deuxième lieu, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver le requérant d'aucune garantie et, en troisième lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
13. Par suite, en refusant à M. A le rétablissement des conditions matérielles d'accueil pour les motifs rappelés précédemment, l'OFII n'a ni méconnu les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de ces dispositions. Il n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle et familiale de M. A.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Les conclusions aux fins d'annulation de M. A étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les dépens :
16. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de M. A sur ce point sont sans objet.
Sur les frais liés au litige :
17. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : la requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Pougault et à l'Office français de l'immigration et l'intégration.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 février 2024.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026