LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2107044

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2107044

lundi 2 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2107044
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2021, la SAS (société par actions simplifiée) Groupe VBR, représentée par Me Laclau, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 16 mars, 12 et 27 mai 2021 par lesquelles le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté ses demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021 ainsi que les décisions implicite du 4 octobre 2021 et expresse du 24 novembre 2021 portant rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne le versement des aides du fonds de solidarité au titre des mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021, pour un montant respectif de 10 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'une incompétence de leur signataire ;

- elles méconnaissent les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elles ne sont pas suffisamment motivées ;

- elles méconnaissent l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elles ne comportent aucun élément permettant de connaître l'identité de leurs auteurs ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle réalise comme activité principale des prestations de conseil spécialisées auprès des entreprises du secteur de l'événementiel, du tourisme, du sport ou de la culture pour une part représentant plus de 50 % de son chiffre d'affaires.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2022, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête de la SAS Groupe VBR.

Il fait valoir que la requête est irrecevable s'agissant de la demande d'annulation de la décision du 24 novembre 2021 dès lors qu'elle ne fait pas grief, que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions est inopérant et que les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 3 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 novembre 2022 à 12 h 00.

Un mémoire, enregistré le 18 novembre 2022 à 11 h 48, a été présenté pour la SAS Groupe VBR et n'a pas été communiqué.

Les parties ont été informées, sur le fondement de l'article R. 611-7 du CJA, que la décision du tribunal était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de recours gracieux née le 4 octobre 2021 dès lors que la décision expresse de rejet du 24 novembre 2021 s'est substituée à cette décision implicite.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Truilhé, président-rapporteur,

- les conclusions de M. Luc, rapporteur public,

- et les observations de Me Philippe, substituant Me Laclau, pour la SAS Groupe VBR.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS (société par actions simplifiée) Groupe VBR exerce une activité référencée par l'INSEE de siège social depuis le 20 novembre 2014, dont le siège est situé à Toulouse. Elle a sollicité le bénéfice du fonds de solidarité institué afin de soutenir les entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 pour les mois de décembre 2020 et de janvier à mai 2021. Ces demandes ont été rejetées au titre des mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021 au motif que l'activité principale de la société n'était pas éligible au bénéfice du fonds de solidarité. La société a formé un recours gracieux contre ces décisions de rejet par une lettre du 2 août 2021, dont l'administration a accusé réception le 4 du même mois et qu'elle a rejetée implicitement le 4 octobre 2021 et expressément le 24 novembre 2021. Par la présente requête, la SAS Groupe VBR demande au tribunal d'annuler l'ensemble des décisions par lesquelles le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté ses demandes d'aide.

Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense et la recevabilité des conclusions en annulation :

2. L'administration soutient que la société Groupe VBR, par la présente requête, demande l'annulation de la lettre du 24 novembre 2021 qui reprend les explications des motifs ayant conduit au rejet de ses demandes d'aide au titre du fonds de solidarité et, ce faisant, demande l'annulation d'un acte ne faisant pas grief. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que cette lettre constitue la réponse explicite au recours gracieux exercé le 2 août 2021 par la société requérante. Ainsi, ladite lettre doit être regardée comme une décision faisant grief à la SAS Groupe VBR. La fin de non-recevoir sera donc écartée.

3. En revanche, dès lors que la décision expresse de rejet de recours gracieux prise le 24 novembre 2021 s'est substituée à la décision implicite de rejet de ce recours née le 4 octobre 2021, les conclusions de la société requérante tendant à l'annulation de cette décision implicite doivent être rejetées comme irrecevables dès lors que dépourvues d'objet.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les décisions portant refus d'éligibilité au fonds de solidarité :

4. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ", et aux termes de l'article L. 212-2 de ce code : " Sont dispensés de la signature de leur auteur, dès lors qu'ils comportent ses prénom, nom et qualité ainsi que la mention du service auquel celui-ci appartient, les actes suivants : / 1° Les décisions administratives qui sont notifiées au public par l'intermédiaire d'un téléservice () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées, notifiées par l'intermédiaire d'un téléservice, ne comportent pas les mentions du prénom, du nom et de la qualité de leurs auteurs, mais uniquement les mentions " Direction générale des finances publiques " et " Cellule FDS ". Ces mentions ne permettent pas de s'assurer de la compétence de leur auteur. Dans ces conditions, la société Groupe VBR est fondée à soutenir que les décisions contestées sont entachées d'une incompétence de leur auteur.

6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés à l'encontre de ces décisions, que la société Groupe VBR est fondée à demander l'annulation des décisions des 16 mars, 12 et 27 mai 2021 par lesquelles le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté ses demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021, ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision du 24 novembre 2021 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. Les annulations prononcées par le présent jugement, eu égard aux motifs qui viennent à leur soutien, n'impliquent pas qu'il soit enjoint à l'Etat de verser à la société Groupe VBR une aide au titre du fonds de solidarité à destination des entreprises pour les mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la société Groupe VBR présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en mettant à la charge de l'Etat, partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions des 16 mars, 12 et 27 mai 2021 par lesquelles le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté ses demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020, janvier, février et avril 2021 et la décision du 24 novembre 2021 portant rejet du recours gracieux du 2 août 2021 sont annulées.

Article 2 : L'Etat versera à la SAS Groupe VBR la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la SAS Groupe VBR est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Groupe VBR, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 janvier 2023.

Le président-rapporteur,

J-C. TRUILHÉ

L'assesseur le plus ancien,

G. DÉDEREN

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

No 2107044

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions