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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200022

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200022

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200022
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCP CAMILLE ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Le coin voiture, représentée par Me Gasquet, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la totalité des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, en droit et pénalités, qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2015 au 30 septembre 2018, pour un montant total de 355 813 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration ne justifie pas avoir détruit la copie des fichiers transmis dans le cadre du contrôle et avant la mise en recouvrement, conformément à l'article L47 A du livre des procédures fiscales ;

- c'est à bon droit qu'elle a appliqué le régime de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur marge dès lors qu'il n'est pas démontré que ses fournisseurs aient été des assujettis revendeurs ayant bénéficié d'un droit à déduction de TVA et dès lors qu'il n'est pas possible de tirer les conséquences des mentions sur les factures d'achat de véhicule qui font état de plusieurs catégories à savoir, les véhicules pour lesquels la facture fournisseur mentionne l'application du régime de la TVA sur marge, les véhicules pour lesquels les factures des fournisseurs ne comportent aucune mention, les véhicules achetés auprès de particuliers ou ayant appartenu à des particuliers, les véhicules revendus à des professionnels, et le véhicule revendu au client Peglone ;

- l'administration fiscale n'établit pas le caractère délibéré des manquements reprochés dès lors qu'elle a obtenu la délivrance de quitus fiscaux et que le service n'établit pas que les certificats ont été falsifiés ;

- l'amende pour défaut d'autoliquidation est disproportionnée par rapport à l'infraction commise.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er avril 2022 et le 24 avril 2023, le directeur de la direction de contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Le coin voiture ne sont pas fondés dès lors qu'elle n'établit pas la preuve de l'exagération des impositions concernées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mérard,

- et les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Le coin voiture, qui exerce une activité d'achat et revente de véhicules d'occasion, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité qui a porté sur la période du 1er janvier 2015 au 30 septembre 2018. A l'issue de cette procédure, l'administration a établi, par des propositions de rectification des 14 décembre 2018 et 29 mai 2019, pour les périodes du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015 et du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2018, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. Ces impositions ont fait l'objet d'un avis de mise en recouvrement le 30 août 2018. La SAS Le coin voiture a contesté ces impositions par une dernière réclamation du 6 septembre 2021 qui a été rejetée par une décision du directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées en date du 10 novembre 2021. La SAS Le coin voiture demande au tribunal la décharge de ces impositions et pénalités.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales : " I.- Lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, le contribuable qui fait l'objet d'une vérification de comptabilité satisfait à l'obligation de représentation des documents comptables mentionnés au premier alinéa de l'article 54 du code général des impôts en remettant au début des opérations de contrôle, sous forme dématérialisée répondant à des normes fixées par arrêté du ministre chargé du budget, une copie des fichiers des écritures comptables définies aux articles 420-1 et suivants du plan comptable général. / Le premier alinéa du présent article s'applique également aux fichiers des écritures comptables de tout contribuable soumis par le code général des impôts à l'obligation de tenir et de présenter des documents comptables autres que ceux mentionnés au premier alinéa du même article 54 et dont la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés. / L'administration détruit, avant la mise en recouvrement, les copies des fichiers transmis ". ()

3. La SAS Le coin voiture reproche au service vérificateur de ne pas l'avoir informée de la destruction des fichiers contenant les éléments relatifs à sa comptabilité informatisée, et de ne pas apporter la preuve d'y avoir procédé. Toutefois, les dispositions précitées qui font obligation à l'administration fiscale de détruire les copies des fichiers d'écritures comptables avant la mise en recouvrement des impositions, sont destinées à garantir au contribuable que des impositions ultérieures ne seront pas établies sur la base des données contenues dans ces fichiers. L'absence de destruction des copies des fichiers en cause avant la mise en recouvrement, en méconnaissance des dispositions précitées, est uniquement susceptible d'entacher la régularité des impositions qui viendraient à être ultérieurement établies sur la base des données qu'ils contiennent. Elle est, en revanche, à la supposer établie, sans influence sur les impositions mises en recouvrement après la consultation et l'exploitation des fichiers. La requérante ne saurait dès lors utilement invoquer, dans le présent litige, un manquement de l'administration à son obligation de destruction. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales ne peut qu'être écarté.

4. Par ailleurs, la société requérante n'est pas fondée à se prévaloir du paragraphe n° 260 de la documentation administrative référencée BOI-CF-IOR-60-40-10 ni de la réponse figurant sur le site impots.gouv.fr Questions / Réponses 5-Q 1 du 19 décembre 2014 qui sont relatifs à la procédure d'imposition et ne peuvent être regardés comme comportant une interprétation d'un texte fiscal au sens de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

5. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré ". Il est constant, en l'espèce, que la SAS Le coin voiture s'est abstenue de répondre dans le délai de trente jours aux propositions de rectification qui lui ont été adressées les 14 décembre 2018 et 29 mai 2019. Il lui appartient donc d'établir le caractère exagéré des impositions qu'elle conteste.

En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

6. Aux termes du 2° bis du I de l'article 256 bis du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " Les acquisitions intracommunautaires de biens d'occasion, d'œuvres d'art, d'objets de collection ou d'antiquité effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ou par une personne morale non assujettie ne sont pas soumises à la taxe sur la valeur ajoutée lorsque le vendeur ou l'assujetti est un assujetti revendeur qui a appliqué dans l'Etat membre de départ de l'expédition ou du transport du bien les dispositions de la législation de cet Etat prises pour la mise en œuvre des articles 312 à 325 ou 333 à 341 de la directive 2006 / 112 / CE du Conseil du 28 novembre 2006 ". Aux termes du I de l'article 297 A du même code : " 1° La base d'imposition des livraisons par un assujetti revendeur de biens d'occasion, d'œuvres d'art, d'objets de collection ou d'antiquité qui lui ont été livrés par un non redevable de la taxe sur la valeur ajoutée ou par une personne qui n'est pas autorisée à facturer la taxe sur la valeur ajoutée au titre de cette livraison est constituée de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat. () ". Aux termes de son article 297 E : " Les assujettis qui appliquent les dispositions de l'article 297 A ne peuvent pas faire apparaître la taxe sur la valeur ajoutée sur leurs factures ".

7. Il résulte de ces dispositions qu'une entreprise française assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée a la qualité d'assujetti revendeur et peut appliquer le régime de taxation sur la marge prévu par l'article 297 A du code général des impôts lorsqu'elle revend un bien d'occasion acquis auprès d'un fournisseur, situé dans un autre Etat membre, qui, en sa qualité d'assujetti revendeur, lui a délivré une facture conforme aux dispositions précitées de l'article 297 E de ce code, et dont le fournisseur a aussi cette qualité ou n'est pas assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée. Il en est de même lorsque le bien est acquis auprès d'un fournisseur situé en France et dont le fournisseur est situé quant à lui dans un autre Etat membre. L'administration peut toutefois remettre en cause l'application de ce régime lorsque l'entreprise française connaissait ou ne pouvait ignorer la circonstance que son fournisseur n'avait pas la qualité d'assujetti revendeur et n'était pas autorisé à appliquer lui-même le régime de taxation sur la marge. Lorsqu'une entreprise produit des factures émanant de ses fournisseurs qui mentionnent que les ventes de véhicules s'effectuaient sous le régime de la taxe sur la marge mentionné ci-dessus, il incombe à l'administration, si elle s'y croit fondée, de démontrer, d'une part, que les mentions portées sur ces factures sont erronées, d'autre part, que le bénéficiaire de ces achats de véhicules savait ou aurait dû savoir que les opérations présentaient le caractère d'acquisitions intracommunautaires taxables sur l'intégralité du prix de revente à ses propres clients, et sans que pèse sur le contribuable l'obligation de vérifier la qualité d'assujetti revendeur de ses fournisseurs. Ce principe ne peut, toutefois, recevoir application que dans le respect des dispositions législatives et réglementaires qui gouvernent la charge de la preuve. Par conséquent, lorsque le contribuable s'est abstenu, à la suite de la réception du courrier lui notifiant les redressements en litige, de contester ces derniers, il lui appartient, en application des dispositions de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, de démontrer le caractère exagéré des impositions qu'il conteste.

8. L'administration a estimé que la SAS Le coin voiture n'était pas en droit de revendre les véhicules en cause selon le régime de la TVA sur la marge et a dès lors soumis ces ventes au régime de la TVA sur l'ensemble du prix de vente, générant ainsi des rappels de TVA collectés.

9. Il résulte de l'instruction que la SAS Le coin voiture a revendu, sous le régime de la taxation sur la marge, des véhicules d'occasion achetés auprès de fournisseurs espagnols. Il résulte en particulier des propositions de rectification, que le dépouillement de l'ensemble des certificats d'immatriculation et l'examen des cartes grises des véhicules ont permis de constater que les propriétaires des véhicules en cause étaient des professionnels de l'automobile, sociétés commerciales de location automobile, constructeurs et garages automobiles, bénéficiant d'un droit à déduction de taxe sur la valeur ajoutée. En outre, l'administration a relevé que la majorité des factures d'achat auprès des fournisseurs espagnols mentionnaient expressément que ces derniers avaient réalisé des livraisons intracommunautaires exonérées de taxe sur la valeur ajoutée à destination de la société requérante. Par ailleurs, si la SAS Le coin voiture se prévaut de l'acquisition de certains véhicules auprès de particuliers ou de reventes à des professionnels sous le régime des livraisons intracommunautaires, elle ne l'établit pas. Elle n'établit pas davantage, s'agissant du client Peglone, avoir reversé à l'Etat le montant de la taxe sur la valeur ajoutée dont le client s'est acquitté. Ainsi, et en dépit de la mention de l'application de la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime sur la marge figurant sur certaines factures d'achat émises par ses fournisseurs ou de l'absence de toute mention du régime de taxe sur la valeur ajoutée s'agissant des véhicules initialement affectés à une activité de location, la société requérante, qui avait en sa possession les cartes grises ou les certificats d'immatriculation des véhicules, ne pouvait ignorer que ceux-ci avaient appartenu à des sociétés assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, la SAS Le coin voiture ne démontre pas le caractère exagéré de l'imposition contestée au titre de la période en litige.

10. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a remis en cause le régime de TVA sur la marge, appliqué aux ventes de véhicules par la société requérante.

Sur les pénalités :

11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Aux termes de l'article L. 195 du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée (), la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration ".

12. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la SAS Le coin voiture, en sa qualité de professionnel, ne pouvait ignorer que le régime de la TVA sur la marge n'était pas applicable, lors de la revente à des particuliers en France des véhicules d'occasion achetés auprès de fournisseurs espagnols, dès lors que ces véhicules sont entrés sur le territoire français par des livraisons intracommunautaires. Elle a ainsi, en toute connaissance de cause, minoré ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée au cours de la période d'imposition en litige. Par ailleurs, par un jugement correctionnel du 27 juin 2022, devenu définitif, le tribunal judiciaire de Toulouse a considéré que le président de la SAS Le coin voiture avait frauduleusement soustrait la société à l'établissement ou au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, en dissimulant volontairement une part importante des sommes sujettes à ladite taxe au titre de la période en litige. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, que l'application indue du régime de TVA sur la marge résulte d'un manquement délibéré de la société requérante à ses obligations fiscales.

13. En deuxième lieu, la délivrance des quitus fiscaux se fait sous réserve de l'éventualité de la remise en cause par l'administration fiscale des mentions relatives à la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, la société requérante ne peut se prévaloir du fait que des quitus fiscaux lui ont été délivrés par l'administration fiscale, cette circonstance ne valant pas approbation du régime de taxe sur la valeur ajoutée appliqué par la société.

14. Enfin, la SAS Le coin voiture ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales de la réponse ministérielle faite le 3 avril 2000 à M. A, qui, outre qu'elle ne concerne pas la période d'imposition en litige, ne comporte aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application dans le présent jugement.

15. Par suite, c'est donc à bon droit que le service a assorti les rappels de TVA mis à la charge de la SAS Le coin voiture de la majoration pour manquement délibéré prévue par les dispositions de l'article 1729 du code général des impôts.

Sur l'amende fiscale :

16. Aux termes du I de l'article 1788 A du code général des impôts : " 4. Lorsqu'au titre d'une opération donnée le redevable de la taxe sur la valeur ajoutée est autorisé à la déduire, le défaut de mention de la taxe exigible sur la déclaration prévue au 1 de l'article 287, qui doit être déposée au titre de la période concernée, entraîne l'application d'une amende égale à 5 % de la somme déductible () ".

17. En l'espèce, l'amende prévue par l'article 1788 A du code général des impôts a été appliquée en raison d'opérations intracommunautaires réalisées au cours de la période vérifiée par la société requérante qui a omis de les déclarer.

18. La société ne conteste pas le bien-fondé des motifs de fait ou de droit retenus par l'administration pour infliger cette amende mais elle se prévaut de son caractère disproportionné alors que cette sanction fiscale présente le caractère d'une punition tendant à empêcher la réitération des agissements qu'elles visent et n'a pas pour objet la seule réparation pécuniaire d'un préjudice subi par l'Etat. Le législateur, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, a prévu aux articles 1728, 1729 et 1788 A du code général des impôts plusieurs sanctions selon que le redevable a éludé des droits en omettant de souscrire une déclaration, a éludé des droits en omettant de mentionner des opérations sur une déclaration ou a omis de déclarer des opérations sans toutefois éluder de droits en raison du caractère immédiatement déductible de la taxe afférente aux opérations omises. Le taux de la pénalité fiscale prévue à l'article 1788 A est de 5 % alors que les taux prévus aux articles 1728 et 1729 sont, selon les cas, de 10 %, 40 % ou 80 %. La loi elle-même a ainsi assuré, dans une certaine mesure, la modulation des peines en fonction de la gravité des comportements réprimés. Le juge de l'impôt, qui exerce son plein contrôle sur les conditions d'application de cette sanction, décide, dans chaque cas, si elle doit être appliquée ou non, ce qui n'implique pas un pouvoir de modulation de sa part. Par suite, la SAS Le coin voiture ne peut utilement soutenir, pour contester l'application de cette amende, le fait qu'elle serait disproportionnée par rapport à l'infraction commise.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Le coin voiture n'est pas fondée à demander la décharge des rappels et majorations litigieux. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de SAS Le coin voiture est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Le coin voiture et au directeur de la direction de contrôle fiscal Sud-Pyrénées.

Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Mérard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

La rapporteure,

B. MÉRARD

La présidente,

S. CAROTENUTOLa greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'induistrie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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