mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200178 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SÉRÉE DE ROCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 janvier 2022 et 15 février 2023, M. C et Mme D B, représentés par Me Serée de Roch, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2017 et 2019 en droits, intérêts et pénalités pour un montant de 15 024 euros ;
2°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive à l'impôt sur le revenu et de contributions sociales à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020 en droits, intérêts et pénalités pour un montant de 5 950 euros ;
3°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 4 463 euros, révélée par les prélèvements des 25 octobre, 25 novembre et 27 décembre 2021, et correspondant à l'une des fractions de la cotisation primitive à l'impôt sur le revenu et des contributions sociales à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
En ce qui concerne l'action engagée sur le terrain du contentieux de l'assiette :
- le délai de reprise était expiré lorsque l'administration fiscale a notifié les rectifications afférentes aux revenus imposés au titre de l'année 2017 ;
- la proposition de rectification est entachée d'insuffisance de motivation ;
- les rectifications litigieuses ont été établies dans des conditions méconnaissant tant les dispositions du 2nd alinéa de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales que les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la proposition de rectification est entachée d'un défaut de motivation des intérêts de retard ;
- la majoration infligée en application des dispositions de l'article 1758 A du code général des impôts est entachée d'un défaut de motivation ;
En ce qui concerne l'action engagée sur le terrain du contentieux du recouvrement :
- l'administration fiscale a méconnu les dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales en procédant au recouvrement partiel de la créance fiscale correspondant à la cotisation primitive d'impôt sur le revenu due au titre de l'année 2020 alors que les sommes prélevées n'étaient pas exigibles aux dates des prélèvements bancaires ordonnés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 juillet 2022 et 7 mai 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.
Par courrier du 29 avril 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à obtenir la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu et des contributions sociales à laquelle M. et Mme B ont été assujettis au titre de l'année 2020, faute d'avoir présenté une réclamation préalable contestant cette imposition.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Douteaud,
- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B sont associés de la société civile immobilière (SCI) Les jardins d'Onyx dont ils détiennent 97,5 % des parts sociales. Par une proposition de rectification du 26 avril 2021, l'administration fiscale a réintégré les revenus fonciers non déclarés dans les revenus imposables du couple au titre des années 2017, 2018 et 2019. Les rectifications afférentes ont été contestées par deux réclamations successives des 1er octobre et 2 novembre 2021, rejetées par décision du 16 novembre 2021. Par leur requête, M. et Mme B doivent être regardés comme demandant la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à leur charge au titre des années 2017 et 2019 et de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020 ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 4 463 euros, révélée par les prélèvements des 25 octobre, 25 novembre et 27 décembre 2021, et correspondant à l'une des fractions de la cotisation primitive à l'impôt due au titre de l'année 2020.
Sur les conclusions tendant à la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu et des contributions sociales au titre de l'année 2020 :
2. Aux termes de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition. "
3. Il résulte de l'instruction que M. et Mme B n'ont pas formé de réclamation préalable auprès de l'administration fiscale tendant à obtenir la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu et de contributions sociales à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020. Dès lors, les conclusions tendant à la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu et de contributions sociales due au titre de l'année 2020 doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur le surplus des conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () ". Aux termes de l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.
5. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 26 avril 2021 indique l'imposition concernée, à savoir l'impôt sur le revenu, les années d'imposition en litige et les bases d'imposition rectifiées, ainsi que les motifs de droit et les considérations de fait qui fondent les rectifications envisagées. M. et Mme B ne peuvent utilement soutenir que cette proposition de rectification ne comporte aucune précision relative aux rectifications afférentes à l'année 2020 dès lors qu'il résulte de l'instruction que la procédure de contrôle et la proposition de rectification en résultant portent uniquement sur les années 2017 à 2019. Si les requérants reprochent également à cette proposition de rectification de ne pas suffisamment préciser le calcul de l'impôt, cet élément relève du bien-fondé des motifs et est donc sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition. Par ailleurs, à supposer que les requérants soutiennent que les rectifications relatives aux contributions sociales ne sont pas suffisamment motivées, l'administration n'avait pas à réitérer, pour les contributions sociales, les motifs des rectifications qu'elle avait indiqués pour l'impôt sur le revenu, tandis que la base et le montant de ces contributions étaient clairement mentionnés. Par conséquent, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification doit être écarté.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales : " La juridiction saisie peut, lorsqu'une erreur non substantielle a été commise dans la procédure d'imposition, prononcer, sur ce seul motif, la décharge des majorations et amendes, à l'exclusion des droits dus en principal et des intérêts de retard. / Elle prononce la décharge de l'ensemble lorsque l'erreur a eu pour effet de porter atteinte aux droits de la défense ou lorsqu'elle est de celles pour lesquelles la nullité est expressément prévue par la loi ou par les engagements internationaux conclus par la France. " Aux termes de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " () 3. a) Tout accusé a droit notamment à être informé, dans le plus court délai, dans une langue qu'il comprend et d'une manière détaillée, de la nature et de la cause de l'accusation portée contre lui () ".
7. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement que la proposition de rectification est suffisamment motivée. Ce faisant, elle n'a privé les requérants d'aucune garantie se rattachant à la procédure d'imposition. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense doit être écarté. Par voie de conséquence et en tout état de cause, M. et Mme B ne sont pas fondés à se prévaloir des dispositions précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales tenant au droit à un procès équitable.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
8. Aux termes de l'article 10 de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " I.- Sont suspendus à compter du 12 mars 2020 et jusqu'au 23 août 2020 inclus et ne courent qu'à compter de cette dernière date, s'agissant de ceux qui auraient commencé à courir pendant la période précitée, les délais : / 1° Accordés à l'administration pour réparer les omissions totales ou partielles constatées dans l'assiette de l'impôt, les insuffisances, les inexactitudes ou les erreurs d'imposition et appliquer les intérêts de retard et les sanctions en application des articles L. 168 à L. 189 du livre des procédures fiscales ou de l'article 354 du code des douanes lorsque la prescription est acquise au 31 décembre 2020 () ".
9. Il résulte de l'instruction qu'au 31 décembre 2020, les délais de reprise de l'impôt sur le revenu pour chacune des années en litige n'étaient pas expirés, l'article 10 de l'ordonnance du 25 mars 2020 ayant eu pour effet de porter au 14 juin 2021 l'expiration du délai de reprise de l'année 2017. Par suite, son action n'étant pas prescrite, l'administration a pu légalement adresser une proposition de rectification aux requérants le 26 avril 2021.
En ce qui concerne l'intérêt de retard et les pénalités :
10. En premier lieu, aux termes du I de l'article 1727 du code général des impôts dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " Toute créance de nature fiscale, dont l'établissement ou le recouvrement incombe aux administrations fiscales, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. A cet intérêt s'ajoutent, le cas échéant, les sanctions prévues au présent code. "
11. La mise à la charge d'un contribuable d'intérêts de retard, qui ne constituent pas une sanction, n'est pas au nombre des décisions qui doivent être motivées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'application des intérêts de retard doit être écarté.
12. En second lieu, aux termes du I de l'article 1758 A du code général des impôts : " Le retard ou le défaut de souscription des déclarations qui doivent être déposées en vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu ainsi que les inexactitudes ou les omissions relevées dans ces déclarations, qui ont pour effet de minorer l'impôt dû par le contribuable ou de majorer une créance à son profit, donnent lieu au versement d'une majoration égale à 10 % des droits mis à la charge du contribuable ou de la créance indue. "
13. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification, qui vise le I de l'article 1758 A du code général des impôts, mentionne s'agissant des faits, l'omission déclarative caractérisée par l'absence de report des revenus fonciers tirés de l'activité de la SCI Les jardins d'Onyx dans les déclarations d'impôt sur le revenu remplies par les requérants pour les années 2017, 2018 et 2019. Cette proposition de rectification indique également la minoration du revenu imposable de M. et Mme B entraînée par ces omissions. Par suite, et sans qu'ait d'incidence la circonstance invoquée par les requérants qu'ils ont déposé leurs déclarations d'impôt sur le revenu dans les délais réglementaires, le moyen tiré du défaut de motivation de la majoration de 10 % infligée en application des dispositions précitées doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à solliciter la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2017 et 2019.
Sur les conclusions portant sur le recouvrement :
15. Aux termes du 3e alinéa de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : /()/ 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée () ". L'article L. 277 du même livre dispose : " Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge est autorisé, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes./ L'exigibilité de la créance et la prescription de l'action en recouvrement sont suspendues jusqu'à ce qu'une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l'administration, soit par le tribunal compétent () ".
16. Pour contester les actes de recouvrement amiables caractérisés par les prélèvements de la somme de 4 463 euros opérés par le comptable public sur leur compte bancaire les 25 octobre, 25 novembre et 27 décembre 2021 au titre de l'impôt sur le revenu et des contributions sociales de l'année 2020, les requérants soutiennent avoir obtenu le bénéfice d'un sursis de paiement. Il résulte toutefois de l'instruction que si ces derniers ont effectivement sollicité l'application des dispositions précitées de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales à l'appui de leurs réclamations afférentes aux impositions établies au titre des années 2017 et 2019, à la date d'émission de ces prélèvements, ils n'avaient pas contesté la cotisation primitive d'impôt sur le revenu et de contributions sociales à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020. Ainsi, les requérants ne bénéficiaient pas d'un sursis de paiement s'agissant de l'année 2020. Dès lors, le moyen tiré de l'inexigibilité de la somme de 4 463 euros doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'acte de recouvrement révélé par le prélèvement du 27 décembre 2021, que M. et Mme B ne sont pas fondés à solliciter la décharge de l'obligation de payer la somme de 4 463 euros, révélée par les prélèvements des 25 octobre, 25 novembre et 27 décembre 2021. Par suite, leur requête doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. et Mme B la somme que ceux-ci réclament au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme D B et au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
La rapporteure,
S. DOUTEAUD
La présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026