mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200745 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | OUAYOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2022, M. B C A, représenté par Me Ouayot, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions en date des 4 mars 2021 et 26 mai 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire djiboutien avec un permis de conduire français ;
2°) d'enjoindre à l'administration de procéder à l'échange de son permis de conduire djiboutien contre un permis de conduire français dans un délai d'un mois à compter du prononcé du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée du 4 mars 2021 est insuffisamment motivée, la seule référence à un document volé vierge étant insuffisante et, par ailleurs, il existe une confusion dans l'analyse qui a été réalisée, la préfecture évoquant dans ses deux décisions litigieuses tantôt un permis djiboutien et tantôt un permis ivoirien ;
- sans attendre l'expiration du délai légal de six mois prévu par l'article 7 de l'arrêté ministériel du 12 janvier 2021 pour permettre aux autorités djiboutiennes de répondre à la demande d'authentification formulée par l'autorité préfectorale, celle-ci a, dans une précipitation injustifiée, refusé par décision du 4 mars 2021 d'échanger son permis djiboutien contre un permis français alors que les autorités djiboutiennes ont répondu le 29 août 2021 pour une demande d'authentification qui leur a été adressée le 4 août 2021, soit dans le délai légal de six mois à compter de la saisine du consulat de France à Djibouti ;
- l'administration préfectorale a enfin commis une erreur manifeste d'appréciation doublée de ce fait d'une erreur de droit en ne fondant sa décision que sur la seule conclusion des services de police.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 mars 2022 et le 29 avril 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête de M. C A tendant à l'annulation de la décision du 4 mars 2021 et au rejet des conclusions présentées au titre des frais irrépétibles.
Il soutient que :
- un nouveau rapport des services de la police aux frontières ayant conclu à l'authenticité du titre djiboutien présenté à l'échange, il a abrogé sa décision de refus du 4 mars 2021 et invité l'intéressé à redéposer sa demande via la téléprocédure, ses services étant dans l'attente des pièces réclamées au requérant afin de pouvoir instruire la demande et mettre en production son permis de conduire français ;- les éléments réclamés au requérant ayant été reçus, la demande de production du titre français a été effectuée le 28 avril 2022 auprès des services de l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS) et l'intéressé devrait donc recevoir son permis de conduire français à son domicile dans un délai de trois à quatre semaines.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 13 avril 2022, M. C A sollicite qu'il soit donné acte du désistement des conclusions de sa requête mais déclare maintenir ses demandes afférentes au paiement des frais irrépétibles dès lors qu'il n'est pas bénéficiaire de l'aide juridictionnelle de l'Etat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1' donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. Le désistement de M. C A de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. C A et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. C A.
Article 2 : L'Etat versera à M. C A la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A et au ministre de l'intérieur.
(Copie en sera délivrée au préfet de la Loire-Atlantique)
Fait à Toulouse, le 16 novembre 2022.
La présidente,
Isabelle Carthé Mazères
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
Le Greffier en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026