LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200955

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200955

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200955
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSCP COURRECH & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 février 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre le 8 décembre 2021 par la maire de Frayssinet-le-Gélat pour un montant de 3 264,13 euros.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire en litige est insuffisamment motivé, dès lors qu'il ne comporte aucune justification ni aucun détail du montant mis à sa charge, et qu'il est différent de celui qui lui avait été réclamé par un courrier du 22 octobre 2021 ;

- elle n'est pas responsable de l'erreur commise par l'administration en lui versant un montant trop élevé d'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE).

Par un mémoire enregistré le 11 mai 2022, la commune de Frayssinet-le-Gélat, représentée par Me Courrech, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- Mme A a indument perçu, de mars 2020 à octobre 2021, un montant d'IFSE non proratisé en fonction de son temps de travail ;

- la commune de Frayssinet-le-Gélat était en droit, en application de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, de réclamer à son agente le remboursement des sommes indument versées, le délai de prescription de deux ans n'étant pas échu ;

- la circonstance que les paiements indus résultent d'une erreur matérielle de l'administration est sans incidence sur l'obligation pour Mme A de procéder à leur remboursement ;

- le remboursement du trop-perçu incombe à Mme A, destinataire des paiements erronés, et non à la commune de Pomarède, au sein de laquelle elle a été mise à disposition.

Par une ordonnance du 3 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 mai suivant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frindel ;

- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public ;

- et les observations de Me Courrech, représentant la commune de Frayssinet-le-Gélat.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjointe administrative principale de 1ère classe, est employée par la commune de Frayssinet-le-Gélat (46). Par un courrier du 22 octobre 2021, la maire de cette commune l'a informée d'un trop-perçu d'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et lui a demandé le remboursement d'une somme de 3 720 euros. Le 8 décembre 2021, Mme A a reçu un avis des sommes à payer portant sur un montant de 3 264,13 euros. Par la présente requête, elle doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de ce titre exécutoire.

2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 susvisé : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. En cas d'erreur de liquidation, l'ordonnateur émet un ordre de recouvrer afin, selon les cas, d'augmenter ou de réduire le montant de la créance liquidée. Il indique les bases de la nouvelle liquidation. () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

3. En faisant valoir qu'elle " conteste la somme qui [lui] est réclamée : 3 260 € alors qu'[elle n'a] aucune justification ni détail de ce nouveau montant (en lieu et place des 3 720 € réclamés) ", Mme A doit être regardée comme soutenant que le titre exécutoire en litige est insuffisamment motivé, en méconnaissance des dispositions précitées. Il résulte de l'instruction que l'avis des sommes à payer du 8 décembre 2021 comporte en objet la seule mention " Remboursement IFSE - 08/12/2021 ", et qu'il se borne à indiquer la somme totale, d'un montant de 3 264,13 euros, pour le recouvrement de laquelle il a été émis. Ce titre ne précise ainsi ni la période concernée par le versement indu d'IFSE, ni les modalités de calcul des sommes à répéter, et il ne résulte pas de l'instruction qu'il aurait été accompagné d'un document comportant l'ensemble de ces éléments. Il est vrai qu'à l'occasion d'un entretien qui s'est tenu le 20 octobre 2021, puis par un courrier du 22 octobre 2021, la maire de Frayssinet-le-Gélat a informé Mme A d'une " erreur matérielle " dans le versement de l'IFSE concernant la période du 1er mars 2020 au 31 octobre 2021, et que cette correspondance comportait des éléments de calcul de la somme indument versée à ce titre. Toutefois, et alors au demeurant que le montant de 3 720 euros à rembourser, mentionné dans ce courrier, est différent de celui porté sur l'avis litigieux, cet avis n'opère aucun renvoi explicite à la lettre du 22 octobre 2021 ni n'apporte aucune explication à la différence de montants précitée. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que le titre exécutoire contesté est insuffisamment motivé.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de l'avis des sommes à payer du 8 décembre 2021.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Frayssinet-le-Gélat au titre des frais exposés par elle.

D E C I D E :

Article 1er : L'avis des sommes à payer émis le 8 décembre 2021 par la maire de Frayssinet-le-Gélat est annulé.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Frayssinet-le-Gélat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Frayssinet-le-Gélat.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Poupineau, présidente,

Mme Rousseau, conseillère,

M. Frindel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.

Le rapporteur,

T. FRINDEL

La présidente,

V. POUPINEAULa greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

No 2200955

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions