lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201130 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LARROUY-CASTÉRA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. A C, agissant en qualité de gérant de la société " une chambre en ville ", demande au tribunal d'annuler la décision du 30 décembre 2021 par laquelle le préfet de la région Occitanie l'a informé qu'à défaut de régulariser ses demandes d'indemnisation présentées dans le cadre du dispositif d'activité partielle dans un délai de dix jours, un ordre de reversement d'un montant de 78 641,95 euros sera émis à son encontre.
Il soutient que :
- il n'a commis aucune fraude ;
- il n'a pas travaillé au-delà de la durée légale du travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le préfet de la région Occitanie conclut au rejet de la requête de M. C.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 janvier 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan,
- les conclusions de Mme Carvalho, rapporteure publique,
- et les observations de Mme B, représentant le préfet de la région Occitanie.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le contexte de la crise sanitaire liée à l'épidémie de COVID-19, M. C a effectué des demandes d'autorisation préalable au recours à l'activité partielle au nom de différentes société dont il était le gérant. Agissant en qualité de gérant de la société " une chambre en ville ", il demande au tribunal d'annuler la décision du 30 décembre 2021 par laquelle le préfet de la région Occitanie l'a informé qu'à défaut de régulariser les demandes d'indemnisation présentée au nom de cette société dans un délai de dix jours, un ordre de reversement d'un montant de 78 641,95 euros serait émis à son encontre.
2. Si M. C soutient qu'aucune fraude n'a été commise et qu'il n'a pas travaillé au-delà de la durée légale du travail, ces moyens, à l'appui desquels aucune pièce n'est produite, ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé. Dans ces conditions, ils doivent être écartés, les conclusions à fin d'annulation de M. C ne pouvant dès lors qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet de la région Occitanie.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
M. Rives, conseiller,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.
La rapporteure,
C. PEAN
La présidente,
S. CHERRIER La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet de la région Occitanie, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026