LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2201606

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2201606

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2201606
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Eurocert Energie, qui contestait des titres de perception émis en 2021 pour la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive. La société soutenait avoir déjà acquitté ces taxes pour un précédent permis de construire de 2011, devenu caduc en 2016, et que le nouveau permis tacitement accordé en 2020 concernait un projet identique. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux contre le rejet de la réclamation préalable, notifié le 31 août 2021, étant expiré le 3 novembre 2021, alors que la requête n’a été introduite que le 14 mars 2022. En application des articles L. 331-6 et L. 331-30 du code de l’urbanisme et L. 524-2 du code du patrimoine, la demande a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 mars 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Eurocert Energie, représentée par sa gérante Mme A..., doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler les titres de perception d’un montant respectif de 2 519 euros et 388 euros émis le 17 décembre 2021 pour le recouvrement de la taxe d’aménagement et de la redevance d’archéologie préventive auxquelles elle a été assujettie à raison d’une opération immobilière autorisée par un permis de construire n° PC 08201718S0011 tacitement accordé le 3 novembre 2020 par le maire de la commune de Bessens ;

2°) de la décharger du paiement de ces taxes.

Elle soutient que :
- elle a déjà réglé les taxes dont le paiement lui est demandé au titre d’un précédent permis de construire PC 08201711T0019 accordé le 28 novembre 2011 et qui concerne le même projet que celui autorisé tacitement le 3 novembre 2020 par le permis de construire 08201718S0011 ;
- les deux autorisations d’urbanisme dont elle a successivement bénéficié concernent un projet identique, elle s’est trouvée contrainte d’interrompre les travaux de construction entrepris sur le fondement du premier permis de construire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2022, la préfète de Tarn-et-Garonne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable ; le délai de recours contentieux contre le rejet du 31 aout 2021 de sa réclamation préalable, qui mentionnait les voies et délais de recours et a été notifié par lettre recommandé avec accusé de réception, était expiré le 3 novembre 2021 et la requête a été introduite le 14 mars 2022, de sorte qu’elle est tardive ; si le pli présenté par les services fiscaux n’a pas été réclamé, la décision a été régulièrement notifiée ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 23 décembre 2022, la clôture de l’instruction a été reportée au 13 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Arquié,
- et les conclusions de Mme Douteaud, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 28 novembre 2011, le maire de la commune de Bessens (Tarn-et-Garonne) a accordé à la SARL Eurocert Energie un permis en vue de construire une maison individuelle bioclimatique pour une surface hors œuvre nette de 152 m² sur un terrain situé chemin de Lapeyrière à Bessens (Tarn-et-Garonne). La société a acquitté le 27 novembre 2012 et le 18 novembre 2013 les taxes d’urbanisme dues en raison de ce permis de construire. Par décision du 13 décembre 2016, le maire de la commune de Bessens a constaté la caducité du permis de construire accordé le 28 novembre 2011 à la société Eurocert Energie. Le 14 mai 2018, la société a déposé une nouvelle demande de permis de construire sur la même parcelle pour la construction d’une maison individuelle avec abri voiture, véranda et clôture pour une surface de plancher de 175 m². Le maire de la commune de Bessens a sursis à statuer sur cette demande par arrêté du 3 septembre 2018 et l’autorisation de construire a été finalement tacitement accordée à la société le 3 novembre 2020. La société Eurocert Energie a été informée par courrier du 10 février 2021 de la direction départementale des territoires de Tarn-et-Garonne qu’elle était redevable d’un montant de 5 037 euros au titre de la taxe d’aménagement et de 388 euros au titre de la redevance d’archéologie préventive en raison du permis de construire obtenu le 3 novembre 2020. Par courrier du 25 juin 2021, la société Eurocert Energie a demandé la décharge de cette taxe et de cette redevance en se prévalant de celles déjà acquittées en raison du premier permis de construire accordé le 28 novembre 2011. La réclamation préalable de la société a été rejetée par décision du 31 août 2021 du directeur départemental des territoires. Le 17 décembre 2021, deux titres de perception ont été émis à l’encontre de la société pour des montants de 2 519 euros et 388 euros. La SARL Eurocert Energie demande au tribunal l’annulation de ces derniers titres de perception et la décharge du paiement de ces taxes.

2. D’une part, aux termes de l’article L. 331-6 du code de l’urbanisme alors en vigueur : « Les (…) opérations de construction (…) des bâtiments, installations ou aménagements de toute nature, soumises à un régime d’autorisation en vertu du présent code donnent lieu au paiement d’une taxe d’aménagement, sous réserve des dispositions des articles L. 331-7 à L. 331-9. (…) / Le fait générateur de la taxe est, selon les cas, la date de la délivrance de l’autorisation de construire (…) , celle de la délivrance d’un permis modificatif, celle de la naissance d'une autorisation tacite de construire (…)». Aux termes de l’article L. 331-30 du code de l'urbanisme alors en vigueur : « Le redevable de la taxe peut en obtenir la décharge, la réduction ou la restitution totale ou partielle : / 1° S'il justifie qu'il n'a pas donné suite à l'autorisation de construire ou d'aménager ; / (…) ».

3. D’autre part, aux termes de l’article L. 524-2 du code du patrimoine: « Il est institué une redevance d'archéologie préventive due par les personnes, y compris membres d'une indivision, projetant d'exécuter des travaux affectant le sous-sol et qui : a) Sont soumis à une autorisation ou à une déclaration préalable en application du code de l'urbanisme (…) ». L’article L. 524-4 du même code précise que le permis de construire est le fait générateur de la redevance d'archéologie préventive s’agissant des travaux soumis à autorisation en application du code de l'urbanisme.

4. Il résulte de l’instruction que la société Eurocert Energie a bénéficié d’un premier permis de construire délivré le 28 novembre 2011, lequel a fait l’objet d’un arrêté de caducité le 13 décembre 2016. Elle s’est ensuite vu tacitement accorder un second permis de construire le 3 novembre 2020. Cette seconde autorisation d’urbanisme, intervenue postérieurement à la caducité de la précédente, ne saurait être regardée comme un permis de construire modificatif. A supposer même qu’il soit établi que l’autorisation de construire délivrée le 3 novembre 2020 ait eu pour objet la réalisation d’un projet identique à celui de 2011, cette nouvelle autorisation constitue un nouveau permis de construire, distinct du précédent, et correspond dès lors, en application des dispositions citées aux points 2 et 3, au fait générateur d’une nouvelle taxe d’aménagement ainsi que d’une nouvelle redevance d’archéologie préventive. En outre, la société requérante ne justifie ni de l’identité du projet entre les deux autorisations ni, en tout état de cause, de ses affirmations quant à la nature et à la cause des retards d’exécution ayant conduit à ce qu’un arrêté de caducité soit pris le 13 décembre 2016. Par suite, c’est à bon droit que la société Eurocert énergie a été assujettie à la taxe d’aménagement et à la redevance d’archéologie préventive au taux en vigueur à cette date.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée par la préfète de Tarn-et-Garonne, que la société Eurocert Energie n’est pas fondée à demander l’annulation des titres de perception émis le 17 décembre 2021, ni la décharge des taxes dont elle conteste l’exigibilité.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Eurocert Energie est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Eurocert Enegie et au préfet du Tarn-et-Garonne.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques de Tarn-et-Garonne.


Délibéré après l'audience du 16 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Arquié, présidente,
M. Luc, premier conseiller,
Mme Mérard, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2025.



La présidente-rapporteure,

Céline Arquié

L’assesseur le plus ancien,

Cyril Luc


La greffière,




Stella Baltimore



La République mande et ordonne au préfet de Tarn-et Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions