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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2201966

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2201966

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2201966
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique cellule 7
Avocat requérantHAMICHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2022 et un mémoire enregistré le 14 mars 2023, M. D C, représenté par Me Hamiche, demande au tribunal :

1) d'annuler la décision du 9 février 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Garonne a rejeté son recours préalable après avis de la commission de recours amiable tendant à l'annulation de l'indu d'allocation personnalisée au logement (APL) mis à sa charge d'un montant restant à devoir de 10 216,83 euros pour la période de septembre 2018 à juin 2018 ;

2) de le décharger du règlement de la somme de 10 216,83 euros ;

3) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, au bénéfice de son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'État.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ; le recours à la médiation du Défenseur des droits ne s'imposait pas dès lors que la décision attaquée est du 9 février 2022 ;

- la décision litigieuse a été prise par une autorité incompétente ; aucun élément ne permet de démontrer que M. A était titulaire d'une délégation de signature en bonne et due forme ;

- la décision litigieuse est insuffisamment motivée ; aucun examen de sa situation personnelle a été effectué ; il revenait à la CAF de la Haute-Garonne de préciser les périodes précises passées hors du territoire ; aucun décompte précis n'est fourni par la CAF ;

- la décision litigieuse est mal fondée ; il n'a jamais fraudé ; il a indiqué que les périodes à l'étranger ne dépassaient pas les 92 jours ; ses seuls supposés allers-retours ne suffisent pas à démontrer l'intention frauduleuse ;

- les tampons figurant sur son passeport ne permettent d'établir que les jours d'entrée en France ; les tampons tunisiens, et notamment le mois d'entrée en Tunisie, sont rédigés en arabe et n'ont pas été traduits ; pour l'année 2018, il a passé la période du 14 mai au 31 décembre en France ; pour l'année 2019, il a réalisé au moins 10 allers-retours en Tunisie et les cinq périodes évoquées par la CAF sont erronées ; pour l'année 2020, il a regagné le territoire français les 2 mars, 7 mai 11 septembre et 15 décembre ; pour l'année 2021, il a regagné le territoire français les 20 mars, 2 mai, 10 juin, 25 juin, 29 juillet ; la CAF ne se fonde que sur les dates de retour ; les pièces médicales transmises montrent qu'il résidait en France ; ainsi il avait un rendez-vous médical le 22 mai 2019.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 17 mai 2022 et 16 juin 2023, la CAF de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C la somme de 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la décision litigieuse a été prise par une autorité compétente ; les nom, prénom, qualité et signature de l'auteur sont mentionnés en caractères lisibles ; la seule rectification des voies et délais de recours ne permet pas de regarder le second envoi comme une nouvelle notification de la décision du 9 février 2023 ;

- la décision litigieuse est en tout état de cause suffisamment motivée au regard de l'article R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation alors qu'elle n'est pas au nombre des décisions devant être motivées ;

- la décision est bien fondée ; le requérant s'est absenté 231 jours en 2018, 297 jours en 2019, 205 jours en 2020 et 151 jours en 2021 ; le requérant ne remplit pas la condition de résidence en France depuis le mois de mai 2018 ; le requérant a commis une fraude.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 portant expérimentation d'une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et des litiges sociaux ;

- le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 relatif à la procédure de médiation préalable obligatoire applicable à certains litiges de la fonction publique et à certains litiges sociaux ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, le rapport de M. F a été entendu puis, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Au mois de novembre 2017, M. C a déposé une demande d'allocation personnalisée au logement. Il a alors bénéficié des APL ainsi que de l'allocation adultes handicapés. Dans le cadre de sa mission de contrôle, la CAF de la Haute-Garonne a diligenté une enquête. L'agent assermenté a rencontré des difficultés pour voir le requérant qui n'a d'abord pas donné suite aux convocations du 28 mai, du 14 juin et du 24 juin 2021 qui lui avaient été communiquées. Le requérant ne s'étant alors pas présenté, la CAF de la Haute-Garonne a suspendu les versements de M. C à compter du 5 juillet 2021. Le 2 août 2021, suite à cette suspension, M. C s'est manifesté auprès du contrôleur qui, dans son rapport de contrôle, a relevé que M. C s'était absenté 231 jours en 2018, 297 jours en 2019, 205 jours en 2020 et 151 jours au cours de l'année 2021. Au regard de ces éléments, la CAF de la Haute-Garonne a procédé à la révision du dossier du requérant ce qui a généré un indu d'APL pour la période de septembre 2018 à juin 2021. Par courrier du 13 septembre 2021, la CAF de la Haute-Garonne a notifié au requérant un indu d'APL d'un montant de 10 265,83 euros pour la période de septembre 2018 à juin 2021. Par recours du 8 novembre 2021, M. C a demandé l'annulation de l'indu d'APL. Le 11 janvier 2022, la commission de recours amiable a rejeté le recours de M. C. M. C demande l'annulation de la décision du 9 février 2022 par laquelle la CAF de la Haute-Garonne a rejeté son recours.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. M. C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 16 novembre 2022, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande du bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur la fin de non-recevoir opposé par la CAF de la Haute-Garonne :

3. Aux termes de l'article 2 du décret du 16 février 2018 susvisé, dont les dispositions ont été abrogées par l'article 7 du décret du 25 mars 2022 susvisé : " I.- A titre expérimental, dans un nombre limité de circonscriptions départementales (), sont, à peine d'irrecevabilité, précédés d'une médiation, les recours contentieux formés contre : / () 3° Les décisions relatives à l'aide personnalisée au logement, prévue au 1° de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation, prises par le directeur de l'organisme payeur sur le recours préalable prévu au 1° de l'article L. 825-3 du même code ; (). / II.- La médiation préalable obligatoire est assurée : / 1° Pour les décisions prévues aux 1° à 3° du I, par le Défenseur des droits ; (). ". Aux termes de l'alinéa 1er de l'article 9 du même décret : " Les dispositions du présent décret sont applicables aux recours contentieux susceptibles d'être présentés jusqu'au 31 décembre 2021 à l'encontre des décisions énumérées aux articles 1er et 2 intervenues à compter du 1er avril 2018 ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 6 mars 2018 susvisé : " Les départements et circonscriptions départementales dans lesquels les recours devant le tribunal administratif doivent, en application des 1° à 3° du I de l'article 2 du décret du 16 février 2018 susvisé, être précédés d'une médiation sont les suivants : () Haute-Garonne () ".

4. Aux termes du premier alinéa de l'article 6 du décret du 16 février 2018 : " Lorsqu'un tribunal administratif est saisi dans le délai de recours contentieux d'une requête dirigée contre une décision entrant dans le champ des articles 1er et 2 et qui n'a pas été précédée d'un recours préalable à la médiation, son président ou le magistrat qu'il délègue rejette cette requête par ordonnance et transmet le dossier au médiateur compétent ".

5. Il résulte des dispositions précitées aux points 3 et 4 qu'un recours contentieux tendant à l'annulation de la décision du directeur de la CAF de la Haute-Garonne ordonnant le reversement d'un indu d'APL n'est recevable que si l'intéressé a préalablement exercé à la fois un recours administratif auprès de cette caisse et une médiation. En revanche, les dispositions précitées ont été abrogées par le décret du 25 mars 2022 susvisé et l'expérimentation concernait les recours contentieux susceptibles d'être présentés jusqu'au 31 décembre 2021. L'expérimentation ayant pris fin, la CAF de la Haute-Garonne n'est donc pas fondée à soutenir que la requête présentée par M. C, dirigé contre une décision du 9 février 2022, est irrecevable dès lors qu'elle n'aurait pas été précédée de la saisine du Défenseur des droits.

Sur les conclusions à fins d'annulation :

6. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision remettant en cause des paiements déjà effectués et ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

Sur la régularité de la décision du 9 février 2022 :

7. D'une part, il résulte de l'instruction que la décision contestée a été signée par M. E B, directeur de la CAF de la Haute-Garonne, autorité compétente pour signer l'acte litigieux et non par M. A, qui a juste signé une modification des voies et délais de recours. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été signée par une autorité incompétente manque en fait.

8. D'autre part, la décision contestée, qui porte rejet du recours administratif de M. C et confirme le bien-fondé de l'indu d'APL mis à sa charge, comporte les éléments de droit et de faits qui la fondent. Cette décision est par suite suffisamment motivée et ses termes révèlent qu'il a été tenu compte de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen manque en fait.

Sur le bien-fondé de la décision du 9 février 2022 :

9. Aux termes de l'article L. 351-2-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa version applicable au litige : " L'aide personnalisée au logement est attribuée dans les conditions fixées par le présent titre aux personnes de nationalité française et aux personnes de nationalité étrangère dans les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. / L'aide personnalisée au logement est attribuée dans les conditions fixées au I de l'article L. 542-2 du même code. / L'aide personnalisée au logement n'est pas due aux personnes qui sont locataires d'un logement dont elles-mêmes, leurs conjoints, concubins ou toute personne liée à elles par un pacte civil de solidarité, ou l'un de leurs ascendants ou descendants, jouissent d'une part de la propriété ou de l'usufruit de ce logement, personnellement ou par l'intermédiaire de parts sociales de sociétés, quels que soient leurs formes et leurs objets. Par dérogation, cette aide peut être versée si l'ensemble des parts de propriété et d'usufruit du logement ainsi détenues est inférieur à des seuils fixés par décret. Ces seuils ne peuvent excéder 20 %. / Les particuliers rattachés au foyer fiscal de leurs parents, lorsque ces derniers sont assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière en application de l'article 964 du code général des impôts, ne sont pas éligibles à l'aide personnalisée au logement. Cette condition d'éligibilité est appréciée pour chacun des membres du ménage ". Aux termes de l'article R. 351-1 du même code : " L'aide personnalisée au logement instituée par l'article L. 351-1 est attribuée, pour leur résidence principale, aux personnes qui occupent : () -soit un logement à usage locatif, faisant l'objet d'une convention intervenue en vertu des articles L. 351-2 (2°, 3° ou 4°), L. 325-1 ou L. 431-6 ou d'un contrat d'amélioration intervenu en vertu de l'article 59 de la loi n° 82-526 du 22 juin 1982 relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs ; (). / La notion de résidence principale doit être entendue au sens du logement effectivement occupé au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure, soit par le bénéficiaire ou son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 351-8. / () ".

10. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; () ". Aux termes de l'article R. 822-23 du même code : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure ".

11. Il résulte de l'instruction que pour mettre à la charge de M. C l'indu d'APL d'un montant de 10 265,83 euros pour la période de septembre 2018 à juin 2021, la CAF de la Haute-Garonne s'est fondée sur le fait que l'intéressé ne remplissait pas la condition de résidence telle que prévue par les dispositions précitées. En effet, le rapport d'enquête établi le 5 juillet 2021 mentionne que, suite à un contrôle du passeport du requérant, il a pu être relevé que ce dernier avait séjourné hors de France pour une durée de 231 jours en 2018, 297 jours en 2019, 205 jours en 2020 et 151 jours en 2021. Dans le cadre de la présente instance, M. C produit l'intégralité de son passeport et fait valoir que les tampons français correspondent à des dates de retour en France et produit de nombreuses pièces médicales établissant sa présence en France à des dates auxquelles, selon la CAF, il était réputé séjourner hors de France. Toutefois, l'examen du passeport X833693 de l'intéressé révèle, pour les seuls tampons français, la flèche à droite signifiant une arrivée et la flèche dirigée vers la gauche un départ, et pour la période en litige, un départ le 11 décembre 2017, une arrivée le 7 mai 2018, un départ le 14 mai 2018, une arrivée le 28 janvier 2019, un départ le 11 février 2019, une arrivée le 1er avril 2019, un départ le 17 avril 2019, une arrivée le 20 mai 2019, un départ le 23 mai 2019, une arrivée le 2 juillet 2019, un départ le 6 juillet 2019, une arrivée le 17 octobre 2019, un départ le 28 octobre 2019, une arrivée le 2 mars 2020, un départ le 7 mai 2020, une arrivée le 11 septembre 2020, un départ le 15 décembre 2020, une arrivée le 20 mars 2021, un départ le 2 mai 2021 de Marseille, une arrivée le 10 juin 2021, un départ le 25 juin 2021 et une arrivée le 29 juillet 2021. Les dates des documents médicaux fournis (retrait en pharmacie le 9 décembre 2017, le 11 mai 2018, ordonnances et analyses du 29 janvier 2019, 31 janvier 2019, du 4 février 2019, du 8 février 2019, quittances du 6 février 2019, ordonnances et retrait de médicaments des 4, 5, 6, 10, 12, 15 avril 2019, ordonnance du 22 mai 2019, du 21 octobre 2019, analyse du 6 mars 2020, ordonnance du 9 mars 2020, compte rendu 10 mars 2020, qui précise que M. C doit partir en Tunisie quelques semaines, compte rendu du 16 mars 2020, certificats et ordonnances des 21 mars, 27 mars, 27 juin, 17 septembre, 10 octobre, 16 octobre, 2, 6, 17, 20 et 25 novembre 2020) sont, à l'exception notamment d'une ordonnance du 27 février 2018 délivrée le 2 mars 2018 et d'une ordonnance du 11 juillet 2018, compatibles avec les dates susmentionnées de présence en France. Il sera toutefois relevé que la photocopie du passeport produite par M. C n'est pas complète. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la CAF a pu considérer que M. C avait séjourné hors de France pendant une période supérieure à quatre mois par an pendant la période litigieuse, générant ainsi l'indu d'APL en litige. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que la CAF de la Haute-Garonne a rejeté son recours dirigé contre la décision du 9 février 2022 ni à demander la décharge de l'indu en litige.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. C doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions au bénéfice de la CAF de la Haute-Garonne.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire de M. C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Garonne tendant au bénéfice de frais de procès sont rejetées.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. D C, à Me Cinthya Hamiche, à la caisse d'allocations familiales de Haute-Garonne et au ministre de l'écologie et de la cohésion des territoires.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.

Le magistrat désigné

Alain FLa greffière,

Sandrine Furbeyre

La République mande et ordonne au ministre de l'écologie et de la cohésion des territoires, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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