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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202013

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202013

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202013
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBOUFFARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2022, M. A B, représenté par Me Bouffard, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 et 2014, en droits et majorations ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les propositions de rectification ne lui ont pas été régulièrement notifiées ;

- l'avis de réception concernant l'envoi de la copie de la proposition de rectification ne l'informe pas que ledit envoi est mis en instance ou qu'il dispose d'un délai de quinze jours pour récupérer le pli ; il ne mentionne pas davantage le lieu de mise en instance du pli ;

- l'administration fiscale a remis en cause ses déclarations et lui a adressé des avis d'impositions supplémentaires au titre des années 2013 et 2014, sans au préalable lui adresser des propositions de rectification, de sorte qu'il a été privé des garanties de la procédure contradictoire, notamment de la possibilité de discuter utilement les rehaussements en litige, en méconnaissance des articles L. 55 et L. 57 du livre des procédures fiscales ;

- la copie des documents obtenus par le service dans le cadre de l'exercice de son droit de communication auprès de la caisse primaire d'assurance maladie devra lui être communiquée :

- il remplit les conditions pour bénéficier de l'abattement de 500 000 euros prévu par l'article 150-0 D ter du code général des impôts sur la plus-value de cession de valeurs mobilières réalisée au titre de l'année 2013 ;

- il est fondé à se prévaloir de la doctrine référencée BOI-RPPM-PVBMI-20-30-40-30 n° 50 du 4 mars 2016 ;

- il n'est pas domicilié en France mais en Algérie au sens de l'article 4 B du code général des impôts et de l'article 4 de la convention franco-algérienne signée le 17 octobre 1999 entre la France et l'Algérie en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôt sur le revenu ;

- les plus-values réalisées, les dividendes, les intérêts et pensions de retraite sont imposables seulement dans l'Etat dont il est fiscalement résident, l'Algérie, en application de l'article 4 de la convention franco-algérienne ;

- les majorations en litige n'ont pas été motivées en méconnaissance de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales ;

- la mise en demeure d'avoir à souscrire une déclaration lui a été irrégulièrement notifiée de sorte que les pénalités prévues par l'article 1728 du code général des impôts devront être déchargées ;

- les intérêts de retard seront déchargés par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, le directeur régional des finances publiques de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention conclue le 17 octobre 1999 entre la France et l'Algérie en vue d'éviter les doubles impositions, de prévenir l'évasion et la fraude fiscales et d'établir des règles d'assistance réciproque en matière d'impôts sur le revenu, sur la fortune et sur les successions signées à Alger le 17 octobre 1999 ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Carotenuto,

- et les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société Grand Sud Immobilier, dont M. B était associé jusqu'au 30 juillet 2013, a fait l'objet d'une de vérification de comptabilité au titre des exercices clos de 2012 à 2014. Par une proposition de rectification du 4 décembre 2015, l'administration, tirant les conséquences de ce contrôle, a soumis M. B à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2013. Par une seconde proposition de rectification du 12 février 2016, l'administration a notifié à M. B des rehaussements d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2014. Par un jugement n° 2001769 du 15 mars 2022, le tribunal administratif de Montreuil, saisi à la suite du rejet de la réclamation de M. B par la direction des impôts des non-résidents, a prononcé la décharge de la cotisation supplémentaire de prélèvements sociaux à laquelle M. B a été assujetti au titre de l'année 2013. Ce dernier demande au tribunal la décharge, en droits et majorations, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 et 2014.

Sur la résidence fiscale de M. B :

En ce qui concerne la loi interne :

2. Aux termes de l'article 4 A du code général des impôts : " Les personnes qui ont en France leur domicile fiscal sont passibles de l'impôt sur le revenu en raison de l'ensemble de leurs revenus. Celles dont le domicile fiscal est situé hors de France sont passibles de cet impôt en raison de leurs seuls revenus de source française. ". Aux termes du 1 de l'article 4 B du même code : " Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 A : a. Les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ; b. Celles qui exercent en France une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ; c. Celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques () ".

3. Il résulte de l'instruction que M. B a déclaré au titre de l'année 2013 des revenus composés de traitements et salaires et d'une plus-value de cession de valeurs mobilières en indiquant alors être, au titre de cette année, domicilié à Toulouse jusqu'au 15 octobre 2013. Il résulte également de l'instruction que le requérant a perçu au titre des années 2013 et 2014 des revenus provenant de plusieurs sociétés civiles ou commerciales ayant leur siège en France, dont il était associé ou gérant, et au titre de l'année 2014, des pensions de retraite de source française. Ainsi, pour les années en litige, l'ensemble des revenus perçus par M. B était de source française. Pour contester avoir le centre de ses intérêts économiques en France, pour les années d'imposition en litige, M. B se borne à faire valoir, sans l'établir, qu'il ne perçoit aucune rémunération au titre d'une activité professionnelle en France et qu'il gère son patrimoine depuis l'Algérie. Il n'établit pas davantage avoir perçu des revenus de source étrangère à raison de son activité en Algérie et pour un montant supérieur à ceux perçus de source française. Eu égard à ces éléments, l'administration apporte la preuve que M. B avait en France le centre de ses intérêts économiques au sens du c. du 1 de l'article 4 B du code général des impôts. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que son domicile fiscal n'était pas en France au cours des années 2013 et 2014.

En ce qui concerne l'application de la convention franco-algérienne du 17 octobre 1999 :

4. Aux termes des stipulations de l'article 4 de la convention franco-algérienne du 17 octobre 1999 : " 1. Au sens de la présente Convention, l'expression " résident d'un Etat contractant " désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à l'impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction, ou de tout autre critère de nature analogue. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à l'impôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat ou pour la fortune qui y est située. / 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante : / a) Cette personne est considérée comme un résident de l'Etat où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent ; si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident de l'Etat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux) ; b) Si l'Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident de l'Etat où elle séjourne de façon habituelle ; c) Si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme un résident de l'Etat dont elle possède la nationalité ; d) Si les critères qui précèdent ne permettent pas de déterminer l'Etat dont la personne est un résident, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question d'un commun accord ".

5. M. B soutient qu'il a la qualité de résident fiscal algérien pour les années en litige. Toutefois, il ne produit aucun élément susceptible de démontrer qu'il aurait été, au titre des années en litige, assujetti à l'impôt en Algérie. Faute ainsi d'établir sa qualité de résident algérien au sens des stipulations sus rappelées de l'article 4, il ne saurait utilement se prévaloir de la convention en cause pour soutenir qu'il n'était pas imposable à l'impôt sur le revenu en France au titre des années concernées.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () ". Pour être régulière, la proposition de rectification adressée au contribuable en application de ces dispositions doit être notifiée à la dernière adresse qu'il a officiellement communiquée à l'administration fiscale. Il incombe à l'administration d'établir que la proposition de rectification est parvenue en temps utile au contribuable. En cas de retour à l'expéditeur du pli recommandé contenant le document, le contribuable ne peut être regardé comme l'ayant reçu que s'il est notamment établi qu'il a été avisé, par la délivrance d'un avis de passage, de ce que le pli était à sa disposition au bureau de poste dont il relève. Cette preuve peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve.

7. D'une part, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 4 décembre 2015 a été adressée au 115 rue Didouche Mourad à Alger, qui était la dernière adresse déclarée à l'administration fiscale par l'intéressé. Toutefois, l'administration n'établit pas que M. B aurait reçu le pli ou qu'avisé de sa présentation il se serait abstenu d'aller le récupérer au bureau de poste où il avait été mis en instance. Si l'administration a adressé une copie de la proposition de rectification à M. B, au 28, rue Chaptal à Toulouse, par pli recommandé avec avis de réception, et produit un avis de réception portant la mention " pli avisé non réclamé ", il est constant que l'intéressé avait déclaré être domicilié à Alger et il ressort de la proposition de rectification du 12 février 2016, portant sur l'imposition du requérant au titre de l'année 2014, qu'il avait déclaré une adresse de correspondance en France au 51, rue Jules Clarétie à Toulouse. Il ne résulte ainsi pas de l'instruction qu'il aurait sollicité que son courrier lui fût envoyé à l'adresse 28 rue Chaptal à Toulouse. Dans ces conditions, l'administration fiscale n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de la régularité de la notification de la proposition de rectification relative aux revenus de l'année 2013. M. B est, par conséquent, fondé à soutenir que la procédure d'imposition à l'issue de laquelle a été mise en recouvrement l'imposition contestée est irrégulière et, dès lors, à en obtenir la décharge.

8. D'autre part, à supposer que M. B ait entendu soutenir que la notification de la proposition de rectification datée du 12 février 2016 n'a pas été régulière, dès lors qu'il n'a pas été avisé de ce que le pli était mis en instance au bureau de poste ou qu'il disposait d'un délai de quinze jours pour récupérer le pli, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification adressée à M. B a été envoyée au 51, rue Jules Clarétie à Toulouse, que le pli correspondant, présenté le 19 février 2016 ainsi que l'attestent les mentions de l'avis de réception indiquant " présenté/avisé le : 19/02 ", a été retourné à l'administration avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Ces éléments sont suffisamment clairs, précis et concordants pour établir que M. B a été régulièrement avisé, dès le 19 février 2016, de ce que ledit pli était à sa disposition au bureau de poste dont il relève, lequel est mentionné sur l'avis de réception produit au dossier. Si l'intéressé soutient que la réglementation postale n'a pas été respectée, il n'apporte à l'appui de ses allégations aucun élément susceptible d'établir un dysfonctionnement des services postaux et de remettre ainsi en cause la régularité des opérations de présentation. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la proposition de rectification du 12 février 2016 ne lui a pas été régulièrement notifiée.

9. En deuxième lieu, la notification de la proposition de rectification du 12 février 2016 ayant été régulière, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'avis supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2014 n'a été précédé d'aucune proposition de rectification et qu'il a été " privé de l'ensemble des garanties liées à la procédure contradictoire ", moyen au demeurant non assorti de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ".

11. Il ressort des termes de la proposition de rectification du 12 février 2016, que celle-ci mentionne les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal, l'année d'imposition ainsi que la catégorie de revenus dans laquelle les rehaussements sont opérés. Par ailleurs, elle mentionne les éléments relatifs à la détermination de la résidence fiscale de M. B. Ainsi, la proposition de rectification du 12 février 2016, qui comporte l'ensemble des éléments permettant à M. B de formuler utilement ses observations, est suffisamment motivée.

12. En quatrième lieu, l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales dispose que : " l'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande. ".

13. Si l'administration fiscale a exercé son droit de communication auprès de la caisse primaire d'assurance maladie, il résulte de l'instruction qu'elle n'a pas utilisé les renseignements obtenus pour procéder aux rectifications litigieuses. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.

14. En dernier lieu, à supposer que M. B entende se prévaloir des doctrines administratives référencées BOI-CF-IOR-10-30 n° 150, BOI-CF-IOR-10 n° 10 et BOI-CF-DG-40-20 n° 10 et n° 20, ces doctrines relatives à la procédure d'imposition ne peuvent être regardées comme comportant une interprétation d'un texte fiscal au sens de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.

Sur le bien-fondé de l'imposition au titre de l'année 2014 :

15. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, () s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ". Il est constant que M. B n'a pas répondu dans le délai légal à la proposition de rectification du 12 février 2016 qui lui a été régulièrement notifiée. Par suite, il supporte, en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, la charge de démontrer le caractère exagéré des impositions supplémentaires.

16. Il résulte de ce qui est jugé aux points précédents que M. B avait le centre de ses intérêts économiques au titre de l'année en litige en France. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que les pensions de retraite perçues au titre de l'année 2014 n'étaient pas imposables en France à l'impôt sur le revenu.

Sur les majorations :

17. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens des articles L. 211-2 à L. 211-7 du code des relations entre le public et l'administration, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable ". Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré ".

18. Il résulte des termes de la proposition de rectification du 12 février 2016, que l'administration a précisé notamment que M. B ne pouvait ignorer que son domicile fiscal ne se situait pas en Algérie et que la souscription répétée de déclarations volontairement minorées et inexactes établissait l'intention délibérée d'éluder l'impôt. Cette motivation répond aux exigences des dispositions de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales. Par ailleurs, les intérêts de retard prévus par le premier alinéa de l'article 1727 du code général des impôts s'appliquent indépendamment de toute appréciation portée par l'administration fiscale sur le comportement du contribuable et n'ont, dès lors, pas le caractère d'une sanction mais d'une réparation du préjudice subi par le Trésor, à raison du non-respect par le contribuable de ses obligations déclaratives même pour la part qui excèderait l'application du taux de l'intérêt légal. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'absence de motivation des intérêts de retard qui ont été mis à sa charge.

19. En second lieu, les impositions en litige n'étaient pas assorties de la majoration prévue à l'article 1728 du code général des impôts. La demande de M. B tendant à la décharge de ces pénalités ne peut qu'être rejetée.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander la décharge, en droits et majorations, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'années 2013.

Sur les frais de l'instance :

21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante pour l'essentiel, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est déchargé, en droits et majorations, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2013.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Mérard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.

La présidente-rapporteure,

S. CAROTENUTO

La première assesseure,

N. SODDULa greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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