mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202546 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP CAMILLE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mai 2022, la SARL (société à responsabilité limitée) YBC Coiffure, représentée par Me Pichon, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des impositions supplémentaires à l'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015 en droits, intérêts et pénalités pour un montant de 29 796 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure de contrôle est irrégulière, dès lors que l'administration fiscale l'a privée d'un débat contradictoire et a méconnu les principes de loyauté et d'impartialité ;
- le rejet de sa comptabilité est injustifié ;
- la méthode de reconstitution de son bénéfice est radicalement viciée ou à tout le moins excessivement sommaire ;
Par un mémoire en défense enregistré le 15 novembre 2022, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SARL YBC Coiffure ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Douteaud,
- les conclusions de M. Luc, rapporteur public ;
- et les observations de Me Pichon, représentant la SARL YBC Coiffure.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL (société à responsabilité limitée) YBC Coiffure exploite un salon de coiffure sur le site de Merville (Haute-Garonne). Elle a fait l'objet, du 10 février au 2 octobre 2017, d'une vérification générale de comptabilité portant sur la période 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, étendue, en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) jusqu'au 31 décembre 2016. Par une proposition de rectification du 13 novembre 2017, l'administration fiscale l'a informée de son intention de procéder à des rappels de TVA pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, de l'assujettir à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2014 et 2015 et d'appliquer des pénalités. Elle a également demandé à la SARL YBC Coiffure de fournir, dans le délai de 30 jours, le nom et les coordonnées du ou des bénéficiaires des sommes considérées comme des distributions. Saisie à l'initiative de la société vérifiée, la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires a confirmé les rectifications et les rappels proposés par l'administration dans son avis du 14 avril 2019. Par un avis du 16 septembre 2019, l'administration fiscale a mis en recouvrement les impositions supplémentaires, en droits et pénalités pour un montant global de 29 796 euros. À la suite du rejet les 27 mai 2021 et 9 mars 2022 de ses réclamations préalables formées les 29 décembre 2020 et 20 août 2021, la SARL YBC Coiffure, par la présente requête, demande la décharge de la totalité des sommes ainsi mises à sa charge.
Sur la régularité de la procédure de contrôle :
2. En premier lieu, la SARL YBC Coiffure ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance d'un principe de loyauté.
3. En deuxième lieu, si la société requérante soutient que l'administration fiscale a violé le principe d'impartialité, elle n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. A supposer qu'elle ait entendu se prévaloir du traitement différencié dont elle ferait l'objet dans le cadre du contrôle fiscal portant sur le deuxième salon de coiffure qu'elle exploite sur le site de Mondonville (Haute-Garonne), elle ne peut utilement s'en prévaloir, cette procédure étant autonome de la vérification de comptabilité en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En troisième et dernier lieu, dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une entreprise a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, c'est au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat. En outre, lorsque l'administration entend fonder au moins en partie un redressement sur des éléments de comparaison issus de données chiffrées provenant d'autres entreprises, elle doit, pour assurer le caractère contradictoire de la procédure sans méconnaître le secret professionnel protégé par l'article L. 103 du livre des procédures fiscales, désigner nommément ces entreprises mais ne fournir au contribuable que des moyennes ne lui permettant pas de connaître, fût-ce indirectement, les données propres à chacune d'elles. Cette obligation, dont le respect constitue une garantie pour le contribuable, s'impose à l'administration même si ce dernier disposait d'éléments relatifs à sa propre situation pour contester les évaluations du vérificateur et si la recherche par l'administration d'informations relatives à d'autres entreprises était la conséquence du refus du contribuable de communiquer des informations dont il disposait.
5. D'une part, il résulte de l'instruction que les opérations de vérification se sont déroulées dans les locaux de la SARL YBC Coiffure ainsi que, à sa demande, chez son expert-comptable, les responsables du salon de coiffure ayant d'ailleurs été présents aux réunions tenues les 31 mars, 31 mai, 13 juin et 6 juillet 2017, avant l'organisation de la réunion de synthèse, le 2 octobre 2017. En tout état de cause, la société ne saurait sérieusement soutenir avoir été privée du contradictoire garanti à tout contribuable vérifié pour contester les quantités de shampoing retenues par le vérificateur alors qu'il ressort des termes de son courrier du 14 avril 2017 qu'elle n'a pas été en mesure d'apporter la moindre précision à ce propos.
6. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 4 du présent jugement que l'administration fiscale n'a pas à communiquer les données commerciales et financières des entreprises concernées par l'analyse comparative. Dans ces conditions, la SARL YBC Coiffure n'est pas fondée à soutenir qu'elle a été privée d'un débat oral et contradictoire.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
7. Aux termes de l'article L.192 du livre des procédures fiscales : " Lorsque l'une des commissions ou le comité mentionnés à l'article L. 59 ou le comité prévu à l'article L. 64 est saisi d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission ou le comité./Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission ou du comité. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge () ".
8. Il est constant qu'après avoir considéré la comptabilité de la SARL YBC Coiffure comme non probante, l'administration fiscale a procédé aux rectifications figurant dans la proposition de rectification du 13 novembre 2017 selon la procédure contradictoire. Par ailleurs, la SARL YBC a saisi la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires laquelle s'est prononcée dans un avis du 14 avril 2019. Il lui appartient donc de rapporter la preuve du caractère exagéré des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés mis à sa charge. L'administration fiscale supporte quant à elle la charge de la preuve des graves irrégularités entachant sa comptabilité.
En ce qui concerne le rejet de la comptabilité de la SARL YBC Coiffure :
9. Même lorsque les écritures comptables d'une entreprise sont régulières en la forme, aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obstacle à ce que le vérificateur procède à des redressements des bénéfices déclarés lorsqu'il a des raisons sérieuses d'en contester la sincérité.
10. Il résulte tout d'abord de la proposition de rectification du 13 novembre 2017 que les documents comptables fournis par la SARL YBC Coiffure à l'ouverture des opérations de contrôle, à la demande du vérificateur, ne permettaient pas d'identifier les différentes prestations réalisées pour un client et, en particulier, de distinguer les prestations de service des prestations de vente. Il ressort également de l'instruction que l'examen de ces documents ainsi que des données recueillies à la suite du droit de communication exercé par l'administration auprès de l'unique fournisseur de la société vérifiée a révélé des inadéquations entre les quantités de shampoing comptabilisées par la SARL YBC Coiffure et le chiffre d'affaires réalisé durant l'exercice 2015. À cet égard, alors que les achats de bouteilles de produit de lavage capillaire ont augmenté de 73 % entre 2014 et 2015, le chiffre d'affaires déclaré a diminué entre ces deux exercices. En exploitant les données issues de la caisse enregistreuse du salon, celles du logiciel utilisé par la société, " Hair-Office ", ainsi que les deux tableaux élaborés par la société et récapitulant, pour ses deux salons, le détail des prestations réalisées pour chaque client et le règlement de ces prestations, le service a par ailleurs constaté que les doses de shampoing utilisées par client avaient doublé d'un exercice sur l'autre et qu'elles différaient d'un salon à l'autre. Enfin, la comparaison des documents financiers de la SARL YBC Coiffure à ceux de sociétés suivant un mode de fonctionnement comparable a mis en évidence que le taux de marge et l'excédent brut d'exploitation de la société requérante étaient très inférieurs à ceux de ses concurrents. Ces anomalies étaient suffisantes pour conduire l'administration à douter de la sincérité de la comptabilité de la SARL YBC Coiffure et, en conséquence, à la rejeter. La société requérante ne peut dès lors soutenir ni que ses écritures comptables sont régulières en la forme, ce qui n'est au demeurant pas établi, ni que ces anomalies n'étaient pas suffisantes ou établies, alors, au surplus, qu'elle admet ne pas être en mesure de préciser la dose de shampoing utilisée, même approximativement, par ses salariés.
En ce qui concerne la reconstitution du bénéfice de la SARL YBC Coiffure :
11. Il résulte de l'instruction que les impositions en litige ont été établies conformément à l'avis rendu par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires le 14 avril 2019. Par suite, dès lors que sa comptabilité comporte les graves irrégularités mentionnées au point 10, la SARL YBC Coiffure supporte la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition.
12. Pour reconstituer le chiffre d'affaires réalisé par la SARL YBC Coiffure sur la période vérifiée, l'administration fiscale a utilisé une méthode mathématique basée sur le shampoing, produit indispensable à la réalisation des prestations proposées par cette société. Le vérificateur a tout d'abord déterminé le volume de shampoing utilisé au cours de chacun des exercices contrôlés en se fondant, pour le shampoing non dilué, sur les quantités achetées et, pour le shampoing dilué, sur les quantités achetées et les modalités de dilution mise en œuvre dans l'entreprise, ce qui lui a permis d'apprécier la proportion respective des shampoings dilué et non dilué dans les shampoings faits aux clients, soit respectivement 35 % et 65 % pour l'exercice 2014 et 62 % et 38 % pour l'exercice 2015. Le prix moyen des prestations incluant un shampoing a ensuite été établi à partir des tickets de caisse comportant la mention " shampoing ", soit 3 562 tickets pour l'exercice 2014 et à 3 554 tickets pour l'exercice 2015. Ce prix moyen s'établissait à 26,56 euros pour l'exercice 2014 et 25,59 euros pour l'exercice 2015. Puis le vérificateur a calculé la dose moyenne de shampoing utilisée par client en rapportant le volume total de shampoing utilisé au nombre de tickets de caisse comportant la référence " shampooing ", soit 19,37 ml pour l'exercice 2014 et 34,33 ml pour l'exercice 2015, et, la société lui ayant indiqué qu'elle faisait toujours deux shampoings par client, fixé la quantité ou dose moyenne globale pour un shampooing à 9,69 ml pour l'exercice 2014 et 17,16 ml pour l'exercice 2015. Compte tenu de la proportion respective du shampoing dilué et du shampoing non dilué (35 % et 65 % en 2014), le vérificateur en a déduit que, pour l'exercice 2014, la dose moyenne de shampoing dilué s'établissait à 11 ml et celle de shampoing non dilué à 9 ml ([35x11ml/100] + [65x9ml/100] = 9,7 ml, soit approximativement 9,69 ml). Rien ne permettant par ailleurs de justifier que la dose moyenne par shampoing ait augmentée d'un exercice sur l'autre, pour passer de 9,69 ml en 2014 à 17,16 ml en 2015, alors que les conditions d'exploitation de la société étaient demeurées inchangées, le vérificateur a retenu, pour 2015, les doses de shampoing dilué et non dilué appliquées en 2014, soit 11 ml pour le premier et 9 ml pour le second, ce dont il a déduit, au vu de la quantité de shampoing utilisée en 2015 (122 00 ml) et des proportions respectives du shampoing dilué et du shampoing non dilué (respectivement 62 % et 38 %) que le nombre de clients ayant bénéficié d'une prestation comportant deux shampoings s'établissait à 6 010 en 2015. Au vu de la quantité de shampoing utilisée en 2014 (69 00 ml) et des proportions respectives du shampoing dilué et du shampoing non dilué (respectivement 35 % et 65 %), le nombre de clients ayant bénéficié d'une prestation comportant deux shampoings s'établissait par ailleurs à 3 591 pour l'année 2014. Enfin, il a calculé le chiffre d'affaires afférent aux clients ayant bénéficié d'une prestation avec shampoing en multipliant le prix moyen du ticket correspondant à cette prestation par le nombre de clients concernés, soit 95 376 euros pour l'exercice 2014 (3 591 x 26,56 euros) et 153 794 euros pour l'exercice 2015 (6 010 x 25,59 euros), qu'il a diminué du montant du chiffre d'affaires global correspondant aux prestations avec shampoing selon les tickets de caisse, la différence résultant de cette opération conduisant à constater un rehaussement TTC de 768 euros pour l'exercice 2014 et de 62 850 euros pour l'exercice 2015.
13. Tout d'abord, il ne résulte pas de l'instruction que la SARL YBC Coiffure aurait communiqué au service les éléments relatifs aux pertes et offerts. Dans ces conditions, la société requérante ne peut utilement contester leur absence de prise en compte dans la reconstitution de son chiffre d'affaires.
14. Par ailleurs, la SARL YBC Coiffure ne peut utilement se prévaloir des données issues d'une procédure de vérification distincte de celle en litige au soutien de son argumentation. Elle ne saurait davantage soutenir qu'elle n'a jamais reconnu l'exactitude des doses retenues par l'administration dès lors que, ainsi qu'il a été dit au point 12 du présent jugement, les quantités de shampoing non dilué de 9 ml et dilué de 11 ml ont été déterminées mathématiquement d'après ses achats de shampoing et ses données de caisse.
15. Enfin, la SARL YBC Coiffure soutient que l'administration aurait dû appliquer une dose moyenne de 12 ml pour le shampoing non dilué et de 25 ml pour le shampoing dilué, correspondant à la moyenne de la fourchette indiquée par les professionnels de la coiffure. Toutefois, elle n'apporte aucun élément de nature à démontrer que ces quantités seraient plus représentatives de ses conditions d'exploitation et ce d'autant que les doses retenues par le vérificateur ont, comme il a été dit, été reconstituées à partir de ses propres données comptables recueillies au cours des opérations de vérification. Dans ces conditions, la SARL YBC Coiffure ne démontre pas le caractère exagéré des coefficients de marge retenus par l'administration fiscale dans la reconstitution de son chiffre d'affaires au titre des années 2014 et 2015.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL YBC Coiffure doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la SARL YBC Coiffure au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL YBC Coiffure est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL YBC Coiffure et au directeur des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.
La rapporteure,
S. DOUTEAUDLa présidente,
S. CHERRIER
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026