lundi 15 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2203324 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CLAMENS CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 1er mars 2022 le juge des référés, a, sur la requête n° 2106313 présentée par la commune de Le Vigan, prescrit une expertise, confiée à M. A C, portant sur les désordres affectant la salle de sport communale.
Par une ordonnance du 13 octobre 2022, le juge des référés a, sur la requête n° 2203324, déclaré hors de cause la Sarl Mathis et Danède ainsi que son assureur, la Smabtp et a rendu l'expertise commune et contradictoire à la Sasu Qualiconsult, à la Sa Allianz Iard et à la compagnie Maf.
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2022, M. A C, expert, demande au juge des référés, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, que l'expertise soit étendue à la Sarl Mathis et Danède, à son assureur, la Smabtp, à la Sarl Variante Bois et à ses assureurs, la compagnie Maaf pro et la société Mma Iard.
Il soutient qu'ensuite de la réunion du 12 décembre 2022, a été constaté la réapparition d'une infiltration alors qu'elle semblait avoir disparu en mai 2021.
Vu :
- les actes de communication des requêtes aux défendeurs qui n'ont pas produit d'observations ;
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance de référé n° 2106313 du 1er mars 2022 ;
- l'ordonnance de référé n° 2203324 du 13 octobre 2022.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision en date du 1er septembre 2021 par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. Il ressort des observations produites par M. C, expert, que la participation de la Sarl Mathis et Danède, de son assureur, la Smabtp, de la Sarl Variante Bois et de ses assureurs, la compagnie Maaf pro et la société Mma Iard est, en l'état de la procédure, utile à la solution du litige.
3. Par suite, la demande d'extension de la mission d'expertise présentée par M. C, expert, entre dans le champ d'application des dispositions précitées et présente un caractère utile. Il y a lieu, par conséquent, d'y faire droit en attrayant à l'expertise la Sarl Mathis et Danède, son assureur, la Smabtp, la Sarl Variante Bois et ses assureurs, la compagnie Maaf pro et la société Mma Iard.
O R D O N N E :
Article 1er : La mission de l'expert prescrit par l'ordonnance susvisée n° 2106313 du 1er mars 2022, étendue le 13 octobre 2022 par l'ordonnance de référé n° 2203324 est déclarée commune et contradictoire à la Sarl Mathis et Danède, la Smabtp, la Sarl Variante, la compagnie Maaf pro et la société Mma Iard.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Le Vigan, à la communauté de communes de Quercy-Bouriane, à la Sarl C.R.R renommée société Construction Rénovation Roudeyroux, à la Smabtp, à la Sarl Coq et Lefranq, à la société Id Bâtiment, à la société Odotec 47, varianteà la société Gantha, à la Sas IngetMo, à la SA Mic Insurance Company, à la société Qualiconsult, à la SA Allianz Iard, à la compagnie Maf, à la société Mathis et Danède, à la Sarl Variante Bois, à la société Maaf pro, à la société Mma Iard et à M. A C, expert.
Fait à Toulouse, le 15 mai 2023.
Le vice-président, juge des référés,
David B
La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026