LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2203661

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2203661

mercredi 29 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2203661
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 juin 2022 et le 14 mars 2023, M. A B, représenté par Me Montazeau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commune de Couffouleux sur sa demande de réparation des canalisations situées sur sa parcelle et à l'origine des écoulements d'eau, ainsi que l'indemnisation des préjudices en résultant ;

2°) de condamner la commune de Couffouleux à lui verser une somme de 36 682,40 euros, en réparation des divers préjudices subis résultant d'un ruissellement des eaux usées sur sa propriété ;

3°) d'enjoindre à la commune de Couffouleux d'effectuer des travaux d'entretien du réseau afin d'assurer la sécurisation des lieux, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Couffouleux une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ; l'autorité de la chose jugée ne peut lui être opposée ; l'objet et la cause de la présente requête sont différents de ses demandes précédentes ; le rapport établi par le bureau d'études " Ectare " au mois de septembre 2018 dont il se prévaut permet d'établir un lien de causalité et constitue un changement des circonstances de fait et de droit ; son préjudice est évolutif ;

- la prescription quadriennale ne saurait lui être opposée ; son préjudice est continu et évolutif ;

- il est propriétaire d'une parcelle sise sur la commune de Couffouleux, section ZA n°132, qui supporte une canalisation d'eaux pluviales issue d'un lotissement situé en surplomb de la parcelle ; la canalisation en PVC est cassée et apparente au point terminal en bordure de l'Agout ; du fait de ces désordres, des débordements d'eau ravinent sa parcelle et entrainent des glissements de terrain ; la buse menace de s'effondrer ; la commune n'a toujours pas réalisé de travaux d'entretien et de réparation des canalisations publiques ;

- la responsabilité sans faute de la commune de Couffouleux est engagée dès lors que la canalisation défectueuse est située sur la parcelle voisine de la sienne ; il est tiers à cet ouvrage ; le lien de causalité entre les dommages et le dysfonctionnement du réseau d'eaux pluviales est établi ; le dommage qu'il subit est anormal et spécial ; sa parcelle subit une érosion du fait du ruissellement des eaux de pluie du lotissement ;

- la responsabilité pour faute de la commune de Couffouleux est engagée ; d'une part, la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics est établie puisqu'il ressort des constats d'huissier réalisés en 2005 et 2012 ainsi que du rapport établi par le bureau d'études " Ectare " que la commune n'entretient pas le réseau d'eaux pluviales du lotissement " les rives de l'Agout " ; il ressort des photographies des deux procès-verbaux de constat que le réseau d'eaux pluviales est situé en hauteur par rapport à sa parcelle, qu'une canalisation est cassée et non réparée et que l'eau du lotissement se déverse sur sa parcelle ; le déversement des eaux de pluie ravine sa parcelle ; le lien de causalité entre le défaut d'entretien de la canalisation et l'écoulement des eaux de ruissellement sur son terrain est établi et a entraîné des glissements de terrain et un ravinement ; d'autre part, la responsabilité de la commune peut être engagée dès lors qu'elle n'a pas respectée les prescriptions du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) applicable dans cette zone ; le maire aurait dû mobiliser son pouvoir de police générale afin de faire cesser les déversements ou alerter le préfet sur les risques présents dans la zone comme le prescrit le code général des collectivités territoriales ; il n'aurait pas dû autoriser la construction de tels équipements alors qu'il avait connaissance du risque ;

- le montant total des préjudices subis s'élève à la somme de 36 682,40 euros, laquelle se décompose comme suit :

* 10 000 euros au titre du préjudice lié à l'érosion de la parcelle ;

* 15 000 euros au titre des troubles de jouissance ;

* 7 500 euros au titre du préjudice moral ;

* 3 260,40 euros au titre du coût du rapport d'étude du cabinet " Ectare " ;

* 914,24 euros au titre des frais d'huissiers ;

* 7,50 euros au titre du recommandé avec accusé de réception de la réclamation préalable.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 25 novembre 2022 et le 21 mai 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Couffouleux, représentée par Me Sire, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement des dispositions de l'article 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- à titre subsidiaire :

* la prescription quadriennale est acquise dès lors que le fait générateur des préjudices invoqués par M. B est un glissement de terrain survenu au cours de l'hiver 2002/2003 ;

* la demande de M. B se heurte à l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du tribunal administratif de Toulouse n° 1400249 et à l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux n° 17BX00609 ; en outre, le rapport du cabinet " Ectare " n'établit pas que les ravinements auraient été causés par la rupture de la canalisation qui résulte d'un glissement de terrain ;

* la commune a souhaité réaliser les travaux visant à rétablir la canalisation mais le requérant s'y est toujours opposé ; compte tenu de la configuration du terrain, seule la mise en place d'une canalisation en surface, non enterrée, est envisageable ; la canalisation réalisée à l'origine par le lotisseur lors des travaux d'aménagement du lotissement s'est avérée défectueuse ;

* la commune a réalisé les diligences nécessaires en faisant réaliser des études par un bureau d'études, une expertise vidéo pour procéder à la réparation du système d'évacuation des eaux pluviales défectueux et en ayant dès 2012 voté le budget des travaux et reconduit chaque année ces prévisions ; le comportement du requérant qui s'est opposé à la réalisation des travaux explique que ces derniers n'aient pas été finalisés ; la commune lui a proposé d'acquérir une partie de sa parcelle, à hauteur de 218 m² en vue d'édifier la canalisation et les ouvrages de support ; cette négociation a abouti à l'accord du 16 novembre 2015 concrétisant un accord parfait sur la vente de cette partie de parcelle ; la responsabilité du requérant dans la situation actuelle est avérée ;

* la commune pouvait autoriser de tels équipements ; le PPRI prévoit que les travaux relatifs à la collecte et à l'évacuation des eaux de surfaces ou d'infiltration sont autorisés en zone rouge ;

* il ne ressort pas des constats d'huissier de 2005 et 2012 que la rupture de la canalisation serait à l'origine de désordres sur la propriété du requérant, en particulier d'un glissement de terrain qui peut avoir une cause naturelle ; les constats démontrent que les phénomènes de glissements de terrain sur sa parcelle ont un caractère naturel et récurrent et que les ravinements sont courants ; la configuration du terrain, qui présente une pente extrêmement forte est propice aux glissements de terrain et aux effets de ravinement ; le désordre affectant la canalisation n'a causé aucun préjudice et aucun dommage évolutif n'a été constaté entre le 21 avril 2005 et le 24 avril 2012 ;

* sur l'érosion de la parcelle, le requérant ne démontre pas que les désordres de la canalisation sont à l'origine de glissements de terrain sur la totalité de la parcelle ; dès lors que le glissement de terrain ne concerne que la partie est de la parcelle, sur une emprise qui n'excède pas 200 m², le montant demandé ne saurait être supérieur à 40 euros, compte tenu d'un montant évalué à 20 centimes le m² par les domaines ;

* le trouble de jouissance n'est pas établi ; rien n'établit que le requérant n'aurait pu aller et venir librement sur sa propriété ; celle-ci est envahie, en revanche, par la végétation mais la commune n'en est pas responsable ;

* le requérant s'est opposé à toute intervention, faisant valoir toujours plus d'exigences ; le préjudice moral n'est pas établi ;

* il n'est pas établi que le glissement de terrain résulte d'une inaction de la commune ; le constat de 2012 ne fait pas mention d'un nouveau glissement de terrain ; la commune ne saurait être condamnée à rembourser des frais d'huissier engagés pas plus que ceux afférents à la réalisation du rapport établi par le cabinet " Ectare " ; elle n'a pas à supporter les conséquences des choix du requérant en matière d'envois postaux alors qu'il aurait pu remettre ces correspondances en main propres à la collectivité.

Par une ordonnance du 22 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mai 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Péan,

- les conclusions de Mme Carvalho, rapporteure publique,

- et les observations de Me Montazeau, représentant M. B, et Me Bonnel représentant la commune de Couffouleux.

Une note en délibéré présentée par Me Montazeau a été enregistrée le 20 janvier 2025 et n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est propriétaire d'une parcelle, cadastrée section ZA 132 sur la commune de Couffouleux, sur laquelle est située une canalisation d'eaux pluviales issue du lotissement " Les rives de l'Agout " qui la surplombe. Cette parcelle présente une forte pente vers la rivière Agout. A la suite de la rupture de la canalisation précitée en 2003, M. B indique avoir constaté l'existence d'un ravinement et de glissements de terrain sur sa parcelle. Imputant ces phénomènes aux débordements d'eaux pluviales au niveau de la rupture de la canalisation, M. B, qui alors était en négociations avec la commune pour lui vendre une portion de terrain permettant la réfection de la canalisation sur une emprise de 218 m² estimée par le service des domaines à 44 euros, a, par un courrier du 19 juillet 2013, sollicité la réparation de la canalisation et l'indemnisation des préjudices causés par la dégradation de son terrain. Ces demandes ayant été implicitement rejetées par le maire de Couffouleux, M. B a sollicité devant le tribunal administratif de Toulouse l'annulation de cette décision implicite de rejet, la condamnation de la commune de Couffouleux à lui verser une indemnité de 25 472,91 euros en réparation des préjudices causés et qu'il soit enjoint à la commune de procéder à la réparation de la canalisation. Par un jugement n° 1400249 du 20 décembre 2016, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ses demandes. L'appel interjeté par M. B devant la cour administrative d'appel de Bordeaux a été rejeté par une ordonnance n°17BX00609 du 27 juin 2018, devenue définitive. Par une réclamation préalable adressée le 21 décembre 2021 à la commune de Couffouleux, M. B a de nouveau sollicité la réparation de la canalisation et l'indemnisation des préjudices causés par la dégradation de son terrain. A la suite du rejet implicite de cette demande, M. B demande au tribunal, d'une part, de condamner la commune de Couffouleux à lui verser une somme de 36 682,40 euros en réparation des divers préjudices qu'il estime avoir subis, d'autre part, l'annulation de la décision implicite par laquelle le maire a refusé de procéder aux travaux de réparation et d'entretien du réseau public concerné et à ce qu'il soit enjoint à la commune d'y procéder, sous astreinte.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. M. B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de la commune aurait refusé de procéder aux travaux de réparation et d'entretien du réseau d'eaux pluviales situé sur sa parcelle. Il fait valoir à ce titre que les travaux nécessaires afin d'éviter l'aggravation des phénomènes d'érosion incombent à la commune de Couffouleux et que le réseau d'eau n'est pas conforme au plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Toutefois, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 13 janvier 2022, les services de la commune l'ont sollicité afin de pouvoir pénétrer sur son terrain pour établir un diagnostic et réaliser les travaux nécessaires à l'entretien de l'ouvrage litigieux et qu'il n'a donné aucune suite à cette demande. Au contraire, il ressort des pièces du dossier que M. B s'est toujours opposé à une intervention de la commune sur son terrain alors que le règlement du litige implique nécessairement une telle intervention. Ainsi, il ne peut reprocher à la commune une quelconque inertie illégale. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. L'autorité de la chose jugée d'une décision juridictionnelle s'attache au dispositif de cette décision et aux motifs qui en sont le soutien nécessaire et elle est subordonnée à la triple identité de parties, d'objet et de cause.

4. Il résulte de l'instruction que par un jugement n° 1400249 du 20 décembre 2016, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté le recours indemnitaire présenté M. B tendant à voir engager la responsabilité pour faute et sans faute de la commune de Couffouleux du fait de la dégradation de son terrain qu'il impute aux débordements d'eaux pluviales au niveau de la rupture de la canalisation d'eaux pluviales située sur sa parcelle. La cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé, par une ordonnance n° 17BX00609 devenue définitive, le jugement du tribunal administratif de Toulouse.

5. Les conclusions présentées dans le cadre de la présente instance opposent les mêmes parties, à savoir M. B et la commune de Couffouleux. Elles tendent à la condamnation de la commune de Couffouleux à la réparation des mêmes préjudices sur le fondement des mêmes causes juridiques, à savoir la responsabilité pour faute et sans faute de la commune, à raison de la rupture d'une canalisation d'eaux pluviales traversant la parcelle du requérant, au cours de l'hiver entre 2002 et 2003. M. B fait valoir que la commune de Couffouleux n'est pas fondée à se prévaloir de l'autorité de la chose jugée dans le cadre de la présente instance car il produit des éléments nouveaux permettant selon lui d'établir le lien de causalité entre la canalisation et les ravinements constatés sur son terrain. Toutefois, le requérant ne peut utilement se prévaloir de tels éléments dès lors qu'il a déjà été statué sur ses conclusions qui étaient fondées sur les mêmes causes juridiques. Dans ces conditions, les conclusions indemnitaires présentées par M. B se heurtent à l'autorité de la chose jugée.

6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'examiner la fin de non-recevoir et l'exception de prescription quadriennale opposées en défense, que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée dans toutes ses conclusions.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Couffouleux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Couffouleux sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la commune de Couffouleux la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Couffouleux.

Délibéré après l'audience du 15 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Viseur-Ferré, présidente,

Mme Préaud, conseillère,

Mme Péan, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2025.

La rapporteure,

C. PÉAN

La présidente,

C. VISEUR-FERRÉ

La greffière,

F. DEGLOS

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N° 2203361

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions