mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204614 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | FAINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2022, M. A B, représenté par Me Faine, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision implicite, prise suite à son recours administratif préalable introduit le 14 avril 2022, par laquelle le directeur de l'agence Pôle emploi Occitanie rejette sa demande d'admission au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) en application du droit d'option prévu par l'article L. 5423-2 du code du travail ;
2) d'enjoindre à Pôle emploi de réexaminer sa situation ;
3) de mettre à la charge de Pôle emploi l'ensemble des frais de dépens.
M. B soutient que :
- l'auteur de l'acte n'est pas clairement identifiable de sorte que l'on ne peut en outre vérifier sa compétence en matière de signature ;
- la décision de Pôle emploi se fonde sur le seul traitement algorithmique du dossier du demandeur faisant alors ressortir une insuffisance de motivation en fait et en droit ;
- le refus d'admission au bénéfice de l'ASS se fonde sur une erreur de fait dès lors qu'il mentionne la fin d'un contrat de travail en date du 23 novembre 2012 qui ne correspond à aucun de ses contrats de travail.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 avril 2023, le directeur régional de Pôle emploi Occitanie conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que dans une décision en date du 17 août 2022, avant même d'être informé du dépôt de la requête de M. B, Pôle emploi a corrigé son erreur et rectifié les termes du droit d'option de M. B pour l'ASS en vertu des dispositions de l'article L. 5423-2 du code du travail, l'informant en outre que cette option jouerait en sa défaveur et ferait naître à son encontre un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) à hauteur de 1 327,35 euros, dès lors que, M. B ayant repris un travail, il ne pourrait bénéficier de l'ASS que pendant une durée de trois mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges visés audit article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Pôle emploi Occitanie fait valoir qu'une décision rectificative du 17 août 2022 fait droit à la demande initiale de M. B en se prononçant sur sa possibilité de bénéficier du droit d'option en faveur de l'ASS. Ainsi, la nouvelle décision se substitue à la décision implicite attaquée. Dès lors, M. B ayant obtenu satisfaction, sa requête est devenue sans objet de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. M. B demande que soit mis à la charge de Pôle emploi les entiers dépens. En l'absence de dépens, ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision implicite par laquelle Pôle emploi Occitanie a refusé de réexaminer la situation de M. B.
Article 2 : Les conclusions de M. B tendant à la condamnation de Pôle aux entiers dépens sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Pôle emploi Occitanie et au ministre en charge du travail.
Fait à Toulouse, le 7 juin 2023.
Le magistrat désigné,
Alain C
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026