LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2205817

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2205817

mardi 24 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2205817
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP GEORGES DAUMAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, M. F E, représenté par la Scp Interbarreaux Pamponneau Perrouin Bellen-Rotger, aux écritures de Me Bellen-Rotger, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner une mesure d'expertise médicale aux fins de déterminer le préjudice qui a résulté pour lui de l'intervention chirurgicale qu'il a subie le 18 janvier 2019 dans les services du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet ;

2°) de dire que l'expert devra déposer un pré-rapport afin de permettre aux parties de faire valoir leurs observations.

Il soutient que :

- si, à la suite d'une intervention réalisée le 18 janvier 2019 au centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet pour une prothèse totale de hanche, il a été transféré au centre de rééducation des Monges, il s'est présenté le 3 février 2019 au service des urgences dudit centre hospitalier en raison de douleurs importantes localisées au niveau de la hanche gauche et d'une irradiation du pied, sachant que le résultat des cultures bactériologiques et mycologiques du 3 février 2019 a révélé la présence d'un staphylococcus aureus alors que les prélèvements effectués avant l'intervention avaient révélé l'absence de staphylocoque ;

- dès lors, en raison d'une suspicion d'une infection péri-prothétique, une nouvelle intervention a été réalisée le 5 février 2019 consistant en un nettoyage péri-prothétique, sachant qu'un nouveau prélèvement bactériologique a indiqué toujours la présence d'un staphylococcus aureus, qu'il a été mis en évidence le 14 février suivant une complication de phlébite, à savoir une thrombose veineuse de la veine fémorale gauche et qu'il a présenté le 15 février 2019 une récidive des collections infections nécessitant un nouveau nettoyage lors d'une nouvelle intervention chirurgicale, étant précisé qu'il a pu réintégrer le centre de rééducation des Monges le 22 février suivant ;

- si un nouvel échodoppler réalisé le 14 mars 2019 a conclu à une évolution simple de la thrombose veineuse fémorale, le docteur G a confirmé le 11 mars 2019 qu'il avait présenté une infection précoce sévère à staphylocoque doré méti S à la suite de pose de la prothèse de hanche et s'il a noté, le 28 mars 2019, une évolution clinique favorable de la cicatrice ainsi que des difficultés lors de l'antibiothérapie, ce praticien a relevé, le 2 mai 2019, que la récupération de la marche restait laborieuse et qu'il semblait présenter une parésie du quadriceps avec difficulté à la flexion ;

- alors qu'il a réalisé le 24 mai 2019 une électromyographie qui a mis en exergue une atteinte radiculaire L5 non évolutive et un état de sidération du nerf crural droit et que le professeur C a noté, le 16 avril 2021, qu'il présentait des douleurs invalidantes et relevé une enthésopathie du muscule glutéus médius ou une bursite trochantérienne, ce praticien a déconseillé la kinésithérapie qui pourrait aggraver son état et il a été réalisé le 5 novembre 2021 une infiltration sous échographie de l'insertion du tendon du moyen fessier qui a mis en évidence des tendons douloureux à la pression au niveau de son insertion avec quelques enthésophytes calcifiés ;

- se déplaçant toujours à l'aide d'une canne anglaise et présentant de graves difficultés pour conduire et pour la marche, il est dès lors fondé à solliciter la mise en œuvre d'une expertise aux fins de se prononcer sur le caractère nosocomial de l'infection contractée à la suite de l'intervention chirurgicale qu'il a subie le 18 janvier 2019 dans les services du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet et d'évaluer les préjudices en résultant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn précise qu'elle entend intervenir dans l'instance mais que son dossier étant en cours de constitution, elle n'est pas en mesure de chiffrer sa créance définitive qui ne pourra l'être qu'après dépôt du rapport d'expertise et sollicite la réserve de ses droits.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, le centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet, représenté par la Scp G. Daumas, sollicite qu'il soit donné acte que s'il conteste toute responsabilité dans les éventuels préjudices susceptibles d'avoir été subis par M. E en l'absence de preuve d'une faute médicale ou d'un défaut d'organisation du service hospitalier, il ne s'oppose pas, sous les plus expresses protestations et réserves, à la mesure d'expertise sollicitée qu'il souhaite aux frais avancés du requérant et propose de compléter la mission à confier à l'expert qui déposera un pré-rapport.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2023, 1'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), représenté par la Selarl Birot-Ravaut et Associés, aux écritures de Me Birot, déclare ne pas s'opposer à l'expertise mais sollicite qu'il soit donné acte de ses protestations et réserves tant sur le bien-fondé de sa mise en cause que sur la mesure d'expertise sollicitée et demande, en outre, que la mission de l'expert, qui déposera un pré-rapport, soit complétée selon les termes de son mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision en date du 1er septembre 2021par laquelle la présidente du Tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission. Les demandes présentées en application du présent chapitre sont dispensées du ministère d'avocat si elles se rattachent à des litiges dispensés de ce ministère. ".

2. La demande d'expertise présentée par M. E entre dans le champ d'application des dispositions précitées et présente un caractère utile. Il y a lieu, dès lors, de faire droit à cette demande, tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés, et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 2 ci-après de la présente ordonnance.

Sur le dépôt d'un pré-rapport :

3. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que tant les conclusions du requérant que celles du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet et de l'Oniam tendant à ce que l'expert communique un pré-rapport aux parties ne peuvent qu'être rejetées.

Sur l'avance des frais d'expertise :

4. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () après consultation, le cas échéant, du magistrat délégué () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires. Elle est exécutoire dès son prononcé, et peut être recouvrée contre les personnes privées ou publiques par les voies de droit commun. Elle peut faire l'objet, dans le délai d'un mois à compter de sa notification, du recours prévu à l'article R. 761-5. () ".

5. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au seul président de la juridiction de désigner la ou les parties qui assumeront la charge des frais et honoraires d'expertise, après l'accomplissement de celle-ci. Il suit de là que les conclusions du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet relatives à la prise en charge des frais d'expertise par le requérant ne peuvent en l'état qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il sera procédé à une expertise contradictoire entre M. F E, d'une part, et le centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet et 1'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), d'autre part, en présence de caisse primaire d'assurance maladie du Tarn.

Article 2 : L'expert aura pour mission :

- d'examiner M. F E et prendre connaissance de son entier dossier médical ;

- de décrire l'état de santé de M. F E antérieurement à l'intervention chirurgicale qu'il a subie le 18 janvier 2019 au centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet ;

- de décrire les conditions dans lesquelles il a été pris en charge lors de l'intervention chirurgicale qu'il a subie le 18 janvier 2019 dans les services du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet et lors des soins ultérieurs dans cet établissement ;

- de fournir tous éléments permettant d'apprécier si, en l'état des données acquises de la science, des techniques et des règles de l'art, des fautes, omissions, négligences ou erreurs ont été commises à l'occasion des investigations, diagnostics, interventions et soins divers dont il a fait l'objet en ces occasions ;

- d'en préciser, le cas échéant, la nature et le degré de gravité et de dire si, à son avis, et dans quelle mesure, ces fautes, omissions, négligences ou erreurs fautives sont à l'origine du préjudice dont il se plaint ;

- en cas d'infection relevée, d'indiquer si, à son avis, cette infection a présenté ou non le caractère d'une infection nosocomiale et, dans cette hypothèse, en préciser l'origine, la nature, les conditions de sa survenue et dans lesquelles elle a été contractée puis prise en charge, en indiquant la part qui lui est imputable dans ce préjudice ;

- d'évaluer, s'il y a lieu, la perte de chance pour M. F E d'éviter une aggravation de son état de santé ou d'obtenir une amélioration de ce dernier résultant d'un éventuel manquement aux règles de l'art ou d'un éventuel aléa thérapeutique ;

- de retracer l'évolution de l'état de santé de M. F E et, notamment, de fixer, le cas échéant, la date de consolidation ;

- d'indiquer, dans l'hypothèse où son état ne serait pas consolidé, s'il est susceptible d'évoluer en aggravation ou en amélioration. Dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, mentionner dans quel délai ;

- d'indiquer, en tous ses éléments, la nature et l'étendue du préjudice corporel subi par M. F E en distinguant la part imputable à son état de santé antérieur de celle imputable aux éventuelles fautes, omissions, négligences ou erreurs fautives ;

- de se prononcer, le cas échéant, sur la nécessité d'avoir recours à une tierce personne, de fixer les modalités, la qualification et la durée de cette intervention ;

- de fournir, plus généralement, tous éléments susceptibles de permettre d'éclairer le juge du fond éventuellement saisi du litige.

Article 3 : Le docteur D B, domicilié clinique Médipole Garonne 45 rue de Gironis à Toulouse (31036), est désigné pour procéder à l'expertise.

Article 4 : L'expert, qui pourra déposer un pré-rapport s'il le juge utile, accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 5 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues par l'article R. 621-9 du code de justice administrative et déposera son rapport en deux exemplaires au greffe du Tribunal dans le délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 6 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du Tribunal qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge conformément à l'article R. 621-11 du code susvisé.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F E, au centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet, à 1'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn et au docteur D B, expert.

Fait à Toulouse, le 24 janvier 2023

Le vice-président, juge des référés,

David A

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions