lundi 14 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205820 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SERDAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, le Garde des Sceaux, ministre de la justice, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de constater l'ensemble des désordres pouvant affecter les bâtiments avoisinants les travaux envisagés du bâtiment abritant l'unité éducative d'hébergement collectif (Uehc) La Cale-Toulouse.
Il soutient que :
- l'Uehc La Cale-Toulouse est un ouvrage sis sur les parcelles 837 AC 58 et 837 AC 59, sises 5 et 7, chemin de La Cale à Toulouse (31400) ;
- une opération de démolition et de reconstruction du bâtiment a été programmée afin d'accueillir douze mineurs placés sous mandat judiciaire ;
- un permis de construire valant permis de démolir lui a d'ores et déjà été accordé par un arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 8 décembre 2021 ;
- cette opération pourrait causer des désordres aux propriétés riveraines, notamment à la parcelle cadastrée section 837 AC n° 57 composée d'un garage mitoyen ;
- le mesure est utile afin d'anticiper de potentiels recours sur le fondement du régime d'indemnisation propre aux dommages de travaux publics ;
- le début des travaux est prévu pour le mois de novembre 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 décembre 2022, Mme C E transmet des pièces complémentaires.
Par un mémoire, enregistré le 21 juin 2023, le Garde des Sceaux, ministre de la justice, déclare se désister purement et simplement de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente a désigné M. Coutier pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement du Garde des Sceaux, ministre de la justice est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du Garde des Sceaux, ministre de la justice.
Article 2 La présente ordonnance sera notifiée au Garde des Sceaux, ministre de la justice, à Mme D A Dit B et à Mme C E.
Copie en sera adressée pour information à la société Seuil Architecte, en sa qualité d'architecte et mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre, à la société Una Ingénierie, en sa qualité de maître d'œuvre OPC, à la société Otce Midi Pyrénées, en sa qualité de maître d'œuvre Bureau d'études techniques, à la société Socotec, en sa qualité de bureau de contrôle, à la société Cassin Dd, en sa qualité de titulaire des lots n°s 01A et 01B - Désamiantage, déconstruction, démolition, à la société Exedra Midi Pyrénées, en sa qualité de titulaire du lot n°02 - Vrd Terrassement, à la société Bourdarios Planchon Michel Bouygues Simon, en sa qualité de titulaire du lot n°03 - Gros œuvre, à la société Cgem, en sa qualité de titulaire du lot n°08 - Serrurerie - portail, à la société Bio Energie, en sa qualité de titulaire du lot n°14B - géothermique, à la société Gb Energies, en sa qualité de titulaire du lot n°16 - Électricité courant fort / courant faible, à la société Clarac et Cie, en sa qualité de titulaire du lot n°19 - paysage.
Fait à Toulouse, le 14 août 2023,
Le juge des référés,
B. COUTIER
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026