mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2207088 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 décembre 2022, Mme C D, représentée par Me Guillotin, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Toulouse à lui verser la somme totale de 145 250 euros, assortie des intérêts échus au taux légal à compter de la réception de sa demande préalable formulée devant la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux du 29 mars 2019 et capitalisation, en réparation des préjudices qu'elle impute à la prise en charge de sa fille, B A, dans le cadre de l'élaboration d'un diagnostic lié à l'existence d'une maladie génétique rare ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Toulouse et de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la prise en charge de B A a été marquée par plusieurs manquements de la professeure en dermatologie chargée de son suivi et de la généticienne qu'elle a consultée ; ces professionnelles de santé ont manqué à leur devoir d'information et n'ont pas mis en œuvre les moyens du dépistage et donc de diagnostic du cancer du sein dont elle a été affectée ; aucune réflexion sur le risque cancérologique ni d'exploration spécifique n'a été menée ; or, au regard de l'incidence particulièrement élevée du cancer du sein chez la femme très jeune en cas de syndrome de Bloom, les bonnes pratiques imposaient de prendre en considération le risque et de préconiser des mesures de dépistage et diagnostic précoce ;
- les manquements du centre hospitalier universitaire sont à l'origine d'une perte de chance d'un diagnostic plus précoce du cancer du sein dont sa fille a été atteinte ; la perte de chance doit être évaluée à 50% ;
- le montant total des préjudices s'élève à 145 250 euros, soit :
' en ce qui concerne les préjudices subis par Mme D en sa qualité d'ayant-droit :
* 10 250 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
* 10 000 euros au titre des souffrances endurées par B A, évaluées à 3/7 par l'expert ;
* 5 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
* 20 000 euros au titre du préjudice d'anxiété ;
* 15 000 euros au titre du préjudice d'impréparation ;
' en ce qui concerne les préjudices propres à la requérante :
* 45 000 euros au titre du préjudice d'accompagnement ;
* 40 000 euros au titre du préjudice d'affection.
Par un mémoire, enregistré le 24 janvier 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Var informe le tribunal qu'elle n'entend pas intervenir à l'instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales, représenté par Me Ravaut, conclut à sa mise hors de cause.
Il fait valoir que les conditions pour engager la solidarité nationale sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ne sont pas remplies.
Par trois mémoires, enregistrés le 16 juin 2023, le 24 avril 2024 et le 3 janvier 2025, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le centre hospitalier universitaire de Toulouse, représentée par Me Cara, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme D sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le diagnostic de la pathologie dont souffrait B A était particulièrement difficile à poser ; elle a été prise en charge dans de nombreux établissements ; la consultation réalisée en 2011 au centre hospitalier universitaire par la professeure en dermatologie était ponctuelle et à visée uniquement dermatologique en raison du départ de B A en Guadeloupe ; néanmoins à l'issue de cette consultation, la spécialiste évoque la possibilité d'un syndrome de Bloom, ne relève pas de lésion inquiétante mais mentionne " bilan étiologique à poursuivre, surveillance à mettre en place, photoprotection à renforcer " ; en 2016, B A consulte à nouveau la professeure en dermatologie qui souligne lors de la consultation du 27 janvier 2016 que le diagnostic de sa pathologie est toujours inconnu ; la généticienne qu'elle a consultée au centre hospitalier universitaire de Toulouse a été particulièrement active dans la recherche du diagnostic de la pathologie de B A en collaboration avec ses pairs ; malgré les investigations qu'elle a effectuées, aucun diagnostic n'a pu être posé et elle ne pouvait émettre de recommandations thérapeutiques sur la base d'un diagnostic qu'elle savait erroné ; les experts se sont fondés sur une littérature anachronique et en tout état de cause le diagnostic du syndrome de Bloom ne constituait qu'une hypothèse ;
- s'agissant du taux de perte de chance, l'expert part du principe de la découverte d'un cancer du sein au grade IV ; or, l'IRM mammaire réalisée le 26 janvier 2017 met en évidence un carcinome canalaire infiltrant de grade III ; l'appréciation de la perte de chance est donc erronée et ce d'autant plus que la croissance de la tumeur est qualifiée de " rapide " et que des métastases osseuses existent " d'emblée " ; compte-tenu de l'évolution rapide et agressive du cancer de B A, il n'est pas établi que même dépisté courant 2016, alors qu'elle avait 21 ans et qu'aucune recommandation de dépistage n'existait à cet âge, l'évolution de son cancer aurait été plus favorable et son traitement plus optimal ; l'expert souligne que la perte de chance est impossible à évaluer dans le cas de B A en raison du caractère très spécifique de son cancer du sein ; en définitive, aucun lien direct et certain entre le retard de diagnostic du cancer et la perte de chance ne peut être établi.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aude informe le tribunal qu'elle n'entend pas intervenir à l'instance.
La caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne a été mise en cause mais n'a produit aucun mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan, rapporteure,
- les conclusions de Mme Carvalho, rapporteure publique,
- et les observations de Me Nivet, représentant Mme D, et de Me Cara, représentant le centre hospitalier universitaire de Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. B A a bénéficié d'un suivi médical dans différents établissements hospitaliers depuis son plus jeune âge en raison d'une maladie dermatologique non identifiée, probablement d'origine génétique. Le 3 août 2011, alors âgée de 16 ans, elle a consulté une professeure en dermatologie du centre de référence des maladies rares de la peau au centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse qui évoque un tableau en faveur d'un syndrome de Bloom. B A a bénéficié à cette occasion d'un examen dermatologique de l'ensemble du corps mais aucun examen complémentaire n'a été entrepris en raison de son déménagement en Guadeloupe. Le 1er février 2016, elle a consulté la même dermatologue toulousaine qui lui a indiqué que des analyses génétiques étaient en cours. Le 31 mai suivant, B A a consulté une généticienne qui a sollicité un prélèvement au motif de renseignements pour le syndrome de Bloom. Le 29 août 2016, elle a de nouveau consulté sa dermatologue qui lui a prescrit des soins pour ses symptômes dermatologiques dans l'attente des résultats des analyses génétiques. Le 18 janvier 2017, un cancer du sein a été diagnostiqué à B A. Malgré la mise en place d'un traitement et d'un suivi oncologique, B A est décédée le 15 novembre 2019 de ce cancer.
2. Le 29 mars 2019, B A a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) qui a désigné, le 16 mai 2019, un expert cancérologue, radiothérapeute et chirurgien gynécologique et le 31 juillet 2019 un sapiteur généticien. Le rapport d'expertise a été rendu le 2 décembre 2019. La CCI a rendu le 13 février 2020 un avis concluant que le décès de B A est imputable à un accident médical fautif dans le cadre de sa prise en charge par le centre hospitalier universitaire de Toulouse, à l'origine d'une perte de chance de survie à 5 ans de 50%. L'assureur du centre hospitalier universitaire de Toulouse ayant refusé de lui proposer une indemnisation, Mme D, mère de B A, a adressé un courrier à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales (ONIAM), reçu le 24 novembre 2021, par lequel elle lui a demandé de se substituer à l'assureur du centre hospitalier universitaire Par un courrier du 10 octobre 2022, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales a rejeté cette demande, considérant que le centre hospitalier universitaire de Toulouse établissait l'absence de faute commise. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal de condamner le centre hospitalier universitaire de Toulouse à lui verser la somme totale de 145 250 euros en réparation des préjudices qu'elle estime imputables aux fautes commises dans la prise en charge de sa fille.
Sur la mise hors de cause de l'ONIAM :
3. Il résulte de l'instruction que les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale, telles que prévues par le code de la santé publique, ne sont pas réunies en l'espèce. Par suite, il y a lieu de faire droit aux conclusions de l'ONIAM demandant sa mise hors de cause.
Sur la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Toulouse :
4. L'article L. 1142-1 du code de la santé publique, dans son grand I, dispose que : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
5. Mme D, en se fondant sur les conclusions des experts, fait valoir que le centre hospitalier universitaire de Toulouse a commis une faute en s'abstenant de l'informer sur la pathologie dont était atteinte B A, en ne lui ayant recommandé aucun suivi particulier ni une surveillance accrue en présence d'une suspicion d'un syndrome de Bloom et, enfin, en s'abstenant de prescrire à sa fille un dépistage ciblé compte tenu du risque accru de cancers précoces en présence dudit syndrome.
6. D'une part, il résulte de l'instruction que le 3 août 2011, B A a consulté une professeure en dermatologie du centre hospitalier universitaire de Toulouse pour effectuer un bilan dermatologique. Au cours de cette consultation, un tableau en faveur du syndrome de Bloom a été évoqué et un examen dermatologique de l'ensemble du corps réalisé mais aucun examen complémentaire n'a été entrepris en raison du déménagement de B A en Guadeloupe. A l'issue de cette consultation, le médecin a indiqué à B A et ses parents que des associations de cancers et leucémies sont décrites dans ce syndrome, justifiant une surveillance régulière. Il résulte ensuite du compte rendu établi le 1er février 2016 par la même professeure en dermatologie toulousain consultée par B A le 27 janvier 2016, que, constatant qu'aucune recherche étiologique n'avait été menée entre 2011 et 2016, ni aucun diagnostic posé, ce médecin a prescrit à B A une analyse moléculaire. Enfin, le 31 mai 2016, B A a consulté une généticienne, qui, compte tenu des analyses précédemment réalisées, l'a testée sur un panel ciblé " syndrome de vieillissement prématuré ". Le 18 janvier 2017, un diagnostic de cancer du sein métastasé a été posé sur B A. Un mois plus tard, le résultat des analyses génétiques a permis d'exclure l'hypothèse du syndrome de Bloom, puisqu'aucune anomalie n'a été retrouvée sur le gêne habituellement endommagé en présence dudit syndrome. Il résulte ainsi de l'instruction que B A était atteinte d'une pathologie rare, voire orpheline, probablement d'origine génétique, non étiquetée et non diagnostiquée et qui pourrait avoir provoqué le développement d'un cancer particulièrement agressif du sein et d'emblée métastasé, sans que le lien de causalité même partiel ne puisse cependant être formellement établi. Dans ces conditions, alors que les recherches effectuées ont permis d'écarter l'hypothèse du syndrome de Bloom en une année et qu'aucun diagnostic n'a pu être posé sur la pathologie génétique dont était atteinte B A et malgré les diligences de l'ensemble des praticiens l'ayant prise en charge, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le centre hospitalier universitaire de Toulouse a manqué à son devoir d'information concernant la pathologie dont souffrait sa fille et les risques qui y étaient associés.
7. D'autre part, en sa qualité de spécialiste des pathologies dermatologiques, la professeure E avait indiqué dès l'année 2011 à B A et ses parents que des associations de cancers et leucémies étaient décrites dans le syndrome de Bloom, justifiant une surveillance régulière. En dépit de cette information, il résulte de l'instruction qu'aucun suivi, aucune recherche étiologique et aucune surveillance particulière n'a été initiée entre l'année 2011 et la consultation du 27 janvier 2016. Par ailleurs, s'il est exact que la professeure en dermatologie n'a pas renouvelé cette information à l'occasion de l'une ou l'autre des consultations qui ont eu lieu au cours de l'année 2016, il résulte de l'instruction que les recommandations et bonnes pratiques concernant les modalités de dépistage en cas de suspicion d'un syndrome de Bloom n'ont été édictées qu'au cours de l'année 2018, soit postérieurement au diagnostic de cancer du sein métastasé de B A. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le centre hospitalier universitaire de Toulouse aurait commis un manquement en ne mettant pas en œuvre, de manière préventive dans l'attente de la vérification du diagnostic évoqué du syndrome de Bloom, évocation de diagnostic au demeurant non partagée par l'ensemble du corps médical, des moyens de dépistage précoces de cancers sur B A. Par suite, aucune faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire ne peut être retenue.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à rechercher la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Toulouse et que ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier universitaire de Toulouse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier universitaire de Toulouse sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales est mis hors de cause.
Article 2 : La requête de Mme D est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier universitaire de Toulouse sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales, au centre hospitalier universitaire de Toulouse, à la caisse primaire d'assurance maladie du Var, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aude et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Viseur-Ferré, présidente,
- Mme Préaud, conseillère,
- Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La rapporteure,
C. PÉANLa présidente,
C. VISEUR-FERRÉ
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026