lundi 15 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300267 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP D'AVOCATS VEDESI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 janvier 2023, M. D C et la Sa Pacifica, en sa qualité d'assureur multirisques habitation de M. C, représentés par la Scp Leridon - Lacamp, demandent au juge des référés d'ordonner, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une mesure d'expertise aux fins d'évaluer l'étendue et la cause des dommages suite à l'incendie du 18 janvier 2022 survenu sur sa propriété sise 484 chemin de Bardissou à Montauban (82000).
Ils soutiennent que :
- l'incendie a endommagé la toiture de son habitation et s'est propagé à l'ensemble du bâtiment malgré l'intervention des pompiers ;
- le rapport du 1er mars 2022 du cabinet Inquest, saisi aux fins de rechercher les causes de l'incendie, conclut à une défaillance dans l'intervention des secours et à la nécessité de réaliser des investigations plus avancées afin de déterminer les conséquences exactes et les raisons de cette défaillance.
Par un mémoire, enregistré le 20 février 2023, le service départemental d'incendie et de secours de Tarn et Garonne (Sdis), représenté par la Scpi Raffin et associés, conclut :
1°) au rejet de la demande d'expertise ;
2°) à sa mise hors de cause ;
3°) de mettre à la charge des requérants la somme de 1500 euros aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient :
- sa responsabilité ne peut être recherchée qu'au titre d'une aggravation du sinistre ;
- il est tenu d'une obligation de moyen et non de résultat.
Par un mémoire, enregistré le 28 mars 2023, M. D C et la Sa Pacifica déclarent se désister purement et simplement de la requête et que soit rejeté la demande formulée par le Sdis aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 4 mai 2023, le Sdis prend acte du désistement de M. D C et de la Sa Pacifica et demande au juge des référés de mettre à leur charge la somme de 1500 euros aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 9 mai 2023, le commune de Montauban déclare accepter le désistement d'instance des requérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision en date du 1er septembre 2021 par laquelle la présidente du Tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Le désistement de M. D C et de la Sa Pacifica est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête de M. C et de la Sa Pacifica.
Article 2 : Les conclusions présentées par le service départemental d'incendie et de secours du Tarn et Garonne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le surplus de conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, à la Sa Pacifica, au service départemental d'incendie et de secours de Tarn-et-Garonne et à la commune de Montauban.
Fait à Toulouse, le 15 mai 2023.
Le vice-président, juge des référés,
B A
La République mande et ordonne au préfet du Tarn et Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière,
N°2300267
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026