LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2300738

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2300738

mardi 25 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2300738
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantFRANCOS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en production de pièces, enregistrés les 9 et 10 février 2023, Mme A B, représentée par Me Francos, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à lui verser la somme de 12 705 euros en réparation des préjudices subis ;

2°) de mettre à la charge de l'OFII le paiement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'OFII a commis une faute de nature à engager sa responsabilité : par un jugement n°2003231 du 13 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision du 17 février 2020 de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ; elle n'a jamais perçu l'allocation pour demandeur d'asile, allocation à laquelle elle avait pourtant droit du 17 février 2020 au 31 janvier 2021, terme du mois au cours duquel la qualité de réfugié lui a été reconnue par l'OFPRA, soit pendant une durée de 12 mois ;

- cette faute de l'OFII a entraîné un préjudice économique direct et certain, des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral dès lors que, pendant cette période, elle s'est trouvée dans une situation d'extrême précarité et n'a pu bénéficier des conditions matérielles d'accueil ; elle n'a perçu aucun revenu pendant plus d'une année ; cela a occasionné des troubles dans ses conditions d'existence car elle était dans le dénuement le plus complet ; elle ne disposait d'aucune ressource lui permettant de trouver un abri, de la nourriture ou des produits d'hygiène ;

- les préjudices économique subis au titre des conditions matérielles d'accueil qu'elle n'a pas perçues s'élèvent à 2 705 euros ;

- son préjudice moral doit être indemnisé à hauteur de 5 000 euros ;

- ses troubles dans les conditions d'existence doivent être évalués à 5 000 euros ;

- la circonstance qu'elle ne soit, désormais, plus éligible au bénéfice des conditions matérielles d'accueil du fait de la reconnaissance du statut de réfugié est sans incidence sur les préjudices effectivement subis à raison de la décision illégale du défendeur.

Par ordonnance du 11 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 30 mai 2023 à 12h.

Un mémoire en défense, enregistré le 27 juin à 18h10, présenté fort tardivement par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, largement après clôture de l'instruction, n'a pas été analysé ni communiqué.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Sorin a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante marocaine, a déclaré être entrée sur le territoire français le 28 août 2018 et sa demande d'asile a été enregistrée le 17 février 2020. L'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé, le 17 février 2020, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par un jugement du 13 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulouse a annulé cette décision comme étant entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ce jugement étant devenu définitif. Par une demande indemnitaire préalable en date du 13 décembre 2022, l'intéressée a sollicité auprès du directeur de l'OFII le paiement de la somme de 12 705 euros au titre des sommes non versées pour la période du 17 février 2020 au mois de janvier 2021 ainsi qu'au titre du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence subis. Par une ordonnance en date du 22 mars 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a condamné l'OFII à verser à Mme B, à titre de provision, la somme de 3 205 euros, en réparation des préjudices subis du fait de sa décision illégale du 17 février 2020. Par la présente requête, Mme B, demande au tribunal de condamner l'OFII à lui verser la somme totale de 12 705 euros en réparation de l'ensemble des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la faute commise engageant sa responsabilité.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration :

2. Aux termes de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente. " Aux termes de l'article L. 553-1 du même code : " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 551-9 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. Le versement de cette allocation est ordonné par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. " Aux termes de l'article L. 552-8 du même code : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. " Aux termes de l'article L. 552-13 du même code : " Les demandeurs d'asile accueillis dans les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 bénéficient d'un accompagnement social et administratif. Les normes minimales en matière d'accompagnement social et administratif dans ces lieux d'hébergement sont définies par décret en Conseil d'Etat. Ce décret vise à assurer une uniformisation progressive des conditions de prise en charge dans ces structures. " Enfin, aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. Lors de l'entretien personnel, le demandeur est informé de sa possibilité de bénéficier de l'examen de santé gratuit prévu à l'article L. 321-3 du code de la sécurité sociale. "

3. Il résulte de l'instruction, et notamment du jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 13 octobre 2022 rendu sous le n° 2003231 et devenu définitif, que l'OFII s'est mépris sur la situation de Mme B et que c'est à tort qu'il a refusé à la requérante le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 17 février 2020, date d'enregistrement de sa demande d'asile. Par le jugement précité du 13 octobre 2022, le tribunal administratif a en effet jugé que Mme B justifiait d'un motif légitime pour ne pas avoir déposé sa demande d'asile dans le délai de cent vingt jours suivant son entrée en France et a annulé la décision du 17 février 2020 par laquelle l'OFII lui avait refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir que le refus ainsi opposé par l'OFII à sa demande, qui a été jugé illégal, est constitutif d'une faute de nature à engager sa responsabilité, sous réserve que les préjudices invoqués soient établis et en lien direct et certain avec la faute commise.

En ce qui concerne la période d'indemnisation :

4. Aux termes de l'article L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le versement de l'allocation pour demandeur d'asile prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2./ Pour les personnes qui se sont vu reconnaître la qualité de réfugié prévue à l'article L. 511-1 ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l'article L. 512-1, le bénéfice de l'allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. "

5. Il résulte de l'instruction que Mme B aurait dû se voir proposer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de l'enregistrement de sa demande d'asile, le 17 février 2020 et qu'elles auraient dû lui être versées jusqu'au terme du mois qui a suivi la notification de la décision lui ayant accordé le bénéfice de l'asile, soit le 22 janvier 2021. Ainsi, la responsabilité de l'État est susceptible d'être engagée pour la période courant du 17 février 2020 au 31 janvier 2021. Il suit de là que Mme B peut prétendre à la réparation des préjudices subis au cours de cette période et qui seraient en lien direct et certain avec la faute commise par l'OFII.

En ce qui concerne les préjudices indemnisables :

S'agissant du préjudice économique :

6. Aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : () 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. " En vertu du 3° du III de l'article L. 723-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige, le délai pour présenter une demande d'asile est de 120 jours à compter de la date d'entrée en France.

7. Il n'est pas contesté que, pour la période du 17 février 2020 au 31 janvier 2021, terme du mois au cours duquel la qualité de réfugié a été reconnue à Mme B par l'OFPRA, l'intéressée pouvait prétendre au versement d'une allocation de 14,20 euros/jour, réduite à 6,80 euros/jour lorsqu'elle a été accueillie en hébergement d'urgence les nuits des 7 mars 2020 et 10 mars 2020, puis du 2 avril 2020 jusqu'au 31 janvier 2021. Mme B est donc fondée à solliciter la réparation de son préjudice économique résultant de l'absence du versement des conditions matérielles d'accueil, dont il sera fait une exacte appréciation en condamnant l'OFII à lui verser une indemnité d'un montant total de 2 705 euros.

S'agissant des autres chefs de préjudices :

8. Mme B invoque un préjudice dans ses conditions d'existence et un préjudice moral liés à la précarité de sa situation pendant la période du 17 février 2020 au 31 janvier 2021. La requérante fait valoir qu'elle n'a perçu aucun revenu pendant près d'une année, ne disposait d'aucune ressource lui permettant de trouver un abri, de la nourriture ou des produits d'hygiène. Par ailleurs, elle souligne qu'elle ne pouvait pas travailler aux fins d'améliorer sa situation. Les préjudices qu'elle invoque, tenant en des troubles dans ses conditions d'existence et en une détresse psychologique, sont directement imputables à la faute commise par l'OFII qui ne lui a pas permis de bénéficier des conditions matérielles d'accueil offertes aux demandeurs d'asile. La requérante produit notamment, à cet égard, l'attestation d'une bénévole de l'association Alda, vers laquelle Mme B a été redirigée par le service d'accueil de jour de l'association Espoir du fait de sa situation de précarité ainsi qu'un relevé détaillé d'appels au centre 115 qui attestent qu'elle n'a pu bénéficier d'un hébergement d'urgence que de manière ponctuelle pendant cette période. Mais, l'intéressée, présente en France depuis plus de 18 mois lorsqu'elle a demandé le bénéfice de l'asile, n'établit pas précisément en quoi sa situation se serait particulièrement précarisée postérieurement à l'enregistrement de sa demande d'asile. Toutefois, ayant été dépourvue de toutes ressources, ainsi qu'il a été indiqué, à raison de la décision illégale prise par l'OFII, Mme B a nécessairement subi des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral liés à ce refus de prise en charge au titre des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Par suite, il sera, dans les circonstances de l'espèce et compte tenu de ce qui vient d'être rappelé, fait une juste appréciation de ces chefs de préjudice en lui allouant la somme globale de 1 000 euros au titre des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis.

9. Il résulte de tout ce qui précède que l'OFII doit être condamné à verser à Mme B la somme totale de 3 705 euros en réparation de l'ensemble des préjudices en lien direct et certain avec la faute retenue au point 3 du présent jugement. Il y a lieu, toutefois, de retrancher du montant total à verser à la requérante, dans le cadre de la présente instance, la somme provisionnelle de 3 205 euros accordée par l'ordonnance n° 2300723 du juge des référés du présent tribunal, en date du 22 mars 2023, sous réserve qu'elle ait déjà été versée par l'OFII.

Sur les frais liés au litige :

10. Mme B ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement au conseil de Mme B d'une somme globale de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve pour Me Francos de renoncer au bénéfice de la contribution de l'Etat à l'aide juridictionnelle. En revanche et en l'absence de dépens de l'instance, une telle demande ne peut qu'être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Mme B une indemnité totale de 3 705 euros, dans les conditions fixées au point 9 du présent jugement.

Article 2 : Sous réserve de la renonciation de Me Francos à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui versera une somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Francos.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2023 à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2023.

Le président-rapporteur,

T. SORIN

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

S. HECHT

La greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions