LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2301325

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301325

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301325
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantHIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mars 2023, M. A B, représenté par Me Hirtzlin-Pinçon, demande à la juge des référés :

1°) d'ordonner, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise médicale pour déterminer le taux d'IPP résultant de sa maladie, la date de consolidation éventuelle de son état de santé ainsi que les divers préjudices qu'il estime avoir subis ;

2°) de mettre les frais d'expertise à la charge du recteur de l'académie de Toulouse ;

3°) de mettre à la charge du recteur de l'académie de Toulouse le paiement d'une somme de 2500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient avoir été victime de harcèlement moral au sein de l'établissement scolaire où il exerce.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2023, le recteur de l'académie de Toulouse conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) en tout état de cause, et s'il était fait droit à la demande du requérant, à ce que le montant demandé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soit révisé à la baisse.

Il soutient que la demande d'expertise du requérant est dépourvue d'utilité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision en date du 2 septembre 2024 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Cherrier, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. "

2. L'utilité d'une mesure d'expertise demandée au juge des référés sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. Il appartient au juge des référés, saisi en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'apprécier l'utilité de la mesure d'expertise demandée au vu des pièces du dossier, notamment des expertises déjà réalisées, et des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, cette mesure. La seule circonstance qu'une expertise ait déjà été réalisée ne dispense toutefois pas le juge d'apprécier l'utilité d'une nouvelle expertise demandée.

3. Monsieur A B est professeur au collège Jean-Lurçat, à Saint-Céré (46400), depuis 1999. Dans le dernier état connu de sa situation administrative, il a été placé en congé de longue maladie non imputable au service du 2 mai 2021 au 1er mai 2023. Le 23 septembre 2021, il a effectué une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, les relations conflictuelles avec sa hiérarchie affectant, selon ses déclarations, son état psychologique. Par une décision du 13 octobre 2022, le recteur de l'académie de Toulouse l'a informé que l'imputabilité au service n'était pas reconnue et que les arrêts de travail à compter du 15 septembre 2021, ainsi que les éventuels soins, seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire.

4. Dans un rapport d'expertise rendu le 16 janvier 2022, le Dr. Beynet, psychiatre, a reconnu l'existence d'un état antérieur mais également " un lien de cause à effet entre les lésions invoquées et la maladie déclarée " dont il a fixé la date de survenue au 15 septembre 2021. Il a donc conclu que l'arrêt de travail du 15 septembre 221 au 15 novembre 2021 et ceux à venir étaient à " prendre en charge au titre de la législation sur les maladies professionnelles ", la date de consolidation n'étant alors pas déterminable compte tenu de ce que les troubles étaient toujours en évolution. Le 29 mars 2022, la commission de réforme a demandé la réalisation d'une contre-expertise. Dans un rapport d'expertise établi le 29 août 2022, le Dr. Houot, psychiatre, a confirmé que l'état pathologique de M. B était en lien avec ses fonctions et indiqué que " la maladie est essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions ", " que la date de survenue de cette maladie peut être fixée au 15.09.2021 ", que " les arrêts de travail depuis cette date sont à prendre au titre de la maladie professionnelle " et qu'il lui est impossible de fixer une date effective de reprise, de guérison ou de consolidation. M. B demande à la juge des référés de prescrire une nouvelle expertise médicale pour déterminer le taux d'IPP résultant de sa maladie, la date de consolidation éventuelle de son état de santé ainsi que les préjudices qu'il indique avoir subis.

4. Monsieur B se prévaut de la décision du 13 octobre 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie anxiodépressive décidé que les arrêts de travail à compter du 15 septembre 2021, ainsi que les éventuels soins, seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire. Il n'allègue pas envisager d'introduire une quelconque action en réparation à l'encontre de l'académie de Toulouse. Par suite, les deux rapports d'expertise récents établis respectivement par les Dr. Beynet et Houot, psychiatres, qui concluent tous deux que la pathologie déclarée le 15 septembre 2021 est en lien direct avec le service et que les arrêts de travail depuis cette date doivent être pris en compte au titre de la maladie professionnelle, sont à eux seuls suffisants pour lui permettre de contester utilement la décision du 13 octobre 2022. En l'état de sa requête, extrêmement succincte, et dès lors que M. B ne fait état d'aucun motif pour lequel il serait utile qu'un nouvel expert se prononce sur son taux d'incapacité permanente partielle et sur ses éventuels préjudice patrimoniaux et extrapatrimoniaux, la nouvelle mesure d'expertise qu'il demande ne présente pas un caractère d'utilité, au sens des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il ne peut être fait droit à la requête.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du recteur de l'académie de Toulouse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. B au titre des frais liés au litige.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au recteur de l'académie de Toulouse.

Fait à Toulouse, le 7 octobre 2024

La vice-présidente, juge des référés,

Sylvie CHERRIER

La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions