mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302873 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2023, la SAS Moma Toulouse, représentée par Me Chavalarias, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 mars 2023 par laquelle le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a refusé de lui attribuer l'aide du fonds de solidarité institué à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquence économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation au titre des mois de décembre 2020 et de janvier à avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne de lui accorder cette aide ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'administration n'a pas tiré les conséquences de l'apport partiel d'actif avec effet rétroactif au 1er janvier 2020 pour déterminer son éligibilité à l'aide du fonds de solidarité et a ainsi méconnu le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 ainsi que les articles L. 236-4 et R. 236-1 du code de commerce ;
- l'administration a considéré à tort qu'elle n'avait pas généré de chiffre d'affaires en 2020 ;
- la perte de chiffre d'affaires doit être appréciée au regard du chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé entre les 3 juillet et 31 octobre 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2023, le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SAS Moma Toulouse ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de commerce ;
- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;
- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sarraute,
- les conclusions de M. Luc, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Moma Toulouse exerce depuis le 3 juillet 2020 une activité de restauration rapide à Toulouse. Elle a sollicité le bénéfice du fonds de solidarité institué afin de soutenir les entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 pour les pertes relatives aux mois de décembre 2020, et de janvier, février, mars et avril 2021. Par des décisions des 3 février, 4 mars, 15 avril et 17 mai 2021, confirmées par décision du 2 juin 2021 prise sur recours gracieux, l'administration fiscale a rejeté ses demandes. Par jugement du 2 janvier 2023, le tribunal administratif de céans a annulé ces décisions et enjoint au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne de réexaminer les demandes de la SAS Moma Toulouse. Par décision du 21 mars 2023, l'administration fiscale a de nouveau rejeté les demandes d'aide financière sollicitée par la société requérante. Par la présente requête, la SAS Moma Toulouse demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur l'application de la loi fiscale :
2. Aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 portant création d'un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, dans ses rédactions applicables au litige : " Il est institué, jusqu'au 16 février 2021, un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation. Sa durée d'intervention peut être prolongée par décret pour une durée d'au plus trois mois. " Aux termes de l'article 3 de ladite ordonnance : " Un décret fixe le champ d'application du dispositif, les conditions d'éligibilité et d'attribution des aides, leur montant ainsi que les conditions de fonctionnement et de gestion du fonds (). ".
3. Aux termes de l'article 1er du décret du 30 mars 2020 modifié relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation dans ses rédactions applicables au litige : " I.- Le fonds mentionné par l'ordonnance du 25 mars 2020 susvisée bénéficie aux personnes physiques et personnes morales de droit privé résidentes fiscales françaises exerçant une activité économique, ci-après désignées par le mot : entreprises, () ".
4. Aux termes de l'article 3-15 du décret du 30 mars 2020 modifié, dans sa rédaction applicable à l'aide sollicitée au titre du mois de décembre 2020, : " I.- a) Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de décembre 2020, lorsqu'elles remplissent les conditions suivantes : / 1° Elles ont fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public intervenue entre le 1er décembre 2020 et le 31 décembre 2020 ; / 2° Ou elles ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er décembre 2020 et le 31 décembre 2020 ; / () ; / 4° Elles ont débuté leur activité avant le 30 septembre 2020. / () / IV.- La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois de décembre 2020 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / -le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise ; / -ou, pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, le chiffre d'affaires mensuel moyen sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 29 février 2020 ; / -ou, pour les entreprises créées entre le 1er février 2020 et le 29 février 2020, le chiffre d'affaires réalisé en février 2020 et ramené sur un mois ; / ou, pour les entreprises créées après le 1er mars 2020, le chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l'entreprise, et le 31 octobre 2020. () ".
5. Les articles 3-19, 3-22, 3-24, 3-26 et 3-28 du décret du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, qui portent sur les aides qui peuvent être accordées au titre des mois de janvier, février, mars, avril, mai et juin 2021, définissent la perte de chiffre d'affaires comme la différence entre, d'une part le chiffre d'affaires réalisé au cours du mois au titre duquel l'aide est sollicitée et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini, pour les entreprises créées entre les 1er mars 2020 et 30 septembre 2020, par le chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé entre les 1er juillet, ou à défaut la date de création de l'entreprise, et 31 octobre 2020.
6. Il ressort des pièces du dossier que la SARL Moma, créée en 2012, exploitait deux établissements de restauration, dont l'un se situait à Toulouse. La SAS Moma Toulouse, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Toulouse sous le numéro SIREN 884 855 883, a été créée le 3 juillet 2020 pour reprendre l'exploitation de l'établissement toulousain. Son activité n'a toutefois démarré que le 30 novembre 2020, date de réalisation des conditions suspensives prévues par l'article 10 du traité d'apport partiel d'actif signé entre les deux sociétés le 30 juin 2020, l'établissement toulousain ayant continué d'être exploité par la SARL Moma sur la période du 3 juillet au 30 novembre 2020.
7. Pour refuser à la SAS Moma Toulouse les aides qu'elle a sollicitées au titre des mois de décembre 2020, et janvier à avril 2021, le directeur général des finances publiques a considéré que la condition tenant à une perte de chiffre d'affaires n'était pas remplie, dès lors que cette société avait inclus à tort dans le calcul de son chiffre d'affaires de référence, le chiffre d'affaires réalisé par la SARL Moma, entre les 3 juillet et 31 octobre 2020, au titre de l'établissement toulousain. Il ressort toutefois des stipulations de l'article 7 du traité d'apport partiel d'actif signé entre la SAS Moma Toulouse, société bénéficiaire, et la SARL Moma, société apporteuse que : " () le présent apport partiel d'actif prendra effet fiscalement et comptablement au 1er janvier 2020 (la " Date d'Effet "). / L'apport prenant effet à la Date d'Effet tant sur le plan comptable que sur le plan fiscal, toutes les opérations actives et passives afférentes à la Branche d'Activité Apportée accomplies entre cette date et la Date de Réalisation seront présumées avoir été accomplies pour le compte de la Société Bénéficiaire qui les reprendra dans ses états financiers, et le résultat ainsi généré par la Branche d'Activité Apportée objet de l'Apport sera réputé réalisé par la Société Bénéficiaire, sans qu'il soit besoin d'ajuster es valeurs d'apport mentionnées ci-dessus ". Ainsi, la réalisation de l'apport, que les parties ont placé sous le régime juridique des scissions prévu aux articles L. 236-16 à L. 236-21 du code de commerce, impliquait la transmission rétroactive de la totalité des actif et passif de la branche autonome d'activité toulousaine à la SAS Moma Toulouse à la date du 1er janvier 2020. Dans ces conditions, la SAS Moma Toulouse doit être regardée comme ayant exploité l'établissement toulousain à compter du 3 juillet 2020, date de sa création. Dès lors, et eu égard à l'objectif du décret susvisé du 30 mars 2020, la SAS Moma Toulouse était fondée à retenir comme chiffre d'affaires de référence au titre des mois de décembre 2020, et janvier à avril 2021, le chiffre d'affaires réalisé par la SARL Moma Toulouse, société apporteuse, dans le cadre de l'exploitation de la branche d'activité toulousaine transférée. Par suite, la SAS Moma Toulouse est fondée à soutenir que la décision attaquée du 21 mars 2023 a été prise en méconnaissance des dispositions du décret du 30 mars 2020 modifié précité relatives au chiffre d'affaires de référence à prendre en compte pour le calcul de la perte de chiffre d'affaires.
8. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
9. En l'espèce, l'administration soutient à titre subsidiaire, dans l'hypothèse où le tribunal considèrerait que le chiffre d'affaires de référence doit être déterminé au regard du chiffre d'affaires réalisé par la SARL Moma au cours de la période du 1er juillet au 30 novembre 2020, d'une part que doivent être appliquées les modalités de calcul du chiffre d'affaires mensuel de référence applicables aux entreprises créées avant le début de la crise sanitaire, d'autre part que le chiffre d'affaires de l'entité de référence doit être déclaré dans sa totalité, et enfin que l'exactitude des chiffres d'affaires mensuels déclarés par la société requérante dans ses demandes d'aides au titre des mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021 n'est pas justifiée, en raison des incohérences et discordances relevées entre les chiffres d'affaires déclarés et les pièces jointes remises à l'appui de ses demandes, de sorte que pour ce seul motif ses demandes ne pouvaient qu'être rejetées. Ce faisant, l'administration doit être regardée comme demandant au tribunal de procéder à une substitution de motif.
10. Tout d'abord, les modalités de calcul du chiffre d'affaires mensuel de référence doivent s'apprécier au regard des règles applicables à la personne morale demanderesse des aides. Les demandes d'aides financières en litige, portant sur les mois de décembre 2020, et janvier à avril 2021, ayant été déposées non par la SARL Moma mais par la SAS Moma Toulouse, c'est à bon droit que cette société a déclaré, dans ses demandes déposées les 16 janvier, 28 février, 31 mars et 13 mai 2021, comme chiffre d'affaires mensuel de référence, le chiffre d'affaire mensuel moyen réalisé entre les 3 juillet 2020, date de sa création, et 30 octobre 2020, conformément aux dispositions de l'article 3-15 du décret susvisé du 30 mars 2020 modifié.
11. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que les aides litigieuses concernent exclusivement l'établissement toulousain de la SARL Moma, qui constitue une branche d'activité parfaitement identifiable et autonome de l'établissement exploité à Marseille, et qui est devenu, à la réalisation des conditions suspensives prévues au traité d'apport d'actifs, le seul établissement exploité par la SAS Moma Toulouse. Dans ces conditions, c'est à bon droit que cette dernière a indiqué dans ses demandes d'aides financières le chiffre d'affaires de la SARL Moma se rapportant à cette branche d'activité.
12. Enfin, il ressort des pièces du dossier, notamment des courriels échangés entre la société requérante et l'administration fiscale, que la SAS Moma Toulouse, dans l'attente de réponses à ses interrogations qui ne lui sont parvenues que le 17 mai 2021, a déclaré, les 31 mars, 3 et 11 mai 2021, comme chiffre d'affaires mensuel moyen de référence au titre des demandes d'aides litigieuses, la somme de 25 633 euros hors taxes, correspondant au chiffre d'affaires mensuel moyen se rapportant à l'activité de l'établissement toulousain de la SARL Moma durant l'année 2019, rectifiant notamment à cette occasion les sommes qu'elle avait précédemment déclarées à ce titre pour les mois de décembre 2020 et janvier 2021. Dans ses écritures, la SAS Moma Toulouse indique que le chiffre d'affaires de référence à prendre en compte au titre des mois pour lesquels les aides sont sollicitées, s'élève en réalité à la somme de 32 403 euros, qui correspond, ainsi que cela ressort des données issues de l'attestation de l'expert-comptable de la SARL Moma qu'elle verse au dossier, au chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé par cette société au titre de son établissement toulousain, entre les 3 juillet 2020, date de la création de la SAS Moma Toulouse, et 30 octobre 2020. Si l'administration fiscale soutient que l'exactitude des chiffres d'affaires mensuels déclarés par la société requérante dans ses demandes d'aides au titre des mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021 n'est pas justifiée, en raison des incohérences et discordances relevées entre les chiffres d'affaires déclarés et les pièces jointes remises à l'appui de ses demandes, elle ne l'établit pas par les seules déclarations de TVA de la SAS Moma Toulouse pour les mois de juillet 2020 à juin 2021 qu'elle produit, sans les expliciter, au soutien de sa demande de substitution de motifs. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration fiscale aurait pris la même décision si elle avait entendu se fonder initialement sur ce motif. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution de motifs demandée.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la décision attaquée du 21 mars 2023 par laquelle le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté les demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique seulement mais nécessairement que l'administration procède à un nouvel examen de la demande présentée par la SAS Moma Toulouse. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne de procéder à ce réexamen dans un délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SAS Moma Toulouse et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 21 mars 2023 par laquelle le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne a rejeté les demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au directeur régional des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne de réexaminer, dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement, les demandes d'aide au titre du fonds de solidarité présentées par la SAS Moma Toulouse pour les mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021.
Article 3 : L'Etat versera à la SAS Moma Toulouse la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Moma Toulouse, au ministre de l'économie, des finances et l'industrie et au directeur des finances publiques d'Occitanie et du département de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 octobre 2024.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
S. CHERRIER
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026