mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2303045 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LESCARRET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mai 2023, M. B A, représenté par Me Lescarret, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 29 mars 2023 par laquelle la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne (CPAM) a refusé de lui accorder l'aide médicale d'État (AME) ;
2) d'enjoindre à la CPAM de lui attribuer l'AME dans un délai de 15 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4) de mettre à la charge de la CPAM la somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de la CPAM la même somme à son bénéfice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable, dès lors qu'il a formé un recours préalable le 26 mai 2023 en application des dispositions des articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente, elle n'est pas signée et est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne dispose que de 50 euros par mois, que manifestement, la CPAM l'a confondu avec un homonyme et qu'il remplit les conditions permettant l'octroi de l'AME.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 avril 2024, la CPAM conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que :
- suite au réexamen de la situation de M. A, l'AME lui a été octroyé pour la période du 27 janvier 2023 au 26 janvier 2024 ;
- la demande de condamnation à verser des frais de procès est injustifiée dès lors que le recours préalable a été exercé le 26 mai 2023 et que la requête a été introduite le 28 mai, soit deux jours plus tard et qu'une issue amiable a été trouvée à l'issue du réexamen de son dossier alors que le recours administratif préalable est obligatoire préalablement à la saisine du juge ;
- ce tribunal a rendu une ordonnance sous le n° 2303742 le 5 septembre 2023 par laquelle il a donné acte à M. A du désistement de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction et rejeté le surplus de ses demandes, M. A ayant été admis au bénéfice de l'AME pour la période du 27 janvier 2023 au 26 janvier 2024.
Par une décision du 27 septembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Toulouse a accordé à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu :
- l'ordonnance n° 2303742 du 5 septembre 2023 de ce tribunal ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges visés audit article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 27 septembre 2023. Il n'y a donc pas lieu d'admettre M. A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide médicale d'État, à la suite de son recours administratif préalable obligatoire du 26 mai 2023, pour la période du 27 janvier 2023 au 26 janvier 2024. Par suite et en tout état de cause, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée du 29 mars 2023 ni, par voie de conséquence, sur ses conclusions à fin d'injonction.
Sur la demande de frais de procès :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CPAM, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme demandée par M. A au bénéfice de son conseil.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 29 mars 2023 ni sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. A.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Martin Lescarret et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 16 octobre 2024.
Le magistrat désigné
Alain C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026