LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2305060

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305060

mercredi 19 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2305060
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationCellule juge unique

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Lot de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d'activité de 1 234,48 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire suite à son départ à la retraite. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la demande de remise gracieuse au regard de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Bien que la bonne foi de M. A ne soit pas contestée, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie, notamment au vu de sa pension de retraite mensuelle de 1 770 euros. En conséquence, le tribunal a rejeté ses requêtes.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 10 août 2023 sous le n° 2305060, M. B A demande au tribunal

1) d'annuler la décision du 14 juin 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Lot (CAF) a rejeté sa demande de remise de dette et de lui accorder la remise totale d'un indu de prime d'activité d'un montant de 1 234,48 euros pour la période de décembre 2022 à mars 2023 ;

2) à titre subsidiaire, si la dette devait être maintenue, de lui accorder un échelonnement de sa dette à raison de 26 euros par mois pendant 48 mois.

Il soutient que :

- il est à la retraite depuis le 1er octobre 2022 ; il a prévenu à plusieurs reprises les services de la CAF de son changement de situation ; la CAF lui a continué à lui verser la prime d'activité malgré ses déclarations ;

- sa retraite est la seule source de revenu de son foyer composé de deux personnes ; après avoir payé toutes les charges fixes, il ne lui reste plus que 150 euros de reste à vivre ; il est dans l'incapacité de rembourser sa dette.

Par un courrier du 12 juillet 2024, la CAF du Lot a été mise en demeure de produire dans la présente instance, sur le fondement de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.

II. Par une requête enregistrée le 30 août 2023 sous le n° 2305242 sur le formulaire prévu à cet effet, M. B A demande au tribunal :

1) d'annuler la décision du 14 juin 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Lot (CAF) a rejeté sa demande de remise de dette et de lui accorder la remise totale d'un indu de prime d'activité d'un montant de 1 234,48 euros pour la période de décembre 2022 à mars 2023 ;

2) à titre subsidiaire, si la dette devait être maintenue, de lui accorder un échelonnement de sa dette à raison de 26 euros par mois pendant 48 mois.

Il soutient que :

- il est à la retraite depuis le 1er octobre 2022 ; il a prévenu à plusieurs reprises les services de la CAF de son changement de situation ; la CAF lui a continué à lui verser la prime d'activité malgré ses déclarations ;

- sa retraite est la seule source de revenu de son foyer composé de deux personnes ; après avoir payé toutes les charges fixes, il ne lui reste plus que 150 euros de reste à vivre ; il est dans l'incapacité de rembourser sa dette.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 août 2024, la CAF du Lot conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel des affaires, le rapport de M. C a été entendu et, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2305242 et n° 2305060 présentent à juger des questions communes et concernent un même requérant. Il y a donc lieu de les joindre et d'y statuer par une même décision.

2. Suite à son départ en retraite en octobre 2022, M A a informé le 27 mars 2023 la CAF du Lot avoir déclaré des salaires au lieu de sa pension de retraite dans ses deux dernières déclarations trimestrielles de ressources. Après avoir recalculé ses droits, la CAF du Lot lui a notifié un indu de 1 234,48 euros de prime d'activité pour la période de décembre 2022 à mars 2023 par un courrier du 7 avril 2023. Par une décision du 14 juin 2023, la CAF du Lot a rejeté sa demande de remise de dette. Par les présentes requêtes, M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision.

3. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

5. En l'espèce, la bonne foi de M. A n'a pas été discutée par la CAF et il n'y a pas lieu de la remettre en cause. Pour solliciter la remise totale ou partielle de sa dette, M. A fait valoir que sa conjointe ne perçoit aucun revenu et que sa seule pension de retraite permet de subvenir aux besoins du foyer. Il soutient également, sans en justifier, que ses charges fixes ne lui laissent un reste à vivre que de 150 euros par mois. Il résulte néanmoins de l'instruction que M. A bénéficie d'une pension de retraite d'environ 1 770 euros par mois et que son quotient familial s'élève à 502 euros en juin 2023. Dans ces conditions, M. A n'établit pas que sa situation de précarité ferait obstacle au remboursement de la dette mise à sa charge. Par suite, il n'est pas fondé à demander la remise gracieuse, totale ou partielle, de sa dette. M. A peut, le cas échéant, solliciter de la CAF un échéancier de remboursement adapté à sa situation financière.

6. Il résulte de ce qui précède que les requêtes n° 2305060 et n° 2305242 de M. A doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2305060 et n° 2305242 de M. A sont rejetées.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A, à la caisse d'allocations familiales du Lot et au ministre en charge des solidarités.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.

Le magistrat désigné,

Alain CLa greffière,

Sandrine Furbeyre

La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Nos 2305060-2305242

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions