LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2307081

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2307081

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2307081
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait une expertise pour reconstituer sa carrière et ses droits à rémunération à partir de 2016, en exécution d’un arrêt de la cour administrative d’appel de Toulouse. Le juge des référés a estimé que la mesure d’expertise n’était pas utile, car elle portait sur des questions de droit, que l’administration avait déjà fourni les éléments nécessaires, et que Mme B pouvait contester ces éléments devant le juge du fond ou demander l’exécution de l’arrêt. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2023, Mme A B, représentée par Me Guy-Favier, demande à la juge des référés :

1°) d'ordonner, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert, avec mission pour celui-ci de procéder, contradictoirement avec le centre hospitalier Saint-Louis d'Ax-les-Thermes, à la reconstitution de sa carrière à partir du 8 septembre 2016, notamment en déterminant ses droits à rémunération ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier Saint-Louis d'Ax-les-Thermes l'éventuelle allocation provisionnelle à valoir sur le montant des honoraires et débours de l'expert ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier une somme de 1500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l'expertise est utile, car elle demeure dans l'attente de la reconstitution de sa carrière, à laquelle le centre Hospitalier, en application d'une décision de justice devenue définitive, doit procéder.

La procédure à été communiquée au centre hospitalier Saint-Louis d'Ax-les-Thermes le 23 novembre 2023, qui n'a pas produit en la présente instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision en date du 2 décembre 2024 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. "

2. L'utilité d'une mesure d'expertise demandée au juge des référés sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. Une mission relative à des questions de droit n'est pas au nombre de celles qui peuvent être confiées à un expert.

3. Par un arrêt n° 21TL22483 du 21 juin 2022, la cour administrative d'appel de Toulouse a annulé le jugement n°1902544-2003191 du tribunal administratif de Toulouse du 29 avril 2021 et la décision du directeur du centre hospitalier d'Ax-les-Thermes, en tant qu'elle refuse de faire droit à la demande de Mme B de reconnaissance de maladie professionnelle. La cour a également enjoint au directeur du centre hospitalier d'Ax-les-Thermes de prendre un arrêté reconnaissant l'imputabilité au service de la maladie de Mme B et de reconstituer sa carrière, ainsi que ses droits à rémunération, dans la mesure rendue nécessaire par l'attribution rétroactive de ses congés pour maladie imputable au service, dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit arrêt. Par une décision du 21 septembre 2022, le centre hospitalier a reconnu l'imputabilité. Il a, par la suite, communiqué à la requérante, par trois décisions datées du 23 mars 2023, des éléments relatifs à son avancement et à son reclassement ainsi que, à la même date, un tableau justificatif des sommes dues à la requérante.

4. Soutenant qu'elle n'est pas en mesure de contrôler l'exactitude des calculs effectués par l'administration, la requérante demande à la juge des référés d'ordonner la désignation d'un expert, avec mission pour celui-ci de procéder à la reconstitution de sa carrière à partir du 8 septembre 2016, et de déterminer notamment ses droits à rémunération ou à avancement.

5. Il résulte de la requête de Mme B comme des éléments versés au dossier que la mesure d'expertise qu'elle sollicite et qui vise à confier à un expert le soin de déterminer, depuis le 8 septembre 2016, ses droits à avancement d'échelon ou de grade, de préciser ses droits à traitement, incluant les accessoires du traitement tels que les primes et indemnités prévues par les textes ainsi que ses divers avantages familiaux, d'évaluer ses droit à indemnités de résidence ou à congés payés, de procéder, en somme, à la reconstitution de sa carrière, prérogative que l'administration ne saurait par ailleurs déléguer à un tiers, consiste en réalité à ne soumettre à l'expert dont elle sollicite la désignation que des questions de droit.

6. Il résulte par ailleurs des pièces produites que le centre hospitalier Saint-Louis a communiqué à la requérante les éléments d'information susceptibles de justifier les mesures prises à l'égard de la requérante à la suite de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse, n°21TL22483 en date du 21 juin 2022. Mme B a, dans ces conditions, été mise en mesure de contester, devant le juge du fond, le montant des sommes qui lui ont été proposées et de réclamer celles qu'elle estime lui être dues.

7. Il résulte, enfin, des termes de sa requête qu'elle n'a, non plus, jamais cru bon de saisir la cour administrative d'appel d'une éventuelle demande d'exécution de son arrêt n° 21TL22483 du 21 juin 2022, si elle se croyait fondée à le faire.

8. Il résulte de tout ce qui précède que le prononcé d'une mesure d'expertise ne peut, dès lors, être regardé comme présentant un caractère d'utilité au sens des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il suit de là que la demande de Mme B ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au centre hospitalier Saint-Louis d'Ax-les-Thermes

Fait à Toulouse, le 10 décembre 2024

La vice-présidente, juge des référés,

Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions