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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400136

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400136

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400136
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationCellule juge unique
Avocat requérantLEBLOND SEBASTIEN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de Mme A... contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA) notifiés par le département de l’Aveyron, l’un de 900 euros pour la période de novembre 2022 à avril 2023 et l’autre de 1 154,46 euros lié à la prise en compte tardive d’une pension de retraite. La requérante invoquait des erreurs de période et une faute de l’organisme gestionnaire, sans demander de remise gracieuse mais en sollicitant l’annulation des décisions et une compensation financière. Le tribunal, statuant en juge unique, a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du règlement départemental d’aide sociale de l’Aveyron.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I) Par une requête et des mémoires enregistrés les 3 janvier 2024, 1er avril 2024 et 3 mars 2025 sous le n° 2400136, Mme B... A..., représentée en dernier lieu par Me Leblond, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1) d’annuler la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l’Aveyron a maintenu à sa charge un indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 900 euros pour la période de novembre 2022 à avril 2023 ;

2) d’ordonner la compensation du préjudice subi par le versement de la somme de 900 euros.

Mme A... soutient que :
- l’indu de 900 euros qui lui a été notifié le 11 juillet 2023 par la mutualité sociale agricole (MSA) Midi-Pyrénées Nord concerne une période erronée ; en effet, le département a considéré qu’elle était nouvellement installée comme cotisante solidaire à compter d’août 2022 alors qu’elle a débuté cette activité en août 2021 ;
- l’organisme gestionnaire a ainsi commis une faute en raison de la période erronée de constitution de l’indu ;
- elle a contesté le bien-fondé de l’indu et n’en a pas demandé la remise gracieuse ;
- compte tenu de cette erreur, le département de l’Aveyron l’a invitée le 4 décembre 2023 a présenté une demande de remise de dette ;
- son recours n’est pas tardif ;
- sa situation financière a été aggravée par l’erreur commise ; elle ne perçoit que des revenus très modestes.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 décembre 2024, le département de l’Aveyron conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 15 mai 2024.

II) Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 avril 2024 et 24 janvier 2025 sous le n° 2402167, Mme B... A..., représentée par Me Leblond, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1) d’annuler la décision du 14 mars 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l’Aveyron a maintenu à sa charge un indu de RSA d’un montant de 1 154,46 euros, et rejeté sa demande de remise gracieuse ;

2) d’ordonner la compensation du préjudice subi par le versement de la somme de 1 154,46 euros.

Mme A... soutient que :
- l’indu en litige lui a été notifié par courrier du 12 décembre 2023 au motif que ses droits au RSA socle avaient été modifiés compte tenu de l’attribution d’une pension de retraite à compter d’août 2023 ;
- elle a informé la MSA Midi-Pyrénées Nord le 26 septembre 2023 que sa pension avait été calculée ; la MSA lui a demandé son titre de pension qu’elle n’a reçu que le 30 octobre 2023 et qu’elle a immédiatement transmis ;
- elle n’a pas demandé de remise de dette mais a contesté la décision d’indu au motif de l’engagement de la responsabilité de l’organisme gestionnaire en raison d’une prise en compte tardive de ses droits à la retraite, qui est fautive ;
- elle n’est pas responsable de l’indu ;
- sa situation financière a été aggravée par l’erreur commise ; elle ne perçoit que des revenus très modestes.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2024, la MSA Midi-Pyrénées Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2025, le département de l’Aveyron conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 3 juillet 2024.

III) Par une requête et deux mémoires enregistrés les 30 avril 2024, 1er juillet 2024 et 24 janvier 2025 sous le n° 2402614, Mme B... A..., représentée par Me Leblond, demande au tribunal :

1) d’annuler la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l’Aveyron a maintenu à sa charge un indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 900 euros pour la période de novembre 2022 à avril 2023 ;

2) d’ordonner la compensation du préjudice subi par le versement de la somme de 900 euros.

Mme A... soutient que :
- l’indu de 900 euros qui lui a été notifié le 11 juillet 2023 par la mutualité sociale agricole (MSA) Midi-Pyrénées Nord concerne une période erronée ; en effet, le département a considéré qu’elle était nouvellement installée comme cotisante solidaire à compter d’août 2022 alors qu’elle a débuté cette activité en août 2021 ;
- l’organisme gestionnaire a ainsi commis une faute en raison de la période erronée de constitution de l’indu ;
- elle a contesté le bien-fondé de l’indu et n’en a pas demandé la remise gracieuse ;
- compte tenu de cette erreur, le département de l’Aveyron l’a invitée le 4 décembre 2023 a présenté une demande de remise de dette ;
- son recours n’est pas tardif ;
- sa situation financière a été aggravée par l’erreur commise ; elle ne perçoit que des revenus très modestes.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2024, la MSA Midi-Pyrénées Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- le recours est irrecevable pour tardiveté ;
- aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Par un mémoire enregistré le 26 décembre 2024, le département de l’Aveyron conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le règlement départemental d’aide sociale de l’Aveyron ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. C... pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Au cours de l’audience publique, après l’appel des affaires, a été entendu le rapport de M. C... et, les parties n’étant ni présentes ni représentées, la clôture de l’instruction a été prononcée en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes nos 2400136, 2402167 et 2402614 sont relatives à des indus de RSA d’une même allocataire, présentent à juger des questions semblables et ont fait l’objet d’une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.

2. Mme A... bénéficiait du RSA. Par courrier du 11 juillet 2023, la MSA Midi-Pyrénées Nord lui a notifié un indu de 900 euros pour la période de novembre 2022 à juin 2023, ramené après compensation immédiate d’un rappel de droits à la somme de 141,16 euros. Mme A... a formé un recours administratif tant auprès de la MSA que du département de l’Aveyron, qui a donné lieu à une première décision de la MSA du 18 octobre 2023, notifiée le 24 octobre 2023 et à une seconde décision du président du conseil départemental de l’Aveyron du 4 décembre 2023, contestée par les requêtes nos 2400136 et 2402614. Par courrier du 12 décembre 2023, la MSA a également mis à la charge de l’intéressée un indu de 1 154,46 euros pour la période d’août à octobre 2023, au motif de la perception par l’intéressée, à compter d’août 2023, de sa pension de retraite. Mme A... a contesté cette décision le 2 février 2024, contestation rejetée par la décision du 14 mars 2024 du président du conseil départemental de l’Aveyron, dont l’annulation est demandée dans la requête n° 2402167.

3. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l’office du juge d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.

Sur l’étendue du litige :

4. Aux termes de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental (…) ».

5. Mme A..., par deux courriers du 13 juillet 2023, a entendu d’une part contester le bien-fondé de l’indu de 900 euros mis à sa charge de même que sa régularité et, d’autre part, demander la réparation des préjudices subis à hauteur de 900 euros. Elle doit également être regardée comme ayant sollicité de la MSA la remise gracieuse de sa dette en raison de sa situation de précarité.

6. Par son recours du 2 février 2024, adressé à la fois à la MSA et au département de l’Aveyron, Mme A..., par l’intermédiaire de son conseil, a demandé l’annulation de l’indu de 1 154,46 euros mis à sa charge dès lors qu’elle ne peut être tenue responsable de l’attribution rétroactive de sa retraite et de sa notification tardive. Elle n’en a pas sollicité la remise gracieuse.

Sur l’indu de 900 euros pour la période de novembre 2022 à juin 2023 :

En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par la MSA Midi-Pyrénées Nord :

7. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) »

8. Aux termes de l’article L. 262-13 du code de l’action sociale et des familles : « Le revenu de solidarité active est attribué par le président du conseil départemental du département dans lequel le demandeur réside (…). Le conseil départemental peut déléguer l'exercice de tout ou partie des compétences du président du conseil départemental en matière de décisions individuelles relatives à l'allocation aux organismes chargés du service du revenu de solidarité active mentionnés à l'article L. 262-16. »

9. La MSA Midi-Pyrénées Nord oppose une fin de non-recevoir à la requête de Mme A... tirée de la tardiveté de son recours, dès lors que sa décision du 18 octobre 2023 lui a été notifiée le 24 octobre 2023. Toutefois, aux termes de l’article L. 262-13 du code de l’action sociale et des familles, les décisions relatives au RSA relèvent de la compétence du président du conseil départemental du département dans lequel réside le demandeur. En l’espèce, la décision du président du conseil départemental de l’Aveyron est intervenue le 4 décembre 2023. Par suite, le recours de Mme A... introduit le 3 janvier 2024 n’est pas tardif et la fin de non-recevoir opposée par la MSA Midi-Pyrénées Nord doit en tout état de cause être écartée.

En ce qui concerne le bien-fondé de l’indu :

10. Aux termes de l’article L. 262-22 du code de l’action sociale et des familles : « Le président du conseil départemental peut décider de faire procéder au versement d'avances sur droits supposés. » Aux termes de l’article L. 262-46 du même code : « Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. (…) ». Aux termes de l’article R. 262-18 du même code : « Les revenus professionnels relevant de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles s'entendent des bénéfices de l'avant-dernière année précédant celle au cours de laquelle le droit à l'allocation est examiné ou révisé, ou ceux de la dernière année s'ils sont connus, pourvu qu'ils correspondent à une année complète d'activité. (…) ». Aux termes de l’article R. 262-23 du même code : « Selon les modalités prévues aux articles R. 262-18 à R. 262-22, le président du conseil départemental arrête l'évaluation des revenus professionnels non-salariés nécessaires au calcul du revenu de solidarité active (…) ». Aux termes de la fiche 22 du règlement départemental d’aide sociale de l’Aveyron : « (…) L’évaluation des revenus d’activité des travailleurs indépendants est faite par le président du département qui s’appuie sur les derniers documents comptables et fiscaux. Pour les personnes qui créent leur entreprise dans l’année, il sera appliqué un forfait de 150 euros par mois jusqu’à ce que l’intéressé soit en capacité de produire les documents comptables requis. (…) »

11. Il résulte de l’instruction que la MSA Midi-Pyrénées Nord a continué à verser à Mme A..., cotisante solidaire depuis le 19 août 2021, la somme de 150 euros prévue par les dispositions précitées du règlement départemental d’aide sociale pour les mois de novembre 2022 à avril 2023, au-delà de la période à laquelle elle y avait droit. L’intéressée ne conteste d’ailleurs pas sérieusement le bien-fondé de l’indu et n’apporte aucun élément permettant de remettre en cause l’indu en litige, d’un montant initial de 900 euros, ramené à la somme de 141,16 euros après compensation immédiate avec un rappel de droits au RSA. Si Mme A... soutient que la MSA Midi-Pyrénées Nord, dans sa notification du 11 juillet 2023, a commis une erreur en considérant qu’elle était nouvellement installée comme cotisante solidaire à compter d’août 2022 alors qu’elle a débuté cette activité en août 2021, il résulte des termes mêmes de cette notification que la MSA Midi-Pyrénées Nord a bien pris en compte un début d’activité en août 2021. Dans ces conditions, en admettant que Mme A... ait entendu contester le bien-fondé de l’indu en litige, celui-ci apparait fondé tant dans son principe que dans son montant.

Sur l’indu de RSA de 1 154,46 euros pour la période d’août à octobre 2023 :

12. Aux termes de l’article L. 262-10 du code de l’action sociale et des familles : « Le droit au revenu de solidarité active est subordonné à la condition que le foyer fasse valoir ses droits aux prestations sociales, législatives, réglementaires et conventionnelles, à l'exception des allocations mensuelles mentionnées à l'article L. 222-3 et, sauf pour les personnes reconnues inaptes au travail dont l'âge excède celui mentionné au premier alinéa de l'article L. 351-1 du code de la sécurité sociale, des pensions de vieillesse des régimes légalement obligatoires. (…) ».

13. Il résulte de l’instruction que Mme A... a perçu rétroactivement sa pension de retraite à compter d’août 2023 et il n’est pas contesté qu’elle a informé la MSA qu’elle allait percevoir sa retraite à compter d’août 2023 et a transmis fin octobre 2023 le titre de pension qui lui a été décerné. La MSA Midi-Pyrénées Nord a pris en compte ces versements mi-décembre 2023, qui ont généré l’indu en litige. Mme A... n’apporte aucun élément permettant de remettre en cause le bien-fondé de l’indu.

Sur la demande de remise gracieuse de l’indu de 1 154,46 euros :

14. Aux termes de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles : « (…) La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. (…) ».

15. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux de l’aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

16. La bonne foi de Mme A... est établie. A supposer que l’intéressée ait entendu contester le rejet de sa demande de remise de dette, elle n’établit pas, par la seule production d’une attestation fiscale 2023 faisant état du versement de la somme de 5 341 euros de pension de retraite pour une période de cinq mois, être dans une situation de précarité telle qu’elle ne puisse rembourser l’indu en litige.

Sur les conclusions indemnitaires de Mme A... :

17. Aux termes de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles : « Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. (…) ».

18. Mme A... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d’ordonner la compensation du préjudice qu’elle a subi en raison des erreurs dans la détermination de ses droits au RSA, par le versement des sommes de 900 euros et de 1 154,46 euros. Toutefois, et sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de ces conclusions indemnitaires, les indus en litige sont fondés, ainsi qu’il a été dit aux points 10 et 12 du présent jugement. La circonstance que ces indus résultent d’erreurs commises par l’organisme chargé du service du RSA est sans incidence sur leur bien-fondé. Dans ces conditions, la récupération de ces paiements indus de RSA, imposée par les dispositions précitées au point 16, n’est pas fautive et, sans qu’il besoin d’examiner leur recevabilité, les conclusions indemnitaires de Mme A... doivent être rejetées.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de Mme A... doivent être rejetées.


D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 2400136, 2402167 et 2402614 de Mme A... sont rejetées.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B... A..., à la mutualité sociale agricole Midi-Pyrénées Nord et au département de l’Aveyron.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2025.

Le magistrat désigné
Alain C...
La greffière,
Karina Mellas


La République mande et ordonne au préfet de l’Aveyron, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,

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